Questions sur l’hypokhâgne

La filière littéraire

678 réponses · Page 22 / 34

Si ton caractère "perturbateur" n'est que le revers d'une médaille dont l'autre côté est une attitude de curiosité, d'indépendance intellectuelle, un refus du conformisme.
Ah oui ? Au conformisme, je dis… oui !
(Je ferais peut-être mieux d'arrêter d'analyser le film de Frears, moi 😀).

A tous ceux qui m'ont conseillé sur mes méthodes, je les remercie encore, et sachez que je les ai pris en compte. Travailler moins, ça risque d'être difficile, mais j'ai décidé d'abandonner la mémorisation "par coeur" de ma philosophie. Un (tout) petit pas pour l'humanité, un (très) grand pas pour moi 😉.
J'ai envoyé des candidatures pour des universités britanniques en littérature anglo-saxonne, ça se profile bien. Au "pire", ce sera HK à Paris…

Le problème de LLCE est surtout que les universités françaises acceptent n'importe quel béotien muni d'un baccalauréat… Tu trouveras des gens d'un niveau culturel très variable, surtout dans cette section…
Tu trouveras des gens d'un niveau culturel très variable, surtout dans cette section…

Ce qui peut être enrichissant au bout du compte. Les plus forts peuvent aider les plus faibles. C' est pareil pour la prépa, il y a des étudiants qui ont une excellente culture, d' autres non. Des personnes sont prises en hypokhâgne ou en prépa avec 12 de moyenne ce qui n' est pas fantastique en soi. Ramener le problème à cette filière et plus généralement à l' université me semble un peu réducteur.
Hirondelle a écrit :Hmm, à vrai dire, avec des appréciations comme celles ci tes chances sont tout de même réduites pour une "grande" prépa.
Certainement autant pour les petites, qui ont tendance à écarter assez facilement les dossiers/profils un peu "décalés" : je pense qu'une petite prépa prendra plutôt un dossier à 12 dont les appréciations soulignent le sérieux de l'élève qu'un dossier à 14 du type "je m'en foutiste". D'ailleurs d'après ce que j'ai pu voir chez mes amis qui étaient dans des "grandes" prépas, les absences sont par exemple beaucoup plus tolérées que dans les petites prépas, où c'est un motif de refus d'équivalence et de passage en khâgne !
Tout ça pour dire que si les petites prépas prennent des dossiers aux notes moins élevées, ce n'est pas pour ça qu'elles se fichent de l'attitude de l'élève en cours, bien au contraire !

Pour Merci : tu as encore 2 semestre pour te rattraper, donc sois irréprochable si tu veux avoir une chance d'aller en prépa. (Et prépare-toi à ce que les bavardages ne passent vraiment plus…)
Bonjour tout le monde.
Déjà merci de répondre à nos messages assez redondants à nous, pauvres jeunes confrontés au dur choix de l'orientation. Le mien ne change pas beaucoup des autres, mais à partir de ce que j'ai pu lire (sûrement pas assez) j'ai tout de même eu plusieurs questions.

Je suis en terminale S (ah non encore une présentation!), mais j'adore toutes les matières littéraires (pour l'insant la philo je galère carrément à composer par moi-même, j'espère que ça va venir…la majorité me fait sûrement peur). Je souhaite rentrer en Hypokhâgne.

D'après ce que j'ai compris, le profil d'un khâgneux est qu'il ait la curiosité intellectuelle suffisante pour progresser, et qu'il accepte de travailler dur. Jusqu'ici tout va bien (je suis prête à mettre les mains dans le cambouis et la "curiosité intellectuelle" apparait plusieurs fois sur mes bulletins). J'ai choisi (pour l'instant) de faire prépa A/L. Après les choses se compliquent…

1) Déjà pour les selections en prépa. On dit souvent sur ce forum que si les appréciations sont bonnes, ça va bien etc…Mes notes au BAC ont été de 14 ecrit et 15 oral. Le reste (en littéraire) tourne autour de 15+. C'est correct, j'ai les appréciations nécessaires, mais j'ai l'impression que ce n'est pas suffisant, surtout pour une S. Il y a tout de même quelque chose dont je me soucie: je veux des débouchées. Or la meilleure debouchée est l'ENS. J'ai vu qu'en gros il fallait être dans les prepa les plus prestigieuses pour y parvenir, qu'ailleurs c'est quasiment impossible. Ma question est donc: puis-je prétendre être admise dans ce type de prépa?

2) Puisque je ne pense que non, je vais considérer que je vais être admise dans une prépa "normale" (enfin j'espère!). Alors dans ce cas le choix de A/L est-il le plus judicieux? D'accord c'est celui que je préfère, mais j'ai l'impression qu'en choisissant B/L et si je rate le concours j'aurais tout de même plus de voies ouvertes (fac, écoles de commerce…). En gros est ce qu'en ayant raté le concours même en ayant redoublé, en étant dans une prépa normale, et en ayant pris A/L je peux m'en sortir tout de même?

3) Une question aussi par rapport au lectures préparatoires. Dois-je me concentrer sur le 20ème siècle, siècle que je ne connais pas beaucoup, ou alors approfondir les ouvrages représentatifs d'un genre littéraire?
Dois-je aussi lire beaucoup de littérature ancienne?

4) Enfin, par rapport au sommeil: j'ai BESOIN de sommeil, auquel cas je suis inefficace. Ya t'il des moyens inoffensifs pour combattre cela? Car je suppose que mes 8h de sommeil dont je bénéficie actuellement seront envolées l'an prochain…

Voilà merci de répondre à mes questions…
Déjà, être en S ne gène en rien pour hypokhagne… ( 1/3 des élèves viennent de S dans la prépa la plus proche de chez moi, je ne sais pas pour le taux national ). Je suis également en TS, mais je vais essayer de te répondre selon les recherches que j'ai fait pour me renseigner.

1 - ENS = 5 % d'admis au niveau national… Si c'est ce que tu désire : il faut travailler très efficacement. Tu peux très bien faire un dossier pour les grandes parisiennes : H4 ou LLG, surtout avec 15 de moyenne générale.

2 - Ecole de commerce est accessible aussi avec A/L avec le concours réservé aux littéraires, le but étant plus pour les ressources humaines que le travail des nombres dans ce cas. Après une hypokhagne A/L, tu choisis une équivalence : lettres ( modernes / classiques ), langues ( anglais, italien, espagnol, russe… ), histoire ( si option géographie ) , histoire de l'art si tu as cette option, cinéma, philosophie, archéologie, métier du livres, tenter concours science po… Bref, c'est assez varié!

Il faut savoir que pour B/L il y a seulement une trentaine de places au niveau nationale pour ENS alors que pour A/L entre ULM et LSH il y a 115 places…. Cependant, il y a beaucoup moins d'élèves de B/L mais le niveau en maths est très exigeant (certains cours sont très pointus et correspondent au niveau HEC ). Les équivalences en B/L sont aussi différentes : droits / sociologies / économie / lettres modernes / histoire-géo / science po également …. Et niveau concours B/L : ENS ULM, ENS Cachan, HEC ( concours voie littéraire - comme les A/L) , concours ENSAE ( statistiques pour INSSE )…

3 - Tout est bon pour la culture générale, du moins je crois. Il n'y a pas de recette miracle. Tu peux regarder les bibliographies sur certains sites de prépa pour te donner une idée.

4 - Ca doit être possible si tu es très organisée! Et surtout selon ton logement, niveau déplacement.
liliclarinette a écrit :Or la meilleure debouchée est l'ENS. J'ai vu qu'en gros il fallait être dans les prepa les plus prestigieuses pour y parvenir, qu'ailleurs c'est quasiment impossible. Ma question est donc: puis-je prétendre être admise dans ce type de prépa?
Intégrer une prépa parisienne ne garantit pas l'entrée à l'ENS, pas plus qu'une prépa moins prestigieuse n'en interdit l'accès. Si tu es douée, que tu travailles et que tu es correctement préparée, rien n'est impossible. Je rajouterai que L'ENS n'est pas le meilleur débouché, c'est le débouché par excellence des prépas. Mais en fonction de ton projet professionnel et de tes aptitudes, tout un tas d'autres options s'offrent à toi, d'autres concours, d'autres cursus, d'autres diplomes.

Pour les lectures, il est peut-être judicieux de se pencher sur ce qu'on ne connaît pas trop en effet ; cela dit, certains siècles sont plus difficiles que d'autres, notamment sur le plan du contexte de production des oeuvres (position de l'écrivain dans la société, place et fonctions de la littérature, etc). Le statut d'écrivain au XXe siècle est plus facile à concevoir que celui des troubadours et des clercs du Moyen-Age, il faut en tenir compte.

Enfin pour le sommeil, ne fais surtout pas de compromis : en dessous de 7h par nuit, pour la majorité des étudiants de notre âge, c'est périlleux, n'hésite donc pas à écouter ton rythme personnel et à organiser ton travail en conséquence…non l'inverse 😉 Tu trouveras toujours des stakhanovistes qui peuvent enchaîner les demi-nuits et très bien tenir le choc, mais si ce n'est pas ton profil de départ, n'essaie même pas de les imiter, sauf cas de force majeure, ponctuellement !
Paige a écrit :Il faut savoir que pour B/L il y a seulement une trentaine de places au niveau nationale pour ENS alors que pour A/L entre ULM et LSH il y a 115 places…
Bonsoir,

Je regrette, mais les nombres avancés sont inexacts.

Pour les CPGE Littéraires de Lettres et Sciences Sociales ("B/L"), il y a 25 places à l'ENS Ulm, 5 places à l'ENS LSH de Lyon, et 17 à l'ENS de Cachan ; cela fait 47 places. On est plus proche de la cinquantaine que de la trentaine. 🙂

Pour les CPGE Littéraires de Lettres ("A/L Ulm" ou "LSH"), toutes spécialités confondues, il y a 75 places à l'ENS Ulm, 109 places à l'ENS LSH, et 8 places (pour les anglicistes seulement) à l'ENS de Cachan ; cela fait 192 places.

Cordialement.

PS : n'oubliez pas l'article devant "ENS", c'est l'ENS, pas "ø ENS", idem pour l'hypokhâgne, etc.
Pour répondre de façon méthodique:

0) déjà, ce n'est pas un problème de venir de S… (moi par exemple je viens de S!)

1) Il faut toujours tenter… et ton dossier est très loin d'être ridicule, ça peut tout à fait passer je pense.

2) Faire B/L, c'est faire beaucoup de math et c'est avoir sensiblement plus d'heures de cours qu'en A/L. Il faut d'abord te poser la question de ce que tu veux faire: d'accord il y a peut-être plus d'écoles accessibles en B/L, mais comme l'a dit Paige tu peux aussi passer les écoles de commerce en A/L sur nos programmes et avec des taux de réussite plutot bons, et d'autre part pour les débouchés de la B/L, l'école nationale des statistiques par exemple il faut aimer je pense… (pour l'ens c'est sensiblement la même galère).

3) Pour les lectures préparatoires, dit quoi que ce n'est que du bonus et que quelque soit ce que tu vas lire, ça pourra te servir! Mon conseil: lis d'abord ce qui te fais plaisir et que tu as envie de lire, et pense aussi à lire un peu d'anglais (ou autre selon ta langue). Pas la peine de lire grand chose en histoire, on reprend tout à zéro (méthodes, contenu des cours…)

4) En plus de deux ans de prépa (je cube), je pense que les nuits ou 'ai dormi moins de 8h pour des raisons de travail uniquement se comptent sur les doigts d'une seule main. Si tu t'organise bien, c'est tout à fait gérable et c'est même très vivement conseillé!

En espérant t'avoir été utile!
Que dire de plus si ce n'est que je suis globalement d'accord avec les messages ci-dessus. Venir de S ne pose aucun problème, y compris à LLG et H4. Le Vingtième, oui, mais pas seulement: si cela te plait, lis des classiques des 17e-18e-19e siècles avant (déjà parce que pas mal de romanciers du vingtième ont écrit en réaction au modèle du roman classique): les grands romans, un peu de poésie, du théâtre (en ne négligeant pas les préfaces!).
Pour le sommeil, je dors entre 8 et 9h par nuit, depuis mon hypokhâgne.
Merci beaucoup!!!
Eh bien ça me donne envie d'y aller encore plus maintenant!!!
J'aimerais tellement m'épanouir en prépa, parce la S c'est vraiment pas mon truc. Je sens que je vais m'eclater (parce que c'est le but quand même, outre les concours etc…). J'espère quand même que mon niveau suffira, et que je pourrais tenir le choc…
En fait j'ai eu une grosse "flippe" en voyant un reportage sur Envoyé Spécial à propos des prépas justement et vu comment la chose était annoncée…

Merci pour vos conseils de lecture, pour l'anglais je suis en train de lire True Tales of American Life de Paul Auster (votre avis?). J'aime beaucoup parce que j'y suis assez libre, et certaines histoires sont vraiment top!

Sinon des sorties sont-elles programmées? (ça se serait cool: venir dans un musée sans le petit frère qui te casse les pieds à courir partout)
lis des classiques des 17e-18e-19e siècles avant (déjà parce que pas mal de romanciers du vingtième ont écrit en réaction au modèle du roman classique)
Bon je fais ma fainéante mais quelle est cette réaction? Tu parles du nouveau roman? Je n'en ai encore jamais lu mais mon prof de français disait (el là je sens que je vais me trahir): "j'aime aussi peu le nouveau roman que le beaujolais nouveau!". Enfin à voir…
Le reportage d'Envoyé spécial était convenable et évitait de trop enfoncer les habituels clichés. Il présentait cependant une prépa assez "dure" dans les deux sens du mot: très sélective, et où on soumet les élèves à forte pression - ce qui n'empêche pas l'humanité de la majorité des profs (dont plusieurs me sont personnellement connus).

Pour le sommeil, aucun problème: je n'ai moi-même jamais empiété sur mes heures de sommeil, ni pour Ulm, ni pour l'agrégation, et cela ne m'a nui en rien. Les nuits blanches passées sur les disserts sont un mythe, ou une ineptie de la part de ceux qui s'y adonnent.
Je n'ai jamais passé une nuit blanche sur une dissert (même s'il m'est arrivé de me coucher assez tard, 2 ou 3h disons, pour finir un DM, surtout des versions ou commentaires de textes en langue étrangère), par contre j'en ai passé d'agréables pour préparer un exposé, ou simplement pour lire, à un rythme un peu plus relâché que le reste du temps. Mais le gain n'est pas forcément évident par rapport à une nuit de sommeil, et c'est à pratiquer avec modération… En hypokhâgne je dormais assez correctement, jamais moins de 6h, disons 7h en moyenne. En khâgne, 5h en moyenne, parfois plus parfois moins (il y a eu des passages assez durs…), mais d'autres dormaient beaucoup plus et s'en sortaient honorablement aussi. Il ne faut pas trop s'inquiéter pour ça.
liliclarinette a écrit :Bon je fais ma fainéante mais quelle est cette réaction? Tu parles du nouveau roman? Je n'en ai encore jamais lu mais mon prof de français disait (el là je sens que je vais me trahir): "j'aime aussi peu le nouveau roman que le beaujolais nouveau!". Enfin à voir…
Oui, le Nouveau Roman. Bah ta prof réagit comme pas mal de monde… C'est pas toujours facile d'accès, c'est très inégal (comme partout), mais il y a vraiment de bonnes choses, et c'est assez intéressant au niveau de la réflexion portée sur le genre. Après, on adhère ou pas, mais c'est crucial de savoir de quoi il ressort et d'avoir lu un ou deux "Nouveaux Romans" pour toute dissert' sur le roman…
Je te renvoie donc à Duras, Robbe-Grillet…
Thomas1604 a écrit :Je te renvoie donc à Duras, Robbe-Grillet…
Les Gommes sont plus accessibles que La Jalousie pour une "première expérience", et pour Duras, le cycle indien m'a vraiment plu, mais je ne suis pas sûr que ce soit le plus facile d'accès. Sinon, L'Amant. (Duras, Nouveau Roman, ça se discute soit dit en passant…)
Tu aurais des suggestions à me faire?
J'avoue que je tenterais bien Beckett, mais je ne le connais qu'un petit peu en tant qu'auteur de pièces de théâtre…
Je me souviens aussi (il y a longtemps) que dans le cadre de l'autobiographie au collège on avait parlé de Nathalie Sarraute avec l'Enfance, mais je ne sais pas si cela relève du nouveau roman. A mince j'avais pas vu ton deuxième message…
Merci.
J'aurais 3,4 questions…

1) JE souhaite devenir professeur de français, j'adore cette langue, si je n'arrive pas à devenir professeur, il me faut un plan B seulement j'aimerais faire quelque chose dans la litérrature, je ne suis pas trés bien renseigné à ce propos, quels métiers intéréssants pourrais-je exercer ? Pour faire éditeur, en fait je vousdrais (pour le plan B) travailler dans une maison d'édition, comme ( je ne connais pas le nom de ce métier ) pour lire les écrits des personens et donner mon avis, décider de le publier ou non. Quelle filière dois-je choisir pour cela, Hipokhâgne est-il approprié ?

2)Pour faire professeur de français Hipokhâgne est-il conseillé, et si ce n'est pas nécéssaire, puis-je tenter l'inscription tout de même ?

3) Hipokhâgne est ouvert à partir de quelle classe ? 2nde , 1ere terminale ? Plus tard encore ? Je n'ais pas trouvé satisfaction sur le site de cet établissement, alors si quelqu'un avait la gentillesse de m'aider…
Bonjour Jouly.

L'hypokhâgne (nom commun) ne désigne pas un établissement mais un type de formation. Il y a donc de nombreuses hypokhâgnes en France, donc certainement des classes près de chez toi.

La formation est accessible après le baccalauréat : en terminale, tu devras postuler pour des écoles ou des formations post-bac, et tu pourras choisir de placer parmi tes vœux des hypokhâgnes, qui étudieront tes bulletins de 1ère et de terminale et choisiront ou non de t'intégrer.

L'hypokhâgne te permettra tout à fait d'aller vers les métiers de professeur ou d'éditeur, en intégrant l'Ecole Normale Supérieure (les hypokhâgnes, ou classe préparatoire littéraire, sont à l'origine des classes de préparation à ce concours) ou bien en rejoignant le cursus universitaire, l'hypokhâgne étant un excellent moyen d'approfondir tes connaissances et d'acquérir de solides méthodes de travail. Mais un parcours universitaire classique te permettra également de devenir professeur de français; c'est au choix, l'hypokhâgne, offrant une formation plus générale mais peut-être aussi plus intense que les premières années d'université.

N'hésite pas à demander plus de précision ! 🙂
Ah, alors j'ai le temps 🙂 En tout cas merci pour cette réponse plus que complète 😉Kâgne, c'est bien aprés Hipokâgne non ?