Analyse grammaticale
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Donc le verbe de la peine de mort est multiple.
la peine de mort, qui …, encombrait
sa torture à laquelle elle refaisait
n’ait plus dans notre immense Paris
qui semble toujours craindre
tant elle disparaît vite et j'en ai peut-être oublié au passage.
Le sujet de ait est la partie soulignée qui représente la peine de mort
il est consolant qu’aujourd’hui, après avoir perdu successivement toutes les pièces de son armure, son luxe de supplices, sa pénalité d’imagination et de fantaisie, sa torture à laquelle elle refaisait tous les cinq ans un lit de cuir au Grand-Châtelet, cette vieille suzeraine de la société féodale, presque mise hors de nos lois et de nos villes, traquée de code en code, chassée de place en place, n’ait plus dans notre immense Paris qu’un coin déshonoré de la Grève, qu’une misérable guillotine, furtive, inquiète, honteuse, qui semble toujours craindre d’être prise en flagrant délit, tant elle disparaît vite après avoir fait son coup
Désolé, mais pour les histoires d'apposition ou autres fantaisies de ce genre, je n'y comprends rien.
Ce n'est pas parce que l'on comprend mal le terme d' "apposition" que l'on peut dire que c'est une fantaisie.
En fait, "
Cette vieille suzeraine de la société féodale", dans ce texte, n'est pas une apposition.
C'est une figure de style appelée périphrase.
https://www.etudes-litteraires.com/figures-de-style/periphrase
Ce groupe du nom désigne ici la peine de mort d'une autre façon, plus imagée.
C'est le sujet du verbe "ait".
et quid de ma question ci-dessus ?
Dans "l'un des fleurons de l'industrie française",
"des fleurons de l'industrie française" n'est pas un pseudo-complément, selon moi.
Merci, mes amis. 🙂
Mais, pour moi, le verbe de 'la peine de mort' manque toujours.
Je sais que 'encombrait' est sémantiquement son verbe ; mais syntaxiquement, ce n'est pas son verbe, mais celui du pronom relatif 'qui'.
Dans le cas où 'ait' serait son verbe (la peine de mort n'ait plus que…), comment peut-on analyser la partie : ' ; il est consolant que son luxe, sa sa pénalité, sa torture ~ Grand-Châtelet' ?
'Il est consolant que' n'est-il qu'une incidente par hasard ?
Quelle est la fonction syntaxique de la séquence "son luxe de supplices, sa pénalité d’imagination et de fantaisie, sa torture à laquelle elle refaisait tous les cinq ans un lit de cuir au Grand-Châtelet" ?
Il me parait qu'elle(cette séquence) doive être le sujet, repris par la périphrase 'cette vieille suzeraine de la société féodale', du verbe de 'ait'.
Qu'est-ce qui m'échappe encore ?
Aidez-moi, s'il vous plait.
Bonjour Hwang,
Je ne te propose pas d'analyse syntaxique, parce que je ne sais pas faire.
Personnellement, je comprends les choses de cette façon :
C’est une idée consolante de songer que la peine de mort […] n’ait plus dans notre immense Paris, etc.
Mais c’est vrai que c’est osé de séparer le sujet de son verbe par des virgules et points-virgules.
L’immensité de la phrase rend peut-être acceptable voire nécessaire ce qui me semble aller à l’encontre des règles de la ponctuation.
Et donc, comme sa phrase est tellement longue, Hugo fait deux reprises, histoire d’aider le lecteur à ne pas perdre le fil :
Il reprend C’est une idée consolante par il est consolant.
Et peine de mort par vieille suzeraine.
après avoir perdu successivement toutes les pièces de son armure, son luxe de supplices, sa pénalité d’imagination et de fantaisie (…)
Ces GN et les suivants sont COD de l'infinitif passé "avoir perdu".
Cet infinitif est le noyau du très long groupe prépositionnel "après avoir perdu….. Grand-Châtelet", qui est CC de temps du verbe ait.
D'accord, je comprends.
Pour faciliter la compréhension des lecteurs, Hugo fait deux reprise en les divisant avec le point virgule :
C'est une idée consolante de songer que la peine…(😉il est consolant que cette vielle suzeraine…
Et la séquence 'son luxe ~~, sa pénalité ~~, sa torture ~~' fait partie du COD de "avoir perdu" :
après avoir perdu toutes les pièces…, (après avoir perdu) son luxe…, (après avoir perdu) sa pénalité…, (après avoir perdu) sa torture…
Maintenant, tout est devenu clair ; je vais tourner la page. 🙂
Grand merci, Jehan et Katioucha.
Merci beaucoup.
Joyeuses fêtes à vous tous…
Lorsque l'adjectif est adossé / postposé à un verbe qui n'est pas attributif, est-ce qu'il a Toujours/ dans Tous les cas une valeur adverbiale?
- ce livre coûte cher= adverbe de mesure
-ce livre est cher= attribut du sujet
- parler vite= adverbe de manière
Pour cet exemple :
- il a environ cinquante ans
=> c'est un adverbe adossé à un déterminant numeral. Est-ce qu'il s'agit d'un adverbe de mesure?
Bonsoir
Je voudrai bien m'assurer de la fonction des subordonnées dans ces exemples:
1-"d'où vient qu'on dit que l'envie est une passion, qui ronge ceux qu'elle possède"
=> nous remarquons l'emboîtement de plusieurs subordonnées
* qu'on dit: complétive sujet du verbe "vient" postposé parce qu'il s'agit d'une interrogation indirecte
* que l'envie…possède": complétive COD du verbe "dit"
* qui ronge ceux qu'elle possède: relative explicative/ appositive
* qu'elle possède: relative complément du pronom "ceux"/ le pronom relatif est COD du verbe "possède"
2- "il m'a paru que le vrai problème est qu'il y a refus total de communication"
=> nous remarquons l'emboîtement de plusieurs subordonnées
*que le vrai problème est qu'il y a refus total de communication": une complétive COD du verbe "a paru"
* qu'il y a refus total de communication: subordonnée relative attribut du sujet "le vrai problème"?
3- "il est possible qu'il eut voulu comprendre"
* qu'il eut voulu comprendre: complétive sujet réel de la tournure impersonnelle
4- "on peut voir d'ici que ceci était inévitable"
*que ceci était inévitable: complétive attribut du sujet parce qu'elle vient après le verbe de perception "voir"
5- "Nous n'avons pas fait les courses hier, ce qui fait que nous mangerons les restes ce soir."
*que nous mangerons les restes ce soir: je pense qu'il s'agit d'une relative substantive dont l’antécédent est le pronom démonstratif "ce" (peut être une sorte de forme renforcée "ce qui…que"? )
6- "je ne vous loue point en ce que je vais vous dire, c'est que vos assemblées ne sont pas mieux réglées…"
* en ce que je vais vous dire: complétive COI introduite par la préposition "en" ?
* que vos assemblées ne sont pas mieux réglées: complétive sujet réel du verbe "est", car le pronom "ce" est neutre; il ne renvoie à rien
7-"on peut conclure que la vérité réside dans le non-dit"
* que la vérité réside dans le non-dit: complétive COD du verbe "conclure"
iétudeslittéraires a écrit :et quid de ma question ci-dessus ?
ici on parle de complément et de plus on qualifie
un de pronom indéfini et non de pronom numéral.
Bonsoir.
Lorsque l'adjectif est adossé / postposé à un verbe qui n'est pas attributif, est-ce qu'il a Toujours/ dans Tous les cas une valeur adverbiale?
- ce livre coûte cher= adverbe de mesure
-ce livre est cher= attribut du sujet
- parler vite= adverbe de manière
Je pense qu'on peut le dire… Mais se méfier des verbes occasionnellement attributifs, qui, bien que n'étant pas des verbes-copules, peuvent être suivis d'adjectifs attributs : Il a vécu vieux, elle dort tranquille, ils sont nés riches, elle est sortie furieuse, etc.
Pour cet exemple :
- il a environ cinquante ans
=> c'est un adverbe adossé à un déterminant numéral. Est-ce qu'il s'agit d'un adverbe de mesure?
Disons que cet adverbe exprime l'approximation quantitative.
Pour le reste, ceci à signaler :
- "il m'a paru que le vrai problème est qu'il y a refus total de communication"
=> nous remarquons l'emboîtement de plusieurs subordonnées
*que le vrai problème est qu'il y a refus total de communication": une complétive COD du verbe "a paru" Non, pas COD. Sujet réel de la tournure impersonnelle "Il a paru".
- "on peut voir d'ici que ceci était inévitable"
*que ceci était inévitable: complétive attribut du sujet parce qu'elle vient après le verbe de perception "voir" Non… Les verbes de perception peuvent parfois être suivis d'un attribut de l'objet (Ex : "Je le vois tout petit") mais pas d'un attribut du sujet. La complétive est COD de "voir". Voir quoi ? "que ceci était inévitable".
- "Nous n'avons pas fait les courses hier, ce qui fait que nous mangerons les restes ce soir."
*que nous mangerons les restes ce soir: je pense qu'il s'agit d'une relative substantive dont l’antécédent est le pronom démonstratif "ce" (peut être une sorte de forme renforcée "ce qui…que"? )
"que nous mangerons les restes ce soir" est une complétive COD du verbe "fait" (ce qui fait quoi ? "que nous mangerons…").
La relative est "ce qui fait", avec pour antécédent du relatif proprement dit le pronom "ce", qui reprend et représente "Nous n'avons pas fait les courses hier".
- "je ne vous loue point en ce que je vais vous dire, c'est que vos assemblées ne sont pas mieux réglées…"
* en ce que je vais vous dire: complétive COI introduite par la préposition "en" ?
Non. "en……dire" est un complément de propos (répondant à la question "au sujet de quoi ?").
Et la préposition en introduit la relative substantive "ce que je vais vous dire", qu'on pourrait remplacer par un simple "cela".
J'avais déjà précisé que selon moi il s'agissait bien d'un complément du pronom "un" et non d'un pseudo-complément.
Pronom numéral ou indéfini, ça se discute.
(L')un des fleurons… Deux des fleurons… Trois des fleurons…
Bonjour
ces exemples me posent problème:,
1-je me demande ce que tu veux dire.
- sais-tu ce qui s'est passé?
=>le pronom "ce" me perturbe, est ce qu'on va le considérer comme un outil employé pour pallier à un dysfonctionnement dans le système de la subordonnée interrogative, et donc on analysera les deux propositions comme suit:
*"ce que tu veux dire" : complétive interrogative indirecte partielle COD du verbe pronominal "me demande"
* "ce qui s'est passé": complétive interrogative directe totale COD du verbe "sais"
2-je me demande quand viendra Godot.
=> subordonnée interrogative indirecte partielle, elle n'a pas de complément car "quand" est un adverbe introduisant un complément circonstanciel de temps
3- Ce qui fait qu'on croit à l'existence du bien, c'est qu'il y en a tant de bonnes personnes.
=> ce: antécédent de la relative introduite par "qui"; il s'agit d'une relative substantive
=> c'est que…bonnes personnes: gallicisme qui permet d’établir une extraction? il n'y a pas de complétive ici, nous avons une structure clivée , une apposition.
4- les bonnes histoires se trouvent dans les livres, c'est pour cette raison que je ne regarde pas la télé.
=> c'est pour cette raison que je ne regarde pas la télé: subordonnée circonstancielle causale introduite par la locution conjonctive "c'est pour cette raison que"
5-Comme il était malade et que je ne pouvais lui donner les soins nécessaires, je l'ai conduit à l'hôpital.
=> subordonnée circonstancielle de cause introduite par "que"?
Bonjour.
1-je me demande ce que tu veux dire.
- sais-tu ce qui s'est passé?
=>le pronom "ce" me perturbe, est ce qu'on va le considérer comme un outil employé pour pallier à un dysfonctionnement dans le système de la subordonnée interrogative, et donc on analysera les deux propositions comme suit:
*"ce que tu veux dire" : complétive interrogative indirecte partielle COD du verbe pronominal "me demande"
* "ce qui s'est passé": complétive interrogative directe totale COD du verbe "sais"
Ce ne sont pas des complétives. Ce sont des relatives périphrastiques (terme précis pour désigner une relative substantive avec relatif composé "ce que" "ce qui", le pronom "ce", de sens très vague, est formellement l'antécédent du pronom relatif qui suit.
2-je me demande quand viendra Godot.
=> subordonnée interrogative indirecte partielle, elle n'a pas de complément car "quand" est un adverbe introduisant un complément circonstanciel de temps
Un adverbe n'introduit pas un complément. Il constitue à lui tout seul un complément (ici, du verbe "viendra").
La subordonnée interrogative est COD du verbe "me demande".
3- Ce qui fait qu'on croit à l'existence du bien, c'est qu'il y en a tant de bonnes personnes.
=> ce: antécédent de la relative introduite par "qui"; il s'agit d'une relative substantive
Et plus précisément périphrastique : voir ce que j'ai écrit plus haut.
=> c'est que…bonnes personnes: gallicisme qui permet d’établir une extraction? il n'y a pas de complétive ici, nous avons une structure clivée , une apposition.
"qu'il y a tant de bonnes personnes" est bien une complétive, complément (ou régime) du présentatif "c'est".
4- les bonnes histoires se trouvent dans les livres, c'est pour cette raison que je ne regarde pas la télé.
=> c'est pour cette raison que je ne regarde pas la télé: subordonnée circonstancielle causale introduite par la locution conjonctive "c'est pour cette raison que"
Pas de subordonnée de cause ici.
Un simple CC de cause ("pour cette raison") mis en relief par la structure c'est….que :
Je ne regarde pas la télé pour cette raison… C'est pour cette raison que je ne regarde pas la télé.
5-Comme il était malade et que je ne pouvais lui donner les soins nécessaires, je l'ai conduit à l'hôpital.
=> subordonnée circonstancielle de cause introduite par "que"?
Oui. Cette conjonction est ce qu'on appelle un "que" vicariant, remplaçant ici un second "comme" et évitant sa répétition.
je croyais que les interrogatives indirectes se classaient dans la catégorie des complétives conjonctives, non? est ce qu'elles constituent une catégorie à part entière ou bien sont-elles toujours des relatives?
-pour le "que" vicariant" est ce que c'est acceptable de dire qu'il s'agit d'un " que anaphorisant" (si on oublie le mot technique)
Vérification faite dans Riegel, ces propositions introduites par ce qui… ce que… sont classées dans interrogatives indirectes, quand le verbe de la principale exprime bien une interrogation.
Mais bien qu'il s'agisse de pronoms relatifs (qui, que) Riegel ne les considère pas comme de vraies relatives dans ce cas précis… Au temps pour moi !
En tout cas, ce ne sont pas des complétives conjonctives comme d'autres interrogatives indirectes, puisqu'il n'y a pas ici de conjonction.
Tu trouves que "anaphorisant" fait moins technique que "vicariant" ?
Merci beaucoup
J'ignorais ce que Reigel disait, c'était une vraie question 🙂
"vicariant" est difficile à garder dans la mémoire, d'ailleurs je croyais que c’était "vicarant"….
je veux juste m’assurer que j'ai bien compris les choses (les complétives me posent un vrai problème):
Dans la catégorie des complétives nous avons quatre sous-classes: les conjonctives pures, les infinitives, les interrogatives indirectes (et dans certains cas directes) et les exclamatives…
=> les interrogatives ne font partie des complétives que lorsqu'elles sont introduites par une conjonction "ce que", "ce qui"
=> lorsqu'elles sont introduites par un adverbe interrogatif (quand, où, pourquoi, comment, combien…), on les considère comme des interrogatives indirectes partielles portant sur les circonstances (en quelque sorte elle est un mélange de la complétive car elle ne peut être supprimée, de la circonstancielle car elle porte sur les circonstances et de l'interrogative car elle sert à poser une question); elles ne sont pas des complétives conjonctives mais elles sont subordonnées au verbe de la principale
=> les interrogatives ne font partie des complétives que lorsqu'elles sont introduites par une conjonction "ce que", "ce qui"
Eh non ! Comme j'ai dit, "ce que" et "ce qui" ne sont pas des conjonctions, mais des pronoms.
Toutes les interrogatives indirectes sont des complétives, qu'elles soient introduites par une conjonction, un pronom, un adjectif interrogatif, ou un adverbe interrogatif…
Je me demande si tu viendras.
Je me demande qui il est.
Je me demande ce qui se passe.
Je me demande quel jour tu viendras.
Je me demande comment il va.
Ce sont toutes des complétives COD et des interrogatives indirectes.
Pour le reste, rien de spécial à dire…
Bonsoir,
Juste en passant:
Pallier quelque chose.
Oui, j'avais remarqué aussi… Mais je m'étais concentré sur l'analyse ! 😉