donc question ouverte…
Quelques questions plus simples :
Il s'agit d'un combat où l'ennemi porte le nom de microbes et les soldats d'anticorps.
Comment analyser la partie en gras ? Assimilée à un présentatif ou non ?
Nous allons voir en quoi consiste cette "stratégie" médicale.
Comment analyser la partie en gras ?
Il s'agit d' un combat où l'ennemi porte le nom de microbes et les soldats d'anticorps.
Il s'agit de + subst. ou inf : emploi pronominal impersonnel de agir.
Nous allons voir en quoi consiste cette "stratégie" médicale.
en quoi consiste cette "stratégie" médicale : subordonnée interrogative indirecte.
en quoi : pronom interrogatif introduit par la préposition en, COI de consiste.
Il s'agit de + subst. ou inf : emploi pronominal impersonnel de agir.
Oui, mais alors on doit analyser comme sujet apparent et sujet réel, non ? Or, le "de" est ici une vraie préposition, non un marqueur d'infinitif (s'il s'agissait d'un infinitif). Est-ce que le sujet réel peut être introduit par une préposition ? C'était la raison pour laquelle je me demandais si l'on ne pouvait pas assimiler la locution à un présentatif.
Oui, le sujet réel peut être précédé d'une préposition : Il suffit de cinq minutes… Cinq minutes suffisent.
Néanmoins certains ne verront pas de sujet réel avec il s'agit : un combat s'agit ?
Bonjour,
Je m'interroge sur les éléments en gras des deux phrases ci-dessous :
Mes parents, eux, sont partis en vacances.
eux : pronom tonique, mais quelle est la fonction ? sujet ?
Mes parents achètent des fleurs et font eux-mêmes des bouquets.
eux-mêmes : pronom tonique renforcé par l'adjectif même, fonction : ??? Sujet ?
Merci d'avance
Les sujets sont parents.
Les pronoms sont des appositions au sujet, sous-entendu dans la seconde proposition de la seconde phrase.
Bonjour,
Je suis bien embêté pour l'analyse de la phrase suivante:
Je pleure car je suis triste.
La proposition introduite par "car" est-elle complément circonstancielle? Proposition indépendante? Les deux à la fois?
Merci d'avance pour vos éclairages
Car est une conjonction de coordination, il s'agit donc de deux propositions indépendantes coordonnées, même si car introduit une valeur explicative.
D'ailleurs, "car je suis triste" ne peut être complément circonstanciel, vu que ce n'est pas déplaçable :
*Car je suis triste, je pleure.
Très bien merci, je commence à y voir plus clair.
Peut-on indiquer la fonction d'une proposition coordonée du coup (complément, attribut ou que sais je encore)?
En outre, doit-on considérer le complément circonstanciel comme le complément d'une proposition, ou comme un groupe relativement autonome?
Deux propositions coordonnées n'ont pas de fonction grammaticale l'une par rapport à l'autre, elles sont coordonnées l'une à l'autre, c'est tout.
Qu'appelle tu "groupe autonome", pour le CC ?
Puisque c'est un complément, il complète forcément quelque chose…
Oui vous avez raison, en y réfléchissant il complète forcément une ou plusieurs propositions. 😐
Dernière question qui me taraude:Aujourd'hui est-il un complément circonstanciel ou un coordonant?
Ne te laisse pas tarauder comme ça… 😉
Aujourd'hui est un adverbe mobile et supprimable, donc un CC de temps.
Jehan a écrit :D'ailleurs, "car je suis triste" ne peut être complément circonstanciel, vu que ce n'est pas déplaçable :
*Car je suis triste, je pleure.
Et si l'on avait eu
Je pleure parce que suis triste Car je suis triste, je pleure me hérisse en effet le poil, mais
Parce que je suis triste, je pleure ne me choque pas. Ne me demandez pas pourquoi ? Je répondrai parce que. 🙂
Parce que je suis triste, je pleure ne me choque pas.
Ce n'est pas choquant.
Parce que n'est pas une conjonction de coordination, mais de subordination.
Et "
parce que je suis triste" est une subordonnée circonstancielle de cause, déplaçable.
Comme l'écrit Anne dans son message 146 le car introduit un explication, mais c'est également le cas de parce que.
j'entends bien que car coordonnant deux éléments ne peut se trouver qu'entre ces éléments d’où ce malaise ressenti.
Il faut donc se souvenir des conjonctions de coordination (ce qui n'est pas insurmontable) et considérer ou espérer que les autres petits mots sont des conjonctions de subordination, ou se fier à son oreille.
Il semble que ces considérations n'ont, si j'en juge par notre exemple, aucune incidence sur l'orthographe (ma seule ambition). Si c'est le cas, il est inutile que j'encombre mon ciboulot avec des notions que je ne retiendrai pas.
N'encombre pas, n'encombre pas… 😀
Néanmoins certains ne verront pas de sujet réel avec il s'agit : un combat s'agit ?
Cela ne sonne pas très bien en effet.
Ne serait-ce pas le signe qu'ici il faille analyser autrement?
Y a-t-il des grammairiens qui assimileraient cette locution à un présentatif?
Autres choses :
L'utilité de la vaccination réside dans le fait qu'elle donne à la personne vaccinée une immunité contre une maladie donnée.
Grevisse assimile
le fait de/que à un présentatif, mais cela nous laisse ici à un présentatif introduit par une préposition.
Y a-t-il d'autres analyses qui analyseraient le
que comme subordonnant conjonctif introduit par un nom ?
C'est la possibilité qu'a l'organisme de demeurer sainen se défendant efficacement contre une infection.
C'est : présentatif.
la possibilité : noyau nominal avec deux expansions, l'une proposition relative, l'autre complément du nom de caractérisation.
sain : équivalent d'un attribut de l'infinitif demeurer ?
en se défendant : gérondif dépendant de l'infinitif demeurer.
aucune lumière ?
Grevisse parle d'introducteur auquel il donne une définition différente de celle de présentatif. Mais le Tlfi donne "le fait que" comme locution conjonctive, analyse plus fréquente.
C'est la possibilité qu'a l'organisme de demeurer sain en se défendant efficacement contre une infection.
La phrase est incomplète ?
Possibilité : complément, ou régime du présentatif; une seule expansion de possibilité : la relative.
sain : attribut de organisme
en se défendant : CC de manière/moyen
oui, mais alors comment analyser le de demeurer?