Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 63 / 216

"feignant de perdre la raison" pourquoi ne pas la considérer comme une incidente?
Parce que ce n'est pas une proposition.
Troisième tranche :
9- Je ne veux point qu’on me plaise, je veux qu’on m’instruise.
=> ne…point: adverbe de négation corrélatif Locution adverbiale de négation.
=> qu': béquille du subjonctifOn parle de béquille du subjonctif dans les indépendantes (exemple : "Qu'il entre !"). Ici, c'est une conjonction de subordination introduisant une complétive.
=>me: pronom personnel COI
# meme analyse pour la deuxième proposition
Mais contrairement à me, le m' n'est pas un COI, c'est un COD.

10-Elle fit semblant de ne rien sentir, si bien qu'on crut qu'elle était inconsciente
=> fit semblant: locution verbale
=> de ne rien sentir: groupe prépositionnel COI
=> si bien qu': locution conjonctive introduisant une subordonnée consécutive
=> que: locution conjonctiveUn mot tout seul ne peut pas être une locution… Et il n'y a pas de "que" dans ta phrase. Si tu parles du second " qu' ", c'est une conjonction.
=>qu'elle était inconsciente: subordonnée complétive COD du verbe "crut"

comme elle, qui préférait mourir plutôt que de céder à la tentation, ne lui donna aucune chance , ni n’en accepta les avances; ce dont il fut fort étonné, il quitta les lieux promptement.
Cette phrase est trop longue et vraiment trop mal construite.
Mieux aurait valu faire deux phrases. Ainsi, ç'aurait été un tout petit peu moins lourd…
Elle préférait mourir, plutôt que céder à la tentation. Comme elle ne lui donna aucune chance, ni n'accepta ses avances - ce dont il fut fort étonné - il quitta les lieux promptement.


Je reviendrai plus tard sur la fin de ton analyse.
Oui c'est vrai, je m'en rends compte maintenant. Mais j'ai rédigé ces phrases dans un état de somnambulisme (presque)….
Mais quand tu tentes de les analyser, j'ose espérer que ce n'est plus en état de somnambulisme ! 😉
Presque 😂
mais je fais de mon mieux, ne t’inquiète pas 🆒
Quatrième tranche enfin…
J'ose espérer que la prochaine fois tu vérifieras mieux la longueur de ce que tu nous demandes de corriger.
Comme elle, qui préférait mourir plutôt que de céder à la tentation, ne lui donna aucune chance , ni n’en accepta les avances - ce dont il fut fort étonné - il quitta les lieux promptement.
=> comme: adverbe (j'ignore sa valeur)
Conjonction de subordination, introduisant une subordonnée CC de cause.
=>elle: sujet du verbe "donna"
=> "qui préférait mourir plutôt que de céder à la tentation": relative explicative/ appositive ayant la valeur d'un adjectif épithète détachée.
* qui: pronom relatif sujet du verbe "préférait"
* mourir: verbe à l’infinitif COD du verbe préférait.
* plutôt que: locution conjonctive introduisant une subordonnée temporelle exprimant l’antériorité
Aucune notion temporelle d'antériorité ici. Tu confonds les adverbes "plus tôt" (= auparavant) et l'adverbe comparatif "plutôt" qui exprime une préférence.
* que de céder… : complément de l'adverbe comparatif "plutôt", subordonnée comparative elliptique (= qu'elle préférait céder)
céder COD du verbe sous-entendu "préférait"
* à la tentation: COI de l'infinitif "céder"
=> aucune chance: COD introduit par un adjectif indéfini "aucune"
Un COD n'est "introduit" par aucun mot. Ce sont les COI qui sont introduits par des prépositions. Et l'adjectif indéfini est un simple déterminant, qui détermine le nom "chance".
=> ni n’en accepta les avances: proposition juxtaposéecoordonnée à la précédente
* ni…ne: adverbe de négation
ni est une conjonction de coordination.
*en: pronom adverbial indéfini (j'ignore sa fonction) complément du nom "avances". (en accepta les avances = accepta les avances "de lui")
=> "ce dont il fut fort étonné": subordonnée relative substantive
Elle n'est pas subordonnée, c'est une proposition incidente supprimable, qu'on pourrait mettre entre parenthèses.
* ce: pronom démonstratif antécédent de "dont"
* dont: pronom relatif composéCOIcomplément de l'adjectif étonné, à nuance causale (dont il fut étonné = il fut étonné de cela)
* fort: (j'y vois un intensif et non un adjectif/ il a la valeur d'un adverbe)
C'est un adverbe d'intensité, synonyme de "très" et modifiant l'adjectif "étonné".
* étonné: adjectif attribut du sujet il
J'ose supposer que l'utilisation du "j'ose supposer" deux fois dans ton discours est significative 😀
Comme d'habitude merci beaucoup pour ta gentillesse et ta patience
j'ai une dernière question
-Elle oublia le cadeau qu'elle avait voulu luioffrir
-Je serais bien ingrate si je ne te fais pas plaisir

je veux connaitre la fonction des éléments soulignés:
* lui: COS ou complement d'attribution ou datif lexical
* offrir: COD
* que: pronom relatif complément du nom "cadeau"
* plaisir: COD / ou bien on va considérer "faire plaisir" comme une locution figée?
-Elle oublia le cadeau qu'elle avait voulu luioffrir
-Je serais bien ingrate si je ne te faisais pas plaisir.


* lui: COS ou complement d'attribution ou datif lexical
Les trois réponses sont bonnes.
C'est un COS, puisque l'infinitif "offrir" a aussi un COD (le relatif qu')
C'est un datif lexical, puisqu'il est appelé par le sens du verbe "offrir", qui suppose une chose offerte (le COD) et un destinataire (le COS).
C'est aussi, selon la nomenclature traditionnelle, un complément d'attribution.

* offrir: COD
* qu': pronom relatif complément du nom "cadeau"
Tu confonds : c'est toute la relative "qu'elle avait voulu lui offrir" qui est complément du nom antécédent "cadeau".
Le pronom relatif qu' a une fonction par rapport à un verbe de la relative.
Il est COD de l'infinitif "offrir".
"qu'elle avait voulu lui offrir" = elle avait voulu lui offrir le cadeau.

* plaisir: COD / ou bien on va considérer "faire plaisir" comme une locution figée?
Oui, mais on analysera plutôt "faire plaisir" comme une locution verbale, sans la décortiquer.
C'est la relative qui est complément de l'antécédent. Le pronom relatif a une fonction dans la relative. Laquelle ?
Oui, faire plaisir est considéré comme une locution verbale.
J'ai déjà précisé la fonction de qu' à Vemissa…
Si j'avais vu ta réponse, je me serais abstenue. Tu peux donc virer la mienne si elle te gêne.
Elle ne me gêne pas. 🙂
Merci à vous deux
Bonjour,

j'ai quelques questions à vous poser.

Dans la phrase
La reine est colérique.
ici
colérique
est un adjectif qualificatif attribut du sujet, pas un COD. Cependant, si j'écris
La reine est à l'hôpital.
.. à l'hôpital.
COI ou encore une fois adjectif qualificatif attribut du sujet ?

Aussi comment distinguer un COS d'un COI d'un CC introduit par une préposition ? Merci.
La reine est à l'hôpital
à l'hôpital n'est pas un CC puisqu'il n'est ni déplaçable ni supprimable.
Ce n'est pas à proprement parler un complément d'objet. On dira un complément essentiel indirect (de lieu).
nizar a écrit :Bonjour,

j'ai quelques questions à vous poser.

Dans la phrase
La reine est colérique.
ici
colérique
est un adjectif qualificatif attribut du sujet, pas un COD. .
Le verbe être n'a pas de COD et ne se met pas à la voix passive. Il sert de lien entre son sujet et un attribut.
nizar a écrit :Cependant, si j'écris
La reine est à l'hôpital.
.. à l'hôpital.
COI ou encore une fois adjectif qualificatif attribut du sujet ?

Aussi comment distinguer un COS d'un COI d'un CC introduit par une préposition ? Merci.
Deux questions différentes :
le groupe prépositionnel à l'hôpital que l'on peut remplacer par le pronom y est un complément essentiel.
Pour distinguer un COS/COI d'un groupe prépositionnel, deux opérations simples :
le déplacement, le groupe prépositionnel est mobile ;
la pronominalisation avec effacement de la préposition :
elle est à l'hôpital > elle y est, la préposition disparait.
Si ce n'est pas un CCL, alors je me demande ce qu'est à Paris dans Je me rends à Paris.
Pas vu la réponse de Delia avant de poster
Exactement la même chose que dans je suis à Paris : un complément essentiel indirect de lieu.
Je ne connaissais pas cette appellation. J'aurais dit complément de lieu sans état d'âme .