Le roman est-il une œuvre de mauvaise foi ?

Entraide scolaire

5 réponses

Bescherelle · L'essentielBac français 2027Fiches bac françaisBrevet 2027
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Bonjour, j'ai ce sujet à traiter en dissertation et j'aimerais avoir quelques conseils.
Je me suis d'abord basée sur la définition de la mauvaise foi comme étant ce qui fait violence à la vérité. Elle diffère du mensonge dans le sens où elle refuse de reconnaitre ce qui est évident, quelque chose qui est.
J'ai donc eu l'idée d'un plan comme celui-ci

I.Le roman est mensonge mais il sait qu’il ment. Il ne fait par conséquent pas preuve de mauvaise foi.
→ Roman fantastique

II. Il parait difficile d’envisager le roman comme une œuvre refusant catégoriquement de reconnaitre quelque chose qui est lorsque celui-ci est un roman désireux de calquer le réel
→ Roman réaliste
→ Ex: Madame Bovary Flaubert
Transition: cependant l’œuvre n'est jamais indépendante de la vision de l'auteur. De plus, l'auteur peut parfois idéaliser la situation pour attirer le lecteur. Ainsi le roman ne coïncide pas pleinement avec la réalité, mais il se dit pourtant réaliste au XIXe siècle. Il peut donc être considéré comme œuvre de mauvaise foi


Et j'aimerais avoir vos idées pour une troisième partie afin de répondre pleinement au sujet
Merci d'avance !
Bonsoir,

Le vrai roman est surtout le partage d'un regard intérieur, d'un univers personnel. En ce sens il ne peut être de mauvaise foi car il est oeuvre éminemment subjective.

Le roman est de mauvaise foi quand il est oeuvre de propagande, quand il fait passer l'idéologie avant la vérité, quand il distord la réalité en toute connaissance de cause pour manipuler le lecteur.
La mauvaise foi ce n'est pas un procédé qui "fait violence à la vérité", c'est un processus de déni de la vérité pour ce qu'elle est. Il n'est donc en aucun cas une vérité.
Je te rejoins sur son antagonisme avec le mensonge comme refus de ce qui est évident, mais une chose évidente "n'est pas toujours", à proprement parler.

Quant à ton plan, j'aime bien la 1ère partie, en revanche elle ne me semble pas correctement formulé.
Ta 2ème partie c'est la même chose, sauf que tu oublies tout une partie de ta pensée, mais il te suffit de réfléchir un peu pour t'en rendre compte par toi-même et pour compléter, bien évidemment.
En effet, il n'y a pas que le réalisme, tu oublies le naturalisme avec des figures telles que Zola ou bien encore Balzac, tu ne peux pas les assimiler au réalisme. Je te conseillerai de faire une recherche de fond du sens donné aux mouvements naturaliste et réaliste. Ensuite, parle des personnages dans le roman (étude du contexte sociale des caractères choisi par les divers auteurs que tu peux citer, sans pour autant reproduire une pensée surchargée).

L'auteur ne cherche pas toujours à attirer le lecteur. Il développe une réfléxion personnelle sur sa perception du monde et ses défauts aussi bien que ses qualités puisque l'un ne peut exister sans l'autre d'où l'interêt de tourner ton étude sur ces contradictions (génératrices de la vérité). Quand j'écris quelque chose qui me semble réelle (sous-entendre "qui existe pour moi"), cohérente (qui parfois n'est le reflet que d'une logique qui m'est propre), est-ce pour autant que celle-ci est telle que la considère chaque individu (soumis au poids des valeurs et convictions - individuelles ou personnelles -) ? Je ne crois pas.
Tu as sans doute remarqué qu'une partie manque dans mon raisonnement, c'est voulu.
Oui je m'étais rendu compte qu'il manquait le naturalisme, je comptais l'ajouter par la suite puisque c'est un mouvement qui suit le réalisme.

Je comprends bien ce que tu écris à propos de ce qui semble réel pour l'auteur qui ne l'est pas forcément pour le lecteur, mais je ne vois pas bien où tu veux en venir
Il te suffit de faire le parallèle avec le sujet 🙂
Et d'ajouter ta touche personnelle, je ne prétends pas être juge de vérité universelle.