Jehan a écrit :
On peut hésiter… Pour les trois premiers, on peut effectivement penser à des COD de "ouïr", à des propositions infinitives : Sans l'ouïr enchanter l'Amour, rire et doucement chanter.
Mais pour le dernier, je ne sais pas vraiment.
Merci, Jehan.
Ton explication m'aide beaucoup.
Le dernier infinitif, il me semble qu'il est prédicat de la phrase indépendante :
"Moi, je meurs doucement auprès d’elle".
vemissa a écrit :
Je pense que l'infinitif "aimer" est le noyau de la phrase avec ellipse du sujet "je"
Mais je ne peux pas trouver l'infinitif
"aimer"… :/
Je voulais dire mourir
je pense à une chose, mais j’écris une autre 😂
Merci à vous deux 🙂
Je me suis trompée de nomination, j'avais dans l'esprit l'infinitif nominal, mais je parlais tout le temps de l'infinitif substantivé….
Bonjour
pour:
1-"il s'en va" comment va-t-on analyser le "en" (est-ce qu'il a une valeur, une fonction?) et quelle est la fonction du pronom réfléchi?
2- je veux vivre pour apprendre.
*veux vivre: je pense qu'on a un infinitif formé avec un semi auxiliaire "vouloir" qui a une valeur modale (épisthemique) puisqu'il exprime la volonté
3- il est plus grand que moi.
* plus …que: adverbe+conjonction corrélés pour introduire un complément comparatif ?
*grand: adj. attribut du sujet "il"
*moi: complément du comparatif introduit par la conjonction "que"
Pourquoi la valeur modale serait-elle ici épistémique ?
Disons que je trouve un grand mal à déterminer la modalité exprimée par "vouloir".
Riegel parle tout bêtement de "volition"… Pourquoi chercher un terme plus compliqué ?
Mais c'est ce mot qui me paraissait compliqué, je ne l'ai jamais rencontré…
Bon je cesserai de recourir à un jargon pédant, promis 😀 c'est juste que les ouvrages l'utilisent et j'aime bien savoir ce qu'ils veulent dire au juste.
vemissa, fin de la page 2 et page 3, tu trouveras une définition des différentes modalités, dont les volitive et épistémique ! 🙂
https://e-cours.univ-lr.fr/UNT/modalisation/res/GAR08.pdf
Bonsoir
-Quelle excuse as-tu trouvée pour ne pas t'entraîner aujourd'hui?
*Quelle: adjectif interrogatif qui forme avec "excuse" un groupe nominal ayant la fonction de COD
*pour ne pas t’entraîner: C.C. de but
-Quand tout s’arrête, quand tout se tait, seuls les beaux souvenirs apaisent cette douleur.
*quand: conjonction introduisant des C.C. temporels
* tout: pronom sujet des verbes "s’arrêter" et "se taire"
*s': pronom réfléchi COD
*seuls: adverbe exclusif (pas sûre que cette nomination existe)
- crois en toi.
- En toi: COI
Est-ce qu'on peut dire: "Sers-t'en"?
Oui, on dit "Sers-t'en".
Oui aussi à tout le reste.
Je nuance toutefois pour "seuls", qui est un adjectif (variable) à valeur adverbiale, marqueur argumentatif d'exclusivité, comme le dit Riegel.
Merci de m'avoir corrigée 🙂
Donc:
-en: pronom adverbial COS?
-t: pronom explétif qui n'a pas de fonction
-"Celui qui a l'honneur de vous parler au nom des Français tient à vous dire que vous leur ressemblez fort."
Subordonnée périphrastique sujet du verbe "tient" . Elle n'a pas d’antécédent.
* parler au nom: locution verbale
* au nom: COI du verbe?
* que vous leur ressemblez fort: subordonnée relative COD du verbe "dire"
Grosse étourderie ! La relative complète un nom antécédent, pas un verbe.
Je n'ai pas d'excuse! :/ je lirai davantage pour affiner mes connaissances sur le sujet
proposition subordonnée circonstancielle de lieu ? Madame, mademoiselle, monsieur,
pourriez-vous me dire comment vous analysez cette phrase :
Je ne sais pas où j'ai rangé ce livre.
Merci
Je ne sais pas : proposition principale.
Où j'ai rangé ce livre : proposition interrogative indirecte, COD de "je ne sais pas".
Bonjour.
Voici une longue, très longue phrase.
Mais ma question ne concerne que la partie soulignée.
Puis, tandis que Guillaume Rym, sage homme et malicieux, comme dit Philippe de Comines, les suivait tous deux d’un sourire de raillerie et de supériorité, ils gagnèrent chacun leur place, le cardinal tout décontenancé et soucieux, Coppenole tranquille et hautain, et songeant sans doute qu’après tout son titre de chaussetier en valait bien un autre, et que Marie de Bourgogne, mère de cette Marguerite que Coppenole mariait aujourd’hui, l’eût moins redouté cardinal que chaussetier : car ce n’est pas un cardinal qui eût ameuté les Gantois contre les favoris de la fille de Charles le Téméraire ; ce n’est pas un cardinal qui eût fortifié la foule avec une parole contre ses larmes et ses prières, quand la demoiselle de Flandre vint supplier son peuple pour eux jusqu’au pied de leur échafaud ; tandis que le chaussetier n’avait eu qu’à lever son coude de cuir pour faire tomber vos deux têtes, illustrissimes seigneurs, Guy d’Hymbercourt, chancelier Guillaume Hugonet !
C'est encore long…. la partie soulignée.
Alors, je la réduis le plus court possible :
"Coppenole, songeant que son titre en valait bien un autre, et que Marie de Bourgogne l’eût moins redouté cardinal que chaussetier""
Maintenant, ma question.
Je n'arrive pas à analyser les fonctions des trois mots (en gras) :
l', cardinal, chaussetier.
Je pense que le pronom
le(l') est COD du verbe
'redouter'.
Alors, quelle est la fonction de
'cardinal' et de
'chaussetier' ?
Aidez-moi, s'il vous plait.
Bonjour.
Oui, l' est bien COD de "eût redouté".
cardinal peut être considéré comme un nom attribut de ce COD.
Quant à chaussetier, il est également attribut du COD l' sous-entendu de la proposition comparative elliptique : qu'(elle ne l'eût redouté) chaussetier
Ah, c'est l'attribut du COD !
Maintenant, c'est devenu clair, bien compris.
Grand merci, Jehan. 😀
J'ai écrit : "je la réduis le plus court possible".
Est-ce correct ? ou dois-je écrire "je la réduis la plus courte possible" ? 🙂