Les procédés narratifs

Entraide scolaire

15 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous !

Je suis en train de faire un devoir de français et pour cela j'ai besoins de connaissances sur les procédés narratif. Le problème est que j'ai des difficultés à me les récapituler tous.

j'ai regarder rapidement s’il n’y avait pas des fiches sur le site ou même un sujet mais je n'ai pas trouvé. Alors si vous pouviez m'indiquer un lien ou une liste de ces procédés je vous en remercierez !

Audrey
Bonjour,

Les procédés narratifs sont les différentes manières de narrer selon le point de vue de l'auteur,de ses personnages à l'intérieur du récit.Il faudrait que tu dégages d'abord le point de vue de l'auteur dans la narration(écriture à la première personne ou à la troisième (je ou il)homodiégétique ou hétérodiégétique(regarde dans un dico ou sur internet la définition pour la rapporter au sujet);il sait tout(=omniscient)😜oint de vue externe(il ne sait ce que font les personnages) ou interne(il raconte ce que font les personnages).
Ensuite le point de vue des personnages et là je te laisse un peu fouiller dans tes connaissances…
Tout d'abord merci de la réponse !

Ensuite, oui je pensais bien aux différents points de vue du narrateur, mais aussi aux différents discours de narration, et aussi m'attacher au divers temps présents. st ce judicieux ?
Ensuite le point de vue des personnages et là je te laisse un peu fouiller dans tes connaissances…
Je ne vois pas vraiment vers quels procédés ça pourrait ce rattacher ! :/

En tout cas merci quand même encore pour ta réponse, ça me permet de savoir au moins que je suis bien parti avec les points de vus !! 🙂
Bonjour,

Regarde aussi en narratologie.
https://fr.wikipedia.org/wiki/Narratologie
Tu dois partir de l'examen d'un texte alors?
Oui tu peux étudier les temps, les pauses,etc.
Pour le dialogue je pensais au style indirect,direct,indirect libre.
Merci à vous ! 🙂

oui je dois partir en réalité d'un corpus de 4 textes concernant le roman et plus précisément la femme dans celui ci.
La question entière est Quelles sont les principaux procédés narratifs utilisés pour la mise en scène de la femme ?
Bonsoir.

Et quels sont les quatre textes de ton corpus ?
Ah oui!ça change tout…
voici les extraits demandés.
D'abord un passage de Désert de Jean-Marie Gustave Le Clézio
sur lequel ensuite je dois faire une écriture d'invention.
Puis elle danse, à son tour dans l'arène, au milieu des gens. Elle danse comme elle a appris autrefois, seule au milieu des gens, pour cacher sa peur, parce qu'il y a trop de bruit, trop de lumière. Le photographe reste assis sur la marche, sans bouger, sans même penser à la photographier. Au début, les gens ne font pas attention à Hawa, parce que la lumière les aveugle. Puis, c'est comme s'ils sentaient que quelque chose d'extraordinaire était arrivé, sans qu'ils s'en doutent. Ils s'écartent, ils s'arrêtent de danser, les uns après les autres, pour regarder Lalla Hawa. Elle est toute seule dans le cercle de lumière, elle ne voit personne. Elle danse sur le rythme lent de la musique électronique, et c'est comme si la musique était à l'intérieur de son corps. La lumière brille sur le tissu noir de sa robe, sur sa peau couleur de cuivre, sur ses cheveux. On ne voit pas ses yeux à cause de l'ombre, mais son regard passe sur les gens, emplit la salle, de toute sa force, de toute sa beauté. Hawa danse pieds nus sur le sol lisse, ses pieds longs et plats frappent au rythme des tambours, ou plutôt, c'est elle qui semble dicter avec la plante de ses pieds et ses talons le rythme de la musique. Son corps souple ondoie, ses hanches, ses épaules et ses bras sont légèrement écartés comme des ailes. La lumière des projecteurs rebondit sur elle, l'enveloppe, crée des tourbillons autour de ses pas. Elle est absolument seule dans la grande salle, seule comme au milieu d'une esplanade, seule comme au milieu d'un plateau de pierres, et la musique joue pour elle seule, de son rythme lent et lourd. Peut-être qu'ils ont tous disparu, enfin, ceux qui étaient là autour d'elle, hommes, femmes, reflets passagers des miroirs éblouis, dévorés ? Elle ne les voit plus à présent, elle ne les entend plus. Même le photographe a disparu, assis sur sa marche. Ils sont devenus pareils à des rochers, pareils à des blocs de calcaire.Mais elle, elle peut bouger, enfin elle est libre, elle tourne sur elle même, les bras écartés, et ses pieds frappent le sol, du bout des orteils, puis du talon, comme sur les rayons d'une grande roue dont l'axe monte jusqu'à la nuit.
Ensuite, il s'agit d'un extrait d'un amour de Swann de la Recherche de Proust
Une heure après, il revint. Il la trouva; elle lui dit qu'elle était chez elle tantôt quand il avait sonné, mais dormait; la sonnette l'avait éveillée, elle avait deviné que c'était Swann, elle avait couru après lui, mais il était déjà parti. Elle avait bien entendu frapper aux carreaux. Swann reconnut tout de suite dans ce dire un de ces fragments d'un fait exact que les menteurs pris de court se consolent de faire entrer dans la composition du fait faux qu'ils inventent, croyant y faire sa part et y dérober sa ressemblance à la vérité. Certes quand Odette venait de faire quelque chose qu'elle ne voulait pas révéler, elle le cachait bien au fond d'elle-même. Mais dès qu'elle se trouvait en présence de celui à qui elle voulait mentir, un trouble la prenait, toutes ses idées s'effondraient, ses facultés d'invention et de raisonnement étaient paralysées, elle ne trouvait plus dans sa tête que le vide, il fallait pourtant dire quelque chose, et elle rencontrait à sa portée précisément la chose qu'elle avait voulu dissimuler et qui, étant vraie, était seule restée là. Elle en détachait un petit morceau, sans importance par lui-même, se disant qu'après tout c'est mieux ainsi puisque c'était un détail vérifiable qui n'offrait pas les mêmes dangers qu'un détail faux. "Ça du moins, c'est vrai, se disait-elle, c'est toujours autant de gagné, il peut s'informer, il reconnaîtra que c'est vrai, ce n'est toujours pas ça qui me trahira." Elle se trompait, c'était cela qui la trahissait, elle ne se rendait pas compte que ce détail vrai avait des angles qui ne pouvaient s'emboîter que dans les détails contigus du fait vrai dont elle l'avait arbitrairement détaché et qui, quels que fussent les détails inventés entre lesquels elle le placerait, révéleraient toujours par la matière excédente et les vides non remplis, que ce n'était pas d'entre ceux-là qu'il venait. "Elle avoue qu'elle m'avait entendu sonner, puis frapper, et qu'elle avait cru que c'était moi, qu'elle avait envie de me voir, se disait Swann. Mais cela ne s'arrange pas avec le fait qu'elle n'ait pas fait ouvrir."
Après un extrait de Madame Bovary de Flaubert
Emma mordait ses lèvres blêmes, et, roulant entre ses doigts un des brins du polypier qu'elle avait cassé, elle fixait sur Charles la pointe ardente de ses prunelles, comme deux flèches de feu prêtes à partir. Tout en lui l'irritait maintenant, sa figure, son costume, ce qu'il ne disait pas, sa personne entière, son existence enfin. Elle se repentait, comme d'un crime, de sa vertu passée, et ce qui en restait encore s'écroulait sous les coups furieux de son orgueil. Elle se délectait dans toutes les ironies mauvaises de l'adultère triomphant. Le souvenir de son amant revenait à elle avec des attractions vertigineuses: elle y jetait son âme, emportée vers cette image par un enthousiasme nouveau ; et Charles lui semblait aussi détaché de sa vie, aussi absent pour toujours, aussi impossible et anéanti, que s'il allait mourir et qu'il eût agonisé sous ses yeux. Il se fit un bruit de pas sur le trottoir. Charles regardait, à travers la jalousie baissée, il aperçut au bord des halles, en plein soleil, le docteur Canivet qui s'essuyait le front avec son foulard. Homais, derrière lui, portait à la main une grande boîte rouge, et ils se dirigeaient tous les deux du côté de la pharmacie. Alors, par tendresse subite et découragement, Charles se tourna vers sa femme en lui disant:
- Embrasse-moi donc, ma bonne !
- Laisse-moi! fit-elle, toute rouge de colère.
- Qu'as-tu? qu'as-tu? répétait-il stupéfait. Calme toit reprends-toit… Tu sais bien que je t'aime !… viens!
- Assez ! s'écria-t-elle d'un air terrible. …
Et s'échappant de la salle, Emma ferma la porte si fort, que le baromètre bondit de la muraille et s'écrasa par terre. Charles s'affaissa dans son fauteuil, bouleversé, cherchant ce qu'elle pouvait avoir, imaginant une maladie nerveuse, pleurant, et sentant vaguement circuler autour de lui quelque chose de funeste et d'incompréhensible. Quand Rodolphe, le soir, arriva dans le jardin, il trouva sa maîtresse qui l'attendait au bas du perron, sur la première marche. Ils s'étreignirent, et toute leur rancune se fondit comme une neige sous la chaleur de ce baiser.
Enfin le dernier qui concerne les liaisons dangereuses de Laclos (que je suis en train de lire en ce moment) lettre LXXXI, de la Marquise de Merteuil au Vicomte de Valmont
Mais moi, qu'ai-je de commun avec ces femmes inconsidérées ? quand m'avez-vous vue m'écarter des règles que je me suis prescrites, et manquer à mes principes ? je dis mes principes, et je le dis à dessein : car ils ne sont pas comme ceux des autres femmes, donnés au hasard, reçus sans examen et suivis par habitude, ils sont le fruit de mes profondes réflexions; je les ai créés, et je puis dire que je suis mon ouvrage.
Entrée dans le monde dans le temps où, fille encore, j'étais vouée par état au silence et à l'inaction, j'ai su en profiter pour observer et réfléchir. Tandis qu'on me croyait étourdie ou distraite, écoutant peu à la vérité les discours qu'on s'empressait à me tenir, je recueillais avec soin ceux qu'on cherchait à me cacher.
Cette utile curiosité, en servant à m'instruire, m'apprit encore à dissimuler : forcée souvent de cacher les objets de mon attention aux yeux de ceux qui m'entouraient, j'essayai de guider les miens à mon gré; j'obtins dès lors de prendre à volonté ce regard distrait que vous avez loué si souvent. Encouragée par ce premier succès, je tâchai de régler de même les divers mouvements de ma figure. Ressentais-je quelque chagrin, je m'étudiais à prendre l'air de la sérénité, même celui de la joie; j'ai porté le zèle jusqu'à me causer des douleurs volontaires, pour chercher pendant ce temps l'expression du plaisir. Je me suis travaillée avec le même soin et plus de peine, pour réprimer les symptômes d'une joie inattendue. C'est ainsi que j'ai su prendre sur ma physionomie cette puissance dont je vous ai vu quelquefois si étonné.
J'étais bien jeune encore, et presque sans intérêt: mais je n'avais à moi que ma pensée, et je m'indignais qu'on pût me la ravir ou me la surprendre contre ma volonté. Munie de ces premières armes, j'en essayai l'usage: non contente de ne plus me laisser pénétrer, je m'amusais à me montrer sous des formes différentes; sûre de mes gestes, j'observais mes discours; je réglai les uns et les autres, suivant les circonstances, ou même seulement suivant mes fantaisies: dès ce moment, ma façon de penser fut pour moi seule, et je ne montrai plus que celle qu'il m'était utile de laisser voir.
Ce travail sur moi-même avait fixé mon attention sur l'expression des figures et le caractère des physionomies; et j'y gagnai ce coup d'œil pénétrant, auquel l'expérience m'a pourtant appris à ne pas me fier entièrement; mais qui, en tout, m'a rarement trompée.
Ah oui!ça change tout…
ça veut dire quoi ? Que les points de vue, les discours, les temps verbaux ne devraient pas être pris en compte ?
Pourrais tu m’éclaircir sur ce que tu as écris ?
Je pense que tu dois faire un travail organisé sur les quatre différentes façons de narrer selon la focalisation(interne,externe,dialogue(style direct,indirect,indirect libre),narrateur omniscient,homodiégétique,hétéodiégétique):tu pourrais faire une partie dialogue,une partie focalisation externe ou interne(plus courante),place du narrateur, tout en expliquant l'effet produit sur la lecture (et là tu parles des temps verbaux).Cela dépend de ton niveau scolaire…
Pour info je suis en 1ES ( mais une dévoreuse de lives 😀 )

Ce que tu m'as vaguement expliqué c'est à peu près ce que j'ai mis au brouillon hier.
Je ne pourrai retravailler vraiment à fond que la semaine prochaine, donc je garde toutes ces idées en tête !

Merci beaucoup pour ces réponses !
Un peu d'aide pour l'analyse de texte de Proust?
est ce qu'on peut étudier la focalisation dans une scène (dialogue entre les personnages) d'un récit?
Bonjour,

A priori la focalisation est externe dans le cas du discours direct.
La focalisation peut devenir interne (voire omnisciente) si le dialogue est agrémenté de commentaires de la part du narrateur-observateur, un peu à la manière des didascalies au théâtre ou si les propos sont rapportés en style indirect ou indirect libre.
Bonjour,

je travaille sur les mêmes textes. Je cherche une réponse a la même question. Avez-vous trouvé ?