Je dirai simplement que la fonction "rechercher" est fort utile avant d'ouvrir un sujet qui a déjà été maintes et maintes fois débattu. 🙂
Questions sur l’hypokhâgne
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Evidemment S, je suis tout à fait d'accord avec toi.
Les auteurs dont je parlais (c'est d'ailleurs plus ou moins ce que je peux lire sur ma bibliographie pour l'hypokhâgne), sont généralement ce que l'on voit le plus, mais cela n'empêche absolument pas et bien au contraire d'ailleurs, d'élargir ses lectures avec des bouquins un peu moins étudiés, un peu plus rares ! Ce qui peut aussi être un bon point dans une copie !
Et non, il n'y a pas que Proust et Céline 🙂 bien qu'ils soient deux géants !
Les auteurs dont je parlais (c'est d'ailleurs plus ou moins ce que je peux lire sur ma bibliographie pour l'hypokhâgne), sont généralement ce que l'on voit le plus, mais cela n'empêche absolument pas et bien au contraire d'ailleurs, d'élargir ses lectures avec des bouquins un peu moins étudiés, un peu plus rares ! Ce qui peut aussi être un bon point dans une copie !
Et non, il n'y a pas que Proust et Céline 🙂 bien qu'ils soient deux géants !
Bonjour, je n'ai pas eu la force de TOUT lire bien que ce sjet me prenne a coeur et je plusieurs questions à poser:
D'abord quelles sont, à Paris, les hypokhâgne avec option theatre? Sont elles un peu "prestigieuse" oudifficile à intégrer?
Ensuite j'aurai voulu savoir combien d'heures de cours (sans compter le travail perso) on a en hypokhagne de lettre?
Enfin comment postuler? Comment juger les différentes prépa?
D'abord quelles sont, à Paris, les hypokhâgne avec option theatre? Sont elles un peu "prestigieuse" oudifficile à intégrer?
Ensuite j'aurai voulu savoir combien d'heures de cours (sans compter le travail perso) on a en hypokhagne de lettre?
Enfin comment postuler? Comment juger les différentes prépa?
Bonjour!!
Je suis actuellement en hypokhâgne en région parisienne. Mon lycée ne propose pas l'option théâtre, mais, comme tout aspirant(e) à l"hypokhâgne, je suis passée par les mêmes questions que toi l'année dernière…
Je peux te dire que Fénelon et Molière ont une option théâtre ainsi que Lakanal à Sceaux. Il me semble que le lycée Michelet à Vanves la propose aussi, mais je n'en suis pas sûre.Fénelon et Lakanal sont très bien réputées et la sélection comme le niveau s'en ressentent.
Cette année, j'ai environ 22h de tronc commun auxquelles s’ajoutent 4h+1h de langues anciennes, 2h d'option (géo pour moi, le théâtre doit prendre plus de temps).[Mon lycée rajoute quelques heures dans certaines matières, que j'ai essayé de ne pas prendre en compte, mais je ne suis pas sûre du résultat!…] Je réponds quand même pour le travail personnel: compte 3-4h au moins dans les bons jours, c'est plus 6 dans les jours de rush. Et je ne parlerai pas de nuits blanches, cela ne m'est encore jamais arrivé.
Tu t’inscris sur le site Admission Post-Bac, et selon les prépas, on te demandera un dossier papier ou non, une lettre de motivation ou non.
Pour ce qui est de "juger" les différentes prépas, j'aurais envie de te dire qu'il n'y a pas de critère universel… Bien sûr, il y a celles qui intègrent beaucoup, on va dire le "top 6" puis après il s'agit vraiment de voir quelle prépa collera le mieux à ta personnalité, tes ambitions, tes capacités de travail et quand même, il faut bien le dire, ton dossier.
Je vais dire quelque chose de simplet peut-être, mais c'est vrai: la prépa dans laquelle tu réussira sera celle dans laquelle tu te sentiras bien et dans laquelle tu auras du plaisir à te rendre tout les matins. (Y compris pour les DS de 6h…!)
N'hésite surtout pas si tu as d'autres questions, j'y répondrai avec plaisir 🙂
Bonne soirée!
Pétronille.
Je suis actuellement en hypokhâgne en région parisienne. Mon lycée ne propose pas l'option théâtre, mais, comme tout aspirant(e) à l"hypokhâgne, je suis passée par les mêmes questions que toi l'année dernière…
Je peux te dire que Fénelon et Molière ont une option théâtre ainsi que Lakanal à Sceaux. Il me semble que le lycée Michelet à Vanves la propose aussi, mais je n'en suis pas sûre.Fénelon et Lakanal sont très bien réputées et la sélection comme le niveau s'en ressentent.
Cette année, j'ai environ 22h de tronc commun auxquelles s’ajoutent 4h+1h de langues anciennes, 2h d'option (géo pour moi, le théâtre doit prendre plus de temps).[Mon lycée rajoute quelques heures dans certaines matières, que j'ai essayé de ne pas prendre en compte, mais je ne suis pas sûre du résultat!…] Je réponds quand même pour le travail personnel: compte 3-4h au moins dans les bons jours, c'est plus 6 dans les jours de rush. Et je ne parlerai pas de nuits blanches, cela ne m'est encore jamais arrivé.
Tu t’inscris sur le site Admission Post-Bac, et selon les prépas, on te demandera un dossier papier ou non, une lettre de motivation ou non.
Pour ce qui est de "juger" les différentes prépas, j'aurais envie de te dire qu'il n'y a pas de critère universel… Bien sûr, il y a celles qui intègrent beaucoup, on va dire le "top 6" puis après il s'agit vraiment de voir quelle prépa collera le mieux à ta personnalité, tes ambitions, tes capacités de travail et quand même, il faut bien le dire, ton dossier.
Je vais dire quelque chose de simplet peut-être, mais c'est vrai: la prépa dans laquelle tu réussira sera celle dans laquelle tu te sentiras bien et dans laquelle tu auras du plaisir à te rendre tout les matins. (Y compris pour les DS de 6h…!)
N'hésite surtout pas si tu as d'autres questions, j'y répondrai avec plaisir 🙂
Bonne soirée!
Pétronille.
Bonjour à tous,
je suis élève en Terminale L, j'ai récemment abandonné ma filière S (j'étais il y a encore quelques jours en Terminale S) parce que je suis une littéraire, j'aime les langues, l'histoire, le latin, etc. Je suis bosseuse, cela ne me dérange pas de passer mes soirées à travailler, à lire, et surtout j'ai le fameux esprit de compétition tellement caractéristique des prépas, surtout littéraires. Cependant j'ai recueilli différents témoignages, on m'a dit que la prépa était rude mais très enrichissante intellectuellement et apportait d'excellentes méthodes de travail; d'un autre côté, mon professeur de Latin de l'année dernière m'a vivement déconseillé de me lancer là-dedans (il y a perdu ses cheveux, a fait une dépression…), c'est pourquoi je suis très, très partagée. Est-ce vraiment aussi infaisable qu'on le dit ? Quelles sont les exigences ? Comment puis-je, dès maintenant, faire en sorte que le rythme prépa ne soit pas trop insoutenable ?
Merci.
je suis élève en Terminale L, j'ai récemment abandonné ma filière S (j'étais il y a encore quelques jours en Terminale S) parce que je suis une littéraire, j'aime les langues, l'histoire, le latin, etc. Je suis bosseuse, cela ne me dérange pas de passer mes soirées à travailler, à lire, et surtout j'ai le fameux esprit de compétition tellement caractéristique des prépas, surtout littéraires. Cependant j'ai recueilli différents témoignages, on m'a dit que la prépa était rude mais très enrichissante intellectuellement et apportait d'excellentes méthodes de travail; d'un autre côté, mon professeur de Latin de l'année dernière m'a vivement déconseillé de me lancer là-dedans (il y a perdu ses cheveux, a fait une dépression…), c'est pourquoi je suis très, très partagée. Est-ce vraiment aussi infaisable qu'on le dit ? Quelles sont les exigences ? Comment puis-je, dès maintenant, faire en sorte que le rythme prépa ne soit pas trop insoutenable ?
Merci.
Bien sûr que non ce n'est pas infaisable, et c'est une très bonne école pour la suite des études…et de la vie professionnelle. En revanche il est vrai qu'il faut être solide psychologiquement. Tu peux lire les discussions là dessus. Après il y a des prépas plus supportables niveau pression, d'autres qui sont vraiment élitistes. C'est un choix à faire. Si tu es passionnée, c'est un bon choix d'aller en prépa. Je n'ai jamais regretté. Il faut juste se préparer à perdre quelques amis et à renoncer à certaines choses…
C'est absolument pas infaisable, il faut travailler c'est certain, mais en s'organisant on arrive même à sortir de temps à autres. La prépa est très enrichissante intellectuellement bien sûr, mais aussi humainement; il y a certes de mauvaises expériences ça et là, mais c'est comme pour tout, dans tous les domaines. Si tu es passionnée, tu t'y plairas sans aucun doute.
Par contre, je m'insurge contre le "fameux esprit de compétition tellement caractéristique des prépas: la perspective du concours et l'importance du rang ne pourrit absolument pas l'ambiance comme on dit, une promo n'est jamais une meute assoiffée de sang comme on le présente volontiers. C'est tout le contraire, c'est en prépa que l'on fait des rencontres et des amis de longue date. Ceux qui instaurent une compétition malsaine sont marginaux, l'émulation intellectuelle suffit amplement. Stop à la stigmatisation des prépas…
Par contre, je m'insurge contre le "fameux esprit de compétition tellement caractéristique des prépas: la perspective du concours et l'importance du rang ne pourrit absolument pas l'ambiance comme on dit, une promo n'est jamais une meute assoiffée de sang comme on le présente volontiers. C'est tout le contraire, c'est en prépa que l'on fait des rencontres et des amis de longue date. Ceux qui instaurent une compétition malsaine sont marginaux, l'émulation intellectuelle suffit amplement. Stop à la stigmatisation des prépas…
Par contre, je m'insurge contre le "fameux esprit de compétition tellement caractéristique des prépas: la perspective du concours et l'importance du rang ne pourrit absolument pas l'ambiance comme on dit, une promo n'est jamais une meute assoiffée de sang comme on le présente volontiers. C'est tout le contraire, c'est en prépa que l'on fait des rencontres et des amis de longue date. Ceux qui instaurent une compétition malsaine sont marginaux, l'émulation intellectuelle suffit amplement. Stop à la stigmatisation des prépas…Tout dépend, il me semble, du "prestige" de la prépa. Dans une prépa où l'intégration est extrêmement rare, il est assez logique et heureux que ne s'installe pas l'esprit de compétition qui existe entre membre d'une classe d'une prépa "prestigieuse" où l'on sait qu'une certaine partie va pouvoir réussir le concours. La vie dans les "petites" prépa est, j'imagine, plus saine que dans les boites à concours ou pire encore dans les grandes prépa de province qui ont comme objectif de rattraper le retard qu'elles ont sur les grandes prépa parisiennes.
L'émulation est certainement plus forte dans les grandes prépas, mais l'ambiance peut être tout à fait bonne, faut arrêter. Puis faire de l'esprit de compétition une caractéristique majeure de la prépa c'est abusif, ça m'attriste vraiment de lire des gens qui croient que pour réussir il faut absolument en faire preuve, le " fameux esprit de compétition tellement caractéristique des prépas" c'est n'importe quoi, c'est vraiment triste la conception que les gens s'en font. Vraiment triste.
Il ne s'agit pas que d'une conception, malheureusement et il ne s'agit pas non plus d'un heureux constat. Simplement d'un fait qui ressort des nombreux témoignages et qui revient, j'en suis désolé pour vous, bien souvent que celui attestant d'une formidable ambiance. Encore une fois ; très heureux que votre prépa se passe bien, mais sachez que les choses ne se passent pas partout de la même manière. Il ne s'agit pas de croire qu'il faut cet esprit pour réussir ; juste de voir qu'il existe…
Leihe a écrit :Il ne s'agit pas que d'une conception, malheureusement et il ne s'agit pas non plus d'un heureux constat. Simplement d'un fait qui ressort des nombreux témoignages et qui revient, j'en suis désolé pour vous, bien plus souvent que celui attestant d'une formidable ambiance.Je ne veux pas minimiser les problèmes psychologiques posés par la prépa, que j'ai d'ailleurs moi-même expérimentés jadis de première main, et que je vois aujourd'hui chez certains de mes élèves.
Néanmoins, gardez à l'esprit que les forums ne sont pas des instituts de sondages. Le fait que les témoignages soient spontanés entraîne statistiquement une sur-représentation massive des témoignages les plus polarisés, c'est-à-dire les plus négatifs: on se manifeste rarement pour dire que tout va bien.
Quant à l'esprit de compétition… J'étais à Henri IV et n'en ai vu que des traces.
Merci Jean-Luc, j'ai cette année trois amies proches respectivement à Henri IV, LLG et Lakanal, et l'esprit de compétition, elles n'y sont pas confrontées. Pardon d'insister, mais il me semble important que les lycéens qui songent à venir en prépa en prennent conscience, ce n'est absolument pas la guerre 🙂
une sur-représentation massive des témoignages les plus polarisés, c'est-à-dire les plus négatifs: on se manifeste rarement pour dire que tout va bien.Il me semble que ça a été le contraire ici même sur ce forum pendant un certain temps et que c'est aussi quelque chose qui ne se dit absolument pas ailleurs. C'est aussi une forme d'honnêteté que de reconnaître qu'il y a dans les grandes prépa la production d'un système totalement délirant dans son principe qui conduit - que vous vous refusiez à le voir ou non, que vous en ayez ou non connu directement les conséquences - à des aberrations et à un climat totalement pourris. Après, comme toute critique de système ; elle ne peut pas être totalement universalisé. Mais dire que les témoignages négatifs sur la prépa sont sur-représentée est faux ; c'est le contraire qui se passe la plupart du temps, et il n'y a qu'à voir comme la "représentation" de ces "écorchés de la prépa" agitent un peu les belles bases sur lesquelles veulent se reposer ceux qui s'y sente bien…
Après, encore une fois, qu'à Joffre à Montepellier il n'y est pas d'esprit de compétition; je le crois tout à fait. Qu'à Henri IV il n'y ait pas un esprit nauséeux flottant ; je n'y crois absolument pas. 😂
@Leihe
Il faut peut être distingué la pression et la compétition. Une amie d'HIV m'expliquait qu'ils étaient davantage dans l'optique de "on est en compétion contre les autres lycées" à la place d'avoir la compétition contre les autres d'HIV. D'ailleurs HIV possède un site internet qui permet l'échange de fiches, de cours et l'entraide en générale. Cependant je pense que la pression est plus grande car il touche la réussite du concours. Mais la pression n'implique pas la compétition "nauséeuse flottante". Il faut je pense être d'avantage nuancé.
Il faut peut être distingué la pression et la compétition. Une amie d'HIV m'expliquait qu'ils étaient davantage dans l'optique de "on est en compétion contre les autres lycées" à la place d'avoir la compétition contre les autres d'HIV. D'ailleurs HIV possède un site internet qui permet l'échange de fiches, de cours et l'entraide en générale. Cependant je pense que la pression est plus grande car il touche la réussite du concours. Mais la pression n'implique pas la compétition "nauséeuse flottante". Il faut je pense être d'avantage nuancé.
Mais la pression n'implique pas la compétition "nauséeuse flottante". Il faut je pense être d'avantage nuancé.[Hors sujet]
Quand je parles de "nausée flottante" je pense moins aux élèves qu'à ce qu'implique le système. Après, les choses sont toujours plus compliqué et j'ai conscience d'avoir une lecture très à charge d'un système que je ne supportes plus dans ses tenants et ses aboutissants. Je crois tout de même qu'une classe, et à fortiori une classe de prépa, tient dans ses bases par un principe d'adhésion / répulsion dont l'esprit de compétition sous-jacent n'est qu'un symptôme. Je crois aussi qu'il ne faut pas généraliser ; je n'ai jamais dit que tout les étudiants de prépa avait cet esprit (ouf) juste que ceux qui l'ont on tendance, il me semble, à pourrir encore plus un système déjà foireux. 😀
Alors d'abord, être dans un lycée dit "de province" n'implique pas d'être naïf et de penser que tout est rose.
Encore une fois, il n'y a pas, à Henri IV, du moins cette année, un malaise ou une quelconque nausée, d'après les témoignages (de différents horizons d'ailleurs!) qui me sont parvenus.
Quant aux témoignages négatifs sur la prépa, il est logique qu'ils soient plus représentés que ceux qui sont positifs, ces derniers n'ayant pas, je crois, de raison particulière de se manifester.
Par contre le principe d'adhésion-répulsion, ça oui; il n'empêche qu'il ne me semble pas être le corollaire du fameux esprit de compétition tellement caractéristique des prépas (je rappelle quand même pourquoi on en est arrivés là, et objectivement, quels que soient nos points de vue respectifs, je pense que l'on peut s'accorder à dire que c'est quand même triste de lire ça).
Encore une fois, il n'y a pas, à Henri IV, du moins cette année, un malaise ou une quelconque nausée, d'après les témoignages (de différents horizons d'ailleurs!) qui me sont parvenus.
Quant aux témoignages négatifs sur la prépa, il est logique qu'ils soient plus représentés que ceux qui sont positifs, ces derniers n'ayant pas, je crois, de raison particulière de se manifester.
Par contre le principe d'adhésion-répulsion, ça oui; il n'empêche qu'il ne me semble pas être le corollaire du fameux esprit de compétition tellement caractéristique des prépas (je rappelle quand même pourquoi on en est arrivés là, et objectivement, quels que soient nos points de vue respectifs, je pense que l'on peut s'accorder à dire que c'est quand même triste de lire ça).
Alors d'abord, être dans un lycée dit "de province" n'implique pas d'être naïf et de penser que tout est rose.Je n'ai pas trop envie de rentrer dans ce jeu là si vous le voulez bien. Je n'ai jamais dit ça et si vous avez pu le comprendre dans mes mots, je m'excuse platement ( 😀 ) et m’auto-flagellerais tout à l'heure.
Pour ce qui est du reste ; je ne crois pas qu'il soit nécessaire de continuer cette discussion - surtout dans ce topic - ; si ce que je pense vous intéresse, vous pouvez aller voir ce que j'ai écris dans le sujet sur les conséquences psychologiques ou m'envoyer un MP - même pour parler d'autre chose vu que vous aimez mes points de vue ! 😀
Juste, une dernière chose ; je n'ai jamais dit que la compétition était "tellement caractéristique" de la prépa. J'ai peur que ce qui soit caractéristique de ce système soit plus pernicieux et plus profond qu'un simple esprit de compétition - qui peut cependant faire des ravages. Mais je ne va pas me lancer ici dans une énième répétition ; je garde pour ma retraite désœuvré mon projet d'ethnographie prépateuse.
Bonne soirée !
PS : C'est assez effrayant SPQR comme pseudo, non ? 😜
De ce que je vois de ma classe de hk à H4 cette année, je dirais que le compétition tient plus à qui-dira-le-plus-ouvertement-qu'il-a-raté-son-devoir qu'à autre chose. On se fait une telle idée des "bêtes" que même les tout meilleurs ne se sentent pas au niveau.
Ça change sans doute selon les promos. Il n'y a eu que peu de départs, toutes classes confondues depuis septembre. Dans ma classe, une élève est partie la première semaine, manifestement ce n'est pas ce qu'elle souhait faire. Une autre part à la fin de la semaine, elle vit loin de chez elle et tient mal le coup. Il y a du y avoir un ou deux départs par classe depuis septembre.
Il n'y a pas de compétition dans la mesure où il n'y a pas d'enjeu ; la pression c'est chacun qui se la met, et franchement au rythme où vont les journées, si l'ambiance en classe était mauvaise, ça serait intenable. On vit plutôt dans la logique d'être soudés dans la même galère.
Après, évidement, s'il s'agit de craquer parce être là c'est aussi se rendre compte qu'il y en a de sacrément meilleurs que soi et que tout n'est pas gagné, c'est un autre problème. C'est plutôt ça que je pourrai considérer comme vecteur de malaise à h4, mais sûrement pas, en tout cas, un esprit de compétition inhérent au lieu… Que le décalage qu'il y a entre les élèves (et ça c'est sans doute une spécificité d'H4 et de quelques autres prépas, où tout le monde n'est pas excellent mais où il y a les meilleurs élèves de France) puisse en effet pousser à se mettre en compétition, auquel cas en effet la prépa deviendrait difficile à vivre, c'est vraiment autre chose, et pour le coup on peut travailler à ce que ça aille mieux.
Bosser pour soi et faire en sorte d'instaurer une bonne ambiance de travail et d'entente dans la classe nous a permis, en tout cas, de tenir bon jusqu'à présent 😀
(Edit : Je sais pas si c'est du français, j'ai perdu mon cerveau au milieu des 6h de devoir de philo tout à l'heure… On moins ça en décomplexera certains, on peut être à H4 et ne pas savoir écrire !)
Ça change sans doute selon les promos. Il n'y a eu que peu de départs, toutes classes confondues depuis septembre. Dans ma classe, une élève est partie la première semaine, manifestement ce n'est pas ce qu'elle souhait faire. Une autre part à la fin de la semaine, elle vit loin de chez elle et tient mal le coup. Il y a du y avoir un ou deux départs par classe depuis septembre.
Il n'y a pas de compétition dans la mesure où il n'y a pas d'enjeu ; la pression c'est chacun qui se la met, et franchement au rythme où vont les journées, si l'ambiance en classe était mauvaise, ça serait intenable. On vit plutôt dans la logique d'être soudés dans la même galère.
Après, évidement, s'il s'agit de craquer parce être là c'est aussi se rendre compte qu'il y en a de sacrément meilleurs que soi et que tout n'est pas gagné, c'est un autre problème. C'est plutôt ça que je pourrai considérer comme vecteur de malaise à h4, mais sûrement pas, en tout cas, un esprit de compétition inhérent au lieu… Que le décalage qu'il y a entre les élèves (et ça c'est sans doute une spécificité d'H4 et de quelques autres prépas, où tout le monde n'est pas excellent mais où il y a les meilleurs élèves de France) puisse en effet pousser à se mettre en compétition, auquel cas en effet la prépa deviendrait difficile à vivre, c'est vraiment autre chose, et pour le coup on peut travailler à ce que ça aille mieux.
Bosser pour soi et faire en sorte d'instaurer une bonne ambiance de travail et d'entente dans la classe nous a permis, en tout cas, de tenir bon jusqu'à présent 😀
(Edit : Je sais pas si c'est du français, j'ai perdu mon cerveau au milieu des 6h de devoir de philo tout à l'heure… On moins ça en décomplexera certains, on peut être à H4 et ne pas savoir écrire !)
(juste un dernier mot sur la "compétition" qui, peut-être, mettra tout le monde d'accord)
D'après ce que j'observe et comprends, au delà de l'émulation (évidente, et d'autant plus forte que le niveau des autres est élevé), bien sûr que si, il y a compétition. Mais celle-ci ne se mènerait pas vraiment contre les autres (même si "les autres" sont la référence, comme dans toute activité qui s'organise autour d'un classement à un concours, ainsi que le dit bien TM) mais contre soi-même ou contre une partie de soi-même : lutter contre l'insuffisance de son niveau (à améliorer sans cesse), contre la partie de soi qui doute, qui voudrait être ailleurs et faire tout autre chose à certains moments, contre ses propres peurs (celle d'être déclassé, déconsidéré, celle de l'"échec" - mais qu'est-ce que l'échec en prépa ?), contre la fatigue (de l'esprit et du corps), contre le temps qui manque (et la sensation permanente d'un retard)…
Il me semble que l'expérience de cette "lutte" (ce conflit intérieur) se vit - et se solde - assez différemment d'un individu à l'autre, comme il a été dit dans le sujet sur les conséquences psychologiques de la prépa : jouissive pour certains qui se révèlent dans le dépassement de soi, la suractivité et l'effervescence intellectuelles, la mobilisation de ses propres potentiels (mais encore faut-il être convaincu d'en avoir), mais dévastatrice pour d'autres. Question d'histoire personnelle sans aucun doute.
(à noter qu'à Henri IV, les lycéens sont informés de cela, et le vivent un peu, dans une certaine mesure, dès le secondaire)
D'après ce que j'observe et comprends, au delà de l'émulation (évidente, et d'autant plus forte que le niveau des autres est élevé), bien sûr que si, il y a compétition. Mais celle-ci ne se mènerait pas vraiment contre les autres (même si "les autres" sont la référence, comme dans toute activité qui s'organise autour d'un classement à un concours, ainsi que le dit bien TM) mais contre soi-même ou contre une partie de soi-même : lutter contre l'insuffisance de son niveau (à améliorer sans cesse), contre la partie de soi qui doute, qui voudrait être ailleurs et faire tout autre chose à certains moments, contre ses propres peurs (celle d'être déclassé, déconsidéré, celle de l'"échec" - mais qu'est-ce que l'échec en prépa ?), contre la fatigue (de l'esprit et du corps), contre le temps qui manque (et la sensation permanente d'un retard)…
Il me semble que l'expérience de cette "lutte" (ce conflit intérieur) se vit - et se solde - assez différemment d'un individu à l'autre, comme il a été dit dans le sujet sur les conséquences psychologiques de la prépa : jouissive pour certains qui se révèlent dans le dépassement de soi, la suractivité et l'effervescence intellectuelles, la mobilisation de ses propres potentiels (mais encore faut-il être convaincu d'en avoir), mais dévastatrice pour d'autres. Question d'histoire personnelle sans aucun doute.
(à noter qu'à Henri IV, les lycéens sont informés de cela, et le vivent un peu, dans une certaine mesure, dès le secondaire)
@Jeanne-Héloïse
Oui, je crois que l'essentiel est là.
Oui, je crois que l'essentiel est là.