Merci pour la réponse. Dans
Même si le train en France a une longue histoire, les premiers à avoir construit un train
à grande vitesse sont les Japonais.
quelle est la valeur exacte de
même si ?
Certes, il y a une valeur concessive, mais il me semble que le
si ici n'a aucune valeur conditionnelle
considère-t-on
les premiers à avoir construit comme groupe pronominal ?
dans
les premiers à avoir construit un train à grande vitesse sont les Japonais
quel est l'attribut réel ? les Japonais ou les premiers …
Une très légère nuance hypothétique que n'aurait pas bien que : Même s'il est vrai que le train en France…
Les premiers à avoir… soit un groupe pronominal, soit un groupe nominal si l'on consigère que premier est ici un substantif. Question d'école…
Qui sont les premiers… ? Les Japonais => Les Japonais est sujet.
Que sont les Japonais… ? Les premiers à avoir… => les premiers à avoir… est attribut du sujet.
Merci Laoshi pour la correction 🙂 je croyais que c'était "pallier à " ( il paraît que cette formulation n'existe pas)
Le tour "pallier à" est critiqué mais assez répandu…
Sans doute par analogie avec "remédier à".
Voir les citations dans la remarque en fin d'article :
https://www.cnrtl.fr/definition/pallier
Mais le verbe est en fait transitif direct.
Comment peut-on analyser cette expression:
-pour la première fois, je fus heureuse.
une incidente indiquant le temps?
Merci beaucoup Anne 🙂
Pour "encore", je me demande si l'inversion du sujet est obligatoire après cet adverbe. si non, quel serait, alors, l'effet recherché par l'inversion?
En tête de proposition,
encore a un sens spécial restrictif. L'inversion du sujet est alors obligatoire :
https://www.larousse.fr/dictionnaires/francais/encore/29244/locutionMerci beaucoup Jehan 🙂
Pour ces exemples:
-la voici l'heureuse nuit des fêtes.
est-ce que c'est un attribut du COD "la" puisqu'on a une séquence introduite par le présentatif "voici"?
-il me fallait un long voyage de rêves.
est-ce que c'est un attribut du COD "un long voyage" ou un complément du nom "voyage"?
-il parait comme un fantôme.
est-ce que c'est un complément de comparaison ou un attribut du sujet "il"?
-je juge que cette relation ne durera pas.
complétive COD du verbe "juger"
-"elle est de bonne humeur"
c'est un groupe prépositionnel qu'on considère comme attribut du sujet. Mais est-ce que c'est possible de l'analyser aussi comme un complément circonstanciel intégré de manière?
- c'est une belle chose que l'amour.
est ce une structure clivée ou une relative incomplète à cause de l'ellipse du verbe copule où l'attribut est mis en relief ?
Finalement:
=> j'ai pensé à toi comme remplaçant.
est considéré comme un attribut du COI
=> je ne me sers que d'une pince et d'un marteau comme outils.
est un complément de comparaison.
Ces deux dernières analyses, je les ai trouvées quelque part mais je ne vois pas ce qui les distingue puisque les deux éléments sont introduits par un "comme" et pourtant, ils sont analysés de manières différentes. (je voudrais bien avoir quelques éclaircissements concernant ces deux exemples).
Merci
Mais selon cette fiche:
https://www.etudes-litteraires.com/grammaire/attribut
"
voici, voilà et falloir" peuvent être suivis d'un élément ayant la fonction d'un attribut du COD, mais elle ne donne pas de moyens (tests) pour savoir qu'il s'agit d'un attribut du COD.
Effectivement c'est le Goffic qui parle de la relative elliptique, tandis que Grevisse parle de relative averbale (lorsqu'on a seulement le relatif "que":
Bonne surprise, que cette victoire en finale) mais quel est le moyen pour distinguer la relative elliptique de la structure clivée? car elles se ressemblent.
=> Pour les deux dernières phrases, elles ne sont pas miennes, je les ai trouvées quelque part et j'arrive pas à me rappeler où… Mais, il parait que j'ai noté cette explication qui n'est pas trop claire:
on rencontre rarement un attribut du COI, mais cela arrive avec des verbes comme: penser à, se servir de, se souvenir de, songer à…et le nom attribut, précédé de la conjonction "comme" (ou parfois par la locution "en tant que"), n'est pas déterminé. Sinon en de rares occasions par un article défini ou un adjectif possessif ou déterminatif. s'il est déterminé par un indéfini et si la préposition est répétée, ce n'est plus un attribut du COI, mais un complément de comparaison
Dans l'exemple d'etudes-litteraires, La voici libérée, on attribue effectivement un état à "la".
Pour "la", il n'est cependant pas fait mention de réel COD, mais de "position structurelle de COD".
Le cas est différent avec "La voici, l'heureuse nuit.". Pas d'attribut ici. Simple équivalent emphatique de "Voici l'heureuse nuit". Et le pronom "la" désigne et annonce le GN suivant la virgule.
Tandis que dans "La voici libérée", le pronom "la" désigne un être mentionné dans une phrase précédente, et ne désigne pas le mot "libérée".
Le moyen pour distinguer la relative elliptique de la structure clivée?
Dans le cas de la relative elliptique, on peut supprimer le présentatif, et remplacer le relatif par une virgule.
C'est une belle chose que l'amour !
Belle chose que l'amour !
C'est une belle chose, l'amour.
Dans la structure clivée, la partie encadrée par "c'est… que" est l'antécédent d'un relatif qui a une fonction (COD, CC) par rapport à un verbe extérieur explicite suivant la partie encadrée.
C'est une bien belle chose que je vois. ( "une bien belle chose", antécédent de "que" COD de "vois")
Des fois j'ai l'impression que les grammairiens sont des sadiques qui trouvent beaucoup de plaisir à nous rendre la tâche difficile :/
-pendant que je lui parlais, il alla chercher une bouteille d'eau.
subordonnée circonstancielle temporelle, l'imparfait a une valeur temporelle il exprime l’antériorité par rapport à l'action exprimée au P.S. qui renvoie à une action brusque.
* alla chercher: alla+ infinitif de progrédience= ce n'est pas une périphrase verbale: aller n'est pas un semi-auxiliaire car il conserve son sens de déplacement.
-Dès qu’il se fut assis, il entama la critique du nouveau système.
subordonnée circonstancielle temporelle, le verbe est conjugué au passé antérieur marquant l’antériorité par rapport au P.S.
- Quand il eut ainsi fait preuve de sincérité, il osa balancer une nouvelle incroyable.
subordonnée circonstancielle temporelle, le verbe est conjugué au passé antérieur marquant l’antériorité par rapport au P.S.
- il semblait approuver ce que le monsieur disait.
périphrase modale, le verbe est à l'imparfait ayant une valeur modale: il montre que le fait est plausible.
- il fît fusiller toutes les victimes.
périphrase actancielle factitive. le verbe est au passé simple, il renvoie à une action de premier plan.
- Ce fut alors, une belle comédie qu’on eût dite préparée et apprise à l’avance.
subordonnée complétive attribut du COD "une belle comédie". le subjonctif plus-que-parfait est obligatoire, il donne au fait un aspect virtuel; il exprime une hypothèse sur le passé qui ne s'est pas avérée.
Pour le subjonctif et l'infinitif, est-ce qu'on peut, dans certains cas, les classer comme faisant partie des temps du récit (même s'ils sont des modes verbaux), surtout lorsqu'ils ont les mêmes valeurs que certains tiroirs de l'indicatif :
infinitif de narration , subjonctif qui a la même valeur que le conditionnel…
Pas de remarques particulières, hormis ceci :
- il semblait approuver ce que le monsieur disait.
périphrase modale, le verbe est à l'imparfait ayant une valeur modale: il montre que le fait est plausible.
Il s'agit bien d'une périphrase modale, mais ce n'est pas l'imparfait qui a une valeur modale.
C'est l'auxiliaire de mode sembler + infinitif, exprimant un point de vue subjectif (impression,apparence). Le temps importe peu : il semble approuver aurait la même valeur subjective. L'imparfait décrit une attitude qui a duré, c'est tout.
- Ce fut alors, une belle comédie qu’on eût dite préparée et apprise à l’avance.
subordonnée complétive attribut du COD "une belle comédie". le subjonctif plus que parfait est obligatoire, il donne au fait un aspect virtuel; il exprime une hypothèse sur le passé qui ne s'est pas avérée.
Le verbe être (fut) n'a jamais de COD.
"une belle comédie" est simplement régime du présentatif.
"qu'on eût dite préparée et apprise à l’avance" n'est pas une complétive, c'est une relative complément de l'antécédent "une belle comédie". Le pronom relatif qu' est COD du verbe "eût dite", et "préparée" et "apprise" sont des attributs de ce COD. Le subjonctif plus_que-parfait n'est pas obligatoire, on aurait pu tout aussi bien utiliser le conditionnel passé "aurait dite"; même valeur ici d' "opinion illusoire", comme écrit Riegel.
Pour le subjonctif et l'infinitif, est-ce qu'on peut, dans certains cas, les classer comme faisant partie des temps du récit (même s'ils sont des modes verbaux), surtout lorsqu'ils ont les mêmes valeurs que certains tiroirs de l'indicatif :
infinitif de narration , subjonctif qui a la même valeur que le conditionnel…
Oui pour l'infinitif de narration, souvent équivalent d'un passé simple.
Mais pas pour le mode subjonctif éventuellement équivalent d'un conditionnel, puisque c'est alors l'équivalent d'un conditionnel modal.
Bonsoir
1-Dès qu’il se fut assis, il entama l’éloge du nouveau système qui, disait-il, pouvait sauver le pays.
*entama: passé simple indiquant que le procès est postérieur à l'action exprimée avec le passé antérieur "se fut assis"
*disait: imparfait (j'ignore sa valeur)
* pouvait sauver: périphrase modale exprimant l’éventualité du fait. l'imparfait remplace un présent au discours indirect, il exprime une hypothèse portant sur le futur.
2- Ce fut, alors entre les deux hommes, un échange passionnant, qui réjouissait ceux qui les écoutaient.
* fut: passé simple de narration évoquant une action de premier plan par rapport aux deux imparfaits
* réjouissait/ écoutaient: imparfaits de description
3- pour la première fois, elle sentait la haine qui s'emparait de son cœur.
* sentait/ s'emparait: imparfaits de narration
4- Depuis ce jour, elle était traitée différemment. on l'aimait de plus en plus, car on avait accepté sa différence.
*était traitée: plus-que-parfait marquant l'accompli
* l'aimait: imparfait marquant la postériorité par rapport au deuxième plus-que-parfait "avait accepté" qui évoque un procès antérieur
5- la victime demandait que la loi fît châtier le coupable
* demandait: imparfait itératif
*fît châtier: périphrase verbale factitive. le verbe est conjugué au subjonctif imparfait qui remplace un impératif puisqu'il s'agit d'un discours indirect.
Je croyais que la valeur de ces temps dans le discours indirect était de remplacer le temps du discours direct; j'ignorais qu'ils gardaient les mêmes valeurs de ce dernier…
pour l'exemple 4, quelle serait la valeur de cet imparfait à la voix passive? est-ce qu'il s'agit d'un imparfait itératif?
pour l'exemple 4, quelle serait la valeur de cet imparfait à la voix passive? est-ce qu'il s'agit d'un imparfait itératif?
C'est un imparfait exprimant la durée… Une action passée qui s'est prolongée "depuis ce jour", tout comme "on l'aimait".
Je croyais que la valeur de ces temps dans le discours indirect était de remplacer le temps du discours direct; j'ignorais qu'ils gardaient les mêmes valeurs de ce dernier…
Il dit que le système peut sauver… (la
possibilité est présentement certaine : le système est capable )
Il disait que le système pouvait sauver… (la
possibilité était certaine : le système était capable)
De toute façon, ni le présent ni l'imparfait ne peuvent lci exprimer une hypothèse ici comme tu l'as écrit.
Je devais bien faire attention à l'absence de la conjonction "si", marque principale de l’hypothèse….
J'ai une dernière question, avant de partir:
Ai-je raison de croire que la la nuance qui distingue le "possible", du "probable" et du "potentiel" est minime (je les considère comme des synonymes (mais on sait qu'il n'y a pas de vraie synonymie )?