Conseils de lecture - Littérature classique

Littérature

198 réponses · Page 5 / 10

Bonjour,

Peut-être que c'est HS (?). 😜

J'ai appris (parce que ça s'apprend) à aimer lire avec Harry Potter (j'étais alors en CE1), donc pas de la grande littérature. Au collège j'ai aimé lire Twilight (Fascination, comme ça s'appelait). J'ai toujours été nulle en orthographe et en grammaire. Et en lisant ce que certains membres écrivent, j'ai l'impression qu'écrire cela c'est me ficher comme "spécimen rare de courge" ou quelque chose dans ce goût-là.
J'ai vraiment l'impression que vous mélangez tout.

Kytbn et Polo : vous êtes pour moi les plus clairvoyants. L'orientation vers les grands auteurs doit être progressive. Si à 15 ans on n'a rien lu, on ne commencera certainement pas avec Balzac (à quelques exceptions près, bien sûr - il y a toujours des exceptions…). Enfin… j'ai certainement dû mal interpréter certaines interventions.

Aeria.
Aeria : j'ai appris avec Harry Potter aussi, j'ai continué avec beaucoup de fantasy et de fantastique et de romans jeunesse, j'ai touché à tout, et je ne renie pas
Je pense que le truc, ce n'est pas de donner une échelle de valeurs et de vouer aux flammes de l'enfer ceux qui n'ont pas lu de classiques à 15 ans, mais plutôt de donner d'abord le goût de la lecture, peu importe avec quoi et ensuite, progressivement d'amener à se tourner vers autre chose. Mais je me suis peut-être mal exprimée auparavant 😜
Allann a écrit :Oui , mais on ne peut pas enseigner simplement ce que les élèves aiment , c'est ça le problème. Justement , la plupart après le bac n'auront plus aucun cours de français , alors on essaie durant les années lycée de leurs donner un tant soit peu de culture littéraire. A coté rien ne leur empêche de lire Marc Lévy ou autre. Je fus un grand fan de l'heroic fantasy pendant une periode , ça ne m'empêchait pas d'avoir des lectures plus élevées à coté.
Bien entendu, ne pas leur "enseigner" ce qu'ils aiment déjà (L'exemple de Twilight au bac était pour illustrer). Mais, une troisième fois, leur enseigner quelque chose qui puisse leur donner envie de continuer à lire.

Connaître de grands auteurs parce qu'on les a étudiés sous la contrainte au lycée, à mes yeux ce n'est absolument pas de la culture. Encore une fois, ce n'est pas parce qu'on peut contempler le dos de nos livres dans notre bibliothèque qu'on est cultivé. J'ai un Balzac et un Shakespeare qui traînent, je les ai étudiés, je connais leur existence, mais ça ne fait pas partie de ma culture générale.

Un élève passionné et incollable sur Beigbeder et Nothomb sera à mes yeux plus cultivé qu'un élève qui a des Balzac et des Zola dans sa bibliothèque mais qui n'est pas foutu d'en parler.

(Je verrai pour Les mouches 😉 )
nina68 a écrit :Personne n'a tort, et personne n'a raison.
Ici, chacun juge selon son propre point de vue, son propre vécu.

Malheureusement c'est souvent comme ça quand on parle de l'école, chacun pense détenir la solution à partir de son propre vécu.

Il y a quand même 2 réalités à prendre en compte :
- d'une part il y a les programmes, on ne peut pas faire n'importe quoi.
- d'autre part il y a les élèves, on ne peut pas faire comme s'ils n'étaient pas là. On ne peut pas faire cours sans les élèves, ou contre les élèves, sinon on ne tient pas 15 jours.
Tout cela est vrai. Mes amis, il me semble que c'est nina68 qui aura le dernier mot.
Aeria a écrit :Bonjour,

J'ai appris (parce que ça s'apprend) à aimer lire avec Harry Potter (j'étais alors en CE1), donc pas de la grande littérature. Au collège j'ai aimé lire Twilight (Fascination, comme ça s'appelait). J'ai toujours été nulle en orthographe et en grammaire. Et en lisant ce que certains membres écrivent, j'ai l'impression qu'écrire cela c'est me ficher comme "spécimen rare de courge" ou quelque chose dans ce goût-là.
J'ai vraiment l'impression que vous mélangez tout.
"Spécimen rare de courge" 😀

Personnellement, n'ayant jamais lu Twilight… Je connais des gens très intéressants qui lisent Twilight. Bon, je ne dis pas que je ne me moque jamais, mais bon ça ne veut effectivement pas dire grand chose. Comme tout, c'est le public qui fait l'image, et c'est en regardant le public, davantage que l'œuvre, qu'on juge (je ne cautionne pas, je constate). Et à voir la masse suante et puante de minettes en chaleur vouant corps et âme à Twilight, c'est effectivement assez simple de juger… 😀
Aeria a écrit :Kytbn et Polo : vous êtes pour moi les plus clairvoyants. L'orientation vers les grands auteurs doit être progressive. Si à 15 ans on n'a rien lu, on ne commencera certainement pas avec Balzac (à quelques exceptions près, bien sûr - il y a toujours des exceptions…). Enfin… j'ai certainement dû mal interpréter certaines interventions.

Aeria.
Non non, c'est tout à fait clair. Et tout à fait vrai ! (Enfin, si je suis mon petit avis )

AnneGabrielle a écrit :Aeria : j'ai appris avec Harry Potter aussi, j'ai continué avec beaucoup de fantasy et de fantastique et de romans jeunesse, j'ai touché à tout, et je ne renie pas
Je pense que le truc, ce n'est pas de donner une échelle de valeurs et de vouer aux flammes de l'enfer ceux qui n'ont pas lu de classiques à 15 ans, mais plutôt de donner d'abord le goût de la lecture, peu importe avec quoi et ensuite, progressivement d'amener à se tourner vers autre chose. Mais je me suis peut-être mal exprimée auparavant 😜
Mais tout à fait.

Et puis, il n'y aurait même pas à dire "je ne renie pas" (mais qu'il est chiant ce Kytbn), c'est votre chemin, soyez en fier ! Et puis, Harry Potter c'est super. 😀
Anne Gabrielle: je ne comprends pas, quand vous dites "Je pense que le truc, ce n'est pas de donner une échelle de valeurs et de vouer aux flammes de l'enfer ceux qui n'ont pas lu de classiques à 15 ans, mais plutôt de donner d'abord le goût de la lecture, peu importe avec quoi".
Cela veut dire, que vous pensez qu'un professeur de français doit d'abord donner le goût de la lecture même si il ne le fait pas en faisant étudier des classiques?
Si c'est le cas je trouve ça absurde.
L'autre jour j'ai lu sur un forum qu'une enseignante faisait étudier Anna Gavalda à ses élèves de quatrième sous prétexte qu'elle avait une classe "difficile".
Pour ma part, je n'apprécie pas Anna Gavalda mais je n'ai rien contre. Si elle permet de donner envie de lire à des gens qui n'aimaient pas. Pourquoi pas? C'est un moyen comme un autre d'arriver à la littérature. Mais de là à la faire étudier en classe..J'espère que je ne suis pas la seule à trouver qu'il y'a un gouffre entre Anna Gavalda et Molière!
Je ne pense pas qu'au brevet des collèges ils puissent tomber un jour sur Anna Gavalda. Et pour ceux qui iront jusqu'au bac, ils tomberont sur des auteurs classiques aussi. Comment feront-ils s'il n'en ont pas ou peu étudiés?
Si les enseignants doivent faire leurs cours en fonction des envies ou du niveau (parfois peu élevé) des élèves, ils risquent de finir par faire étudier oui-oui à des élèves de terminale!
Il y a souvent des matières qui intéressent moins que d'autres. Cela dépend de l'élève. En ce qui me concerne, c'est l'S.V.T. Pour d'autres c'est le français. C'est pas pour autant que mon professeur nous pénalisent. Cette année, (je suis en 3ème), on a étudié Carmen de Prosper Mérimée, le dernier jour d'un condamné de Victor Hugo et Cyrano de Berjerac de Edmond Rostand.
Voilà, j'espère m'être exprimée dans un français correct et m'excuse d'avance pour les fautes d'orthographes que je risque d'avoir laissé trainé derrière moi.
Je vais tenter de m'inscrire dans ce débat en tant que future enseignante, très prochainement, tenant encore à mes idéaux, tout en écoutant tous les témoignages de professeurs en activité, pour ne pas que ces idéaux ne soient que des illusions.

Ce ne sont pas des solutions miracles, je le sais bien, mais je pense qu'il est possible de trouver un compromis à ce qui semble être une impasse (comment donner aux élèves une culture littéraire solide sans pour autant les dégoûter de la littérature ?), par quelques moyens :

- instaurer une progression dans l'année en ce qui concerne les lectures cursives, et ne pas faire lire un roman-fleuve dès le mois de septembre.
- pour les textes réputés les plus difficiles, tester le terrain, en quelque sorte, avec de courts extraits analysés en profondeur. Il me paraît logique de rester de marbre, ou même de s'ennuyer profondément, en lisant in extenso une oeuvre difficile, sans filets. En revanche, une lecture courte et bien accompagnée peut remplir le double rôle de donner des bases d'analyse littéraire solides aux élèves et, peut-être, de leur donner envie de lire la suite. Etudier des incipits me semble pour cela une bonne chose.
- faire de nombreux parallèles entre l'oeuvre étudiée et des domaines bien connus des élèves, que ce soit le cinéma, la musique, l'actualité, etc… Pour moi, la référence, c'est le film L'esquive, qui montre bien que l'étude d'une pièce on ne peut plus classique, de Marivaux, peut trouver beaucoup d'échos dans la vie contemporaine… Du coup, le film devient un outil de travail intéressant. Je pense que travailler avec des supports variés (films, mises en scène, chansons, publicités, etc), en plaçant toujours au centre de ces supports le texte littéraire, qui reste l'objet de base, est indispensable de nos jours pour capter l'attention des élèves. Une sorte de préparation, d'aide à la lecture, mais qui ne la remplace pas.
- en ce qui concerne le collège, et la littérature jeunesse, elle n'est pas à rejeter, je pense, mais à utiliser à bon escient : on peut tout à fait donner à lire Le roi Arthur, très bon livre de Micheal Morpugo, en introduction ou en complément à un roman de Chrétien de Troyes, pour ne donner qu'un exemple.

Pour moi, ce n'est donc pas une question de choix entre la littérature "classique" et la littérature "facile", mais plutôt de lecture accompagnée qui ne laisse jamais les classiques de côté.
Qu'en pensez-vous ?
Holce a écrit : Si les enseignants doivent faire leurs cours en fonction des envies ou du niveau (parfois peu élevé) des élèves, ils risquent de finir par faire étudier oui-oui à des élèves de terminale!
Il n'y a plus rien à dire après cela (mais évidemment je vais quand même continuer un peu). Non seulement ce risque est réel, mais ces élèves "difficiles" qui ont déjà bien conscience qu'ils sont tout en bas de l'échelle de la Culture n'en seront pas très heureux. Racine dans les lycées bourgeois, A. Gavalda dans les lycées de banlieue… Drôle de coïncidence, je viens de lire ceci, qui devrait faire plaisir à lapetitemu : https://www.aplettres.org/nouveaux_programmes_litterature.htm
C'est déjà très bien, quand on commence à enseigner, d'avoir conscience de la nécessité de s'adapter à un public, d'avoir un peu réfléchi sur le rapport enseignant / élèves car plein de gens passent les concours et se prennent la réalité en pleine figure.
J'ai aussi eu des élèves qui avaient étudié Anna Gavalda au collège. Je ne porte pas de jugements. Je sais combien le collège est difficile pour les enseignants, et vite un enfer. Si le prof a pu faire quelque chose de constructif, pourquoi pas. Au collège avec certaines classes tout part vite en vrilles, et on fait ce qu'on peut. Elle n'a quand même pas fait toute l'année là-dessus non plus, et si elle avait un projet intéressant…De toute façon tous les choix sont contestables.
Il est vrai qu'au lycée la marge de manoeuvre est un peu moins grande, et qu'avec la préparation du bac, on ne peut pas se permettre trop de fantaisies.
Trialph a écrit :
Holce a écrit : Si les enseignants doivent faire leurs cours en fonction des envies ou du niveau (parfois peu élevé) des élèves, ils risquent de finir par faire étudier oui-oui à des élèves de terminale!
Il n'y a plus rien à dire après cela (mais évidemment je vais quand même continuer un peu). Non seulement ce risque est réel, mais ces élèves "difficiles" qui ont déjà bien conscience qu'ils sont tout en bas de l'échelle de la Culture n'en seront pas très heureux. Racine dans les lycées bourgeois, A. Gavalda dans les lycées de banlieue… Drôle de coïncidence, je viens de lire ceci, qui devrait faire plaisir à lapetitemu : https://www.aplettres.org/nouveaux_programmes_litterature.htm
Ce n'est pas si simple. C'est bien beau d'avoir des principes, il faut parfois imaginer la réalité. J'ai interrogé plusieurs classes de 1ère technologiques, génies mécaniques et autres, ils avaient un très beau descriptif, digne presque d'une 1ère générale, avec Ruy Blas, La Peste…
Aucun élève n'a su faire de plan, ils avaient d'énormes difficultés de compréhension, pourtant ils étaient gentils, polis, de bonne volonté. Déjà le 1er m'a dit que Camus était mort de la Peste. Un n'a compris qu'au bout de 5 minutes que Heureux qui comme Ulysse opposait Rome et la France car il ne savait pas où était Rome. Selon plusieurs, Candide était un grand auteur. (l'auteur de Voltaire, d'ailleurs, a expliqué l'un d'entre eux…)
Ce n'étaient pas des textes fondamentalement difficiles, à part Ruy Blas, La peste n'est quand même pas le roman le plus ardu qu'il soit, et ils pataugeaient incroyablement. Je ne dis pas qu'ils auraient dû faire Anna Gavalda, mais il faut se garder de jugements trop réducteurs.
Nina68 a écrit:
"Ce n'est pas si simple. C'est bien beau d'avoir des principes, il faut parfois imaginer la réalité. "

Parfois la réalité est inquiétante…
Holce a écrit :Anne Gabrielle: je ne comprends pas, quand vous dites "Je pense que le truc, ce n'est pas de donner une échelle de valeurs et de vouer aux flammes de l'enfer ceux qui n'ont pas lu de classiques à 15 ans, mais plutôt de donner d'abord le goût de la lecture, peu importe avec quoi".
Cela veut dire, que vous pensez qu'un professeur de français doit d'abord donner le goût de la lecture même si il ne le fait pas en faisant étudier des classiques?
Si c'est le cas je trouve ça absurde.
L'autre jour j'ai lu sur un forum qu'une enseignante faisait étudier Anna Gavalda à ses élèves de quatrième sous prétexte qu'elle avait une classe "difficile".
Pour ma part, je n'apprécie pas Anna Gavalda mais je n'ai rien contre. Si elle permet de donner envie de lire à des gens qui n'aimaient pas. Pourquoi pas? C'est un moyen comme un autre d'arriver à la littérature. Mais de là à la faire étudier en classe..J'espère que je ne suis pas la seule à trouver qu'il y'a un gouffre entre Anna Gavalda et Molière!
Je ne pense pas qu'au brevet des collèges ils puissent tomber un jour sur Anna Gavalda. Et pour ceux qui iront jusqu'au bac, ils tomberont sur des auteurs classiques aussi. Comment feront-ils s'il n'en ont pas ou peu étudiés?
Si les enseignants doivent faire leurs cours en fonction des envies ou du niveau (parfois peu élevé) des élèves, ils risquent de finir par faire étudier oui-oui à des élèves de terminale!
Il y a souvent des matières qui intéressent moins que d'autres. Cela dépend de l'élève. En ce qui me concerne, c'est l'S.V.T. Pour d'autres c'est le français. C'est pas pour autant que mon professeur nous pénalisent. Cette année, (je suis en 3ème), on a étudié Carmen de Prosper Mérimée, le dernier jour d'un condamné de Victor Hugo et Cyrano de Berjerac de Edmond Rostand.
Voilà, j'espère m'être exprimée dans un français correct et m'excuse d'avance pour les fautes d'orthographes que je risque d'avoir laissé trainé derrière moi.
Aussi bizarre que cela puisse paraître, je trouve encore plus absurde de s'obstiner à faire étudier Racine à des gamins qui, comme en témoigne Nina68, n'en comprennent pas le premier vers.
Mais comme d'habitude, on ne s'attaque pas à la source du problème. Si l'enseignement des bases du français était mieux assimilé, on n'aurait pas de telles difficultés de compréhension au collège ou au lycée, et on pourrait commencer plus tôt l'étude de classiques. M'enfin, ce n'est que mon avis, et n'étant pas prof je ne peux pas en juger vraiment …
AnneGabrielle a écrit :Aussi bizarre que cela puisse paraître, je trouve encore plus absurde de s'obstiner à faire étudier Racine à des gamins qui, comme en témoigne Nina68, n'en comprennent pas le premier vers.
Mais comme d'habitude, on ne s'attaque pas à la source du problème. Si l'enseignement des bases du français était mieux assimilé, on n'aurait pas de telles difficultés de compréhension au collège ou au lycée, et on pourrait commencer plus tôt l'étude de classiques. M'enfin, ce n'est que mon avis, et n'étant pas prof je ne peux pas en juger vraiment …
Il est évident qu'à partir du moment où des élèves arrivent en collège sans avoir de bases solides en français, le problème est avant.
Mais je continue à penser que l'étude des classiques en collège et lycée reste indispensable.
Et même si la majorité des élèves n'apprécient pas, il reste au moins une minorité à qui cela bénéficient.
Petite, je détestais lire. Ensuite je me suis mise à Harry potter ou encore Peggy Sue. Arrivée au lycée je n'avais lui (de moi même) qu'un seul classique : 1984 de Orwell. Donc arrivée en seconde notre professeur nous a donné Gobseck de Balzac : L'horreur ! Puis voyant qu'il nous avait traumatisé il nous a fait lire de la SF : 1984 (ça tombait bien je l'avais déjà lu =] ), Les chroniques martiennes et Fahrenheit 451 de Bradbury qui et là ça passait déjà mieu !
Mais je me suis intéressée de moi-même au classique le premier que j'ai lu (au lycée) c'est Les hauts de hurle-vent de emily Brontë et je l'ai rencontré dans … Twilight et oui … Puis ensuite j'ai simplement pioché dans ma liste de livres conseillés à lire en première et puis maintenant j'adore la lecture de classique (en ce moment c'est Les Liaisons dangeureuses de laclos.

J'ai vu plus haut ou dans les pages précédentes certaines choses avec lesquelles je ne suis pas d'accord ! =D

Déjà Lapetitemu tu dis que pour intéresser les élèves il faut leur faire étudier l'incipit, enfin moi étant élève et sortant de ma première L je peux t'affirmer qu'il n'y a rien de plus ennuyeux qu'un incipit, pourtant j'adore découvrir les livres et les étudier mais les incipits c'est horrible ! xD Peut-être une execption pour Candide de Voltaire ! =)

Autre chose, j'ai vu que beaucoup affirme quand lisant on ne fait pas de fautes d'orthographes, et bien moi je lis beaucoup et pourtant je fais beaucoup, mais beaucoup de fautes, je connais toutes les règles mais c'est obligé à chaque copie que je rend j'ai des points en moins pour l'ortho ! >.<

Et enfin si il y a un roman à faire lire pour l'objet d'étude des romans je pense qu'il faudrait faire lire du Dumas (père ou même fils ) par exemple Pauline je l'ai eu malheureusement qu'en lecture cursive mais j'aurais surement adoré l'étudier ! =)
Holce : Je suis daccord avec toi, je pense qu'un prof de francais se doit de faire étudier les grands classique à ses élèves ! Puis après tout, si les élèves veulent lire des oeuvres qu'ils trouvent plus divertissantes, ils ont qu'à faire des lectures personelles ! Une reflexion littéraire ne peut malheureusement pas se fonder sur Harry Potter, mais cela peut l'enrichir ! ( je ne dénigre pas du tout Harry Potter, j'adore l'univers & l'auteur ! )
Au fait j'y repense, vous n'allez pas me croire, mais plusieurs de ces 1ères techno, sur une fable de La Fontaine, ont remarqué que les syllabes se suivaient.

Un n'a su dire d'ailleurs que ça : je vois des syllabes qui s'enchaînent.
Plusieurs n'avaient jamais entendu parler de Louis XIV.
La galère que c'était ces oraux…
nina68 a écrit : Ce n'est pas si simple. C'est bien beau d'avoir des principes, il faut parfois imaginer la réalité. J'ai interrogé plusieurs classes de 1ère technologiques, génies mécaniques et autres, ils avaient un très beau descriptif, digne presque d'une 1ère générale, avec Ruy Blas, La Peste…
Aucun élève n'a su faire de plan, ils avaient d'énormes difficultés de compréhension, pourtant ils étaient gentils, polis, de bonne volonté. Déjà le 1er m'a dit que Camus était mort de la Peste. Un n'a compris qu'au bout de 5 minutes que Heureux qui comme Ulysse opposait Rome et la France car il ne savait pas où était Rome. Selon plusieurs, Candide était un grand auteur. (l'auteur de Voltaire, d'ailleurs, a expliqué l'un d'entre eux…)
Je connais la réalité. J'ai justement été stupéfaite de voir Molière, dont je ne donnais pas cher face à une 4ème ZEP survoltée, remporter un succès confondant.
Confondre l'auteur et le personnage, c'est une erreur qui manifeste une compétence si faible de lecture qu'on retrouverait la même erreur à propos de n'importe quelle œuvre : aura-t-on vraiment progressé le jour où un élève dira à son oral de français que Harry Potter est l'auteur de J.K. Rowling?
Si la difficulté est de déchiffrer et de donner un sens aux mots, il vaut peut-être mieux demander aux élèves des efforts qui leur permettent de comprendre un classique plutôt qu'A. Gavalda.
Si la difficulté est de déchiffrer et de donner un sens aux mots, il vaut peut-être mieux demander aux élèves des efforts qui leur permettent de comprendre un classique plutôt qu'A. Gavalda.
Je suis, pour ma part, complètement d'accord avec Augustin d'Humières (Homère et Shakespeare en banlieue, éd. Grasset), un ancien d'Henri IV, enseignant en banlieue (difficile) depuis de nombreuses années, qui soutient qu'il faut proposer des choses ambitieuses et prenantes aux élèves - à tous les élèves (il leur donne des cours de grec et de théâtre). Je pense, comme lui, que c'est la meilleure façon de leur montrer qu'on les respecte, et qu'on leur fait confiance. Il n'est pas forcément remarqué positivement par les inspecteurs 😉 , mais il n'est pas le seul à affirmer qu'enseigner l'usage de l'aoriste et de l'augment peut "sauver" des élèves et leur rendre l'estime d'eux-mêmes. Voir aussi les propos et les méthodes de la médiatique et admirable Cécile Ladjali (auteur de Éloge de la transmission. Le maître et l'élève, issu de sa conversation avec George Steiner).
… Voir enfin aussi le film L'esquive de A. Kechiche…
Je ne m'immiscerai plus dans cette conversation. 😜

Mais comme il ne semble choquer personne que ce topic ait complètement dévié de son sujet initial, j'en profite pour vous dire que j'ai eu mon bac ! 😀


Je vais m'enfiler toute la bière de Paris, maintenant. Bonne journée !
🙂
Félicitations!
Et bonne journée.
Personnellement je ne milite pas pour Anna Gavalda ou autres…
Un enseignant est toujours plus convaincant quand il parle de ce qu'il aime. Moi j'aime défendre des oeuvres récentes, auxquelles je crois. Je crois en ce va-et-vient entre le "passé", les classiques et le présent. Pas Anna Gavalda ou Marc Levy mais de vrais beaux textes que j'aime.
On peut très bien enseigner Molière ou Racine en Zep mais il faut toutefois accepter de désacraliser ces textes. Par quelque part il faut accepter de les "salir" : il faut transposer, traduire, … Il faut que les élèves s'approprient ces textes. Et ça marche. L'élève n'en a rien à faire, que l'auteur soit Anna Gavalda ou Molière, il faut que ça lui parle. Si on présente ces textes comme de saintes reliques à vénérer, c'est la catastrophe garantie.
Moi qui suis dans un très bon lycée j'ai vu plusieurs fois de jeunes profs de lettres craquer car ils pensent faire leur boulot en faisant de belles explications de texte ou leçons type agrégation.
L'Esquive est très réaliste de ce point de vue, et devrait être vu par tous les jeunes enseignants. Pour beaucoup (j'en connais…) c'est déjà insuppportable

Félicitations pour le bac. 🆒
Kytbn a écrit :
Mais comme il ne semble choquer personne que ce topic ait complètement dévié de son sujet initial
…C'est ce qui fait le charme des conversations… 🙂

j'en profite pour vous dire que j'ai eu mon bac ! 😀
…Félicitations et bonnes vacances (méritées) !
Héhé félicitations Kytbn, tu l'as bien mérité après tous tes efforts durant l'année. 🆒

Je suis toujours un peu déçue de voir les listes de lectures pour les classes de lycée. Entre les incontournables Molière, Racine, Zola et Anna Gavalda ou autres, il y aurait un fossé d'oubli dans lequel seraient relégués d'autres grands auteurs qu'on ne prend pas la peine de faire découvrir au lycée.
A titre d'exemple, en 1ère L (j'étais dans un lycée franchement populaire mais ça restait quand même à peu près correct), ma prof nous a fait découvrir la littérature d'une autre façon. J'ai effectivement étudié pour l'objet d'études "théâtre" Les Mouches mais ça a permis à la prof de revenir au mythe des Atrides et de nous faire découvrir le théâtre grec et le travail d'Ariane Mnouchkine. Plus surprenant, au lieu de faire l'éternel Voltaire pour l'objet d'études "argumentation", on a travaillé sur Van Gogh ou le suicidé de la société d'Artaud. Texte atypique, très peu lu, rageur mais qui a intrigué tout le monde. A partir d'Artaud, on a approché un peu la fameuse "nef des fous" de Foucault (dans Histoire de la folie classique à l'âge classique), les peintures de Bosch et ce qu'on appelle plus ou moins péjorativement l'art "des fous". Très surprenant… L'objet d'études sur l'autobiographie nous a permis d'étudier plusieurs autoportraits picturaux et photographiques (c'est pas courant d'oser affronter les photos d'Hervé Guibert…). Je me souviens aussi de la lecture un samedi matin de quelques pages d'un Jean-Pierre Vernant etc. etc. Bref, je ne renie pas l'intérêt des grands piliers de la littérature française, mais on peut aussi les aborder moins directement (par exemple pour les lectures dites cursives) et toucher les jeunes par l'intermédiaire d'artistes plus ou moins dans l'ombre car parfois choquants ou à l'esthétique plus troublante, moins…classique. En tout cas, cette année de français fut appréciée par tout le monde grâce à cette prof qui a su montrer la diversité de la littérature et de l'art et toucher ses élèves en évoquant des questions qui les intriguent généralement.
Tant pis si ma petite expérience paraît naïve. 😀