Bonjour, j'ai un doute sur la fonction de "en" dans la phrase suivante :
"L'existence du zéro, comme entité mathématique et après l'éblouissante démonstration qu'en avait faite Abdul Ali Ashar, ne pouvait désormais plus être mise en cause".
"En" est-il COS ou complément de "qu' " ?
Merci de vos réponses
Bonjour.
l'éblouissante démonstration qu'en avait faite Abdul Ali Ashar =
Abdul Ali Ashar avait fait l'éblouissante démonstrationde l'existence du zéro.
Complément du pronom relatif qu', ce pronom relatif représentant son antécédent "l'éblouissante démonstration".
J'ai eu un doute, car "l'existence du zéro" est difficilement supprimable (surtout à cause du "l'" devant l'éblouissante démonstration) dans la phrase reconstruite et en principe, le complément du nom l'est.
Merci !
Bonjour
dans cette phrase: j'ai tant de peine", "tant de" est-il un déterminant composé ou un adverbe d'intensité?
Oui, "tant de" est un déterminant composé…
Il est composé de l'adverbe d'intensité "tant" et du mot "de".
Bonsoir.
vous qui êtes sûrs que cette histoire aura une fin, je vous fais confiance.
-Tout d'abord, est-ce que la structure de la phrase est acceptable?
-pour ces éléments, je voudrais bien avoir vos éclaircissements:
* vous: antécédent du "qui" mais quelle est sa fonction?
* qui êtes sûrs que cette histoire aura une fin: subordonnée relative, je pense qu'elle a la valeur d'un adjectif épithète…je ne suis pas très sûre de sa fonction
* êtes sûrs: locution verbale (je pense qu'on privilégiera l'approche unitaire, sinon on aura 2 attributs du sujet: l'adjectif "sûrs" et la subordonnée)
* qui: pronom relatif sujet du verbe "être"
* que cette histoire aura une fin: subordonnée relative attribut du sujet "qui"
* que: pronom relatif (j'ignore sa fonction)
Merci Jehan.
j'ai pensé à l'attribut et au complément de l'adjectif, puis j'ai eu un doute….
Bonsoir
-j'appellerai, Mignon, ce petit chat que tu m'avais offerts (est-ce qu'elle n'est pas lourde, cette phrase?)
* ce petit chaton: COD du verbe "nommerai"
* Mignon: Adjectif attribut du COD
* que tu m'avais offert: subordonnée relative complément du nom "chaton"
* que: pronom relatif COD du verbe "offerts
-Quand tu noies la beauté dans tes vers, tu donnes vie aux mots.
*quand….mots: subordonnée circonstancielle de temps marquant la simultaniété
-fuir est une solution que tu aimes.
* fuir: infinitif substantivé sujet du verbe
* une solution: attribut du sujet "fuir"
* que tu aimes: subordonnée complétive complément du nom "solution"
Merci Jehan, mais je ne comprends pas comment ces infinitifs peuvent avoir la fonction d'un sujet alors qu'ils ne sont pas substantivés. :/
Lundi dernier, je t'ai précisé, en réponse à la question que tu avais posée :
Jehan a écrit :Quand il a la fonction d'un groupe nominal dans la phrase, l'infinitif n'est pas pour autant forcément substantivé.
On ne parle de dérivation impropre et d'infinitif substantivé que lorsqu'il est précédé d'un déterminant :
https://www.etudes-litteraires.com/grammaire/infinitif
Si je me rappelle de ta réponse, c'est juste que j'ai cru qu'il a la valeur d'un nom, même s'il n'est pas introduit par un déterminant.
Dans le cas de ta phrase, Fuir n'est pas devenu un nom. Il a juste la fonction qu'aurait un groupe nominal. Mais on ne peut pas le faire précéder d'un déterminant, ni le qualifier par un adjectif, ni le faire varier en nombre, alors que ce serait le cas s'il s'agissait d'un infinitif substantivé.
Quelle explication !
Sans ton aide, je n'aurais jamais su déchiffrer cette phrase.
Merci, lamaneur. 🙂
Bonjour.
Il y a une phrase dont je veux analyser la structure.
Doux fut le trait, qu'Amour hors de sa trousse,
Pour me tuer me tira doucement,
Quand je fus pris au doux commencement
D'une douceur si doucettement douce.
Comment analyser ce
'D'une douceur' ?
Est-ce
'je fus pris d'une douceur' ou
'commencement d'une douceur' ?
Merci, d'avance.
Hwang, tu n'as pas choisi un texte facile. Peu de Français d'aujourd'hui pourraient le comprendre aisément, et j'avoue qu'il ne me semble pas limpide à moi non plus. Je donne la version intégrale pour avoir plus de contexte :
Doux fut le trait, qu’Amour hors de sa trousse,
Pour me tuer me tira doucement,
Quand je fus pris au doux commencement
D’une douceur si doucettement douce.
Doux est son ris, et sa voix qui me pousse
L’âme du corps, pour errer lentement,
Devant son chant marié gentement
Avec mes vers animés de son pouce.
Telle douceur de sa voix coule à bas,
Que sans l’ouir vraiment on ne sait pas,
Comme en ses rets Amour nous encordelle :
Sans l’ouir, dis-je, Amour même enchanter,
Doucement rire, et doucement chanter,
Et moi mourir doucement auprès d’elle.
J'hésite sur la réponse à te donner. Je trouve que les deux interprétations sont possibles. Au tout début, je penchais pour "je fus pris d'une douceur", mais maintenant l'autre possibilité "au doux commencement d'une douceur…" ne me semble pas à écarter. J'ai hâte de savoir ce qu'en pensent les autres intervenants.
Doux fut le trait, qu’Amour hors de sa trousse,
Pour me tuer me tira doucement,
Quand je fus pris au doux commencement
D’une douceur si doucettement douce.
J'interprèterais pour ma part au doux commencement comme un CC de temps déplaçable et supprimable.
Au doux commencement, je fus pris d'une douceur doucettement douce.
Je ferais plutôt la même interprétation que Jehan. C'est pourquoi je ponctuerais ces vers de Ronsard ainsi :
Doux fut le trait qu’Amour hors de sa trousse
Pour me tuer me tira doucement,
Quand je fus pris
, au doux commencement,
D'une douceur si doucettement douce.
En 1584, ce poète a corrigé son texte comme suit, pour supprimer le jeu des sonorités existant dans la première version :
Doux fut le trait qu'Amour hors de sa trousse
Tira sur moy; doux fut l'accroissement
Que je receu dès le commencement
Par ma fièvre autant aigre que douce.
https://books.google.fr/books?id=0LgWCwAAQBAJ&pg=PA98&lpg=PA98&dq=Doux+fut+le+trait,+qu%E2%80%99Amour+hors+de+sa+trousse,+Pour+me+tuer+me+tira+doucement,+Quand+je+fus+pris+au+doux+commencement+D%E2%80%99une+douceur+si+doucettement+douce.&source=bl&ots=HJnZs1aukH&sig=8rTNSy8cmIKRdliFUSKNG-AidSQ&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjVvdOGv7_SAhUlDsAKHa5IAPgQ6AEIJzAC#v=onepage&q=Doux%20fut%20le%20trait%2C%20qu%E2%80%99Amour%20hors%20de%20sa%20trousse%2C%20Pour%20me%20tuer%20me%20tira%20doucement%2C%20Quand%20je%20fus%20pris%20au%20doux%20commencement%20D%E2%80%99une%20douceur%20si%20doucettement%20douce.&f=false
Cette correction accrédite, sans conduire à une certitude, l'interprétation ci-dessus.
Qu'il me soit permis de regretter
Quand je fus pris, au doux commencement,
D'une douceur si doucettement douce.
Le
doux commencement d'une
douceur si
doucettement
douce : belle figure dérivative.
Mais le poète est seul maitre à bord.
lamaneur a écrit :
… tu n'as pas choisi un texte facile.
C'est vrai ; ce n'est pas vraiment facile.
Et vos aides me donnent beaucoup de courage.
Grand merci, Jehan et lamaneur. 🙂