To make sensevoilà d'où vient cette mode de "faire sens"
L’expression "faire sens"
48 réponses · Page 2 / 3
De gens qui croient chic de répéter bêtement des expressions dans l'air du temps.
N'avez vous pas remarqué dans la même veine le "c'est jubilatoire" dont nous ont gratifiés un temps les gens du spectacle à longueur d'interview. Dans ce cas c’était du moins français mais pas moins agaçant.
Paul
N'avez vous pas remarqué dans la même veine le "c'est jubilatoire" dont nous ont gratifiés un temps les gens du spectacle à longueur d'interview. Dans ce cas c’était du moins français mais pas moins agaçant.
Paul
C'est un phénomène qui ne date pas d'aujourd'hui.
La plupart des époques ont connu leurs "tics de langage pour être dans l'air du temps"…
La plupart des époques ont connu leurs "tics de langage pour être dans l'air du temps"…
Jehan a écrit :La plupart des époques ont connu leurs "tics de langage pour être dans l'air du temps"…Dans pratiquement tous ses ouvrages Balzac emploie comfort qui n'était pas encore francisé. 🙂
Anne345 a écrit :[…] En français, il existe plusieurs façons d’exprimer correctement la même idée, par exemple : avoir du sens, être logique, tenir debout, être sensé, être une bonne idée. […]C'est quand-même bien plus joli, plus riche, plus expressif et moins banal que cet hideux "faire sens".
Luttons contre la vocabulaire dominant des médias et de la mercatique ! 😀
Ce hideux "faire sens" n'est pas plus hideux en soi que "faire eau", "faire feu", "faire peur", "faire plaisir", "faire sensation"… Question d'habitude.
paulang a écrit :De gens qui croient chic de répéter bêtement des expressions dans l'air du temps.Je ne suis pas d'accord. Il y a aussi un effet d'imitation inconscient, sans intention de "faire chic" ; quand on entend à longueur de journée certaines expressions, on finit parfois par les dire, quand bien même on les critiquait ou les trouvait surprenantes au départ. On dira que c'est peut-être du psittacisme ; je sais que, spontanément et sans intention de me moquer, je prends vite l'accent de la personne que j'ai en face de moi, qu'il soit canadien ou méridional ou djeunz ; je peux aussi lui prendre son vocabulaire !
A propos de Balzac, je me suis parfois demandé s'il est l'inventeur de l'expression "le vieux beau" que l'on retrouve dans au moins deux de ses livres.
Pour le reste tic ou pas tic, chic ou pas chic, chacun jugera ce jargon. Voila en tout cas ce qu'en disent nos amis Canadiens
https://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv2guides/guides/chroniq/index-fra.html?lang=fra&lettr=indx_titls&page=99b8OuIJnpGw.html
Paul
Pour le reste tic ou pas tic, chic ou pas chic, chacun jugera ce jargon. Voila en tout cas ce qu'en disent nos amis Canadiens
https://www.btb.termiumplus.gc.ca/tpv2guides/guides/chroniq/index-fra.html?lang=fra&lettr=indx_titls&page=99b8OuIJnpGw.html
Paul
En tout cas, dire "ce jargon", c'est déjà juger…
paulang a écrit :A propos de Balzac, je me suis parfois demandé s'il est l'inventeur de l'expression "le vieux beau" que l'on retrouve dans au moins deux de ses livres.Non, en voici un exemple de 1814 sous la plume d'Étienne de Jouy, dans L'Hermite de la Chaussée-d'Antin.
https://books.google.fr/books?id=54UNAAAAQAAJ&pg=PA228&dq=%22vieux+beau%22&hl=fr&sa=X&ei=oYBGVICJA8msPP_HgMAH&ved=0CFUQ6AEwCQ#v=onepage&q=%22vieux%20beau%22&f=false
bonsoir,
Merci Lamaneur pour l'info sur "le vieux beau"
Jehan, je ne fais que reprendre l'expression de l'auteur en fin d'article.
Paul
Merci Lamaneur pour l'info sur "le vieux beau"
Jehan, je ne fais que reprendre l'expression de l'auteur en fin d'article.
Paul
Jehan, je ne fais que reprendre l'expression de l'auteur en fin d'article.Mais en jugeant le terme tout à fait approprié, apparemment ! 😉
Bonjour,
Ce n'est pas faux. Un tel langage me rappelle le sketch des inconnus moquant la jeunesse dorée.
Paul
Ce n'est pas faux. Un tel langage me rappelle le sketch des inconnus moquant la jeunesse dorée.
Paul
Là, on extrapole quelque peu…
Laoshi a écrit :Traduite telle quelle de l'anglais cette expression n'a pas la même signification que dans sa langue d'origine, où elle signifie à peu près cela est sensé, cela devient sensé. Elle est souvent opposée à it is, it makes, nonsense, qui signifie juste le contraire, c'est insensé.To make sensevoilà d'où vient cette mode de "faire sens"
Ces phénomènes de traduction un peu trop rapide n'ont qu'une cause selon moi, le manque de culture des traducteurs dans leur domaine… C'est pourquoi des forums comme celui-ci sont absolument nécessaires -- surtout si l'on veut bien considérer qu'il y a quelque temps l'un des animateurs, pourtant assez érudit dans l'ensemble, utilisait sans vergogne le verbe *concluer, et un autre préconisait le subjonctif présent après le conditionnel…
cette expression n'a pas la même signification en anglaisEt que signifie donc "faire sens" en français ?
Faire du sens
La locution verbale faire sens signifie « avoir un sens, être intelligible ». Elle s’emploie notamment en philosophie et en littérature. […]
(BDL)
En anglais, "it makes sense" peut souvent être traduit par "c'est logique, il est judicieux de …, il est pertinent de, il convient de … "
Cf. https://www.linguee.fr/anglais-francais/traduction/it+makes+sense.html
L'expression en français "faire sens" peut avoir à peu près la même signification, mais aussi dans un vocabulaire un peu philosophico-religieux, indiquer que quelque chose est "porteur de sens", a ou prend du sens, est sensé.
Cf. https://www.linguee.fr/anglais-francais/traduction/it+makes+sense.html
L'expression en français "faire sens" peut avoir à peu près la même signification, mais aussi dans un vocabulaire un peu philosophico-religieux, indiquer que quelque chose est "porteur de sens", a ou prend du sens, est sensé.
Très bien. Merci.
ponthieu a écrit : surtout si l'on veut bien considérer qu'il y a quelque temps l'un des animateurs, pourtant assez érudit dans l'ensemble, utilisait sans vergogne le verbe *concluer, et un autre préconisait le subjonctif présent après le conditionnel…Je suppose que vous voulez parler du conditionnel présent…
Après un conditionnel présent, on peut mettre le verbe de la proposition soit à l'imparfait, soit au présent du subjonctif, comme Littré le notait déjà, ajoutant même que le présent "vaut mieux que l'imparfait et est moins apprêté et moins puriste"
Grevisse, Le bon usage, p. 1274
Et comme disait notre copain Boileau, je crois
Paul
Quand vous voulez dire il pleut, dites : il pleut.mais c'est peut-être beaucoup demander.
Paul