Analyse grammaticale

Langue française

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Bonsoir

Première phrase.
À signaler ceci :
- Il croit avoir fait de grands efforts pour s’instruire, lorsqu’il a employé quelques heures à la lecture de quelque livre de la littérature, et qu'il a survolé quelques pages sur la philosophie de Platon.

* pour s'instruire: groupe prépositionnel complément circonstanciel de but de "avoir fait".
* lorsqu': adverbe de liaison marquant le tempsconjonction de subordination, introduisant une subordonnée circonstancielle de temps.
* à la lecture de quelque livre de la littérature: nous avons le phénomène de récursivité (une succession de compléments de nom (mais quel est l'effet produit/recherché?)
En fait, il y a un COS et simplement deux compléments de noms successifs. Je ne crois pas qu'il y ait vraiment un effet recherché… Peut-être à la rigueur évoquer la longueur monotone du temps de lecture ?
=> à la lecture: complément déterminatif du nom " heures"Non, COS de "avoir employé" , le COD étant "quelques heures". Employer un certain tempsà une tâche.

*et: conjonction de coordination copulative liant les deux propositions subordonnées circonstancielles de temps.
*qu': est-ce un "que vicariant"? 😀 Oui, bien sûr. Cette conjonction de subordination remplace un second lorsqu'.
*sur la philosophie de Platon: phénomène de récursivité
Je ne comprends pas trop ce que tu veux dire, là.
De grands efforts est COD, ce ne peut donc être un groupe prépositionnel. De est la réduction de l'article indéfini des devant un adjectif.
sur la philosophie de Platon: phénomène de récursivité
Je ne comprends pas trop ce que tu veux dire, là.
je veux dire qu'on a deux compléments de nom "sur la philosophie" complément de "pages" et "de Platon" complément de "philosophie" (mais je ne suis pas trop sûre de cette analyse; la préposition "sur" sème le doute dans mon esprit)
- je Pourrai pas te préciser qui parle de ce phénomène, mais dans mon document on le définit comme suit:

"les séquences de groupes prépositionnels successifs s'analysent comme des hiérarchies d'inclusions où chaque groupe prépositionnel est indirectement le constituant d'un groupe prépositionnel plus vaste"

Anne, vous avez raison, j'ai pas fait attention… "de" est la forme réduite de "des". Il est dépourvu de sa valeur prépositionnel, le mot grammatical "de" remplace "des" car l'adjectif épithète "grands" se charge de limiter l'extensité du nom 🙂
Anne345 a écrit :De grands efforts est COD, ce ne peut donc être un groupe prépositionnel. De est la réduction de l'article indéfini des devant un adjectif.
Au temps pour moi, j'avais omis de relever cette erreur. J'ai été bien étourdi ! 😜

Deuxième phrase.
Quelques remarques.
- Il faudrait pour la convaincre qu’ils disent qu’ils ont fait tous leurs efforts pour chercher partout et même dans ce que les sciences occultes proposent pour s’en instruire, mais sans aucun résultat.


*qu'ils disent: subordonnée complétive CODsujet réel du verbe "faudrait"
*qu'ils ont fait tous leurs efforts….partout: subordonnée complétive COD du verbe "disent" (nous sommes face à l’emboîtement de plusieurs subordonnées) La complétive va en fait jusqu'à la fin de la phrase.

*pour chercher: complément circonstanciel de but du verbe "ont fait"
* partout: adverbe ayant la fonction d'un C. de lieu de l'infinitif "chercher".
* et: conjonction copulative liant deux propositions compléments circonstanciels prépositionnels introduits par les prépositions "pour" et "dans".
* aucun: déterminant indéfini quantifiant marquant la quantité nulle
L'absence étant déjà exprimée par "sans", "aucun" a son sens plein de "un… quelconque".
*sans aucun resultat: apposition ? Complément circonstanciel expriment l'absence, introduit par la préposition "sans", et coordonné aux deux autres compléments circonstanciels par la conjonction de coordination "mais".
Merci.
je reviens à cette phrase: "Qu’ils apprennent au moins quelle est la religionqu’ils combattent avant que de la combattre"
j'ai un doute concernant la fonction de la subordonnée soulignée: je sais que c'est une relative déterminative mais est ce qu'elle est un complément du nom "la religion" ? Et le subjonctif injonctif du début n'est-il pas un peu ironique?

puis ici: "il agit à découvert"
c'est une locution adverbiale ayant la fonction d'un complément circonstanciel de manière?

-ce serait absurde que de dire qu'on ne voit rien dans le monde qui montre la bonté humaine
* que de dire…fin: subordonnée complétive sujet réel du verbe "serait
*qu'on ne voit…fin" complétive COD du verbe "dire"
*qui…fin: subordonnée relative complément du pronom indéfini "rien"?

-si on lui donne tous ces avantages, quel intérêt peut-il tirer de crier qu'il veut partir ?
* si…avantages: subordonnée hypothétique
* quel: déterminant interrogatif
* quel…fin: subordonnée interrogatif (j'ignore sa fonction)
* qu'il veut partir: completive COD du verbe "crier"
Bonjour.

Qu’ils apprennent au moins quelle est la religion qu’ils combattent, avant que de la combattre.

Avec une virgule après "combattent", on analyse mieux.
La relative est simplement "qu'ils combattent", complément du nom "religion".
Et le CC de temps "avant que de la combattre" n'appartient pas à la relative.
Ce n'est pas un complément de "combattent" , mais d' "apprennent".
On doit apprendre avant de combattre; et non pas combattre avant de combattre.
Oui, il y a un peu d'ironie, mais là, nous ne sommes plus dans l'analyse grammaticale.

Si on lui donne tous ces avantages, quel intérêt peut-il tirer de crier qu'il veut partir ?
La seconde proposition n'est pas une subordonnée.
Sinon, il aurait deux subordonnées dans la phrase, et pas de principale !
Il y a une subordonnée hypothétique et une principale.

Pour le reste, rien à signaler.
Oui, je dois commencer à regarder les phrases attentivement avant de les analyser… il fallait bien voir qu'elle est déplaçable, supprimable et qu'elle dépend de la proposition interrogative…


-"j’espère montrer ici qu’il n’y a personne qui puisse parler de la sorte et j’ose même dire que jamais personne ne le fera. On sait assez de quelle manière agissent ceux qui sont dans cet esprit."

* ici: adverbe C. circonstanciel de lieu (son introduction ici ne donne--t-elle pas au discours une forme un peu orale?)
* personne: est-il employé en corrélation avec "ne" pour avoir une négation partielle, la relative est le sujet réel de "a"
* de la sorte: C. circonstanciel de manière
* même: adverbe d'insistance
* assez: adverbe intensificateur marquant le haut degré
* de quelle manière: locution adverbiale C. circonstanciel de manière
* Ceux: pronom démonstratif formant une locution relative avec le pronom relatif "qui"?
* ceux qui…fin: subordonnée périphrastique?
* dans cet esprit: C. C. de manière

-j'étais parmi eux
* parmi: préposition introduisant un pronom disjoint. Le tout forme un C. circonstanciel d'accompagnement?
Rien de spécial à signaler.
Sauf que "assez" ne marque pas un haut degré. Il signifie simplement "suffisamment".
Et que "dans cet esprit" est un groupe prépositionnel attribut, à noyau nominal et à valeur adjectivale.

Oui à tes interrogations.
Sauf en ce qui concerne "ici" : il ne rend pas spécialement le discours plus oral.
Et pour "parmi eux", il peut y avoir aussi une idée de lieu.
Mais il faudrait la phrase complète pour être plus précis.
C'est une phrase inventée… voici une autre:
-il chercha sa femme sans succès dans les cimetières et parmi les hommes.
y a-t-il ici une idée de lieu?

L'emploi de "ici" m'a étonnée un peu, on peut s'en passer, c'est pourquoi j'ai pensé au discours oral…
Il chercha sa femme sans succès dans les cimetières et parmi les hommes.
Nous avons ici deux compléments de lieu coordonnés.

Par définition, on peut souvent se passer de certains compléments circonstanciels, puisqu'ils sont supprimables.
Ce n'est pas pour cela que ces compléments circonstanciels sont une marque de langage oral.
L'adverbe ici peut, par analogie, avoir le sens de "à l'endroit du texte ou du discours où nous sommes arrivés", "à cette étape de notre raisonnement".
Merci 😀

Bonsoir
-je respecte cette personne de tout mon cœur
* tout: adverbe d'intensité

Pour "les Dartagnans" quelle est la valeur sémantique du déterminant? je pense qu'il a une valeur générique . Et puis peut on parler ici de dérivation impropre puisque le nom passe de la catégorie du nom propre à la catégorie du nom commun?

-cette obscurité où ils sont les rend si perplexes.
c'est une subordonnée relative de lieu, mais est-ce qu'il n'y a pas aussi une thématisation ?
Bonsoir.
-Je respecte cette personne de tout mon cœur
* tout: adverbe d'intensité
Non. C'est un adjectif. Tout mon cœur = mon cœur entier.

Pour "les Dartagnans" quelle est la valeur sémantique du déterminant? je pense qu'il a une valeur générique. Oui, je pense. Et puis peut-on parler ici de dérivation impropre puisque le nom passe de la catégorie du nom propre à la catégorie du nom commun? Je ne pense pas qu'on puisse aller jusque-là; la nature du mot (nom) ne change pas. En revanche, il s'agit d'une figure de style nommée antonomase.

-Cette obscurité où ils sont les rend si perplexes.
C'est une subordonnée relative de lieu, mais est-ce qu'il n'y a pas aussi une thématisation ?
Tu as souligné "cette obscurité".
Mais tu pensais sans doute à la relative "où ils sont"…
Je maîtrise mal la notion de thématisation, mais vu les explications qu'on trouve sur Wikepedia, la thématisation par la relative ne me semble pas si flagrante.
Ah je connais la figure, mais est ce que je peux l’évoquer comme explication grammaticale à ce phénomène?
c'est intéressant de voir comment l'introduction du déterminant permet au nom propre de se mettre au pluriel et de changer de référent…

Pour la subordonnée, je sens qu'il y a extraction mais il n'y a pas de gallicisime c'est pourquoi je me demandais si cela était possible sans le "que".
L'explication grammaticale, c'est que l'article permet de donner une valeur de nom commun à des mots de n'importe quelle nature… Un d'Artagnan, un je ne sais quoi, un m'as-tu-vu, un oui ou un non, etc.

Extraction de "cette obscurité" ?
Je ne sens pas du tout cela…
Jehan, Je ne pourrai jamais te remercier assez 🙂

La nuit, mon cerveau mélange toutes les notions , ou peut être il le fait tout le temps 😂
Il me faudrait combien d'années, de décennies, de siècles pour maîtriser la grammaire…

Retour au sérieux: pour la dernière phrase comment peut-on analyser le GN "cette obscurité"?
Eh bien, le GN "Cette obscurité où ils sont" (déterminant + nom + relative ) est sujet du verbe "rend".
Bonsoir
je voudrais bien revenir à cet exemple:
Il faudrait pour la convaincre qu’ils disent qu’ils ont fait tous leurs efforts pour chercher partout et même dans ce que les sciences occultes proposent pour s’en instruire, mais sans aucun résultat.

En fait, je ne comprends pas trop ce qu'on veut dire par un complément d'absence, est-ce qu'il s'agit d'un complément qui nie l'existence de quelque chose?

Il est évoqué dans le message 267 🙂

Puis, pour:
c'est moi-même qui l'avait fait.
je me demande si le "moi-même" forme un tout indissoluble au niveau de l'analyse grammaticale, si non comment peut-on analyser le "même"?
Oui, bien sûr, c'est un complément exprimant l'absence de quelque chose ou de quelqu'un.
Ce qui est exprimé ici, c'est l'absence de résultats.

Vérification faite, on l'appellerait plutôt complément d'accompagnement, comme pour le complément introduit par "avec".
jeanjosephjulaud.fr/2014/02/le-complement-circonstanciel/

https://www.espacefrancais.com/lexpression-de-la-circonstance/#Laccompagnement

Mais vu qu'il répond à la question "en l'absence de qui ou ou de quoi ?", "complément d'absence m'a paru plus approprié !
C'est juste que je n'ai jamais entendu parler de ce complément et j'ai cru qu'il avait quelque chose de particulier… 🙂
Et pour "moi-même"?
C'est moi-même qui l'avais fait.

même ici est un adjectif, qui varie en nombre :
lui-même, eux-mêmes…

Voir le Larousse : https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/m%c3%aame/50391?q=m%c3%aame#50283