Zola, Nana, chapitre 10 - Alors, Nana devint une femme chic…

Entraide scolaire

28 réponses · Page 1 / 2

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
Bonjour à tous 🙂
J'ai vraiment besoin de votre aide, je suis en seconde.
Je dois faire un commentaire de texte sur Nana d'Emile Zola.
Le texte est le suivant:
Alors, Nana devint une femme chic, rentière de la bêtise et de l’ordure des mâles, marquise des hauts trottoirs. Ce fut un lançage brusque et définitif, une montée dans la célébrité de la galanterie, dans le plein jour des folies de l’argent et des audaces gâcheuses de la beauté. Elle régna tout de suite parmi les plus chères. Ses photographies s’étalaient aux vitrines, on la citait dans les journaux. Quand elle passait en voiture sur les boulevards, la foule se retournait et la nommait, avec l’émotion d’un peuple saluant sa souveraine; tandis que, familière, allongée dans ses toilettes flottantes, elle souriait d’un air gai, sous la pluie de petites frisures blondes, qui noyaient le bleu cerné de ses yeux et le rouge peint de ses lèvres. Et le prodige fut que cette grosse fille, si gauche à la scène, si drôle dès qu’elle voulait faire la femme honnête, jouait à la ville les rôles de charmeuse, sans un effort. C’étaient des souplesses de couleuvre, un déshabillé savant, comme involontaire, exquis d’élégance, une distinction nerveuse de chatte de race, une aristocratie du vice, superbe, révoltée, mettant le pied sur Paris, en maîtresse toute-puissante. Elle donnait le ton, de grandes dames l’imitaient.
L’hôtel de Nana se trouvait avenue de Villiers, à l’encoignure de la rue Cardinet, dans ce quartier de luxe, en train de pousser au milieu des terrains vagues de l’ancienne plaine Monceau. Bâti par un jeune peintre, grisé d’un premier succès et qui avait dû le revendre, à peine les plâtres essuyés, il était de style Renaissance, avec un air de palais, une fantaisie de distribution intérieure, des commodités modernes dans un cadre d’une originalité un peu voulue. Le comte Muffat avait acheté l’hôtel tout meublé, empli d’un monde de bibelots, de fort belles tentures d’Orient, de vieilles crédences, de grands fauteuils Louis XIII; et Nana était ainsi tombée sur un fonds de mobilier artistique, d’un choix très fin, dans le tohu-bohu des époques. Mais, comme l’atelier, qui occupait le centre de la maison, ne pouvait lui servir, elle avait bouleversé les étages, laissant au rez-de-chaussée une serre, un grand salon et la salle à manger, établissant au premier un petit salon, près de sa chambre et de son cabinet de toilette. Elle étonnait l’architecte par les idées qu’elle lui donnait, née d’un coup aux raffinements du luxe, en fille du pavé de Paris ayant d’instinct toutes les élégances. Enfin, elle ne gâta pas trop l’hôtel, elle ajouta même aux richesses du mobilier, sauf quelques traces de bêtise tendre et de splendeur criarde, où l’on retrouvait l’ancienne fleuriste qui avait rêvé devant les vitrines des passages."
Voila,j'ai commencé mon introduction :
Emile Zola, chef de file du naturalisme, écrit le roman Nana : neuvième roman de la série des Rougon-Macquart, publié en 1880. Cet extrait de texte fait partie du chapitre 10. Cet auteur est séduit par la thèse selon laquelle les comportements humains dépendent de l’hérédité et de l’influence du milieu. Il décide de prouver cette hypothèse en écrivant des romans naturalistes dont les plus importants sont ceux que contient le cycle des Rougon-Macquart.
A travers cet extrait, nous verrons que Zola établira un lien entre le personnage et son lieu d’habitation en utilisant différents procédés. Cette démarche, d’autre part, nous montrera que l’auteur porte un regard critique aussi bien une sévérité moral qu’un regard bienveillant.

La problématique est la suivante: En quoi ce texte offre t'-il un regard critique sur l'héroine et la socièté dans laquelle elle vit?

J'ai plusieurs pistes mais mon gros problème est que je n'arrive pas à repérer des figures de style dans ce texte, les seuls choses que j'ai repéré sont: champs lexical de la description de nana, soit de la beauté: charmeuse, elegance x2, splendeur, ensuite le vocabulaire qu'emploie l'auteur pour qualifié nana: femme chic, marquise, célébrité, souveraine. Ensuite le champ lexical de l'argent: chic, luxe, palais, raffinement de luxe,richesses. J'ai repéré une métaphore: souplesse de couleuvres, je ne sais pas vraiment si s'en est une. Gradation ascendante : une aristocratie du vice, superbe, révolté
Anthithèse grisée par le premier succés
Comparaison : foule assimé a un peuple, nana est assimilé à une souveraine
L8 l’auteur rabaisse Nana avec une énumération de mot dégradant : grosse fille, gauche à la scène, drole quand elle voulait faire la femme honete
Je vous remercie de bien vouloir m'aider car je suis vraiment bloqué 😞 s'il vous plait.. Merci
Bonsoir,

Il semble que tu n'aies pas vu l'essentiel :
- le portrait d'une prostituée de luxe,
- la critique d'une bourgeoisie riche et vicieuse.

Nana est autant la victime de sa sensualité que de l'immoralisme de ses amants.
Merci beaucoup pour votre aide. En effet je n'avais pas vu la critique de la bourgeoisie riche et vicieuse . . Mais je n'arrive pas vraiment à structurer. Tout simplement par quoi commencer. Il y a tellement de choses à dire ou pas assez je ne sais pas. Je dois rendre cela pour jeudi je vais continuer à chercher Merci de m'avoir répondu 🙂
Essaie de commencer par examiner le portrait de Nana : une "bonne fille" du peuple parvenue au faite de la célébrité.
Ensuite étudie le regard porté sur elle, la sottise de la mode.
Enfin note le comportement vicieux et gaspilleur de la haute bourgeoisie.

Zola nous décrit une société dominée par le plaisir et l'argent.
Merci beaucoup! je devrai vraiment m'en sortir avec votre aide 😀
Bonjour à tous !
J'aurais besoin de votre aide, je suis en seconde.
Je dois rédigé un commentaire littéraire sur un extrait du roman Nana d'Emile Zola.

Le texte est le suivant:
Alors, Nana devint une femme chic, rentière de la bêtise et de l’ordure des mâles, marquise des hauts trottoirs. Ce fut un lançage brusque et définitif, une montée dans la célébrité de la galanterie, dans le plein jour des folies de l’argent et des audaces gâcheuses de la beauté. Elle régna tout de suite parmi les plus chères. Ses photographies s’étalaient aux vitrines, on la citait dans les journaux. Quand elle passait en voiture sur les boulevards, la foule se retournait et la nommait, avec l’émotion d’un peuple saluant sa souveraine; tandis que, familière, allongée dans ses toilettes flottantes, elle souriait d’un air gai, sous la pluie de petites frisures blondes, qui noyaient le bleu cerné de ses yeux et le rouge peint de ses lèvres. Et le prodige fut que cette grosse fille, si gauche à la scène, si drôle dès qu’elle voulait faire la femme honnête, jouait à la ville les rôles de charmeuse, sans un effort. C’étaient des souplesses de couleuvre, un déshabillé savant, comme involontaire, exquis d’élégance, une distinction nerveuse de chatte de race, une aristocratie du vice, superbe, révoltée, mettant le pied sur Paris, en maîtresse toute-puissante. Elle donnait le ton, de grandes dames l’imitaient.
L’hôtel de Nana se trouvait avenue de Villiers, à l’encoignure de la rue Cardinet, dans ce quartier de luxe, en train de pousser au milieu des terrains vagues de l’ancienne plaine Monceau. Bâti par un jeune peintre, grisé d’un premier succès et qui avait dû le revendre, à peine les plâtres essuyés, il était de style Renaissance, avec un air de palais, une fantaisie de distribution intérieure, des commodités modernes dans un cadre d’une originalité un peu voulue. Le comte Muffat avait acheté l’hôtel tout meublé, empli d’un monde de bibelots, de fort belles tentures d’Orient, de vieilles crédences, de grands fauteuils Louis XIII; et Nana était ainsi tombée sur un fonds de mobilier artistique, d’un choix très fin, dans le tohu-bohu des époques. Mais, comme l’atelier, qui occupait le centre de la maison, ne pouvait lui servir, elle avait bouleversé les étages, laissant au rez-de-chaussée une serre, un grand salon et la salle à manger, établissant au premier un petit salon, près de sa chambre et de son cabinet de toilette. Elle étonnait l’architecte par les idées qu’elle lui donnait, née d’un coup aux raffinements du luxe, en fille du pavé de Paris ayant d’instinct toutes les élégances. Enfin, elle ne gâta pas trop l’hôtel, elle ajouta même aux richesses du mobilier, sauf quelques traces de bêtise tendre et de splendeur criarde, où l’on retrouvait l’ancienne fleuriste qui avait rêvé devant les vitrines des passages.
Voila ce que j'ai pu noté pour l'introduction :
L'extrait que nous allons étudier provient du roman Nana d'Emile Zola, écrivain et journaliste français qui appartient au mouvement littéraire du naturalisme. Nana est le neuvième ( /20 ) épisode des Rougon-Macquart ( famille de la société française du second Empire) et raconte l'histoire d'Anna Coupeau, fille de Gervaise Lantier et de Coupeau, née en 1852 dans la misère du monde ouvrier. L'hisyoire de ses parents est raconté dans l'Assomoir, autre tome des Rougon-Macquard.
Le roman débute en avril 1867 et relate les dernières années du Second Empire jusqu'à la déclaration de guerre par la Prusse en juillet 1870 à Napoléon 3.
Partie 1 : Le portrait de Nana
Partie 2 : La vie de luxe de Nana

Je n'arrive pas à développer le parallèle entre décor et personnage, et la manière dont la description est doublée par un regard subjectif.
Dans mes parties, je dois introduire entre 2 et 4 paragraphes d'explication, avec à l'intérieur : des idées, des exemples, des commentaires et des transitions. Et bien sur une introduction et un conclusion partielle.
J'ai vraiment besoin de votre aide !!
S'il vous plait

J'ai terminé mon introduction et ma premiere partie rédigé. Il me reste la deuxieme partie (la critique d'une bourgeoisie riche et vicieuse ) et la conclusion. J'ai quelques idées mais je voudrais avoir des avis s'il vous plait 🙂
Bonjour,

Question : qu'appelles-tu un "regard subjectif" ? 😞
Ben justement, je ne comprend pas, c'est ce que le professeur m'a demandé de faire :/
Un regard subjectif : le ton n'est pas neutre. Le narrateur émet un regard critique sur le monde qu'il dépeint, pas tant sur Nana que sur la bourgeoisie et la noblesse : "rentière de la bêtise et de l'ordure des mâles" "une aristocratie du vice", "de grandes dames l'imitaient"… Finalement une prostituée, à l'origine "une grosse fille gauche", devient une reine dans ce monde…
Oui c'est à peu près ce dont j'ai parlé 🙂 Merci de m'aider

Maintenant j'ai presque fini, il ne me reste plus que la conclusion général, où il faut que je résume, que je prenne position ( en donnant mon avis ) et que j'élargisse le sujet.
Euh… donner ton avis ? En es-tu sûre ? Ton avis sur quoi : sur Zola, sur la prostitution ou sur la société du XXIXème ? Dans tous les cas, je ne tenterais pas…
Oui j'en suis sur, j'ai noté dans mon cours :
- Résumer
- Prendre position ( avis personnel sur le texte )
- Élargir : prolonger le débat avec d'autre piste

Je pensais donner mon avis sur Nana, j'ai noté cela :
Je trouve :
- qu'elle est manipulatrice mais maline
- qu'elle se sert de ses talents d'actrice et de charmeuse pour obtenir ce qu'elle veut ( son bien-être )
- qu'elle est sûr d'elle
Admettons. Cette étape de la conclusion me paraît très discutable, je ne me risquerais pas à demander à mes élèves de juger le texte… Le personnage éventuellement, si c'est fait avec subtilité. Enfin n'insiste pas trop là dessus quand même.
Je prends note, merci pour vos conseils 🙂
bonjour, j'ai également un commentaire de texte à rédiger sur cet extrait
vos réponses précédentes m'ont aidé pour rédiger mon 2e axe : Le regard de l'auteur
mais malheureusement, je n'arrive pas à rédiger et trouver concrètement des éléments pour mon 1er axe, qui est :
Le rapport entre Nana et son lieu d'habitation
j'ai seulement trouvé qu'on trouvait dans son hôtel de luxe 'quelques traces de bêtises tendre et de splendeur criarde', référence à son passé, quand elle était pauvre et qu'elle rêvait devant les vitrines
si vous pouviez m'aider, merci d'avance…
Tu pourrais examiner comment Nana se coule dans un lieu qui est parfaitement étranger à sa nature et à ses origines. Qu'apprenons-nous de sa personnalité à cette occasion ?
Pour le premier axe,
j'ai en effet fait mon premier sous-axe sur le fait qu'elle se soit adapté rapidement à ce milieu. Je pensais nuancer mon propos en évoquant le fait qu'on retrouve un peu de son passé dans la déco de son logement
et mon second sous-axe pourrait montrer qu'elle est la reine des quartiers riches de Paris.

Pour le 2nd axe : le regard de l'auteur sur Nana
Zola porte un regard tant bienveillant que péjoratif sur Nana
1er sous axe : la réussite de nana
2e : Zola glisse des éléments rabaissant Nana
3e : Nana victime des 'bétises' de la bourgeoisie
Tu ne sembles pas avoir vu des éléments positifs
- forte personnalité de Nana,
- un goût plus sûr que celui des parvenus qui l'entretiennent, comme si elle manifestait un bon sens populaire,
- absence de honte de ses origines…
La demi-mondaine est encore sympathique. La satire s'exerce plutôt à l'encontre des nouveaux riches…
Bonjour à tous
J'ai un commentaire littéraire à rendre pour lundi prochain à propos de ce texte de Zola
la problématique étant : vous étudierez le rapport entre le personnage et son lieu d'habitation, en analysant l'expression de la richesse, de l'ascension sociale et de la corruption
J'ai déjà formulé mon introduction, mais je ne trouve pas d'arguments pour appuyer chacune de ces trois thèses
avez vous des idées?
merci d'avance
Bonjour.

Tu aurais sûrement pu trouver quelques idées en lisant les messages précédents de cette discussion… L'as-tu fait ?