Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 95 / 216

Laoshi a écrit :Jehan, tu n'as pas laissé vemissa réfléchir !
Non, sans doute, tu as raison… J'essaierai de faire mieux la prochaine fois ! 😉
Jehan a écrit :4- Ce qui me tourmente, les soupes populaires ne le guérissent point.

=>Ce qui me tourmente: subordonnée périphrastique détachée en début de phrase (mais quelle est sa fonction?).
Cas analogue au cas rencontré en 2. Cette périphrastique en début de phrase est reprise ensuite par le pronom COD le, et on peut la considérer en apposition à ce pronom.
Euh… il ne semble pas que le reprenne Ce qui me tourmente… :/
Saint-Exupéry a écrit :Ce qui me tourmente, les soupes populaires ne le guérissent point. Ce qui me tourmente, ce ne sont ni ces creux, ni ces bosses, ni cette laideur. C'est un peu, dans chacun de ces hommes, Mozart assassiné.
Et que reprend donc ce pronom neutre, selon toi ?

La phrase non disloquée serait bien : Les soupes populaires ne guérissent point ce qui me tourmente.

Guérir quelque chose = supprimer, faire cesser quelque chose. (Trésor de la Langue français)
Effectivement (*-_-*)

Toutes mes confuses m(__)m
Hello,
J'ai besoin de vos lumières sur les phrases suivantes qu'en pensez-vous ?

- Il est tombé malade à Rome.
Complément circonstanciel de lieu (déplaçable, supprimable)
Constituant périphérique de la phrase et est donc bien extérieur au groupe verbal

- Il se rend souvent à Rome.
Complément d’objet indirect
dépendance sémantique et syntaxique au verbe

- Il s’est marié à Rome.
La je patauge
CCL ? Si ''marié" a pour fonction cod alors ''à Rome'' pourrait être attribut du complément du verbe non ?

- Il est célèbre à Rome.
Attribut du complément d’objet (célèbre) du verbe (être).

C'est pas évident…Si vous avez des observations/corrections/explications, je suis preneur.

Merci !
Bonsoir.
- Il est tombé malade à Rome.
Complément circonstanciel de lieu (déplaçable, supprimable)
Constituant périphérique de la phrase et est donc bien extérieur au groupe verbal
Oui.

- Il se rend souvent à Rome.
Complément d’objet indirect, oui, et complément essentiel de lieu (non déplaçable, non supprimable )
dépendance sémantique et syntaxique au verbe.

- Il s’est marié à Rome.
La je patauge
CCL ? Si ''marié" a pour fonction cod alors ''à Rome'' pourrait être attribut du complément du verbe non ?
Non : "marié" n'est évidemment pas un COD, c'est le participe passé du verbe "se marier"
( conjugué ici au passé composé : "s'est marié"). Et "à Rome" n'est pas attribut. Selon toi, "à Rome" est-il déplaçable ou non ? Cela devrait t'aider à trouver la bonne réponse…


- Il est célèbre à Rome.
Attribut du complément d’objet (célèbre) du verbe (être).
Je suis étonné que tu ne le saches pas ; le verbe être, verbe attributif, n'a jamais de COD; "célèbre" est un adjectif attribut du sujet "il". Quant à "à Rome"… Pose-toi la même question que pour la phrase précédente.
Bonsoir, merci pour tes conseils, dans ce cas :

- Il s’est marié à Rome.
Déplaçable et supprimable donc CCL

- Il est célèbre à Rome.
De nouveau, CCL alors ?

Je crois que je me suis embrouillé en cherchant partout le piège ou la petite bête…

En tout cas, merci beaucoup pour ton coup de main.
Oui, c'est bon. 🙂

Mais j'ai du mal à comprendre comment tu avais fait pour croire que "marié" et "célèbre" étaient des COD…
Parce qu'ils suivaient le verbe…
Je m'en doutais bien un peu… 😉
Du style "Il s'est quoi ? Il s'est marié." "Il est quoi ? Il est célèbre." 🙄
Oui, je me suis perdu en chemin.
Merci pour votre aide !
Hello,
Je me pose une question sur cette phrase :
Je pouvais distinguer la suite de cellules vides qui me faisaient face.
Cette phrase est tiré d'un roman. J'aurais écrit faisait et non faisaient puisque pour moi le sujet est la suite et non les cellules vides.

Qu'en pensez-vous ?

Merci
Bonsoir.

Le sujet est le relatif "qui"… Son antécédent peut aussi bien être "suite" que "cellules".
Les deux accords sont admissibles.
Singulier si l'on veut insister sur l'ensemble, pluriel si l'on veut insister sur la multiplicité.

Un autre exemple analogue, pour bien percevoir la nuance :
La majorité des députés a voté… (discipline de parti, effet de masse)
La majorité des députés ont voté… (addition de convictions individuelles)
Ok merci de ton explication.
Bonjour,

Il y a quelques choses de bizarre lorsque je regarde les fonctions des expansions du nom.

Dans "Le café que je viens de boire est délicieux." la partie soulignée est une proposition subordonnée relative (pronom que) qui est l'antécédent de "café". Mais pourquoi le terme "antécédent" alors que le groupe est placé après le mot auquel il se rattache ?

Un grand merci !
C'est le café qui est l'antécédent.
Tu te trompes, Simon.
C'est "le café" qui est l'antécédent du pronom relatif "que".
Et il est bien placé avant !
Quant à la proposition relative entière, elle complète cet antécédent, c'est une expansion du nom "café".
Elle précise de quel café il s'agit.

Et "antécédent" n'est pas une fonction, c'est le mot auquel renvoie le pronom relatif, le mot qu'il remplace dans la subordonnée relative.

que je viens de boire <-> je viens de boire le café
Un tout grand merci ! 🙂

La phrase de base est bien "Le café est délicieux" et la proposition relative complète le nom "café" (qui est sujet) alors ?

Pour l'antécédent il précède donc toujours le pronom qui le remplace dans une subordonnée alors ?

Un immense merci encore !
"Le café est délicieux" est la proposition principale.
"café" est sujet du verbe de la proposition principale, c'est-à-dire de "est".

"que je viens de boire" est une proposition subordonnée relative, qui complète le nom antécédent "café".

Et "Le café que je viens de boire" constitue l'ensemble du groupe sujet (déterminant + nom-noyau "café" + la relative, expansion du nom )
Toujours au top Jehan ! Un immense merci ! 🙂