Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 41 / 216

Bonsoir.
1-un arbre noueux, une borne, une ombre, un rien l'effraie.
un arbre: article indéfini+nom= sujet du verbe "effraie"
noueux: adjectif épithète du nom "arbre"
une borne, une ombre= sujets du verbe "effraie", juxtaposés au premier sujet.
un rien: article indéfini+pronom indéfini= sujet juxtaposé aux précédents. Ici, "rien" ici est un nom précédé d'un article.
l'= pronom personnel= COD du verbe "effraie".
effraie= verbe "effrayer" au présent noyau de la phrase
2- allons, doucement! hue! dia! tout va bien: la brave bête a repris son allure tranquille de serviteur docile et soumis
allons: verbe à l’impératif exprimant l'ordre, employé comme interjection.
doucement: adverbe de manière (pas sure!) Si. Il est ici employé comme interjection.
hue! dia! = interjections
tout= pronom indéfini/ sujet du verbe "va"
va: verbe aller au présent
bien= adjectif attributNon, adverbe de manière, "va" n'est pas un verbe attributif.
la brave bête: article défini+ adjectif épithète+ nom= sujet du verbe "a repris"
a repris: verbe "reprendre" au passé composé
[son allure/ tranquille (adjectif épithète)]=COD du verbe "a repris"
de serviteur: Nom complément du nom "allure"
docile et soumis: adjs épithètes du nom "serviteur".
Merci infiniment pour votre aide. je suis soulagée de voir que je n'ai pas commis beaucoup d'erreurs 🙂
"Et ce combat…, et cette disparition, "

Pour moi, qui ne suis ni linguiste ni prof ni chercheur en la matière, "…et cette disparition…" n'ajoute pas de sujet supplémentaire mais ne fait que souligner le sujet principal qui est "le combat" en le renforçant davantage.

En guise d'exemple, en musique baroque, classique et, en partie, romantique (notamment, chez Chopin) on utilise toute sorte de renforcement des temps forts surtout lorsqu'elles sont longues et importantes du point de vue phraséologique : on ajoute toutes sortes d'ornement (ces espèces de volutes quasi-architecturales qu'on peut observer sur les pignons en Allemagne) ainsi que des répétitions, sans pour autant que ces dernières soient considérées comme des temps à part.
Le 30 septembre 2013, Hwang a écrit :Et ce combat sans espérance, et cette disparition stoïque, ils l'acceptent pour amener à ses splendides et suprêmes conséquences universelles le magnifique mouvement humain.
Non, quoi que tu dises, on ne peut pas considérer "cette disparition stoïque" comme un quasi-synonyme de "ce combat sans espérance"… Et encore une fois, Lœildemoscou, merci d'éviter de remonter systématiquement d'anciennes questions pour rajouter ton grain de sel.
Bonsoir.
je veux savoir si mon analyse tient la route:
"Dans les amazones vivaient autrefois des civilisations encore à demi sauvage "
dans les amazones= complément circonstanciel de lieu
vivaient= verbe noyau de la phrase
autrefois= adverbe de temps/ C.C.T.
des civilisations= C.O.D
encore= adverbe/ complément de manière
à demi sauvage= complément du nom "civilisation"

"il jette par intervalle
une lueur, clarté pale
qu'on appelle encore jour
" LAMARTINE

Il= sujet
jette= verbe
par intervalle= complément de maniéré
une lueur= C.O.D.
clarté pale= groupe nominale apposé
que=conjonction de subordination introduisant une complétive
Bonsoir
"Dans les Amazones vivaient autrefois des civilisations encore à demi sauvages "
Dans les Amazones= complément circonstanciel de lieu du verbe "vivaient"
vivaient= verbe noyau de la phrase
autrefois= adverbe de temps/ C.C.T. du verbe "vivaient"
des civilisations= C.O.Dsujet du verbe "vivaient" (sujet inversé)
encore= adverbe de temps, modifie l'adjectif "sauvages"
à demi locution adverbiale de manière, modifie l'adjectif "sauvage"
sauvages= complémentadjectif qualificatif, épithète du nom "civilisation"

"il jette par intervalle
une lueur, clarté pâle
qu'on appelle encore jour
" LAMARTINE

Il= pronom personnel de la 3e personne, sujet du verbe "jette"
jette= verbe
par intervalle= complément de manière du verbe "jette"
une lueur= C.O.D. du verbe "jette"
clarté pâle= groupe nominal apposé au nom "lueur"
qu'=conjonction de subordination introduisant une complétivepronom relatif, ayant pour antécédent "clarté", COD du verbe "appelle".
Pourquoi on a inversé le sujet?
puis la locution conjonctive "à peine que" introduit une subordonnée circonstancielle de temps n'est-ce pas?
Pourquoi on a inversé le sujet?
Il est difficile de répondre à cette question.
L'inversion du sujet est souvent un choix.
Elle est couramment utilisée après ainsi, à peine, peut-être, tel attribut… : Ainsi parlait Zarathoustra, À peine était-il arrivé,Telle est ma décision. Tel est son désir.
Dans l'extrait que tu cites la présence du complément de lieu et l'utilisation du verbe vivre la rendent quasiment indispensable. Essaie de dire autrement… :/
"à peine que" introduit une subordonnée circonstancielle de temps n'est-ce pas?
Si à peine que a le sens de dès que, oui.
Il est assez courant en français que le sujet soit placé après le verbe, quand la phrase commence par un CC.
Ainsi, le sujet est mis en relief.
Mais le sujet du verbe reste le même que si on écrivait :
Des civilisations encore à demi sauvages vivaient autrefois dans les Amazones.

Pour "à peine… que", oui, subordonnée de temps.
Merci beaucoup pour vos réponses. mais, j'ai d'autres questions 😀
voilà une phrase de Proust:
"tout le monde, sauf ma grand-mère, qui trouvait que" c'est une pitié de rester enfermé à la compagne" et qui avait d'incessantes discussions avec mon père…." "
pour les deux "qui" c'est clair qu'il s'agit de pronoms relatifs (sujets) introduisant des relatives ( leur antécédent est: ma grand-mère"), mais le "que" est-ce qu'il introduit une complétive?
la ponctuation rend la compréhension et la délimitation des propositions difficiles…

concernant le gallicisme "c'est… que", je sais que le "que" fait partie du présentatif, donc il n'est pas un pronom relatif ni une conjonction. Dans ce cas quelle est la nature et la fonction des phrases qu'il peut introduire?
Tout le monde, sauf ma grand-mère, qui trouvait que "c'est une pitié de rester enfermé à la campagne" et qui avait d'incessantes discussions avec mon père….
Oui, bien sûr, que introduit ici une complétive, COD du verbe "trouvait".

Quant au gallicisme c'est… que...
Il peut arriver qu'on puisse considérer le que comme un pronom relatif COD, quand c'est… que met en relief par encadrement le COD d'une phrase. Quand il met en relief un CC, en revanche, on considère qu'il n'est pas analysable séparément. Ce qui suit le que est alors la partie non encadrée de la phrase, c'est tout.
Voir cette discussion :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/16159-tournure-emphatique-et-analyse-de-que-dans-cest-que.html
Donc dans cette phrase: "le cœur battait, c'est vous dire que vous êtes amoureux" il n'est pas analysable; c'est un simple présentatif?
Ma dernière question 🙄 concerne (sous lesquels, à coté desquels, sur lesquels…) est-ce qu'ils vont être considérés comme des locutions conjonctives introduisant des sub. circonstancielles de lieu/ manière
C'est vous dire que vous êtes amoureux !
On n'a pas ici la mise en relief d'un CC ou d'un COD…. Le "vous dire" n'est ni COD ni CC !
Ici, ce n'est donc pas le gallicisme C'est… que….
Le C'est est un présentatif, il introduit le groupe infinitif "vous dire".
Et que vous êtes amoureux est une complétive COD de l'infinitif "dire", complétive introduite par la conjonction que.
sous lesquels, à coté desquels, sur lesquels…
Ces pronoms relatifs précédés d'une préposition introduisent des propositions relatives, compléments de leur antécédent.

L'arbre sous lequel il dormait était un chêne.
La relative "sous lequel il dormait" est complément de l'antécédent "arbre".
C'est seulement le pronom relatif lequel qui est complément de lieu du verbe "dormait".

sous lequel il dormait = il dormait sous l'arbre
Je ne pourrai jamais te remercier assez pour ta patience… je compte toujours sur ta générosité pour répondre à ma dernière question 🙂
J'y ai répondu aussi… J'ai rajouté ma réponse pendant que tu postais ton dernier message.
Merci beaucoup
bonsoir
j'ai fait cette analyse et j'ai peur que j'e dis des bêtises, je serais reconnaissante si vous me monterais mes erreurs (avec des éclaircissements)
"la table de bois, dont je vous ai parlé, est cassée."
=> ici on a une subordonnée relative explicative, introduite par le pronom relatif "dont" qui a la fonction d'un COD. toute la relative joue le rôle d'un adjectif épithète du GN "la table"

"il était dans la salle, ou tout le monde se rassemble."
=> le ou est un pronom relatif ayant la fonction d'un CCL (du verbe "se rassemble/ ou de toute la phrase?) introduisant une subordonnée relative explicative de lieu.

"la table, sur laquelle il y a plusieurs livre, est dégoûtante."
=>groupe prépositionnel (prep. + pronom relatif) ayant la fonction d'un CCL
Bonjour.
J'ai peur d'avoir dit des bêtises, je serais reconnaissante si vous me montriez mes erreurs.
La table de bois dont je vous ai parlé est cassée.
=> Ici on a une subordonnée relative explicativedéterminative introduite par le pronom relatif "dont" qui a la fonction d'un COD. COI de "ai parlé". Toute la relative joue le rôle d'un adjectif épithète du GN "la table"
La relative est déterminative, elle permet d'identifier la table de bois parmi d'autres : c'est celle-là et pas une autre. Pas de virgule avant.
Le dont est COI : dont je vous ai parlé = je vous ai parlé de la table.


Il était dans la salle où tout le monde se rassemble.
=> le est un pronom relatif ayant la fonction d'un CCL (du verbe "se rassemble" / ou de toute la phrase?) introduisant une subordonnée relative explicative déterminative (nuance de lieu )
CCL de "se rassemble" : tout le monde se rassemble = tout le monde se rassemble dans la salle
La relative, non précédée d'une virgule, est déterminative. Elle permet d'identifier cette salle parmi d'autres. Sa fonction : complément de l'antécédent "salle".

La table, sur laquelle il y a plusieurs livres, est dégoûtante.
=> sur laquelle : groupe prépositionnel (prép. + pronom relatif) ayant la fonction d'un CCL du présentatif "il y a".
sur laquelle il y a plusieurs livres = il y a plusieurs livres sur la table
Quant à "sur laquelle il y a plusieurs livres", c'est une relative explicative qui complète l'antécédent "la table". Elle se contente de décrire la table, qui est déjà identifiée.
Bonjour.
Veuillez m'aider, s'il vous plait.
Mon Dieu, comme dit ce bon monsieur Vautrin, qui, tu le vois, est plein de religion, reprit madame Couture, j’ai eu du plaisir à savoir qu’il n’est pas incrédule comme les autres, qui parlent de Dieu avec moins de respect que n’en a le diable. Eh bien ! qui peut savoir par quelles voies il plaît à la Providence de nous conduire ?
De quoi le syntagme prépositionnel 'de nous conduire' est-il le complément : de 'voies' ou de 'plaît' ?

Merci, d'avance.
Nous conduire est le sujet réel de plait : … par quelles voies nous conduire plait à la providence.