Parlant de mon point de vue sur la question, Katioucha a écrit :Certes, mais il me semble qu’il se heurte ici à un paradoxe.Qu'y a-t-il de paradoxal, comme je l'ai fait, à admettre que "sa pipe" ne soit plus COD dans l'expression imagée, et à signaler par ailleurs que dans l'expression littérale à l'origine de l'expression, il s'agissait d'un COD ? Ce n'est pas plus paradoxal que de constater que "casse" n'est plus un verbe dans "casse-pipe". Quant à tes explications et justifications, je les ai admises.
Et je ne vois pas quelles autres explications j'aurais pu donner à mes élèves, en supposant qu'ils aient eu l'âge requis.
Quant à mes dernières remarques au sujet de Il marche sur les pas de son père et de la fonction de "de son père"… Qu'en penses-tu au juste ?
La question est simplement de savoir concrètement comment on analyse.Il me semble déjà évoqué la chose, mais je recommence…
Il est certain que la locution verbale "casser sa pipe" au sens de "mourir" forme un tout.
Il est certain qu'on ne peut plus extraire là-dedans par c'est…que un COD qui serait "sa pipe".
Ni tourner la phrase à la voix passive.
Il est certain qu'on ne peut rajouter aucun COD ou COI à cette locution, et la qualifier d' intransitive me semble dès lors pertinent.
Cependant, lors d'une analyse de phrase, encore une fois, même si ce n'est pas indispensable, il n'est pas interdit de rappeler en supplément "l'étymologie grammaticale" de cette locution (verbe transitif casser suivi d'un COD). Tout comme on pourrait le faire avec le nom "casse-pipe". Je ne prétends rien de plus.
J'aimerais bien savoir ce que je "soutiens" et "défends" à tort là-dedans.