Analyse grammaticale

Langue française

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Mais oui, c'est pour cela que j'ai relancé la question de Katioucha. Personnellement, je n'ai pas de réponse.
Et c'est pour cela que j'avais relancé la question d'iétudeslittéraire ! 😀
La question est :
comment analyse-t-on le participe présent passant ?
Plutôt que de parler trop vite, ce qui me retombe sur le nez, je me contente de citer une fiche de wikipédia (on ne frappe pas) :
La proposition subordonnée participiale est une proposition qui n'est introduite par aucun mot subordonnant. Elle est séparée du verbe de la proposition principale par un signe de ponctuation (virgule, tirets ou parenthèses). Par ailleurs, elle est mobile dans la phrase.
Exemple :

Le temps aidant, elle l'oubliera. / Elle l'oubliera, le temps aidant.

La proposition subordonnée participiale contient un verbe au participe passé ou présent et son thème (on ne peut parler ici de sujet), qu'il ne partage avec aucun autre verbe.
Exemple :

L'hiver venu, elle fut démunie.
Les grilles s'ouvrant, les clients se précipitent dans le magasin.


Dans l'exemple ci-dessus, le participe s'ouvrant a un thème, les grilles, à lui seul ; il ne le partage pas avec le verbe se précipitent.

Exemple :

S'impatientant, le candidat perdit son sang-froid.

Dans ce cas, il n'y a pas de proposition subordonnée participiale, puisque le participe partage son thème avec le verbe de la proposition principale. C'est le candidat qui s'impatiente et c'est lui aussi qui perd son sang-froid.
Voici donc la réponse à la question : il n'y a pas de subordonnée participiale, partant il n'y a pas de principale non plus mais un participe en apposition à l'anaphore les premiers.
Mais alors, quel est le statut de la proposition commençant pas si ?
C'est un complément non essentiel, introduit par la conjonction si, dépendant de passant.
Un participe n'a pas de sujet, mais il peut avoir des compléments… comme en latin, au fait !

Peccaui, fratres ! : j'ai écrit plus haut :
Je dirais prudemment que l'anaphorique les premiers est le thème dont passant est le prédicat, le tout formant une proposition participiale.
le tout formant une proposition participiale.
Alors, finalement "passant"… Noyau d'une participiale ou pas ?
Car après la lecture de Wikipedia, vous vous êtes semble-t-il ravisée…
Merci d'en rajouter une couche…
Je ne me suis nullement ravisée : j'ai constaté mon erreur et je l'ai rectifiée.
Je ne voulais nullement en rajouter une couche en employant "se raviser".
Excusez-moi d'avoir employé un verbe inadéquat.
Vous voulez me faire boire le calice jusqu'à la lie.
Il ne suffit pas que je reconnaisse m'être trompée, que je le signale moi-même, il faut encore subir vos commentaires.

Anne écrivait pourtant :
Pourquoi reconnaitre une erreur serait une défaite humiliante ?
Ce l'est quand certains s'ingénient à humilier le fautif.
Anne345 a écrit :Passant est le noyau de la proposition participiale les premiers passant … dont le sujet est les premiers.
Delia a écrit :Voici donc la réponse à la question : il n'y a pas de subordonnée participiale, partant il n'y a pas de principale non plus mais un participe en apposition à l'anaphore les premiers.
Delia, vous ne partagez donc pas l’analyse faite par Anne ?
Comme je suis complètement nulle dans ce domaine, j’ai du mal à me faire un avis.
Cependant, votre position a l’avantage de donner un énoncé sensé avec mon « truc » de la suppression des indépendantes (de l’une sur deux, du moins !).

Alors, on a :

- deux indépendantes coordonnées
- un participe en apposition
- un complément non essentiel introduit par si

C'est bien ça ?
Delia a écrit :Ce l'est quand certains s'ingénient à humilier le fautif.
Delia, je ne cherchais nullement à vous humilier.
Désolé que vous l'ayez interprété ainsi et que vous ayez ressenti mon commentaire comme une épreuve à subir.
Mon message était le simple écho de ma perplexité : participiale ou pas ?
J'avoue que malgré la lecture de Wikipedia, j'hésite encore.
Vous n'êtes nullement en cause.
Delia, vous ne partagez donc pas l’analyse faite par Anne ?
Non, surtout quand elle parle de sujet d'un participe puisque par hypothèse le participe est une forme non conjuguée et que seule les formes conjuguées ont un sujet au sens strictement grammatical.
Vous l'avez dit vous-même :
(En principe pour former une proposition participiale, il faut que le participe ait un sujet (ou comme il plaira à chacun de le dénommer) différent de celui de la principale, n'est-ce pas ?)
Donc, il n'y a pas de participiale.
Comme je suis complètement nulle dans ce domaine, j’ai du mal à me faire un avis.
Je ne trouve pas.
Vous raisonnez sainement et vous êtes arrivée à la même conclusion que moi… par une voie différente ce qui tend à prouver que cette solution est bonne.
Alors, on a :

- deux indépendantes coordonnées
- un participe en apposition
- un complément non essentiel introduit par si

C'est bien ça ?
Pour moi, oui.

Désolé que vous l'ayez interprété ainsi et que vous ayez ressenti mon commentaire comme une épreuve à subir.
Mon message était le simple écho de ma perplexité : participiale ou pas ?
Ego te absolvo.
Tout le problème est là : participiale ou non ? Je vais y réfléchir, malgré mon peu de goût pour l'analyse. Pour l'instant, j'ai surtout des arguments contre dans les deux cas…
Les à-pied exècrent les en-voiture, et les en-voiture terrorisent les à-pied, les premiers passant instantanément dans le camp des seconds si on leur met un volant entre les mains.
J'avais parlé de deux principales, mais j'ai des doutes sur le statut de la première proposition et je me ravise.
Alors, peut-être :
Une indépendante, une principale coordonnée à l'indépendante, et une participiale (qui n'a pas le même sujet que la principale ) ; et la participiale elle-même a un statut de principale par rapport à la subordonnée conjonctive de condition qui la complète.
Eh bien, ce qui est sûr, c'est qu'elle fait mouliner les neurones cette question !!! 😂

Merci Delia pour votre réponse.
Jehan a écrit :et la participiale elle-même a un statut de principale par rapport à la subordonnée conjonctive de condition qui la complète.
Je pensais qu'une des caractéristiques de la principale était qu'elle était sensée et grammaticale "toute seule".

les premiers passant instantanément dans le camp des seconds

Est-ce vraiment le cas ici ?
Si le verbe était conjugué, oui, mais avec le participe ?

Quand tu parles de "statut" c'est une façon de dire qu'elle ne réunit pas tous les critères qui caractérisent une principale ?
Une première subordonnée complétée elle-même par une autre subordonnée est forcément principale par rapport à ladite subordonnée… Pas de subordonnée sans principale.
Et comme dans ce cas la première subordonnée est une subordonnée, il est normal qu'elle ne puisse être sensée "toute seule". Peu importe que le verbe soit conjugué ou non.
Ces propositions ont le statut de subordonnée par rapport à une principale, et le statut de principale par rapport à leur propre subordonnée.

Autres exemples (subordonnées en couleur, la verte complétant la bleue ) :
La bleue est subordonnée par rapport à la principale en gras, et elle-même principale par rapport à la subordonnée en vert.

Je suis contentquand je voisqu'un élève a compris.

Marie m'ayant téléphonéqu'elle ne viendrait pas, j'ai été déçu.
Ok, je pensais qu’une principale était une indépendante avec une subordonnée.

Et dans les cas que tu cites en exemples, je pensais qu’il s’agissait de subordonnées en relation de sous-dépendance (je ne sais pas si c’est le terme le plus adéquat), mais qu’elles restaient des subordonnées à partir du moment où elles n’étaient pas autonomes.
Si elle a une subordonnée, la proposition n'est plus indépendante : elle devient "principale" par définition.

Pour le reste, comme l'écrit Riegel :
Rien ne s'oppose à ce qu'une proposition subordonnée soit elle-même principale par rapport à une autre proposition…
Avec cet exemple :
Jean se demandait si Paul savaitque Luc était arrivé.
Si elle a une subordonnée, la proposition n'est plus indépendante : elle devient "principale" par définition.
Oui, bien sûr ! 🙂
Ce que je voulais dire par là, c’était qu’une principale avait les caractéristiques d’une indépendante, mais que du fait de la présence d’une subordonnée, elle prenait la dénomination de principale, tout en gardant les caractéristiques d’autonomie d’une indépendante.
Rien ne s'oppose à ce qu'une proposition subordonnée soit elle-même principale par rapport à une autre proposition…
OK, donc le critère d’autonomie n’est pas déterminant pour qualifier une principale ? (En tout cas si l’on suit le point de vue de Riegel.)
Et cela contrairement à ce qui se dit souvent (du moins me semble-t-il) ?

Alors, ne vaudrait-il pas mieux parler de subordonnées rectrices (voilà, c’est sans doute un terme beaucoup plus pertinent que « sous-dépendance » ! 🙂 ), comme la « maison » le fait ?
Les propositions subordonnées sont sous la dépendance d'une proposition principale. On parle de subordonnée rectrice lorsqu'elle régit elle-même une subordonnée.
https://www.etudes-litteraires.com/grammaire/propositions
Après, c’est toujours pareil, il suffit de s’entendre sur la terminologie, mais subordonnée rectrice me semble en l’occurrence plus recevable que principale.
- Contre la proposition participiale :
+ elle n'a pas de valeur circonstancielle, ou alors une sorte de valeur "additive" ?
+ elle n'est pas déplaçable.

- Contre le groupe participe :
+ "passant" ne peut être remplacé ni par un adjectif, ni par une relative.