Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 55 / 216

Donc la proposition relative serait le complément du nom "garçon" , non ??
Oui, la fonction d'une proposition relative, c'est d'être complément de l'antécédent du pronom relatif.
A moins qu'on ne préfère donner à la relative une fonction adjectivale : épithète, détachée ou non, ou attribut.
Quand on fait une analyse par syntagme comme c'est ton cas, la préposition fait partie du COS. Le COS est le groupe prépositionnel.
De toute manière, en nouvelle grammaire, il me semble que les épithètes sont également considérées comme "compléments" des noms qu'elles qualifient.
Tout ce qu'on appelle "expansion du nom", en somme.
Sa physionomie annonçait son âme. Il avait le jugement assez droit, avec l'esprit le plus simple ; c'est, je crois, pour cette raison qu'on le nommait Candide.
- Sa physionomie ==SN (déterminant + nom)

-annonçait son âme == SV (verbe + déterminant + nom) ; pour le verbe (lexème verbal "annoncer" et modalité verbale "ait")

- il == GN (pronom)

-avait == SV ( lexème verbal "avoir" + modalité verbale "ait" ) + à l'intérieur du SV , on trouve un SN , non ??


Le SN "le jugement assez droit" se décompose en : déterminant + nom + adverbe + adjectif .Mais je pense que l'on peut considérer "assez épais" comme un S adjectif , non ?? (car , ici , le "assez" semble être un adverbe à valeur adjectivale , sauf que l'adverbe est toujours invariable)


Il y'a deux autres branches mais trois branches principales dans cette phrase (GN + SV + SP) .

Pour le SP , la préposition (avec) et puis le signifiant zéro , et puis le SN , déterminant ( l' car élision) + nom ("esprit" ) + superlatif ( "le plus" déterminant + adverbe ) + adjectif ( "simple " ) .

Après le point virgule , ce n'est pas évident à faire l'analyse (le narrateur omniscient s'introduit clairement dans le texte )…

""" c'est, je crois, pour cette raison qu'on le nommait Candide""""

présentatif + GN + GV + SP ( le "pour" exprime le but donc CCB et après il y'a une tournure impersonnelle introduite par "que" , ici , je pense que c'est un pronom relatif , le relatif qui représentant l'antécédent "il" .


Mais le "le" , comment doit t-on l'analyser ?






@Anne345
A moins qu'on ne préfère donner à la relative une fonction adjectivale : épithète, détachée ou non, ou attribut.
Quand on fait une analyse par syntagme comme c'est ton cas, la préposition fait partie du COS. Le COS est le groupe prépositionnel.
Oui , c'est ce que je pensais au début , en termes de syntagme …

Au passage ,je préfère la grammaire antique 😀



@Jehan

Prenons ces exemples :

"La pomme de Paul" , "La fleur du cerisier" , ici , c'est bel et bien une expansion ou complément du nom , n'est-ce pas ??
Sa physionomie annonçait son âme.
Sa physionomie ==SN (déterminant + nom)
annonçait son âme == SV (verbe + déterminant + nom) ; pour le verbe (lexème verbal "annoncer" et modalité verbale "ait")
Bonne analyse…
Il avait le jugement assez droit, avec l'esprit le plus simple.
- il == GN (pronom)
-avait == SV ( lexème verbal "avoir" + modalité verbale "ait" ) + à l'intérieur du SV , on trouve un SN , non ?? Le SN "le jugement assez droit" se décompose en : déterminant + nom + adverbe + adjectif .Mais je pense que l'on peut considérer "assez épais" comme un S adjectif , non ?? (car , ici , le "assez" semble être un adverbe à valeur adjectivale , sauf que l'adverbe est toujours invariable)
Je ne comprends pas d'où tu sors ce "assez épais". Tu veux dire "assez droit" ? Oui, "droit" est un adjectif, modifié par un adverbe d'intensité, l'ensemble constituant un groupe adjectival.
Il y a deux autres branches mais trois branches principales dans cette phrase (GN + SV + SP)
Pour le SP , la préposition (avec) et puis le signifiant zéro , et puis le SN , déterminant ( l' car élision) + nom ("esprit" ) + superlatif ( "le plus" déterminant + adverbe ) + adjectif ( "simple " ) Oui, cela me semble juste. Je ne comprends cependant pas ce que signifie ici "signifiant zéro", et à quoi cela sert de le mentionner.

c'est, je crois, pour cette raison qu'on le nommait Candide.

présentatif + GN + GV + SP ( le "pour" exprime le but donc CCB et après il y'a une tournure impersonnelle introduite par "que" , ici , je pense que c'est un pronom relatif , le relatif qui représentant l'antécédent "il" .
Tu as oublié la proposition incidente indépendante "Je crois", qui sert au narrateur à commenter son propre énoncé.
c'est pour cette raison qu'on le nommait Candide. = on le nommait Candide pour cette raison.
En fait, il s'agit d'une mise en relief par clivage du CC de cause (et non de but) "pour cette raison" par la structure "c'est…que". Les grammairiens ne sont pas tous d'accord sur la nature du qu'; certains n'y voient qu'une conjonction, d'autres parlent d'un pronom relatif omnifonctions, qui représente son antécédent "pour cette raison".
Je n'appellerais pas "on le nommait Candide" tournure impersonnelle.
Le sujet "on" est simplement un pronom indéfini, signifiant "tout le monde".

Mais le "le" , comment doit-on l'analyser ?
Si tu tiens à le faire, c'est un pronom personnel COD représentant "le garçon", COD de nommait, verbe attributif; et "Candide" est un nom attribut de ce pronom COD.
Prenons ces exemples :
"La pomme de Paul" , "La fleur du cerisier" , ici , c'est bel et bien une expansion ou complément du nom , n'est-ce pas ??
Oui.
Merci pour tes explications ! 🙂

Donc , comment doit t-on aborder l'analyse syntaxique des propositions relatives et conjonctives ?? Bon , ici , ce sont des longues phrases mais on peut trouver des phrases plus simples avec des situations similaires !
c'est , je crois , pour cette raison qu'on le nommait Candide.
Présentatif + GN + GV + SP (une mise en relief par clivage du CC de cause ) == préposition + déter démonstratif + nom + conjonction de subordination + GN avec "on " + SV avec "le" pronom personnel et "nommait" à décomposer bien entendu, "Candide" attribut du pronom .

Personnellement , je pensais qu'ici , "Candide" était en fait un COD , pourtant , je savais bien que "le" jouait un rôle important … Le "le" , on dirait un COI , on nommait qui ? (bon , c'est le garçon , j'ai bien saisi ceci ) .


Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu'il était fils de la sœur de monsieur le baron et d'un bon et
honnête gentilhomme du voisinage, que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu'il n'avait pu
prouver que soixante et onze quartiers, et que le reste de son arbre généalogique avait été perdu par l'injure du
temps.
""Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu'il était fils de la sœur de monsieur le baron """
SN ( déterminant + adjectif + nom + SP (enfin complément du nom , préposition et déterminant et nom ) + SV ( verbe + conjonction de subordination + pronom pers + verbe d'état + attribut + 2 SP complément de nom de l'attribut "fils" )

+ conjonction de coordination + préposition contractée + adjectif + conj coor "et" + adjectif + nom + "du" déterminant défini + complément du nom .
""que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu'il n'avait pu prouver que soixante et onze quartiers""
Là , c'est une proposition subordonnée relative introduite par que , désignant "la sœur" , n'est-ce pas ??

pronom relatif "que" + SN (déter et nom) + SV (""ne voulut jamais épouser "" , verbe mais il y'a aussi la négation , comment peut t-on l'analyser ?? ) + conjonction de subordination "parce que" introduisant la cause ……

En cours de morphosyntaxe , la négation ""ne …pas"" est considérée comme un signifiant discontinu , mais dans le cas d'une analyse syntaxique , je ne vois pas comment celle-ci serait considérée .
Donc , comment doit-on aborder l'analyse syntaxique des propositions relatives et conjonctives ??
Eh bien, en donnant leur nature et leur fonction… Difficile de te faire tout un cours dans le cadre d'un message déjà suffisamment touffu comme ça. Tu peux regarder ici https://www.etudes-litteraires.com/grammaire/propositions-subordonnees ou te procurer la petite Grammaire de la collection Les Guides Robert & Nathan, cela te permettra de te remettre la grammaire traditionnelle en mémoire.


c'est , je crois , pour cette raison qu'on le nommait Candide.
Présentatif + GN + GV + SP (une mise en relief par clivage du CC de cause ) == préposition + déter démonstratif + nom + conjonction de subordination + GN avec "on " + SV avec "le" pronom personnel et "nommait" à décomposer bien entendu, "Candide" attribut du pronom
Je suppose que ce que tu appelles GN + GV, c'est "je crois".
Je t'ai expliqué plus haut que c'était une proposition incidente, supprimable, indépendante syntaxiquement du reste de la phrase.
Ici, le "présentatif" présente et met en relief le CC de cause.

Le "le" , on dirait un COI , on nommait qui ?
Le pronom "le" n'est jamais COI, pourtant. C'est un COD. Le pronom COI de la 3[sup]e[/sup] personne du singulier, c'est "lui", qui répondrait à la question "à qui ?".

Les anciens domestiques de la maison soupçonnaient qu'il était fils de la sœur de monsieur le baron
SN ( déterminant + adjectif + nom + SP (enfin complément du nom , préposition et déterminant et nom ) + SV ( verbe + conjonction de subordination + pronom pers + verbe d'état + attribut + 2 SP compléments de nom de l'attribut "fils"
Attention : "de la sœur" est bien complément du nom attribut "fils", mais "de monsieur le baron" est complément du nom "sœur", pas directement du nom "fils".

et d'un bon et honnête gentilhomme du voisinage,
+ conjonction de coordination + préposition contractée + adjectif + conj coor "et" + adjectif + nom + "du" déterminant défini + complément du nom .
La préposition "d'" n'est pas contractée, mais élidée avant voyelle.
Le déterminant "du" est un article défini contracté, morphème amalgamé (prépoosition "du" + article "le").


que cette demoiselle ne voulut jamais épouser parce qu'il n'avait pu prouver que soixante et onze quartiers.
Là , c'est une proposition subordonnée relative introduite par que , désignant "la sœur" , n'est-ce pas ??
Non : "que" désigne le gentilhomme, et ce pronom est COD de l'infinitif "épouser".
La proposition relative complète l'antécédent "gentilhomme".

pronom relatif "que" + SN (déter et nom) + SV (""ne voulut jamais épouser "" , verbe mais il y'a aussi la négation , comment peut-on l'analyser ?? )
"ne… jamais" est une locution adverbiale de négation, modifiant le verbe "voulut".
C'est ce que vous appelez un signifiant discontinu, comme "ne…pas".

+ conjonction de subordination "parce que" introduisant la cause ……
locution conjonctive, plus précisément.
Elle introduit une proposition subordonnée CC de cause, qui va jusqu'à "quartiers".
Tu n'as pas analysé les éléments de cette proposition…
La prochaine fois, peut-être ?
Bonjour.
Veuillez examiner la pertinence de mon analyse.
Il ne pouvait se faire un crime, lui, un bel homme ①de trente-quatre ans, ②de complexion ardente, ③de n'être plus amoureux de sa femme, qui avait donné le jour à sept enfants, dont deux étaient morts, et qui n'avait qu'un an de moins que lui.
①, ② : complément du nom
③ : complément du verbe (COI)

J'ai difficilement fait cette analyse.
Et j'aimerais savoir si c'est correcte.

Merci, d'avance.
bonjour à tous

dans la phrase :
J'ai passé toute la journée étendu sur l'herbe. Guy de Maupassant

"étendu" est un pp employé comme adjectif , mais sa fonction ? attribut du sujet ? (avoir l'air, donner l'air)

dans celle-ci :
Ses lèvres minces et ses sourcils épais lui donnaient un air étrange.

"étrange" = épithète de "air" ou attribut du COD "air" ?
si j'applique la règle de la pronominalisation :

soit : un air étrange, ses lèvres… le lui donnaient = épithète
soit : son air, ses lèvres… le lui donnaient "étrange" = attribut du COD

merci à vous
Bonjour.

J'ai passé toute la journée étendu sur l'herbe.
Le groupe adjectivalétendu sur l'herbe est bien attribut du sujet J'.
Mais le verbe attributif ici n'est pas un verbe d'état.
C'est ce qu'on appelle un verbe "occasionnellement attributif".
Et dans ce cas-là, l'attribut du sujet n'est pas pronominalisable par le :
*Je l' ai passé toute la journée.

Ses lèvres minces et ses sourcils épais lui donnaient un air étrange.
L'adjectif étrange est bien épithète du nom air.
Bonjour, dans la phrase ci-dessous :
Les à-pied exècrent les en-voiture, et les en-voiture terrorisent les à-pied, les premiers passant instantanément dans le camp des seconds si on leur met un volant entre les mains.
comment analyse-t-on le participe présent en relation avec les parties soulignées?
Je dirais : épithète lié à "les premiers".
Mais ensuite ? "les premiers" étant une apposition à "Les à-pied" on dirait-on que c'est un sujet complexe?
Passant est le noyau de la proposition participiale les premiers passant … dont le sujet est les premiers.
Oui, mais normalement une proposition participiale a un sujet propre qui n'est pas celui du verbe conjugué, comme p.ex. :
La pluie tombant très fortement, nous sommes restés à l'hôtel.
Dans le cas contraire, c'est toujours une épithète du sujet de ce verbe conjugué, soit lié soit séparé.
Dans mon cas "les premiers" n'est pas autre que "Les à-pied", mais pourtant il y a comme une reprise du sujet, d'où ma question : sujet complexe (mais habituellement c'est nom + pronom) ou apposition…
Hwang(moijesuisneant) a écrit :Il ne pouvait se faire un crime, lui, un bel homme ① de trente-quatre ans, ② de complexion ardente, ③ de n'être plus amoureux de sa femme, qui avait donné le jour à sept enfants, dont deux étaient morts, et qui n'avait qu'un an de moins que lui.

①, ② : complément du nom
③ : complément du verbe (COI)
Oui, c'est cela. COI de "se faire".
Bonjour,

personne pour répondre à ma question, cf. l'article au wikipedia :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Proposition_participiale
Proposition participiale
La proposition subordonnée participiale est une proposition qui n'est introduite par aucun mot subordonnant. Elle est séparée du verbe de la proposition principale par un signe de ponctuation (virgule, tirets ou parenthèses). Par ailleurs, elle est mobile dans la phrase.

Exemple :
Le temps aidant, elle l'oubliera. / Elle l'oubliera, le temps aidant.

La proposition subordonnée participiale contient un verbe au participe passé ou présent et son thème (on ne peut parler ici de sujet), qu'il ne partage avec aucun autre verbe.

Exemple :
L'hiver venu, elle fut démunie.
Les grilles s'ouvrant, les clients se précipitent dans le magasin.

Dans l'exemple ci-dessus, le participe s'ouvrant a un thème, les grilles, à lui seul ; il ne le partage pas avec le verbe se précipitèrent !

Exemple :
S'impatientant, le candidat perdit son sang-froid.

Dans ce cas, il n'y a pas de proposition subordonnée participiale, puisque le participe partage son thème avec le verbe de la proposition principale. C'est le candidat qui s'impatiente et c'est lui aussi qui perd son sang-froid.

Le thème précède le participe.

Exemple :
S'ouvrant les grilles, les clients se précipitèrent dans le magasin.
Ah oui, c’est vrai qu’elle est déroutante cette phrase avec ces deux indépendantes coordonnées !
En la formulant autrement (et en perdant un peu d’information) et en la simplifiant, on retombe sur un cas « facile ».

Les à-pied exècrent les en-voiture, passant instantanément dans le camp de ces derniers si on leur met un volant entre les mains.

Je ne peux malheureusement pas t’aider ; mais certains intervenants du forum sont très calés sur ces questions et pourront sans aucun doute t’éclairer, patience ! 🙂
Mais ensuite ? "les premiers" étant une apposition à "Les à-pied" on dirait-on que c'est un sujet complexe?
Les premiers ont une simple anaphore, au sens grammatical du terme :
anaphore \a.na.fɔʁ\ féminin

(Littérature) (Grammaire) Mot ou syntagme qui, dans un énoncé, assure une reprise sémantique d’un précédent segment appelé antécédent ou, plus simplement, rappelle par un moyen grammatical une idée déjà exprimée ou un fait qui s’est déjà produit.
Dans la phrase « Jean n'avait pas de stylo: je lui ai prêté le mien. », « le mien » est une anaphore dont l’antécédent est « stylo ».
De même dans la phrase « Oui, vous êtes déjà venu lundi, je le sais…», « le » forme une anaphore dont l’antécédent est « vous êtes déjà venu lundi ».
Katioucha vous propose une autre anaphore, très évangélique :
Les à-pied exècrent les en-voiture, passant instantanément dans le camp de ces derniers si on leur met un volant entre les mains.
Les premiers sont donc les derniers…
Et donc, Delia, comment étiquète-t-on cette chose ? Proposition participiale, épithète, autre (mais quoi, mais quoi) ?
Je dirais prudemment que l'anaphorique les premiers est le thème dont passant est le prédicat, le tout formant une proposition participiale.
Merci Delia ! 🙂

Donc, bien qu’il y ait un sujet exprimé non différent de celui d’une des deux indépendantes (les appelle-t-on principales malgré tout dans le cas présent ? Le sont-elles de façon concurrente, équivalente, l’une l’est-elle plus que l’autre ?) on considère malgré tout ce les premiers passant instantanément dans le camp des seconds comme une proposition participiale ?