Céline, Voyage au bout de la nuit - Moi d’abord la campagne, faut que je le dise tout de suite, j’ai

Entraide scolaire

10 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Pouvez vous m'aider je doit faire un commentaire sur ce texte j'ai reussi ma seconde partie mais la premiere je ne trouve rien :
la seconde partie c'est : une denoncitaion de l'absurdité de la guerre.
Merci d'avance

TEXTE:
Moi d'abord la campagne , faut que je le dise tout de suite , j'ai jamais pu la sentir , je l'ai toujours trouvée triste , avec ses bourbiers qui n'en finissent pas , ses maisons où les gens n'y sont jamais et ses chemins qui ne vont nulle part . Mais quand on y ajoute la guerre en plus , c'est à pas y tenir . Le vent s'était levé , brutal , de chaque côté des talus , les peupliers mêlaient leurs rafales de feuilles aux petits bruits secs qui venaient de là-bas sur nous . Ces soldats inconnus nous rataient sans cesse , mais tout en nous entourant de mille morts , on s'en trouvait comme habillés . Je n'osais plus remuer.
Ce colonel c'était donc un monstre ! A présent , j'en étais assuré , pire qu'un chien , il n'imaginait pas son trépas ! Je conçus en même temps qu'il devait y en avoir beaucoup des comme lui dans notre armée , des braves , et puis tout autant sans doute dans l'armée d'en face . Qui savait combien ? Un , deux , plusieurs millions peut-être en tout ? Dés lors ma frousse devint panique . Avec des êtres semblables , cette imbécillité infernale pouvait continuer indéfiniment …Pourquoi s'arrêteraient-ils ? Jamais , je n'avais senti plus implacable la sentence des hommes et des choses .
Serais-je donc le seul lâche sur la terre ? Pensais-je . Et avec quel effroi !…Perdu parmi deux millions de fous héroïques et déchaînés et armés jusqu'au cheveux ? Avec casques, sans casques , sans chevaux , sur motos , hurlants , en auto , sifflants , tirailleurs , comploteurs , volants , à genoux , creusant , se défilant , caracolant dans les sentiers , pétaradant , enfermés sur la terre comme dans un cabanon 1, pour y tout détruire , Allemagne , France et Continents , tout ce qui respire , détruire , plus enragés que les chiens , adorant leur rage ( ce que les chiens ne font pas ) , cent , mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vicieux ! Nous étions jolis ! Décidément , je le concevais , je m'étais embarqué dans une croisade apocalyptique .
Pourtant je ne vois que ça dans ce passage, avec des termes comme "imbécilité infernale" "deux millions de fous héroïques" "mille fois plus enragés que mille chiens et tellement plus vivieux", etc. Le texte entier ne fait que dénoncer la guerre et son absurdité
Est-ce que pour ma partie les sous partie définit précédemment par jean Luc conviendré ? (Ici)
L'horreur
La folie
La déshumanisation (Message édité)
De manière générale les pistes données par Jean-Luc sont à suivre avec attention…. 😉
Sinon n'oublie pas la notion d'absurdité : Céline montre que l'on se trouve dans une sorte d'engrenage qui n'a plus de sens car de part et d'autre, dans les deux camps, les hommes continuent à surenchérir en ayant l'impression de commettre des actes héroïques, donc ça semble ne jamais pouvoir s'arrêter.
Pouvez vous m'aider davantage je ne trouve rien d'autre à mettre.
🙄 Je vois dans ce texte une description de la vie,de la nature telle que l'homme(ici Bardamu)peut la ressentir à travers l'évocation de la campagne ("j'ai jamais pu la sentir"il ya sans doute quelque chose à creuser dans cette expression…voir aussi toute la description qui m'évoque le difficile parcours de la vie("des chemins qui ne vont nulle part")puis plus loin lorsqu'il évoque le sentiment de la mort qui ne semble effrayer que lui alors que le colonel, "brave"(pour les autres," un monstre"pour bardamu) lui,comme ses soldats,"n'imagine même pas son trépas!"…
Merci pour votre aide mais je cherche des point pouvant aller dans ma partie : une denonciation de l'absurditer de la guerre
😞 Désolée je pensais qu'il vous manquait la pemière partie.En ce qui concerne l'illustration de l'absurdité de la guerre, le texte est riche en éléments comme les a cités Ammy.Peut être avez-vous des difficultés à organiser les idées entre elles?il dénonce l'horreur de la guerre avec une image assez forte:"en nous entourant de mille morts,on s'en trouvait comme habillés";de l'ironie aussi "nous étions jolis!";et aussi cette longue phrase de "avec casques(…) plus vicieux!");ces exclamations;l'expression de cette quantité surenchérie face à la soltitude,l'effroi de celui qui ne partage pas la folie de ces "fous héroiques et déchainés,armés jusqu'aux cheveux (😀) ".
Je vous remercie de votre aide oui en effet j'ai quelque difficulté a organiser mais idee dans ma redaction je'ai commencer par definir les different proceder utiliser par lauteur pour montrer labsurditer de la guerre j'ai donc commencer par montrer les diverse figure de style utiliser.
Vous ne voyez pas le reste. Ce qu'il ne faut pas faire, dans le commentaire, c'est ne voir que le message (Quel message l'auteur veut délivrer au reste de l'humanité?). Céline ne critique pas seulement la guerre, c'est un axe important dans l'oeuvre. Mais Céline ne travaille pas que sur un message. Il faut voir la position du personnage, ce qu'il ressent, etc. Son état d'esprit, l'art de la description. Et surtout, en quoi ce texte est novateur. Car avec votre axe de lecture, on pourrait croire que toute la littérature sur la guerre se résume à la même chose: critiquer la guerre. Mais il y a une différence entre tous ces textes, et Céline est un des plus originaux. Qu'est ce qu'il offre de nouveau? Qu'est ce qui fait que certains ont décidé de travailler sur Céline toute leur vie?