Allann a écrit :…Pourtant , je trouve que Zola n'a pas le dixième du talent de Balzac.Ils ont des qualités et des défauts différents…
Conseils de lecture - Littérature classique
198 réponses · Page 3 / 10
J'ai un avis totalement opposé ; je trouve Zola doté d'un génie qui me touche, et Balzac doté d'un génie qui ne me touche pas. Zola est, à la façon de Victor Hugo, l'écrivain du "peuple", il touche toujours du doigt les injustices sociales, les évolutions, les moeurs au sein du peuple comme au sein de l'aristocratie… enfin, c'est mon avis, évidemment.
Personnellement j'ai commencé Zola avec Au Bonheur des Dames, et je n'ai pas regretté.
Et sinon, pour continuer dans les conseils de lecture… Victor Hugo, cela s'impose. Ah mais que conseiller ?… son oeuvre toute entière ? 😉 Bon, personnellement, je trouve Hugo indétrônable et j'aime absolument tout ce qu'il a pu écrire, mais je dirais peut-être Notre-Dame de Paris, ou Le Dernier jour d'un condamné (très court, mais très beau et intense).
Sinon, je conseillerais bien Aurélien, d'Aragon, que j'ai absolument adoré, ou quelques Marguerite Duras… Enfin, pour l'été, il y a toujours les romans captivants et merveilleusement bien écrits de Dumas ! Le Comte de Monte-Cristo, référence un peu réchauffée, certes, mais personnellement je ne m'en lasse pas ! 😀)
Personnellement j'ai commencé Zola avec Au Bonheur des Dames, et je n'ai pas regretté.
Et sinon, pour continuer dans les conseils de lecture… Victor Hugo, cela s'impose. Ah mais que conseiller ?… son oeuvre toute entière ? 😉 Bon, personnellement, je trouve Hugo indétrônable et j'aime absolument tout ce qu'il a pu écrire, mais je dirais peut-être Notre-Dame de Paris, ou Le Dernier jour d'un condamné (très court, mais très beau et intense).
Sinon, je conseillerais bien Aurélien, d'Aragon, que j'ai absolument adoré, ou quelques Marguerite Duras… Enfin, pour l'été, il y a toujours les romans captivants et merveilleusement bien écrits de Dumas ! Le Comte de Monte-Cristo, référence un peu réchauffée, certes, mais personnellement je ne m'en lasse pas ! 😀)
Si je vous demandais deux/trois grands classiques par siècle (du XVI au XXème), vous me diriez lesquelles ? 😂 Juste pour voir si j'ai encore des progrès à faire niveau culture littéraire française 😀
Le Princesse de Clèves De Madame de La Fayette.
Le Rouge et le Noir de Sthendal.
Madame Bovary de Flaubert.
Pour Hugo , je préfère plutôt son théâtre avec Hernani entre autre.
Les liaisons Dangereuses de Laclos.
Les confessions de Rousseau.
Si le grain ne meurt de Gide.
Ulysse de Joyce.
Les mots de Sartre et les mouches (théâtre).
En attendant Godot de Beckett (théâtre).
Balzac évidemment.
Et plus personnellement , toute l'oeuvre de Cocteau et de Duras (Roman , théâtre , cinéma) 🙂.
Le Rouge et le Noir de Sthendal.
Madame Bovary de Flaubert.
Pour Hugo , je préfère plutôt son théâtre avec Hernani entre autre.
Les liaisons Dangereuses de Laclos.
Les confessions de Rousseau.
Si le grain ne meurt de Gide.
Ulysse de Joyce.
Les mots de Sartre et les mouches (théâtre).
En attendant Godot de Beckett (théâtre).
Balzac évidemment.
Et plus personnellement , toute l'oeuvre de Cocteau et de Duras (Roman , théâtre , cinéma) 🙂.
Concernant Balzac, une chose me paraît certaine, c'est qu'il est de moins en moins lu et de moins en moins étudié dans le secondaire, et je me dis souvent qu'il ne sera bientôt plus connu du "grand public".
Dans mon lycée un collègue s'obstine chaque année à faire le Père Goriot, c'est un type très bien, très estimé des élèves, mais cette lecture les traumatise, quand je les récupère en 1ère le seul nom de Balzac provoque une émeute.
Et je ne connais personne qui choisisse Balzac pour l'objet d'étude Roman, personnages et vision du monde en 1ère. Zola oui, Flaubert, Stendhal, mais pas Balzac.
Cela m'intéresserait d'avoir des témoignages d'élèves ou de collègues sur des romans de Balzac (je ne parle pas du Chef d'oeuvre inconnu ou autres nouvelles, mais vraiment des romans), en plus j'avoue que ça fait longtemps que je n'y ai pas touché. Je me souviens des plus abordables, mais qu'est-ce qui peut vraiment "parler" à un lycéen ?
Dans mon lycée un collègue s'obstine chaque année à faire le Père Goriot, c'est un type très bien, très estimé des élèves, mais cette lecture les traumatise, quand je les récupère en 1ère le seul nom de Balzac provoque une émeute.
Et je ne connais personne qui choisisse Balzac pour l'objet d'étude Roman, personnages et vision du monde en 1ère. Zola oui, Flaubert, Stendhal, mais pas Balzac.
Cela m'intéresserait d'avoir des témoignages d'élèves ou de collègues sur des romans de Balzac (je ne parle pas du Chef d'oeuvre inconnu ou autres nouvelles, mais vraiment des romans), en plus j'avoue que ça fait longtemps que je n'y ai pas touché. Je me souviens des plus abordables, mais qu'est-ce qui peut vraiment "parler" à un lycéen ?
J'avais étudié en première Eugénie Grandet , beaucoup d'élèves de ma classe n'avaient même pas lu le livre , moi ça m'a passionné. Malheureusement en L où ailleurs , les élèves fuient les livre dès qu'ils ont un nombre de page élevé. Pour que Balzac intéresse tous les élèves , il faudrait travailler un petit Roman comme le colonel Chabert ou quelques choses de plus "fantastique" comme la peau de Chagrin. Ca pourrait aussi être une bonne idée de travailler sur le roman et sur une adaptation cinématographique quelconque .
Ornot a écrit :Si je vous demandais deux/trois grands classiques par siècle (du XVI au XXème), vous me diriez lesquelles ? 😂 Juste pour voir si j'ai encore des progrès à faire niveau culture littéraire française 😀XVIe :
- Rabelais, Gargantua;
- un recueil de Ronsard ou Du Bellay;
- Montaigne, Essais livre I.
XVIIe :
- Racine, Phèdre;
- Mme de La Fayette, La Princesse de Clèves;
- La Fontaine, Fables.
XVIIIe :
- Montesquieu, Les Lettres persanes
- Voltaire, Candide;
- Sade, un texte au choix.
XIXe (difficile de choisir!!) :
- Hugo, Hernani;
- Flaubert, Madame Bovary;
- un Zola ou bien Huysmans, A rebours.
XXe :
- Proust, Du côté de chez Swann;
- Céline, Voyage au bout de la nuit;
- Robbe-Grillet, Les Gommes.
Je ne crois pas que l'Ulysse de Joyce soit une découverte primordiale, a fortiori en première.
C'est très long et il y a sans doute bien des choses à lire avant.
C'est très long et il y a sans doute bien des choses à lire avant.
Sullyvan a écrit :Je ne crois pas que l'Ulysse de Joyce soit une découverte primordiale, a fortiori en première.Et certains réussissent à vivre sans l'avoir lu 😀
C'est très long et il y a sans doute bien des choses à lire avant.
Je ne l'ai pas lu non plus, seulement croisé dans une librairie. L'épaisseur m'en a éloigné 🙄…
Sade est si incontournable que ça dans le XVIIIe littéraire ? Moi qui espérais y échapper.
Sade est si incontournable que ça dans le XVIIIe littéraire ? Moi qui espérais y échapper.
Mais , il est génial Joyce 🙂.
Et Sade aussi , les 120 journées de Sodome , un petit receuil de toutes les perversions sexuelles existantes , tu voudrais passer à coté de cà? 😜
Et Sade aussi , les 120 journées de Sodome , un petit receuil de toutes les perversions sexuelles existantes , tu voudrais passer à coté de cà? 😜
nina68 a écrit :Concernant Balzac, une chose me paraît certaine, c'est qu'il est de moins en moins lu et de moins en moins étudié dans le secondaire, et je me dis souvent qu'il ne sera bientôt plus connu du "grand public".Je fais partie de cette immense majorité d'élèves qui en seconde (et même en première) ne se sentaient pas intéressés par la lecture. Et je fais aussi partie de ceux qui ont très longtemps été traumatisés par la seule prononciation du nom de Balzac. J'ai "étudié" Le colonel Chabert en seconde, et je ne m'en suis jamais remis…
Dans mon lycée un collègue s'obstine chaque année à faire le Père Goriot, c'est un type très bien, très estimé des élèves, mais cette lecture les traumatise, quand je les récupère en 1ère le seul nom de Balzac provoque une émeute.
Et je ne connais personne qui choisisse Balzac pour l'objet d'étude Roman, personnages et vision du monde en 1ère. Zola oui, Flaubert, Stendhal, mais pas Balzac.
Cela m'intéresserait d'avoir des témoignages d'élèves ou de collègues sur des romans de Balzac (je ne parle pas du Chef d'oeuvre inconnu ou autres nouvelles, mais vraiment des romans), en plus j'avoue que ça fait longtemps que je n'y ai pas touché. Je me souviens des plus abordables, mais qu'est-ce qui peut vraiment "parler" à un lycéen ?
Si je le lisais aujourd'hui, ce serait bien entendu différent… J'aimerais beaucoup lire La peau de chagrin…
Quand je dis qu'à l'âge du secondaire, on est trop jeune pour s'intéresser vraiment à la "grande" littérature !!! Non, je ne prends pas mon cas pour une généralité, vous voyez bien que la majorité n'aime pas cela.
Faites lire des romans simples et amusants ! Brisez ce stéréotype selon lequel "La lecture c'est chiant". Ce n'est pas en faisant lire Balzac à des élèves de quinze ans que vous allez leur donner envie de lire.
Si on m'avait fait lire Queneau en seconde, je me serais sans doute intéressé à la littérature beaucoup plus tôt.
Les actifs de ce forum qui vont me dire que j'ai tort, vous êtes des exceptions. Les passionnés de littérature au lycée SONT des exceptions, et vous le savez tous très bien. 😀
Allann a écrit :Mais , il est génial Joyce 🙂.Mouais.
Et Sade aussi , les 120 journées de Sodome , un petit receuil de toutes les perversions sexuelles existantes , tu voudrais passer à coté de cà? 😜
Pour le XVIIIe siècle, je dirais (sans surprise 😀) Prévost et Marivaux. Et, moins indispensables au lycée, Crébillon fils et Restif de la Bretonne.
Déjà je vous remercie de la sincérité de votre réponse !
Je suis partiellement d'accord avec vous :
1. J'ai à coeur de montrer que la littérature est vivante en faisant étudier des oeuvres récentes. Je déplore qu'un certain nombre de collègues ne s'intéressent pas à l'actualité littéraire.
Ainsi en 2nde j'ai abordé Emmanuel Carrère, Roberto Saviano, en 1ère pour ce fameux objet d'étude "roman, vision de l'homme et du monde…" j'ai choisi Claudel (Philippe ).
2. On ne peut faire l'impasse sur les classiques. Il faut donner des notions d'histoire littéraire aux élèves, d'une part car c'est notre boulot, d'autre part, si on ne le fait pas, un certain nombre d'élèves n'y auront jamais accès.
Il faut se méfier aussi de choix trop démagogiques. Ainsi j'ai interrogé à l'oral des ST2S sur Carrère justement, L'Adversaire, qui évoque l'affaire Jean-Claude Romand, cela avait beaucoup plu aux élèves mais correspondait peu à l'objet d'étude : roman visionde l'homme et du monde. (ce n'est pas un roman…)
Ce qui m'a valu d'entendre 46 fois : "en grand I) j'évoquerai l'aspect morbide du texte avec le champ lexical du massacre, je cite "enfants dans les sacs plastique" "corps calcinés…"
Ils avaient tous lu le livre, l'avaient tous aimé, mais quel est l'intérêt ?
Je suis partiellement d'accord avec vous :
1. J'ai à coeur de montrer que la littérature est vivante en faisant étudier des oeuvres récentes. Je déplore qu'un certain nombre de collègues ne s'intéressent pas à l'actualité littéraire.
Ainsi en 2nde j'ai abordé Emmanuel Carrère, Roberto Saviano, en 1ère pour ce fameux objet d'étude "roman, vision de l'homme et du monde…" j'ai choisi Claudel (Philippe ).
2. On ne peut faire l'impasse sur les classiques. Il faut donner des notions d'histoire littéraire aux élèves, d'une part car c'est notre boulot, d'autre part, si on ne le fait pas, un certain nombre d'élèves n'y auront jamais accès.
Il faut se méfier aussi de choix trop démagogiques. Ainsi j'ai interrogé à l'oral des ST2S sur Carrère justement, L'Adversaire, qui évoque l'affaire Jean-Claude Romand, cela avait beaucoup plu aux élèves mais correspondait peu à l'objet d'étude : roman visionde l'homme et du monde. (ce n'est pas un roman…)
Ce qui m'a valu d'entendre 46 fois : "en grand I) j'évoquerai l'aspect morbide du texte avec le champ lexical du massacre, je cite "enfants dans les sacs plastique" "corps calcinés…"
Ils avaient tous lu le livre, l'avaient tous aimé, mais quel est l'intérêt ?
Pardonnez moi, l'apparente violence de mon message ne vous était pas destinée. 😀
C'est simplement que j'en trouve beaucoup tellement nombrilistes, à croire que comme eux il faudrait s'intéresser à Racine, Laclos, Balzac ou Sartre à quinze balais !
Pardonnez mon déterminisme mais on n'est pas tous nés dans des familles de profs (je suis sûr que vous êtes beaucoup ici à avoir un père ou une mère prof), et on n'a pas non plus tous eu la chance d'avoir un rapport à la littérature autre que purement scolaire. Ainsi, pour beaucoup (un de mes amis de 22 ans, encore traumatisé par la littérature, m'en parlait hier même !), littérature = lycée = autorité.
C'est cela précisément qu'il faut briser !
Une autre amie de 1ere me disait qu'ils avaient étudié L'amant de Duras.
Et ça vous étonne qu'ils trouvent ça pourri, à 12, 14, 17 ans ?
Mais de toute façon - et là c'est un problème bien plus vaste, et duquel vous avez connaissance mieux que moi -, donner des notions d'histoire littéraire aux élèves c'est très louable. Mais une fois le bac en poche, la plupart oublient tout et n'ouvrent plus aucun bouquin.
Vous pensez que je n'ai rien démontré dans mes deux posts ? Vous avez raison. 😀
Edit : Contrairement à ce qu'on pourrait lire entre les lignes, j'ai un très grand respect pour le métier de professeur.
C'est simplement que j'en trouve beaucoup tellement nombrilistes, à croire que comme eux il faudrait s'intéresser à Racine, Laclos, Balzac ou Sartre à quinze balais !
Pardonnez mon déterminisme mais on n'est pas tous nés dans des familles de profs (je suis sûr que vous êtes beaucoup ici à avoir un père ou une mère prof), et on n'a pas non plus tous eu la chance d'avoir un rapport à la littérature autre que purement scolaire. Ainsi, pour beaucoup (un de mes amis de 22 ans, encore traumatisé par la littérature, m'en parlait hier même !), littérature = lycée = autorité.
C'est cela précisément qu'il faut briser !
Il faut donner des notions d'histoire littéraire aux élèves, d'une part car c'est notre boulot, d'autre part, si on ne le fait pas, un certain nombre d'élèves n'y auront jamais accès.C'est entièrement vrai. Mais je persiste à penser que c'est trop tôt. C'est peut être bête mais c'est ainsi. Comme je l'ai déjà dit je n'en revenais pas quand un de mes amis m'a dit avoir étudié Enfance de Sarraute en 5e, et En attendant Godot de Beckett en 3e.
Une autre amie de 1ere me disait qu'ils avaient étudié L'amant de Duras.
Et ça vous étonne qu'ils trouvent ça pourri, à 12, 14, 17 ans ?
Mais de toute façon - et là c'est un problème bien plus vaste, et duquel vous avez connaissance mieux que moi -, donner des notions d'histoire littéraire aux élèves c'est très louable. Mais une fois le bac en poche, la plupart oublient tout et n'ouvrent plus aucun bouquin.
Vous pensez que je n'ai rien démontré dans mes deux posts ? Vous avez raison. 😀
Edit : Contrairement à ce qu'on pourrait lire entre les lignes, j'ai un très grand respect pour le métier de professeur.
Sullyvan a écrit :Sade est si incontournable que ça dans le XVIIIe littéraire ? Moi qui espérais y échapper.Malgré le petit "mouais" de Polo 😜 je continue à dire que Sade est indispensable. D'ailleurs, la notion de sadisme a pénétré toutes les sciences de la psyché, que ce soit la littérature, la philosophie, la psychologie…
Dans une perspective littéraire, une grande partie des auteurs du XIXe ont lu Sade, que ce soit les romantiques ou bien encore les poètes maudits, Baudelaire notamment, ainsi que les décadents.
Ouais mais bon, je trouve que c'est pas en lisant les 120 journées par exemple qu'on apprend grand chose de la "psyché" justement… Entre Sade et le sadisme, il y a aussi un petit monde.
(sinon, je suis assez d'accord avec Kytbn pour le constat général malgré son radicalisme un poil décourageant pour les futurs profs)
(sinon, je suis assez d'accord avec Kytbn pour le constat général malgré son radicalisme un poil décourageant pour les futurs profs)
Ce métier est trop dur !! 😀
Il y a de ça mais c'est un peu caricatural. D'abord il y a de bons et de moins bons profs. Je ne vois pas pourquoi Laclos par exemple ne parlerait pas à un élève de 15 ou 16 ans, il faut savoir présenter les choses, simplifier, caricaturer… Les grands textes ne doivent pas être pris avec des pincettes, comme des objets de dévotion.
Quand je leur parle des Liaisons dangereuses ils m'écoutent toujours la bouche ouverte. Après je ne dis pas qu'ils vont tous le lire intégralement dans la foulée mais ce n'est pas grave. Je ne prétends pas non plus "savoir faire", j'ennuie aussi certainement pas mal délèves mais au moins je me pose des questions et je suis sûre qu'il y a des profs qui y arrivent.
Sinon, je ne vois pas quel serait l'âge minimum requis…?
Ensuite beaucoup d'élèves lisent. De la science-fiction, du Marc Levy ou Twilight, et moi ça ne me dérange pas. Ou des choses que je ne connais pas.
C'est un peu une question de milieu mais pas tant que ça… Si on leur présente quelque chose qui leur plaît ils lisent la suite, quelque soit l'auteur.
Il y a de ça mais c'est un peu caricatural. D'abord il y a de bons et de moins bons profs. Je ne vois pas pourquoi Laclos par exemple ne parlerait pas à un élève de 15 ou 16 ans, il faut savoir présenter les choses, simplifier, caricaturer… Les grands textes ne doivent pas être pris avec des pincettes, comme des objets de dévotion.
Quand je leur parle des Liaisons dangereuses ils m'écoutent toujours la bouche ouverte. Après je ne dis pas qu'ils vont tous le lire intégralement dans la foulée mais ce n'est pas grave. Je ne prétends pas non plus "savoir faire", j'ennuie aussi certainement pas mal délèves mais au moins je me pose des questions et je suis sûre qu'il y a des profs qui y arrivent.
Sinon, je ne vois pas quel serait l'âge minimum requis…?
Ensuite beaucoup d'élèves lisent. De la science-fiction, du Marc Levy ou Twilight, et moi ça ne me dérange pas. Ou des choses que je ne connais pas.
C'est un peu une question de milieu mais pas tant que ça… Si on leur présente quelque chose qui leur plaît ils lisent la suite, quelque soit l'auteur.
Concernant Balzac, une chose me paraît certaine, c'est qu'il est de moins en moins lu et de moins en moins étudié dans le secondaire, et je me dis souvent qu'il ne sera bientôt plus connu du "grand public".Moi si ! Je connais !
Dans mon lycée un collègue s'obstine chaque année à faire le Père Goriot, c'est un type très bien, très estimé des élèves, mais cette lecture les traumatise, quand je les récupère en 1ère le seul nom de Balzac provoque une émeute.
Et je ne connais personne qui choisisse Balzac pour l'objet d'étude Roman, personnages et vision du monde en 1ère. Zola oui, Flaubert, Stendhal, mais pas Balzac.
Cela m'intéresserait d'avoir des témoignages d'élèves ou de collègues sur des romans de Balzac (je ne parle pas du Chef d'oeuvre inconnu ou autres nouvelles, mais vraiment des romans), en plus j'avoue que ça fait longtemps que je n'y ai pas touché. Je me souviens des plus abordables, mais qu'est-ce qui peut vraiment "parler" à un lycéen ?
J'étais en première durant cette année scolaire et, j'ai bien étudié Balzac pour l'objet d'étude intitulé "Roman : société et Personnage". On a donc planché sur "Le père Goriot" et franchement, j'ai adoré !
Certes, on m'avait aussi prévenu dans mon entourage ("tu verras c'est nul, c'est long et pas intéressant (pour rester poli 🙂 , les descriptions sont énormes, saute des pages…"). Bref, et ben… Pas du tout !
Les descriptions ne m'ont absolument pas dérangées, ce qui m'a d'ailleurs étonné vu que je n'aime pas forcement ce type d'écriture (j'ai eu ma dose avec "Le Seigneur des Anneaux" je crois..).
J'ai adoré me lancer dans cette découverte de Paris où tout est mensonge, trahison et tellement immoral. Je suis vraiment curieux de voir ce que devient ce cher Rastignac et je pense qu'une fois mes projets de romans terminés, je m'y intéresserai de plus près.
Quant à l'étude de l'oeuvre, elle s'est révélée tout aussi intéressante. On a discutaillé du projet de la Comédie Humaine et de la volonté de "Typiser l'individu, individualiser le Type", on a étudié les portraits Balzaciens, les descriptions et toutes les fonctions qu'elles apportent au roman. Une fois qu'on a compris comment ça marche, ça devient vite assez simple.
C'est peut-être ça le seul point négatif, ça devient vite répétitif… (Peut-être encore plus pour nous qui avons lu "La princesse de Clèves" dans le courant de cette même année (=> Trahison, tromperies, tout le monde a un amant, personne ne le dit, on épouse par interêt…) Cependant, "le père Goriot" donne un aperçu plus moderne de cette société.
Et je ne suis pas le seul à avoir apprécié, les autres n'avaient rien de traumatisé (enfin, si ça trouve, ils vont déprimer durant toutes les vacances à cause de ça, après tout, je ne suis pas chez eux).
Moi, ça me dérange 🆒 !
Et j'aime bien préserver leur piédestal, aux classiques.
Merci Polo/76man.
Et j'aime bien préserver leur piédestal, aux classiques.
Merci Polo/76man.