Pour répondre à Katioucha : il me semble que dans la phrase analysée, il s'agit plutôt d'un résultat, donc d'un état.
Analyse grammaticale
4319 réponses · Page 78 / 216
OK, merci, donc hors contexte ou dans un autre contexte, cette locution serait susceptible de ne pas être analysable ?
Personnellement, je ne pense pas que même dans ton interprétation "procès", elle soit non analysable…
Donc, l'analyse dépend aussi du contexte qui détermine le sens de la locution. Celle-ci est toujours inanalysable sauf si son noyau (le verbe) a une valeur attributive…. (je pensais que seules les locutions prépositives et adverbiales étaient inanalysables, je vois là que je me trompais :/ )
Pour ces phrases:
-Il marche sur les pas de son père.
Je pense que la locution est inanalysable.
-je vais bien
Il s'agit d'un état, ainsi "bien" est un adverbe ayant une valeur adjectivale: il est un attribut du sujet
Pour ces phrases:
-Il marche sur les pas de son père.
Je pense que la locution est inanalysable.
-je vais bien
Il s'agit d'un état, ainsi "bien" est un adverbe ayant une valeur adjectivale: il est un attribut du sujet
Attention : il se trouve que pour être d'accord, le verbe-noyau est un verbe attributif.
Mais ce n'est pas le cas de toutes les locutions verbales.
Et il ne suffit pas d' "exprimer un état" pour être un "verbe d'état" introduisant un attribut.
Aller n'est pas un verbe d'état et n'introduit pas un attribut du sujet.
Aller a ici le sens de "se porter" et bien est un adverbe de manière.
Aller bien, aller mal, aller médiocrement, aller mieux… Comment allez-vous ?
Il marche sur les pas de son père.
Le sens est un sens figuré consacré par l'usage, mais chaque terme reste parfaitement analysable.
Même si c'est une action (évoquée ici métaphoriquement).
Mais ce n'est pas le cas de toutes les locutions verbales.
Et il ne suffit pas d' "exprimer un état" pour être un "verbe d'état" introduisant un attribut.
Aller n'est pas un verbe d'état et n'introduit pas un attribut du sujet.
Aller a ici le sens de "se porter" et bien est un adverbe de manière.
Aller bien, aller mal, aller médiocrement, aller mieux… Comment allez-vous ?
Il marche sur les pas de son père.
Le sens est un sens figuré consacré par l'usage, mais chaque terme reste parfaitement analysable.
Même si c'est une action (évoquée ici métaphoriquement).
Intéressant.
Il marche sur les pas de son père.
-Sur les pas de son père: complément circonstanciel de manière
-De son père: complément déterminatif du nom "pas"
Il marche sur les pas de son père.
-Sur les pas de son père: complément circonstanciel de manière
-De son père: complément déterminatif du nom "pas"
Jehan a écrit :Personnellement, je ne pense pas que même dans ton interprétation "procès", elle soit non analysable…Quand je disais qu’une locution n’était pas analysable, je ne voulais pas dire que c’était impossible à faire, je voulais dire que ça me paraissait n'avoir pas trop de sens.
[…]
mais chaque terme reste parfaitement analysable.
Par exemple, Prendre la mouche(attraper l’insecte) vs Prendre la mouche (se vexer).
[Il] [prend] [la mouche] = analysable.
[Il] [prend la mouche] = « inanalysable ».
Ou encore :
[Il] [a cassé] [sa pipe] = il a brisé son jacob.
[Il] [a cassé sa pipe] = il est mort.
Pour reprendre la phrase proposée par vemissa, je dirais que marcher sur les pas de son père ne fait - tout comme prendre la mouche dans son sens figuré - qu’un bloc.
Pour être d’accord, j’aurais tendance également à n’en faire toujours qu’un bloc.
[Il] [est] [grand].
vs
[Il] [est d’accord].
Mais peut-être qu'en analyse grammaticale, même dans le cas de locutions on analyse chacun des groupes.
Tu confonds locution et expression.
Quels sont les tests qui permettent de distinguer les deux?
Anne345 a écrit :Tu confonds locution et expression.Peux-tu être plus précise ?
Je ne sais pas si ta remarque porte sur l'ensemble de mes exemples, sur certains seulement, auquel cas le/lesquel(s) ?
Différence entre expression et locution
Voilà deux mots souvent confondus : expression et locution. […]
https://blog.alorthographe.com/2011/06/03/difference-entre-expression-et-locution/
C'est pourquoi, par exemple, "casser sa pipe" au sens de "mourir" est une expression imagée et non une locution.
Alors d’une part non, puisque :
D’autre part, en admettant, qu’est-ce que cela change sur le fond de la question : analyse ou non analyse ?
En grammaire, les locutions sont des ‘ groupes de mots figés.Ce qui permet de dire que si toute expression est une locution, l’inverse n’est pas vrai.
D’autre part, en admettant, qu’est-ce que cela change sur le fond de la question : analyse ou non analyse ?
Syntaxe et sémantique semblent intimement liées…
Une dernière demande avant de vous souhaiter une douce nuit: 🙂 (est-ce que mon analyse de ces éléments est correcte?)
Il marche sur les pas de son père.
-marche sur les pas de: locution verbale (mais en appliquant ce que vous avez dit, j'y verrai plutôt une expression métaphorique)
-Sur les pas de son père: complément circonstanciel de manière
-De son père: complément déterminatif du nom "pas"
Une dernière demande avant de vous souhaiter une douce nuit: 🙂 (est-ce que mon analyse de ces éléments est correcte?)
Il marche sur les pas de son père.
-marche sur les pas de: locution verbale (mais en appliquant ce que vous avez dit, j'y verrai plutôt une expression métaphorique)
-Sur les pas de son père: complément circonstanciel de manière
-De son père: complément déterminatif du nom "pas"
Pour répondre à Katioucha, on dira que les expressions sont toujours grammaticalement analysables.
Tandis que certaines locutions sont grammaticalement plus figées, plus "hermétiques" que d'autres, et seront donc plus rebelles à une analyse.
Tandis que certaines locutions sont grammaticalement plus figées, plus "hermétiques" que d'autres, et seront donc plus rebelles à une analyse.
Pour répondre à Vemissa :
-Sur les pas de son père: complément circonstanciel de lieu
C'est évidemment ici un lieu "métaphorique".
-Sur les pas de son père: complément circonstanciel de lieu
C'est évidemment ici un lieu "métaphorique".
Chaque fois qu'on utilise la préposition "sur" on aura un complément de lieu?
Bien sûr que non…
Tout dépend du sens du complément.
Ici, le complément indique où il pose ses pas.
Il pourrait poser ses pas ailleurs.
En revanche : Je me renseigne sur l'horaire des trains.
Le complément n'indique pas le lieu, mais à propos de quoi je me renseigne.
Tout dépend du sens du complément.
Ici, le complément indique où il pose ses pas.
Il pourrait poser ses pas ailleurs.
En revanche : Je me renseigne sur l'horaire des trains.
Le complément n'indique pas le lieu, mais à propos de quoi je me renseigne.
Jehan a écrit :Pour répondre à Katioucha, on dira que les expressions sont toujours grammaticalement analysables.D’accord, merci.
Tandis que certaines locutions sont grammaticalement plus figées, plus "hermétiques" que d'autres, et seront donc plus rebelles à une analyse.
J’ai trouvé ceci :
[lien invalide]174750cassersapipe.jpg/174750cassersapipe.jpg[/img][/url]De la même manière, il me parait difficile d’analyser sur les pas de, etmarcher sur les pas de Xme semble devoir être compris globalement, quelque chose commeimiter X.
p. 26
https://books.google.fr/books?id=XP2FNKPzUqsC&pg=PA26&lpg=PA26&dq=il+a+cass%C3%A9+sa+pipe+compl%C3%A9ment+d%27objet+direct&source=bl&ots=ciMFk9_7NT&sig=bKfepfFyigsa5bAF8EgKVRbO8GE&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwjo1PmpvOjRAhWBBBoKHbXvBVwQ6AEILzAD#v=onepage&q&f=false
Mais sans doute existe-t-il différentes écoles.
Je comprends le point de vue sémantique.
Si l'on tient à analyser malgré tout, on dira que "pipe" est tout de même,bien que métaphoriquement, COD. Cela dit, c'est vrai que, sauf par effet de style, dans ce sens, on ne pourra qualifier le COD et dire *casser sa vieille pipe.
Et quand on tire le diable par la queue, alors ?
En fait, on ne tire rien, il n'y a ni diable, ni queue.
Cette séquence prend un sens global particulier (avoir des ressources insuffisantes ) et on doit effectivement la prendre dans son sens global si l'on veut comprendre le discours. Mais cela n'empêche en rien, si l'on tient à le faire, de pouvoir indiquer pour chacun des mots sa nature et sa fonction grammaticales.
Si l'on tient à analyser malgré tout, on dira que "pipe" est tout de même,bien que métaphoriquement, COD. Cela dit, c'est vrai que, sauf par effet de style, dans ce sens, on ne pourra qualifier le COD et dire *casser sa vieille pipe.
Et quand on tire le diable par la queue, alors ?
En fait, on ne tire rien, il n'y a ni diable, ni queue.
Cette séquence prend un sens global particulier (avoir des ressources insuffisantes ) et on doit effectivement la prendre dans son sens global si l'on veut comprendre le discours. Mais cela n'empêche en rien, si l'on tient à le faire, de pouvoir indiquer pour chacun des mots sa nature et sa fonction grammaticales.