Donc toutes mes phrases étaient correctes?
Analyse grammaticale
4319 réponses · Page 45 / 216
Nous avons déjà eu l'occasion de constater que l'acceptabilité d'une relative imbriquée variait et que certains les considéraient même comme agrammaticales.
Là, il ne s'agit pas de relatives imbriquées… Mais il semble que les appréciations puissent parfois varier aussi.
Mais si ce sont des relatives imbriquées…
Voici la définition que donne Riegel des relatives imbriquées: quand le relatif a une fonction non par rapport au verbe principal de la relative, mais par rapport au verbe de la complétive complétant celui-ci, comme par exemple Partons pour Venise, que je veux que tu visites avec moi.
Or, dans les phrases de Bayard ou de Lamaneur, pas de complétive complétant le verbe principal de la relative : juste des compléments prépositionnels à noyau infinitif, le relatif complétant cet infinitif. Je n'y vois donc pas d'imbriquées stricto sensu…
Or, dans les phrases de Bayard ou de Lamaneur, pas de complétive complétant le verbe principal de la relative : juste des compléments prépositionnels à noyau infinitif, le relatif complétant cet infinitif. Je n'y vois donc pas d'imbriquées stricto sensu…
J'ai un cours moins limitatif. Il dit notamment :
Dans le cas où le GN à relativiser est autre que le sujet, il prend la forme pronominale prévue par les règles déjà décrites et se place entête du bloc, qu'il s'agisse :
• du COD d'un infinitif ou d'une conjonctive
Il est parti pour la ville qu'il veut visiter.
Écoute la mélodie que je lui ai entendu chanter.
C'est bien le prix qu'il pensait pouvoir en obtenir.
Partons pour Venise que je veux que tu visites avec moi.
Ce qui est navrant, c'est de voir qu'on ne peut pas trouver de logique pour cette histoire de pronom relatif complément du l'infinitif circonstanciel.
Cela semble parfois correct, parfois faux, sans explications 😞
Et pourtant, il me semble qu'une construction est soit correcte, soit grammaticalement fausse. Sa validité ne peut pas dépendre du contexte, normalement.
J'aurais malgré tout tendance à penser que cette construction est fautive.
En effet, dans l'expression "des travaux qu'il faudra des siècles pour accomplir", on rattache naturellement le "que" au verbe de la proposition relative, qui a déjà un COD.
Qu'en pensez-vous?
Cela semble parfois correct, parfois faux, sans explications 😞
Et pourtant, il me semble qu'une construction est soit correcte, soit grammaticalement fausse. Sa validité ne peut pas dépendre du contexte, normalement.
J'aurais malgré tout tendance à penser que cette construction est fautive.
En effet, dans l'expression "des travaux qu'il faudra des siècles pour accomplir", on rattache naturellement le "que" au verbe de la proposition relative, qui a déjà un COD.
Qu'en pensez-vous?
Attention : "des siècles" n'est pas COD, mais sujet réel de l'impersonnel "il faudra".
Le verbe falloir n'a jamais de COD.
Et le qu' est pour sa part COD de "accomplir".
Le verbe falloir n'a jamais de COD.
Et le qu' est pour sa part COD de "accomplir".
Absolument. On pourrait d'ailleurs tourner la phrase ainsi :
"des travaux que des siècles seront nécessaires pour accomplir"
qui me paraît également douteuse.
"des travaux que des siècles seront nécessaires pour accomplir"
qui me paraît également douteuse.
Au temps pour moi vous avez raison!
Mais du coup, cela sème le doute dans mon esprit.
Je m'explique: dans une phrase telle "Il y avait des gens que j'étais particulièrement heureux de voir", là aussi le relatif complète un infinitif prépositionnel qui ne fait pas partie du verbe principal de la relative. Et pourtant, est-ce faux pour autant?
Mais du coup, cela sème le doute dans mon esprit.
Je m'explique: dans une phrase telle "Il y avait des gens que j'étais particulièrement heureux de voir", là aussi le relatif complète un infinitif prépositionnel qui ne fait pas partie du verbe principal de la relative. Et pourtant, est-ce faux pour autant?
Non, celle-ci est parfaitement correcte. C'est surtout avec "pour" que les problèmes se posent, comme on l'a vu plus haut.
Donc pas de souci en ce qui concerne un pronom complétant un infinitif adjectif de la relative, et ce quel que soit l'adjectif ?
Un infinitif adjectif ? ! Tu veux dire un infinitif complément d'adjectif, je suppose.
Donc cela ne concerne que les adjectifs pouvant avoir un tel complément, et pas n'importe quel adjectif. Difficile de dire si c'est correct dans tous les cas, mais a priori, cela doit être fréquemment possible.
Donc cela ne concerne que les adjectifs pouvant avoir un tel complément, et pas n'importe quel adjectif. Difficile de dire si c'est correct dans tous les cas, mais a priori, cela doit être fréquemment possible.
Bonjour à tous,
Je suis une vraie brêle en grammaire et je me demandais si dans :
"j'ai perdu mon père à quatre ans"
"à quatre ans" était un COS ou un CCT ?
Merci 🙂
Je suis une vraie brêle en grammaire et je me demandais si dans :
"j'ai perdu mon père à quatre ans"
"à quatre ans" était un COS ou un CCT ?
Merci 🙂
Bonjour.
Le complément "à quatre ans" précisant le moment où j'ai perdu mon père, c'est un CCT.
Un COS, lui, préciserait le "bénéficiaire" de l'action exprimée par le verbe…
Ce n'est pas du tout le cas ici.
Le complément "à quatre ans" précisant le moment où j'ai perdu mon père, c'est un CCT.
Un COS, lui, préciserait le "bénéficiaire" de l'action exprimée par le verbe…
Ce n'est pas du tout le cas ici.
Merci!!
Autre question,
"je n'ai rien trouvé" -> est-ce que "rien" est cod?
"il me semble" = il semble à moi : "me" est donc un coi ?
edit : ooooups c'est un attribut de "semblait" pardon. Avec un autre verbe ce serait un COI?
Autre question,
"je n'ai rien trouvé" -> est-ce que "rien" est cod?
"il me semble" = il semble à moi : "me" est donc un coi ?
edit : ooooups c'est un attribut de "semblait" pardon. Avec un autre verbe ce serait un COI?
"je n'ai rien trouvé" -> est-ce que "rien" est cod?Oui, tout à fait.
Voir ici :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/32575/rien-pronom-indefini-ou-adverbe-de-negation
"il me semble" = il semble à moi : "me" est donc un coi ?Mais non, c'est bien un COI.
edit : ooooups c'est un attribut de "semblait" pardon.
Ici, sembler n'a pas forcément d'attribut.
Exemple de tournure impersonnelle :
Il me semble que tu te trompes.
Le "Il" est sujet grammatical, "que tu te trompes" est sujet réel, et "me"(= à moi, pour moi) est bien COI.
Autre exemple impersonnel, mais avec attribut:
Il me semble indispensable de réfléchir.
Il, sujet grammatical; (de) réfléchir, sujet réel; indispensable, attribut du sujet; me, COI.
Et même quand sembler est un verbe d'état non impersonnel suivi d'un attribut, le pronom me reste COI : Cet exercice sera vite terminé, il me semble facile.
l'attribut répond forcément à la question qui/quoi? Un "COI" (introduit par une préposition) ne peut jamais être attribut?
Les questions genre qui ou quoi sont insuffisantes pour identifier un attribut du sujet .
Il faut comprendre ce qu'est un attribut du sujet : une qualité, un état, un statut, une définition attribuée au sujet par l'intermédiaire d'un verbe.
Un attribut du sujet peut être :
- un nom. Pierre est un ami. Pierre est médecin.
- un adjectif : Pierre semble compétent.
- un groupe prépositionnel équivalent d'adjectif :Pierre est en colère. Pierre reste de marbre.
- un pronom : Ce livre est le mien.
- un infinitif : La vocation de Pierre est de soigner.
- une complétive : Le problème est qu'il est absent aujourd'hui.
Il faut comprendre ce qu'est un attribut du sujet : une qualité, un état, un statut, une définition attribuée au sujet par l'intermédiaire d'un verbe.
Un attribut du sujet peut être :
- un nom. Pierre est un ami. Pierre est médecin.
- un adjectif : Pierre semble compétent.
- un groupe prépositionnel équivalent d'adjectif :Pierre est en colère. Pierre reste de marbre.
- un pronom : Ce livre est le mien.
- un infinitif : La vocation de Pierre est de soigner.
- une complétive : Le problème est qu'il est absent aujourd'hui.
Dans la phrase ci-dessous :
Merci
Le respect d'autrui consiste précisément dans le fait que je respecte la personne que je n'apprécie pas spontanément.comment analyser le syntagme qui commence avec "dans le fait que" : une sorte de locution complétive?
Merci