Donc, une fois encore, j'ai analysé incorrectement…
'Les onze marches' n'est pas le COD du verbe
'a rendu', mais une partie du gérondif, c'est-à-dire, le COD de l'infinitif
'dévorer'.
Grand merci, lamaneur. 🙂
Bonjour.
La chétive pension de veuve péniblement obtenue, les gens congédiés, ce qui eut de l’éclat, la petite chambre au cinquième qui amenait vingt carrosses à la porte, tout cela forma jadis un spectacle singulier.
J'aimerais analyser, pour mieux comprendre la phrase, la fonction de la partie soulignée.
Combien de choses l'auteur énumère-t-il ?
1) Quatre(chétive pension, gens congédiés, ce qui eut de l’éclat, petite chambre) ?
2) Trois(chétive pension, gens congédiés = ce qui eut de l’éclat, petite chambre) ?
Merci, d'avance.
Hwang, c'est bien ta seconde interprétation qui est la bonne.
Merci, lamaneur.
Et, puisque tu es là, une question de plus, s'il te plait.
Il est inutile d'avertir le lecteur de ne pas prendre au pied de la lettre les figures que nous sommes obligé d'employer ici pour exprimer cet accouplement singulier, symétrique, immédiat, presque co-substantiel, d'un homme et d'un édifice.
Il est inutile de dire également à quel point il s'était faite familière toute la cathédrale dans une si longue et si intime cohabitation.
Je ne comprends pas la structure de la partie en gras.
"Il s'était faite" est-ce personnel ou impersonnel ?
Pourquoi
'faite' et
'familière' au féminin ? accordés avec
'toute la cathédrale' ?
Je n'arrive pas à l'analyser. :/
Il avait fait (= il avait rendu) toute la cathédrale familière pour lui
"familière" est attribut du COD "cathédrale".
Le "pour lui" se transforme en datif "se" : il avait fait pour lui ==> il s'était fait
Donc
Il s'était fait toute la cathédrale familière
ou, avec antéposition de l'attribut :
il s'était fait familière toute la cathédrale.
Tu notes au passage qu'il faut "fait" et non pas "faite" comme on le voit sur certaines pages par erreur.
Voir :
https://books.google.fr/books?id=ECFbAAAAQAAJ&pg=PA71&dq=Il+est+inutile+de+dire+%C3%A9galement+%C3%A0+quel+point+il+s%27%C3%A9tait+fait+famili%C3%A8re+toute+la+cath%C3%A9drale&hl=fr&sa=X&ved=0ahUKEwicroHf1tXRAhXIDxoKHYcfCn0Q6AEIHTAA#v=onepage&q=Il%20est%20inutile%20de%20dire%20%C3%A9galement%20%C3%A0%20quel%20point%20il%20s%27%C3%A9tait%20fait%20famili%C3%A8re%20toute%20la%20cath%C3%A9drale&f=false
Par contre, si on antépose "cathédrale", on aura :
Toute la cathédrale, il se l'était faite familière.Cette explication est on ne peut plus claire.
Grand merci, lamaneur. 🙂
Bonjour,
Une question, s'il vous plait.
La duchesse trouva une femme fort grande et fort maigre, qui n’avait pas trente-six ans et en paraissait cinquante. Une figure régulière et noble eût pu passer pour belle, quoique un peu déparée par de gros yeux ronds qui n’y voyaient guère, si la princesse ne se fût pas abandonnée elle-même.
En fait, trois questions, s'il vous plait :
1) Le groupe adjectival
'fort grande et fort maigre' est-il épithète du nom
'femme' ou attribut du COD
'une femme' ?
2) Qu'est-ce que le pronom 'y' désigne-t-il ?
3) À quelle principale la subordonnée de condition
'si la princesse ~ elle-même' est-elle subordonnée :
"…eût pu passer pour belle" ou
"…n’y voyaient guère" ?
Merci, d'avance.
Bonjour.
La duchesse trouva une femme fort grande et fort maigre
Le groupe adjectival est ici épithète et non attribut.
Il aurait été attribut si "trouva" avait eu le sens de "jugea", "estima"…
Je ne pense pas que ce soit le cas ici.
En revanche, ç'aurait été un attribut du COD si on avait écrit :
La duchesse trouva la femme fort grande et fort maigre
n'y voyaient guère. = n'étaient guère capables de voir.
Dans cette locution y voir (n'y voyait guère, n'y voyaient rien, y voyait clair, y voyait assez…) y est plutôt un adverbe de lieu de sens très vague, qui désigne plus ou moins, à l'origine, la situation ou le lieu concerné par cette vision plus ou moins nette.
Je pense que la subordonnée si la princesse ne se fût pas abandonnée elle-même est subordonnée à Une figure régulière et noble eût pu passer pour belle. Mais je ne suis pas sûr du sens. Attends d'autres commentaires…
Parmi d'autres,
En revanche, ç'aurait été un attribut du COD si on avait écrit :
La duchesse trouva la femme fort grande et fort maigre
cette explication me plaît beaucoup.
Maintenant, tout est devenu clair.
Merci, Jehan. 🙂
Jehan a écrit :Je pense que la subordonnée si la princesse ne se fût pas abandonnée elle-même est subordonnée à Une figure régulière et noble eût pu passer pour belle. Mais je ne suis pas sûr du sens. Attends d'autres commentaires…
Oui, d'accord. La figure régulière et noble de la princesse aurait pu passer pour belle malgré ses gros yeux, si la princesse ne s'était pas abandonnée = si la princesse n'avait pas renoncé à agir pour maintenir son rang et sa dignité, malgré les infidélités de son mari.
Elle s'est laissée aller, comme le chantait Aznavour…
Bonjour, et merci Delia et lamaneur. 🙂
Bonjour.
C'est toujours
'La Chartreuse de Parme'.
Le comte avait deviné juste : peu de jours après la présentation de la duchesse, la jeune Clélia Conti vint à la cour, on l’avait faite chanoinesse. Afin de parer le coup que cette faveur pouvait avoir l’air de porter au crédit du comte, la duchesse donna une fête sous prétexte d’inaugurer le jardin de son palais, et, par ses façons pleines de grâces, elle fit de Clélia, qu’elle appelait sa jeune amie du lac de Côme, la reine de la soirée. Son chiffre se trouva comme par hasard sur les principaux transparents. La jeune Clélia, quoique un peu pensive, fut aimable dans ses façons de parler de la petite aventure près du lac, et de sa vive reconnaissance.
Je n'arrive pas à comprendre le sens de la phrase soulignée.
Quel chiffre ? le chiffre de qui ?
Les principaux transparents ? qu'est-ce qui est nom ? qu'est-ce qui est adjectif ?
Qu'est-ce que 'principal transparent' veut dire ?
En bref, quel est le sens de cette phrase ?
Aidez-moi, s'il vous plait.
Merci, d'avance.
Son chiffre se trouva comme par hasard sur les principaux transparents.
Littré est toujours de bon conseil.
Chiffre :
[lien invalide]688338Capture1.png][lien invalide]/688338Capture1.png[/img][/url]
On dit aussi
monogramme :
https://fr.wikipedia.org/wiki/MonogrammeTransparent :
[lien invalide]926617Capture.png][lien invalide]/926617Capture.png[/img][/url]
Autrement dit, la duchesse avait fait mettre le chiffre (les lettres ornées) de Clélia Conti sur les panneaux transparents qui décoraient les jardins pour la fête de nuit.
Voici quelques autres exemples de chiffres :
[lien invalide]352286Capture2.png][lien invalide]/352286Capture2.png[/img][/url]
mais il n'y a pas CC (Clélia Conti). En revanche, sur cette page
https://www.meubliz.com/chiffres_monogrammes/
on trouve plusieurs monogrammes CC entrelacés qui pourraient convenir comme celui-ci :
[lien invalide]437661Capture3.png][lien invalide]/437661Capture3.png[/img][/url]
Bonjour
il faut marquer les points sur lesquels ils sont d'accord
est-ce qu'il s'agit d'un substantif ayant un emploi adjectival et jouant le rôle d'un attribut ou bien s'agit il d'une locution adverbiale ayant le rôle d'un complément de manière?
C'est une locution adverbiale attribut du sujet.
être d'accord est une locution verbale ; je me demandais si les locutions étaient analysables.
Merci à vous deux 🙂
3. Loc. verbales formées avec la loc. d'accord
a) Être d'accord (avec), etc. :
28. − À sa place, j'aurais plutôt mis « quelqu'un ». Il dit quelque chose. Mais ça n'a pas d'importance. À part ça, je suis d'accord, ça me va. Ça me botte, je marche. G. Duhamel, Chronique des Pasquier,La Nuit de la Saint-Jean, 1935, p. 39.
https://www.cnrtl.fr/definition/accordil faut marquer les points sur lesquels ils sont d'accord
-
Il faut: tournure impersonnelle, le "il" est le sujet grammatical du verbe "fait"
-
marquer les points…d'accord: sujet réel du verbe "falloir"
-
les points…d'accord: COD du verbe "marquer"
-
sur lesquels…d'accords: subordonnée relative complément du nom "les points"
-
sont d'accord: locution verbale (
mais est-ce qu'on analyse "d'accord" comme on le fait avec les éléments du présentatif?)
-
sur lesquels: pronoms relatif COI de la locution verbale
Aucune âme charitable pour me répondre 😞
L'analyse est juste. Et pour répondre à ta question, rien ne s'oppose à ce qu'on analyse séparément "sont" et "d'accord".
Le verbe être est manifestement ici un verbe attributif, comme les verbes dans sembler d'accord, paraître d'accord, demeurer d'accord, tomber d'accord.
Et d'accord est une locution adverbiale; elle est ici à valeur adjectivale, en fonction d'attribut.
Première fois que je donne une analyse sans erreurs 🆒
Merci à vous trois 🙂
vemissa a écrit :Première fois que je donne une analyse sans erreurs 🆒
Bravo ! 😀
Jehan a écrit :rien ne s'oppose à ce qu'on analyse séparément "sont" et "d'accord"
Je pensais qu’il s’agissait ici d’exprimer un « faire acte de quelque chose » et non la qualité ou la nature ou l’état du sujet.
Ils font acte d’approbation/d’entente (Ils approuvent / Ils s’entendent), et non
ils ont la qualité, la nature ou l’état d’approbation/d’entente.
Peut-être que la chose est envisageable sous les deux angles : procès ou résultat.
Si c’est l’angle procès, la locution n’est pas analysable.
Si c’est l’angle résultat, elle l’est.
Si c’est l’angle procès, la locution n’est pas analysable.
Si c’est l’angle résultat, elle l’est.
C'est pas trop clair, j'ai cru qu'on analyse les éléments de toutes les locutions séparément. Est-ce qu'il y a la possibilité de donner des exemples?
j'ai cru qu'on analyse les éléments de toutes les locutions séparément
Je pense que c'est plutôt l'inverse : en général on ne décompose pas une locution, son sens étant à comprendre globalement.
Mais il est possible que je me trompe, je suis nulle en analyse grammaticale.
Pour
être d'accord :
Ils sont d'accord = Ils approuvent = verbe d'action/procès, à prendre globalement > pas analysable.
Ils sont d'accord = ils sont arrivés à un état d'accord = ils sont identiques dans leur avis = résultat /état, possibilité d'analyse.
Si ce n'est toujours pas plus clair, n'hésite pas à me le dire.