Bonjour à tous !
J'ai besoin de votre aide pour un commentaire sur Henri Michaux, "Épreuves Exorcistes" La Lettre.
Il me dit :
La Lettre :
J'ai besoin de votre aide pour un commentaire sur Henri Michaux, "Épreuves Exorcistes" La Lettre.
Il me dit :
Commentez le poème en prose de Henri Michaux. Vous ferez ressortir les moyens que le poète met en oeuvre pour argumenter en même temps que vous définirez en vous appuyant sur ce poème ce que l'on entend par " poésie engagée"J'ai donc ce plan simple :
- Un poème à visée argumentatif
a)
b)
- La fonction du poète engagé
a)Susciter l'émotion, Dénoncer
b)Transmettre la connaissance
La Lettre :
Je vous écris d'un pays autrefois clair. Je vous écris du pays du manteau et de l'ombre. Nous vivons depuis des années, nous vivons sur la Tour du pavillon en berne. Oh! Été empoisonné! Et depuis c'est jours le même jour, le jour au souvenir incrusté…Cordialement.
Le poisson pêché pense à l'eau tant qu'il le peut. Tant qu'il le peut, n'est-ce pas naturel? Au sommet d'une pente de montagne, on reçoit un coup de pique. C'est ensuite toute une vie qui change. Un instant enfonce la porte du Temple.
Nous nous consultons. Nous ne savons plus. Nous n'en savons pas plus l'une que l'autre. Celui-ci est affolé. Celui-là confondu. Tous sont désemparés. La calme n'est plus. La sagese ne dure pas le temps d'une inspiration. Dites-moi.
Qui ayant reçu trois flèches dans la joue se présentera d'un air dégagé?
La mort prit les uns. La prison, l'exil, la faim, la misère prirent les autres. Des grand sabres de frisson nous ont traversés, l'abject et le sournois ensuite nous ont traversés.
Qui sur notre sol reçoit encore le baiser de la joie jusqu'au fond du coeur?
L'union du moi et du vin est un poème. L'union du moi et de la femme est un poème. L'union du ciel et de la terre est un poème. Mais le poème que nous avons entendu a paralysé notre entendement.
Notre chant dans la peine trop grande n'a pu être proféré. L'art à la trace de jade s'arrête. les nuages passent, les nuages aux contours de roches, les nuages aux contours de pâeches, et nous, pareils à des nuages nous passons, bourrés des vaines puissances de la douleur.
On n'aime plus le jour. Il hurle. On n'aime plus la nuit, hautée des soucis. Mille voix pur s'enfoncer. Nulle voix pour s'appuyer. Notre peau se fatigue de notre pâle visage.
L'événement est grand. La nuit aussi est grand, mais que peut-elle? Mille astres de la nuit n'éclairent pas un seul lit. ceux qui savaient ne savent plus. Ils sautent avec le train, ils roulent avec la roue.
"Se garder soi dans le sien?" Vous n'y songez pas! La maison solitaire n'existe pas dans l'île aux perroquets. Dans la chute s'est montrée la scéleratesse. Le pur n'est pas pur.
Il montre son obstiné, son rancunier. Certains se manifestent dans les glapissements. D'autres se manifestent dans l'esquive.
Mais la grandeur ne se manifeste pas.
L'ardeur en secret, l'adieu à la vérité,le silence de la dalle, le cri du poignardé, l'ensemble du repos glacé et des sentiments qui brûlent a été notre ensemble, et la route du chien perplexe notre route.
Nous ne nous sommes pas reconnus dans le silence, nous ne nous sommes pas reconnus dans les hurlements, ni dans nos grotte, ni dans les gestes des étrangeres. Autour de nous la campagne est indifférente et le ciel sans intentions.
Nous nous sommes regardés dans le miroir de la mort.
Nous nous sommes regardés dans le miroir du sceau insulté, du sang qui coule, de l'élan décapité, dans le miroir charbonneux des avanies.
Nous sommes retournés aux sources glauques.



