Ce sont les fameux pronominaux à sens passif…
J'aurais dû y penser.
@ Jehan : Merci pour les correctifs.
Jehan a écrit :Ce n'est pas parce qu'un mot répond à la question ambiguë"Comment ?" qu'il est un CCM.
Un véritable CCM se trouvera plus pertinemment avec la question "De quelle manière ?"
Dans Elle est dite "acquise", "acquise" est une qualité attribuée au sujet "Elle" par l'intermédiaire d'un verbe, le verbe dire au passif.
C'est la caractéristique de la fonction "attribut du sujet": la qualité est attribuée par l'intermédiaire d'un verbe.
Mais dans une immunité dite "acquise", on ne peut plus vraiment parler de verbe intercalé…
D'où ma perplexité.
Retrouve-t-on le même cas dans les phrases suivantes ?
Le jeune garçon réajustait son sac à dos, porté haut sur son dos. « Haut » est-il adverbe ici ?
Il se lançait, corps et âme, dans une aventure espérée glorieuse.Le jeune garçon réajustait son sac à dos, porté haut sur son dos.
Si le sac était une valise, on écrirait portée haut(ement) … je pense. Adverbe.
Moi aussi, je penche pour l'adverbe.
Quant à l'autre tournure, elle relève bien du cas qui nous pose problème un peu plus haut.
une aventure espérée glorieuse.
c'est-à-dire un participe épithète, suivi d'un adjectif qu'on pourrait analyser comme un attribut :
l'aventure est espérée glorieuse, on espère l'aventure glorieuse.
Merci paulang et Jehan.
« une immunité, dite acquise… »
« une aventure espérée glorieuse. »
Pourrait-on y voir une ellipse ? Serait-ce analysable ?
« une immunité, dite immunité acquise,… »
« une aventure, espérée aventure glorieuse. »
Merci!
Et dans la phrase suivante, comment analyseriez vous le groupe nominal "le responsable":
C'est toi le responsable de cette affaire.
J'aurais tendance à dire apposition au pronom "toi", mais sans réelle certitude. Qu'en pensez-vous?
Dans une apposition, n'y aurait-il pas une virgule entre "toi" et "le" ?
Du genre : Toi, le responsable de cette affaire !
C'est bien la question que je me pose.
J'ai du mal à cerner cette notion. Par exemple, dans :
Le fait qu'il vive encore me réjouit.
Le groupe souligné est-il apposition?Ou est-ce une sorte de proposition relative?
Le fait que est une locution conjonctive.
Et cette locution conjonctive introduit ici une complétive sujet.
Bayard a écrit :
Et dans la phrase suivante, comment analyseriez vous le groupe nominal "le responsable":
C'est toi le responsable de cette affaire.
Et ça finalement, ça s'analyse comment ?
Et dans la phrase:
L'idée qu'il soit heureux me réjouit.
Il s'agit encore d'une locution conjonctive ?
Tout cela est vraiment très compliqué à analyser
Merci d'avance!
Pensez-vous vraiment que la grammaire se soucie de savoir si vous êtes mort ou heureux ? 😉
Je n'y connais et comprends strictement rien mais je parie sur une conjonctive en espérant ne pas developper sous peu une conjonctivite.
Katioucha a écrit :Bayard a écrit :
Et dans la phrase suivante, comment analyseriez vous le groupe nominal "le responsable":
C'est toi le responsable de cette affaire.
Et ça finalement, ça s'analyse comment ?
Selon Le Goffic,la structure de ce tour très courant est délicate à analyser, et le statut de "
le responsable" reste à éclaircir. Il dit que cela fait penser à un clivage très elliptique.
De fait, la phrase équivaut à "
C'est toi (qui es ) le responsable".
On pourrait dire que "
le responsable" est l'attribut du pronom relatif "
qui" sous-entendu, ce pronom représentant l'antécédent "
toi".
Maître Jehan, avez-vous un avis sur ma question précédente? :/
Pourrait-il s'agir d'une sorte de proposition relative neutre?
Oui, j'ai un avis.
L'idée qu'il soit heureux me réjouit.
Ici, même si le sens est proche de celui de "le fait que", j'ai un peu plus de mal à considérer "l'idée que" comme une locution conjonctive.
Je dirais que la complétive "qu'il soit heureux" complète le nom le nom "idée".
Je ne comprends pas ce que tu appelles "une relative neutre".
Pourquoi relative, d'ailleurs ?
Eh bien, il semblerait que je vais la choper ma conjonctivite.
salut.
LE COMTE: … Je ne sais: moins d'uniformité peut-être, plus de piquant dans les manières; un je ne sais quoi, qui fait le charme; quelquefois un refus, que sais-je? Nos femmes croient tout accomplir en nous aimant: cela dit une fois, elles nous aiment, nous aiment! (quand elles nous aiment.) Et sont si complaisantes, et si constamment obligeantes, et toujours, et sans relâche, qu'on est tout surpris, un beau soir, de trouver la satiété, où l'on recherchait le bonheur!
la réplique du comte est riche. je me demande si mon analyse des types de ces phrases est correcte:
-
Je ne sais: P. assertive/ elle n'est pas une incise (je pense qu'il y a une ellipse)
-
moins d'uniformité peut-être: P. nominale/ incidente
-
un je ne sais quoi: apposition
-
que sais-je?: une incidente
-
cela dit une fois: incidente
-
et toujours: n'est pas une phrase/ adverbe mis en emphase
Jehan a écrit :Katioucha a écrit :Bayard a écrit :
Et dans la phrase suivante, comment analyseriez vous le groupe nominal "le responsable":
C'est toi le responsable de cette affaire.
Et ça finalement, ça s'analyse comment ?
Selon Le Goffic,la structure de ce tour très courant est délicate à analyser, et le statut de "le responsable" reste à éclaircir. Il dit que cela fait penser à un clivage très elliptique.
De fait, la phrase équivaut à "C'est toi (qui es ) le responsable".
On pourrait dire que "le responsable" est l'attribut du pronom relatif "qui" sous-entendu, ce pronom représentant l'antécédent "toi".
En y repensant, ne s'agit-il pas d'un sujet réel rejeté en fin de phrase?
C'est beau de vivre ça=de vivre ça est beau. Personne ne conteste cette analyse je pense.
Donc, pour la question qui nous intéresse:
C'est toi le responsable=le responsable est toi
C'est une catastrophe ce pays=Ce pays est une catastrophe.
Ca me paraît plausible, qu'en pensez-vous?
Tiens, tiens, je ne vous ai pas convaincus 😞