Qu’avez-vous retenu de Verlaine ?

Entraide scolaire

4 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
Livres sur Amazon
« Qu’est ce que j’ai retenu de Verlaine ? »
J’aurais peut-être dû finir ma révision sur le sujet avant de répondre à cette question.
Question que moi-même je pose, d’ailleurs, à moi-même… Mais une révision s’achève –
t- elle jamais ? Alors je m’y mets. Car si je me pose cette question, j’aurais voulu que
mon professeur me la pose. Combien j’aurais été heureuse de lui répondre, et
combien j’aurais été heureuse de voir tout le monde y répondre !
Mais alors, venons en au fait « Qu’est ce que j’ai retenu de Verlaine ? »
De Verlaine, je me suis posé cette question « Les grands âmes sont-elles condamnées
aux enfers ? Enfer d’ici et enfer d’ailleurs ? »
Que c’est triste tout de même, que c’est triste de partager plus de points communs
avec un homme qui a vécut deux siècles auparavant qu’avec ses propres frères et
sœurs, de ce siècle ci. De quoi je parle ? Je parle de cette envie de … de revenir au
néant, de ne faire qu’un avec les ténèbres et encore ! Car les ténèbres existent bel et
bien eux. Alors que nous, nous voulons disparaitre, ou mieux … ne pas naître. Nous
nous sommes pas tristes, nous ne sommes pas fanatiques, nous ne voulons pas
mourir… Mais ça il faut le comprendre.
Verlaine, j’ai bien aimé ta fameuse musicalité et de tes vers j’ai retenu ceux-ci :
« Dans l’interminable
Ennui de la plaine
Le neige incertaine
Luit comme du sable

Le ciel est de cuivre
Sans lueur aucune
On croirait voir vivre
Et mourir la lune »
C’est magique, c’est fantastique, c’est romantique, c’est surnaturel, c’est contemporain ….
Mais je n’aime pas décrire les choses que j’aime, j’ai toujours cette impression de les
ternir…
J’aurais malheureusement un aveu à te faire ; Je t’en veux ! Eh oui je t’en veux..mais
alors rien qu’un peu… Je t’en veux de t’être laisser prendre à tes chimères, à tes espoirs,
aussi futiles et puérils soient-ils. Je t’en veux parce que moi aussi j’ai commis la même
erreur. Et je ne t’en veux pas trop parce que moi aussi j’ai commis la même erreur. Tu
le savais pourtant, et non pas à ton dixième poème de La Bonne Chanson mais dès le
premier, tu t’es juste laissé prendre à toi-même … Une rédemption, que c’est tentant,
et pourtant notre salue ne viendra pas, ni dans une femme, ni dans un homme, ni dans
la sagesse ni même dans la religion, parce que tout simplement…. Il ne viendra
pas..
Je ne fais peut-être que me projeter en toi..Ceci n’est pas non plus un commentaire
composé et j’ai dépassé vraisemblablement les quinze lignes autorisées à ma personne.
Tout ce que j’ai voulu faire, c’est d’oublier la rhétorique une petite heure, m’intéresser
à Verlaine l’humain, à ton âme, à tes écrits, à ta vie, à ta poésie, j’espère que cela t’a fait
plaisir, moi en tout cas, ça ma fait du bien de m’exprimer sans liens, sans contraintes
après des mois de ….. études ‘approfondis’ sur ton œuvre.

Et vous qu’avez-vous retenu de Verlaine ?
J'ai lu sa biographie et je n'ai pas aimé la personne.J'ai du mal avec la poésie.J'aime la vie comme Flaubert l'a aimée et je m'entends bien avec Flaubert.
Pour moi les poètes sont toujours des êtres tourmentés qui me rappellent trop la couleur grise que je vois quelque fois et mon remède, est plutôt de la chasser cette couleur, en otant le voile sale de la vie pour découvrir la transparence propre et claire de la nature.
Cela tombe bien je n'aime pas Flaubert, tout ce qu'il a écrit m'exaspère, ses livres usent ma patience, rien que M.me Bovary m'a pris dans les trois ans pour la finir. J'aime encore moins son assiduité et son acharnement dans son travail.
Finalement tout le monde y trouve son compte 😂
Merci d'avoir pris le temps de répondre et pour votre franchise.
Eh bien, personnellement, il y aura quelque chose que je n'oublierai jamais:

C'est bien la pire peine,
De ne savoir pourquoi
Sans amour et sans haine,
Mon cœur à tant de peine.


Avant de découvrir le poète, je me disais qu'il devait cucu-romantique. Mais c'est en lisant l'Anthologie de Gide que j'ai pris gout à ce qu'il faisait. Pour mon esprit très fermé, seuls ne pouvaient être qualifiés de poète "géniaux" que Baudelaire et Rimbaud. Mais j'ai commencé à lire ce que Verlaine nous proposait, et j'ai aimé, j'ai beaucoup aimé. En réalité, il est beaucoup plus proche de moi que Baudelaire et Rimbaud. Même ses poèmes d'amours ne sont pas niais, et ça, j'aime.