Analyse grammaticale

Langue française

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Ok ! Alors dans la phrase suivante, "avoir eu le temps de venir" est un groupe prépositionnel infinitif, fonction COD ?

"Il pensait avoir eu le temps de venir".

Et "de venir", est un groupe prépositionnel infinitif, fonction complément du nom ?
Vu qu'il n'est pas introduit par une préposition, on ne peut pas parler de groupe prépositionnel pour "avoir eu le temps de venir".
C'est un groupe infinitif COD.

Pour la nature et la fonction de "de venir", tu es juste.
Oui, au temps pour moi ! 😉 Je voulais écrire "groupe infinitif" pour "avoir eu le temps".
Sam2017 a écrit :1) D'après vous, quelle sont les nature et fonction de "qu'il convenait d'abord de mettre à l'eau son embarcation" : subordonnée complétive / COI ? On songe bien à quelque chose ?
Je partage ton avis Sam.
La construction de la complétive est directe, mais il me semble que la complétive est COI.

… en comprenant qu’il convenait d’abord de mettre…
Il le comprend.
= Complétive COD

… en expliquant qu’il convenait d’abord de mettre…
Il l’explique.
= Complétive COD

… en songeant qu’il convenait d’abord de mettre…
*Il le songe > Il y songe.
= Complétive COI
Bonjour,
Ici, songer que = Penser que, me semble-t-il.
Je dirais donc plutôt COD.
Dans le dernier cas, considères-tu que cette construction du COI est elliptique ? Sinon, pourquoi l'appelles-tu indirecte ?
Oui, c'est vrai que le sens est équivalent.
Mais comme le fait remarquer Katioucha, ce n'est pas pronominalisable par un pronom COD.

Il pense que… > Il le pense.

Il songe que > *Il le songe. Il y songe.

C'est pourquoi on peut avoir un doute.
Sinon, pourquoi l'appelles-tu indirecte ?
Tu veux dire directe ?
Tu as bien écrit "complétive COI" ? 🙄
Il y a un léger enchevêtrement de messages. Pour moi, la conjonctive est bien COD.
Jehan, ici, ici ne s'agit pas de songer à quelque chose.
Tu as bien écrit "complétive COI" ? 🙄
Oui, mais comme j'ai également parlé de construction directe de la complétive, je ne savais pas trop à quoi tu référais.

Donc construction de la complétive directe puisque que n'est pas précédé d'une préposition,
mais COI, puisque pas pronominalisable avec un pronom COD.
Oui, je sais bien. J'avais d'abord analysé "COD" moi aussi.
Mais pourquoi, comme le fait remarquer Katioucha, ne peut-on cependant pas pronominaliser ce COD par le ?
Mais pourquoi COI ?
Il est différent de songer à quelque chose ou à quelqu'un et de songer que…
Grevisse signale que cette particularité "fait l'objet de jugements divers" et cite les verbes s'attendre, consentir, faire attention, tenir, veiller, réfléchir…

Pour moi, les appellations COD et COI étant purement structurelles, je parlerai de COD à partir du moment où il n'y a pas de préposition.
C'est tout le pb de la terminologie…
@Laoshi
En remplaçant la complétive par un substantif, peut-être ?
Toutefois, il abandonna bientôt cette besogne en songeant à l'opportunité / à l'intérêt de d'abord mettre à l'eau son embarcation, pour voir comment elle se comporterait.

@Jacques
Construction directe ou indirecte (mais synonymes) et COI :
c) Veiller que + subj.Synon. vieilli de veiller à ce que (infra 2 b)
https://www.cnrtl.fr/definition/veiller
Veillez que chose pareille ne recommence pas (Maupass., Contes et nouv., t. 2, Nos Angl., 1885, p. 53).
Y veiller et non Le veiller.
Prends garde et veille que le char Qui porte mon enfant n'échappe à ton regard (Moréas, Iphigénie à Aulis, 1903, p. 150).
Veilles-y et non Veille-le.
Je ne sais ce que tu veux dire par "purement structurelles", mais cela me choquerait vraiment ici que l'on me dise que la complétive est COI.
Mais je disais qu'elle était COD pour moi… On a trop de mal à se comprendre ce soir.
Oui, je t'ai bien entendu, mais c'est Katioucha et Jehan qui semblaient en douter.
Par "structurel", j'entends "non sémantique".
Laoshi a écrit :c'est Katioucha et Jehan qui semblaient en douter.
Argh, tu veux dire que mes arguments ne t'ont pas convaincue ?
Je suis choquée !