Merci, donc on a tendance à retenir la notion de déterminant quantitatif composé, même pour les GN exprimant une quantité, plutôt que celle de pseudo-complément?
Analyse grammaticale
4319 réponses · Page 9 / 216
On peut le dire…
mais avec du mal à justifier l'accord du verbe au singulier lorsqu'on assimile le nom collectif à un déterminant…
Effectivement, l'analyse et l'accord changent selon le sens privilégié.
Une foule de gens attendait Une foule constituée de gens…
Le noyau du GN est foule, et "de gens" le complément de ce noyau.
Une foule de gens attendaient. Un grand nombre de gens, beaucoup de gens…
Le noyau du GN est gens, "une foule de" étant un déterminant composé.
Une foule de gens attendait Une foule constituée de gens…
Le noyau du GN est foule, et "de gens" le complément de ce noyau.
Une foule de gens attendaient. Un grand nombre de gens, beaucoup de gens…
Le noyau du GN est gens, "une foule de" étant un déterminant composé.
Mais n'est-ce pas précisément le signe qu'un nom collectif ne s'assimile pas véritablement à un déterminant composé comme c'est le cas pour un adverbe de quantité? En ce sens, l'appellation de pseudo-complément m'apparaîtrait plus appropriée…
La question demeure pour moi si on peut considérer le pseudo-complément comme véritable GN (quelque soit l'accord selon le sens privilégié).
Autre exemple de noms exprimant une quantité sans être un com collectif : c'est ce qui est communément appelé la quantité-forme :
une bouteille de vin
une tasse de thé
une cuillère de sucre
et non pas des GN avec des compléments de caractérisations exprimant le contenu (versus une bouteille à vin, une tasse à thé etc…)
La question demeure pour moi si on peut considérer le pseudo-complément comme véritable GN (quelque soit l'accord selon le sens privilégié).
Autre exemple de noms exprimant une quantité sans être un com collectif : c'est ce qui est communément appelé la quantité-forme :
une bouteille de vin
une tasse de thé
une cuillère de sucre
et non pas des GN avec des compléments de caractérisations exprimant le contenu (versus une bouteille à vin, une tasse à thé etc…)
Le pseudo-complément [de nom] est ce qui suit le mot du type "espèce, type, sorte, façon, genre, manière", le mot proche d'un numéral "dizaine, millier, centaine, etc., ou encore le "collectif". Et c'est le pseudo-complément qui est le noyau du syntagme nominal selon https://www.cordial.fr/grammaire/
Aucun rapport avec la tasse de thé ou à thé, où il s'agit de véritables compléments de nom, introduits par "à" quand ils marquent la destination et par "de" lorsqu'on envisage le contenu.
Aucun rapport avec la tasse de thé ou à thé, où il s'agit de véritables compléments de nom, introduits par "à" quand ils marquent la destination et par "de" lorsqu'on envisage le contenu.
Pour "une foule de gens", comme détaillé plus haut, il peut y avoir doute selon ce qu'on veut exprimer.
Mais dans "une foule de raisons", par exemple, difficile de considérer "une foule de" comme autre chose qu'un déterminant composé exprimant avant tout la pluralité, le grand nombre, et non pas une unité formant bloc.
C'est vraiment au cas par cas.
Ainsi, le grammaire Wilmet analysant "un triangle d'oies sauvages" considère admissibles deux analyses… et donc deux accords.
Un triangle d'oies sauvages passe.
quantifiant un + noyau triangle + caractérisant prépositionnel d'oies sauvages : "un triangle formé d'oies sauvages"
Un triangle d'oies sauvages passent.
quantifiant " un triangle d' " + noyau oies + caractérisant sauvages :"des oies sauvages formant un triangle".
L'appellation de "pseudo-complément" pour "d'oies sauvages" ne semble valable que pour la seconde analyse. Dans la première analyse, c'est un complément à part entière.
Je ne vois donc pas l'intérêt d'utiliser cette appellation (d'ailleurs purement fondée sur l'apparence) dans tous les cas.
Mais dans "une foule de raisons", par exemple, difficile de considérer "une foule de" comme autre chose qu'un déterminant composé exprimant avant tout la pluralité, le grand nombre, et non pas une unité formant bloc.
C'est vraiment au cas par cas.
Ainsi, le grammaire Wilmet analysant "un triangle d'oies sauvages" considère admissibles deux analyses… et donc deux accords.
Un triangle d'oies sauvages passe.
quantifiant un + noyau triangle + caractérisant prépositionnel d'oies sauvages : "un triangle formé d'oies sauvages"
Un triangle d'oies sauvages passent.
quantifiant " un triangle d' " + noyau oies + caractérisant sauvages :"des oies sauvages formant un triangle".
L'appellation de "pseudo-complément" pour "d'oies sauvages" ne semble valable que pour la seconde analyse. Dans la première analyse, c'est un complément à part entière.
Je ne vois donc pas l'intérêt d'utiliser cette appellation (d'ailleurs purement fondée sur l'apparence) dans tous les cas.
Oui, mais chez Grevisse (p. 430 de l'édition 14) on peut lire ceci :
Le pseudo-complément:la subordination grammaticale ne correspond pas à la subordination logique. Nous distinguons trois cas. Dans la langue commune, le pseudo-complément qui suit un nomréponse envoyé avant lecture réponse Jehan….
collectif, une indication de mesure, d'autres noms encore, est en réalité le noyau sémantique du syntagme, ce qui précède n'apportant qu'une information secondaire et jouant le rôle d'un déterminant, notamment d'un numéral :
Une bande de moineaux. Un million de francs. Un kilo de tomates. Boire un verre d'eau. Une espèce de monstre. — Parmi ces compléments, on distingue notamment des compléments dits partitifs, qui expriment le tout dont le support exprime la partie : Boire la moitié DU VERRE. Comp. un demi-verre, un verre entier.
Le phénomène n'est pas purement sémantique.
a)
L'accord, par ex. celui du verbe si les syntagmes dont nous parlons sont sujets, se fait, ordinairement, souvent ou parfois (selon les cas : § 431), avec le pseudo-complément : Un million d'habitants ONT ÉTÉ DÉPORTÉS. — Une bande de scélérats RÔDENT autour de moi (Bible, trad. SEGOND, Ps., XXII, 16). — Autre application : °Un espèce de monstre (§ 431, a, 2°). Même lorsqu'il n'est pas exprimé, le pseudo-complément est parfois assez puissant pour imposer son nombre et son genre : Un million ONT ÉTÉ TUÉS. Cf. §438, a, 4°.
De façons diverses, beaucoup de, la plupart de, nombre de et force ont
à peu près perdu leur valeur nominale pour rejoindre les déterminants indéfinis : voir § 626, a et b.
Les syntagmes dont nous parlons font exception à la règle selon laquelle dont (§ 724, c) et en (§ 676, c) ne peuvent représenter un syntagme qui lui-même dépend d'un nom introduit par une préposition : Grande amie de Gide, DONT elle avait traduit en anglais une grande partie de l'œuvre (SCHLUMBERGER, dans le Figaro litt., 18 juin 1960)
Dans des phrases du type ci-dessous :
Nous étions contents de pouvoir te visiter.
Ils sont heureux des résultats de leurs examens.
etc etc
est ce qu'on analyse la partie après le verbe être comme attribut (et dans ce cas-là, le tout est un groupe adjectival), ou bien va-t-on considérer la séquence "être content de" comme une locution, à l'instar de "avoir besoin de) et alors on considèrera la suite comme un COI?
Merci
Nous étions contents de pouvoir te visiter.
Ils sont heureux des résultats de leurs examens.
etc etc
est ce qu'on analyse la partie après le verbe être comme attribut (et dans ce cas-là, le tout est un groupe adjectival), ou bien va-t-on considérer la séquence "être content de" comme une locution, à l'instar de "avoir besoin de) et alors on considèrera la suite comme un COI?
Merci
Verbe être + adjectif attribut.
La partie qui suit le verbe être est un groupe adjectival : adjectif + complément de l'adjectif.
Ne pas confondre avec une locution verbale avoir + nom + COI.
La partie qui suit le verbe être est un groupe adjectival : adjectif + complément de l'adjectif.
Ne pas confondre avec une locution verbale avoir + nom + COI.
merci
Dans la phrase ci-dessous :
La nouvelle institutrice mourait de peur devant le chien.
comment analyse-t-on devant le chien?
CCLieu? CCCause? …
Dans la phrase ci-dessous :
La nouvelle institutrice mourait de peur devant le chien.
comment analyse-t-on devant le chien?
CCLieu? CCCause? …
Bonjour,
Dans “il est pour/contre qch. ou qn " , est-ce qu'on peut comprendre que la préposition pourrait être un attribut ?
Merci de me répondre.
Dans “il est pour/contre qch. ou qn " , est-ce qu'on peut comprendre que la préposition pourrait être un attribut ?
Merci de me répondre.
iétudeslittéraires a écrit :Bonjour,Même si devant signifie "en présence de", cela reste me semble-t-il une notion de lieu.
Dans la phrase ci-dessous :
La nouvelle institutrice mourait de peur devant le chien.
comment analyse-t-on devant le chien?
CCLieu? CCCause? ….
limpersberg a écrit :Bonjour,Une préposition n'a pas seule de fonction dans la phrase. C'est le groupe prépositionnel "contre/contre qqch" qui est attribut du sujet.
Dans “il est pour/contre qch. ou qn " , est-ce qu'on peut comprendre que la préposition pourrait être un attribut ?
Merci de me répondre.
Merci beaucoup Anne pour cette explication.
Quelle serait la meilleure analyse de la phrase suivante:
aimable : attribut
avec ses interlocuteurs : COI
ou bien
Un beau matin, elle a décidé d'être toujours [aimable avec ses interlocuteurs]
aimable avec ses interlocuteurs : GA & attribut
Un beau matin, elle a décidé d'être toujours aimable avec ses interlocuteursUn beau matin, elle a décidé d'être toujours aimable [avec ses interlocuteurs]
aimable : attribut
avec ses interlocuteurs : COI
ou bien
Un beau matin, elle a décidé d'être toujours [aimable avec ses interlocuteurs]
aimable avec ses interlocuteurs : GA & attribut
Pas de COI avec le verbe être, donc (aimable avec ses interlocuteurs) est un groupe adjectival attribut du sujet sous-entendu.
(avec ses interlocuteurs) est complément de l'adjectif aimable.
(avec ses interlocuteurs) est complément de l'adjectif aimable.
ok parfait, merci!
Comment analyser la partie en gras :
L'ouvrier travaille au bord de la route.
préposition complexe ou GN?
Comment analyser la partie en gras :
L'ouvrier travaille au bord de la route.
préposition complexe ou GN?
Qu'appelles tu "préposition complexe" ?
Pas "au bord de la route" tout entier, je présume…
Tu hésites seulement pour "au bord de" ?
J'ai du mal à y voir une véritable préposition.
Pas "au bord de la route" tout entier, je présume…
Tu hésites seulement pour "au bord de" ?
J'ai du mal à y voir une véritable préposition.
Tu hésites seulement pour "au bord de" ?oui.
Donc plutôt GN avec article contracté?
Forcément… Je ne vois pas de troisième possibilité !