C'est ainsi que les hommes vivent = Les hommes vivent ainsi.
avec mise en emphase de ainsi, pas extraction entre c'est et que. Le vocabulaire est une question d'école :
Les constructions de type C’est Pierre qui est venu, C’est Pierre que je vois, ont suscité, en linguistique, une très forte production d’articles et d’ouvrages qui font apparaître une diversité d’approches dont résulte une terminologie abondante et hétérogène : présentatif (Chevalier et alli.), gallicisme (Léard), extraction (Creissels), phrase clivée (Moreau, Fradin, Vikner), phrases clivées contrastives (Gross) ou encore propositions relatives à antécédent explicite introduites par des présentatifs (Rothenberg).
https://icar.univ-lyon2.fr/Equipe1/documents/MargesNowakowska.pdf
Évidemment
que ne peut être une subordonnée.
Merci Anne
Oaps je voulais dire que le "que" est une conjonction de subordination… là je vois qu'il fait partie du gallicisme.
Et pour le "ainsi" ai-je raison de penser qu'il s'agit d'un C. circonstanciel de manière ?
Ainsi est effectivement un adverbe de manière.
Bonjour
Il n'en était pas conscient lui-même.
Comment analyser le "lui-même" ici? Est-ce une simple anaphore lexicale qui reprend le sujet comme une sorte d'apposition ou bien est-il un complément de l'adjectif attribut "conscient"?
Un complément de "conscient" serait introduit par une préposition et aurait un sens différent : conscient de lui-même.
Lui-même est une reprise anaphorique du sujet.
Il pourrait d'allleurs être sujet lui aussi :
Lui-même n'en était pas conscient.
J'ai une autre question concernant la fonction du "et" qui est placé au début d'une réplique (dans un dialogue):
Est ce qu'on va dire que c'est un introducteur du discours puisqu'il n'exprime ni l'addition, ni la succession (logique ou temporelle), ni l’opposition?
Oui. Un
Et ainsi placé peut exprimer d'ailleurs de nombreuses nuances.
Voir les derniers paragraphes de l'article ET du Tlf (§
IV et
V, en fin d'article).
https://www.cnrtl.fr/definition/etPour ce cas:
"le fait de choquer l'excite…"
Le problème concerne le "de": est ce qu'on va considérer que "de" est une préposition introduisant un complément de caractérisation? ou bien on dira que le "de" fait partie de la locution adverbiale"le fait de" (quelle serait la fonction de la locution dans ce cas)?
Bonjour.
Il n'y a pas de locution adverbiale ici.
Où vois-tu un sens d'adverbe ?
Dans le groupe nominal Le fait de choquer, "choquer" est en apposition au nom "fait".
Tout comme "Paris" est en apposition au nom "ville" dans La ville de Paris.
Compare :
Le fait de choquer l'excite.
Ce fait l'excite.
Choquer l'excite.
La ville de Paris s'agrandit.
Cette ville s'agrandit.
Paris s'agrandit.
Dans de telles constructions, la préposition de a un sens vide et une simple valeur de "béquille".
Oui je sais (la fameuse préposition incolore- dont le sens n'est pas défini)). C'est juste que j'ai entendu dire que "le fait de" peut être considéré, dans ce cas, comme une locution, mais on a pas préciser quel type de locution.
Et comme j'ai beaucoup de mal à distinguer la locution adverbiale de la locution prépositive, parce que les deux contiennent une préposition, j'ai choisi un peu aléatoirement…
Le
Larousse en ligne situe
le fait de dans la rubrique expression.
On voit ailleurs, au mot
expression qu'il a pour synonyme
locution.
A noter que rien n'est précisé sur sa nature.
Le
Parisien décompose en trois mot
s alors qu'il qualifie
du fait de de préposition
Le ParisienUne locution prépositive, tout comme une préposition, introduit un complément indirect.
C'est pourquoi du fait de (introduisant un CC de cause) est classé dans les prépositions.
Une locution adverbiale est un complément, et elle équivaut à un adverbe simple.
Par exemple : à pas de loup = silencieusement; peu à peu = progressivement; de bonne grâce = volontiers; de fait = effectivement.
Mais Le fait de n'introduit pas de complément indirect et n'est pas remplaçable par un adverbe.
C'est une locution à base nominale.
Bonsoir,
Il me crie dessus.
Me est-il un pronom COI. Pourtant, je croyais que le pronom COI répondait seulement aux questions : à qui ? de qui ?
Vous en pensez quoi ?
Il existe des COI introduits par une autre préposition que à ou de, même si ces deux prépositions sont les plus fréquentes.
Bonjour.
J'ai besoin de vos aides, s'il vous plait.
Depuis une cinquantaine d'années, et à mesure que l’Encyclopédie et Voltaire éclataient en France, les moines criaient au bon peuple de Milan qu'apprendre à lire ou quelque chose au monde était une peine fort inutile, et qu'en payant bien exactement la dîme à son curé, et lui racontant fidèlement tous ses petits péchés, on était à peu près sûr d'avoir une belle place en paradis. Pour achever d'énerver ce peuple autrefois si terrible, l'Autriche lui avait vendu à bon marché le privilège de ne point fournir de recrues à son armée.
Je n'arrive pas à analyser la fonction du syntagme '
ou quelque chose au monde' dans la phrase.
Est-ce le COD de l'infinitif '
lire' ? si c'est ainsi, pourquoi la conjonction '
ou' ?
Est-ce le COD de l'infinitif '
apprendre' ? si c'est ainsi, la coordination de l'infinitif et du nom(substantif?) est-elle possible ? (J'aime lire et le cinéma ???)
En bref, j'aimerais savoir la fonction et le sens exact de ce syntagme.
Aidez-moi, s'il vous plait.
Bonsoir
merci pour les réponses précédentes…
pour ces exemples:
-"la voici enfin libérée de toutes les contraintes"
- "il me fallait avec plus de chocolat"
- "bonne surprise, que cette victoire"
- je la vois assise devant la fenêtre, les yeux larmoyants
On considère que les parties soulignées sont des constructions attributives de l'objet, mais je ne vois pas de verbe attributif dans les deux cas. Bref, mon analyse:
P.1- je ne vois ici de relation attributive (est ce qu'il s'agit d'une construction absolue ou le verbe copule est ellipsé?)
P.2- avec plus de Chocolat: attribut de la séquence impersonnelle (il n'y a pas de vrai sujet)
P.3- bonne surprise: une emphase puisqu'on a l'extracteur "que"
P.4- assise: attribut du COD "la"
- larmoyants: attribut de "les yeux" (il s'agit d'une construction absolue car le verbe attributif est ellipsé)
je tiens à préciser que ce n'est pas moi qui considère ces exemples comme des constructions attributives. c'est juste que je ne suis pas très convaincue par l'analyse donnée vu qu'on peut les analyser autrement et je me demande si l'autre analyse est acceptable.
P.1 enfin libérée de toutes les contraintes: séquence du présentatif
P.2 avec plus de chocolat: séquence de l'impersonnel
p.3 bonne surprise: construction emphatique antéposée
p.4 "larmoyants": épithète
Je ne comprends tes "séquences".
L'attribut de l'objet ne nécessite pas un verbe attributif.
Vois
https://www.etudes-litteraires.com/grammaire/attribut d'où sont extraites tes deux premières phrases.
la voici enfin
libérée de toutes les contraintes
Le complément du présentatif est
la que l'on considère comme un COD. Le groupe de noyau libérée est attribut du COD.
il me
le fallait avec plus de
chocolat
Le COD de fallait est
le. Le groupe de noyau chocolat est attribut du COD
je
la vois
assise devant la fenêtre, les
yeux larmoyants.
Deux attributs du COD
la, assise et le groupe yeux larmoyants
Pas d'attribut de l'objet dans
bonne surprise, que cette victoire mais un attribut du sujet avec ellipse du verbe copule : cette victoire est une bonne surprise.
Et je me demandais où est ce que j'avais trouvé ces exemples!
Merci infiniment Anne, je pensais qu'il était indispensable d'avoir un verbe copule pour avoir un attribut de sujet ou d'objet…