De rien Hwang !
Analyse grammaticale
4319 réponses · Page 85 / 216
Eh oui, Roméo lui aussi mérite un merci !
Oops !!!
Quelle impolitesse !!!
Je n'ai pas vu vos réponses… 😞
Pardon, et merci, Delia et Roméo. 🙂
Quelle impolitesse !!!
Je n'ai pas vu vos réponses… 😞
Pardon, et merci, Delia et Roméo. 🙂
🙂 🙂
Doux fut le trait, qu’Amour hors de sa trousse,Comme Vous parlez de l'un de mes poèmes fétiches, je saisis occasion pour poser quelques questions: 😀
Pour me tuer me tira doucement,
Quand je fus pris au doux commencement
D’une douceur si doucettement douce.
Doux est son ris, et sa voix qui me pousse
L’âme du corps, pour errer lentement,
Devant son chant marié gentement
Avec mes vers animés de son pouce.
Telle douceur de sa voix coule à bas,
Que sans l’ouir vraiment on ne sait pas,
Comme en ses rets Amour nous encordelle :
Sans l’ouir, dis-je, Amour même enchanter,
Doucement rire, et doucement chanter,
Et moi mourir doucement auprès d’elle.
- l'ellipse du sujet "elle", qu'on remarque dans ce vers :"Pour me tuer elle me tira doucement", est-il dû à un usage habituel au XVIeme siècle?
- me": (dans le V.4) est-il un datif de totalité impliquée ?
-avec mes vers: complément circonstanciel d'accompagnement?
-de son pouce: C.C de moyen
- sans l’ouïr: C.C. d'absence
- Comme en ses rets Amour nous encordelle: subordonnée circonstancielle de comparaison?
- Amour même: adjectif indéfini permettant une anaphore référentielle
* Amour: est-ce qu'on va le considérer comme un nom propre, puisqu'il est introduit par la majuscule?
Doux fut le trait, qu’Amour hors de sa trousse,
Pour me tuer me tira doucement,
Quand je fus pris au doux commencement
D’une douceur si doucettement douce.
Doux est son ris, et sa voix qui me pousse
L’âme du corps, pour errer lentement,
Devant son chant marié gentement
Avec mes vers animés de son pouce.
Telle douceur de sa voix coule à bas,
Que sans l’ouir vraiment on ne sait pas,
Comme en ses rets Amour nous encordelle :
Sans l’ouir, dis-je, Amour même enchanter,
Doucement rire, et doucement chanter,
Et moi mourir doucement auprès d’elle.
l'ellipse du sujet "elle", qu'on remarque dans ce vers :"Pour me tuer elle me tira doucement", est-il dû à un usage habituel au XVIeme siècle?Le sujet est Amour. Amour également appelé Cupidon, est un dieu romain, fils de Vénus que l'on représente ailé et armé de flèches. Amour est donc un nom propre dans tout le poème.
- me": (dans le V.4) est-il un datif de totalité impliquée ?Il n'y a pas de "me" dans le vers 4… Il y en a deux dans le vers 2 :
Doux fut le trait, qu’Amour hors de sa trousse,
Pour me tuer me tira doucement,
Le premier est COD de "tuer", le second n'est pas un datif de totalité impliquée. C'est un datif lexical.
Amour me tira le trait… "Le trait" n'est pas une partie du corps comme ce serait le cas avec "Amour me tira les cheveux" (véritable datif de totalité impliquée). Le trait est une flèche lancée par l'archer Amour.
Merci Delia, mais je pense qu'Amour est le fils de "poros" (l'abondance) et de Pénia (la pauvreté)…(peut-être je me trompe)
Je parlais de ce "me":
[…]me pousse
L’âme du corps
Puis-je considérer que mes autres réponses sont correctes?
Je parlais de ce "me":
[…]me pousse
L’âme du corps
Puis-je considérer que mes autres réponses sont correctes?
Puis-je considérer que mes autres réponses sont correctes?Je ne puis en juger car vous employez une terminologie que je n'ai jamais utilisée, ni pendant mes études, ni pendant mes quarante ans d'exercice. Je ne vous comprends donc pas.
Je ne comprends pas, si j'ai commis une erreur je serais heureuse d'avoir vos éclaircissements…
Doux est son ris, et sa voix qui me pousse
L’âme du corps, pour errer lentement,
Donc, ce me est au vers 5, pas au vers 4 comme tu as écrit…
Là, oui, il s'agit bien d'un datif de totalité impliquée, comme dit Riegel.
C'est le dieu grec Eros qui est parfois considéré comme fils de Poros et de Penia.
Mais selon la plupart des auteurs, il est fils d'Aphrodite et d'Arès.
Dans la mythologie romaine, Cupidon, dieu de l'Amour, est fils de Vénus et de Mars.
Tes analyses grammaticales, pour le reste, me semblent correctes.
Il n'y a que pour "même" que j'hésite…
L’âme du corps, pour errer lentement,
Donc, ce me est au vers 5, pas au vers 4 comme tu as écrit…
Là, oui, il s'agit bien d'un datif de totalité impliquée, comme dit Riegel.
C'est le dieu grec Eros qui est parfois considéré comme fils de Poros et de Penia.
Mais selon la plupart des auteurs, il est fils d'Aphrodite et d'Arès.
Dans la mythologie romaine, Cupidon, dieu de l'Amour, est fils de Vénus et de Mars.
Tes analyses grammaticales, pour le reste, me semblent correctes.
Il n'y a que pour "même" que j'hésite…
Mercii Jehan je suis heureuse de voir que j'ai progressé 🆒
Pourquoi tu hésites sur le "même"? je voudrais bien savoir comment tu l'aurais analysé
Delia, c'est la terminologie de Riegel, Sancier et Chateau… 🙂
Pourquoi tu hésites sur le "même"? je voudrais bien savoir comment tu l'aurais analysé
Delia, c'est la terminologie de Riegel, Sancier et Chateau… 🙂
J'hésite parce que je ne saisis pas bien le sens de la phrase dans le poème, ni ce que tu veux dire par "anaphore référentielle"…
Pour moi "même" reprend le mot qui le précède. Mais je ne sais pas si cette notion "d'anaphore référentielle"existe vraiment…
Bonjour.
"sans l'ouir, on ne sait pas comment Amour nous encordelle en ses rets"
En passant…
Sont-ce compléments du verbe 'ouir' ou infinitif de narration sans 'de' ou autre ?
vemissa a écrit : - Comme en ses rets Amour nous encordelle: subordonnée circonstancielle de comparaison?J'ai pensé que c'est la subordonnée circonstancielle de manière :
"sans l'ouir, on ne sait pas comment Amour nous encordelle en ses rets"
En passant…
Sans l’ouir, dis-je, Amour même enchanter,Quelle est la fonction de ces quatre infinitifs ?
Doucement rire, et doucement chanter,
Et moi mourir doucement auprès d’elle.
Sont-ce compléments du verbe 'ouir' ou infinitif de narration sans 'de' ou autre ?
Vemissa a écrit :Pour moi, "même" reprend le mot qui le précède. Mais je ne sais pas si cette notion "d'anaphore référentielle"existe vraiment…Le mot même est plutôt ici un adverbe "à valeur renchérissante", comme écrit le Trésor de la Langue française… Ou un adjectif postposé exprimant l'ipséité (qualité d'être soi-même et rien d'autre).
La frontière est souvent floue entre ces deux emplois.
Hwang a écrit :Bien vu, Hwang… Au temps pour moi. Je pense que c'est toi qui as raison.Vemissa a écrit : - Comme en ses rets Amour nous encordelle: subordonnée circonstancielle de comparaison?J'ai pensé que c'est la subordonnée circonstancielle de manière :
"sans l'ouir, on ne sait pas comment Amour nous encordelle en ses rets"
Sans l’ouir, dis-je, Amour même enchanter,On peut hésiter… Pour les trois premiers, on peut effectivement penser à des COD de "ouïr", à des propositions infinitives : Sans l'ouïr enchanter l'Amour, rire et doucement chanter.
Doucement rire, et doucement chanter,
Et moi mourir doucement auprès d’elle.
Quelle est la fonction de ces quatre infinitifs ?
Sont-ce compléments du verbe 'ouir' ou infinitif de narration sans 'de' ou autre ?
Mais pour le dernier, je ne sais pas vraiment.
Attends d'autres avis.
Excuse-moi, c'est un peu tard ,mon cerveau bug…
"valeur renchérissante"= insistance ?
Ce n'est donc pas une anaphore lexicale (c'est le mot que je voulais employer et non référentielle)
"valeur renchérissante"= insistance ?
Ce n'est donc pas une anaphore lexicale (c'est le mot que je voulais employer et non référentielle)
Oui, valeur d'insistance, de renforcement.
"Doucement rire, et doucement chanter,
Et moi mourir doucement auprès d’elle."
Je pense que l'infinitif "aimer" est le noyau de la phrase avec ellipse du sujet "je" (peut-être un usage propre au XVI eme siècle) :/
Et moi mourir doucement auprès d’elle."
Je pense que l'infinitif "aimer" est le noyau de la phrase avec ellipse du sujet "je" (peut-être un usage propre au XVI eme siècle) :/