Classiques de la littérature portugaise

Littérature

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Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour à tous,
Je suis à la recherche d'auteurs et d’œuvres classiques portugaises et il faut dire que je suis un peu perdu. J'aimerais savoir si quelqu'un pourrais me donner quelques titres.

Merci beaucoup à tous.
Il y a deux très grands auteurs de littérature portugaise :
Louis Vaz de Camoes, auteur des Lusiades, grand poème lyrique et onirique du XVIe siècle, et de nombreux sonnets, d'inspiration profane ou sacrée,
Fernando Pessoa, ayant publié de son vivant un seul texte en portugais : Message et ayant conservé dans un coffre de très nombreux textes, dont Le livre de l'intranquilité, qui est, je crois ce qui est le plus connu, absolument inclassifiable sur le plan générique, comme tout ce que j'ai pu lire de lui!

Mais on n'oubliera pas les suivants :
Au XIXe siècle, le grand maître du réalisme-naturalisme portugais se nomme Eça de Queiros, j'ai adoré les nouvelles publiées en folio bilingue.
Saramago tend à devenir un véritable classique, tout comme Paulo Coelho, deux auteurs contemporains.
Paulo Coelho est brésilien et n'écrit pas de la littérature. C'est le Marc Lévy de la littérature lusophone. Je vous conseille de lire en effet Eça de Queirós : 202 Champs Elysées, Les Maia ou Le Mandarin. Quant à Pessoa, il est entré à la Pléaide, Le Dieu manchot de Saramago, le Cul de Judas de António Lobo Antunes, Camilo Castelo Branco, Sophia de Mello Breyner Andersen, Vitorino Nemésio (Gros temps sur l'Archipel). Quant au petit pervers qui laisse des messages idiots, il faudrait peut-être essayer de le bloquer.

Petit jeu : ai mélangé des citations de Paulo Coelho et de José Saramago. À vous de voir. Saramago ou Coelho ?

« Aimer, c'est perdre le contrôle. »
«Douter est le privilège de celui qui a vécu longtemps»
« Le bonheur est quelque chose qui se multiplie quand il se divise»
«Ils se regardèrent, ce fut tout, se regarder était leur maison à eux.»
« Lorsqu'une chose évolue, tout ce qui est autour évolue de même»
On met souvent en tête de la littérature brésilienne Machado de Assis. J'apprécie de lui les "Mémoires posthumes de Bras Cubas" qu'on cite généralement en premier, mais pas Don Casmurro dont on dit pourtant le plus grand bien.
Il y a peu, je suis tombé sur Vendange de Miguel Torga, auteur portugais, qui nous plonge dans une quinzaine de septembre, sur les rives du Douro, pour la récolte du raisin qui produira le précieux vin de Porto.

Dans ce livre, trois mondes se côtoient : le monde paysan, c'est-à-dire les vendangeurs venus exprès comme à une fête pour récolter raisins et argent ; le monde aristocratique et le monde bourgeois, ou plutôt celui des parvenus, nouveaux riches.

Une belle fresque humaine, avec une écriture qui m'a fait pensé à celle de Julien Gracq, mais en moins difficile tout de même. C'est très beau et très profond, très riche et très simple à la fois.