Je pense que la prof a raison.
Pour CC ou complément de phrase, tout est question d'école, ou de génération. Vois par exemple https://www.lebienparler.com/cours-de-francais/lecon-de-grammaire-francaise/apprendre-le-francais-en-ligne-gratuitement/mots-et-groupes-de-mots/compl%C3%A9ment-du-verbe/compl%C3%A9ment-essentiel-et-compl%C3%A9ment-circonstanciel/lecon/diff%C3%A9rences-entre-compl%C3%A9ment-essentiel-et-compl%C3%A9ment ici.
Bonjour,
quelle serait la meilleure analyse de la phrase ci-dessous :
"Elle", c'est une machine à secouer les pruniers, la première qui soit vraiment adaptée aux vergers lorrains.
A
1.
"Elle" : sujet
une machine à secouer les pruniers : attribut
2.
une machine à secouer les pruniers : sujet
"Elle" : reprise du sujet / sujet complexe
B
la première qui soit vraiment adaptée aux vergers lorrains
la première : déterminant numéral (détaché?) de "une machine…"
qui : pronom relatif sujet, antécédent "une machine…"
soit vraiment adaptée aux : pas un passif, mais participe passé utilisé comme épithète (détaché?) de "une machine…"
Je dirais :
Elle : sujet
C'est : présentatif
Une machine à secouer les pruniers : complément du présentatif
la première qui soit vraiment adaptée aux vergers lorrains : apposition détachée de "elle".
La première : sujet
soit: verbe
vraiment adaptée aux vergers lorrains : attribut du sujet
Vraiment : complément de l'adjectif "adaptée"
aux vergers lorrains : complément de l'adjectif "adaptée"
lorrains : épithète de vergers
Pour les natures:
la première : pronom numéral ? un déterminant est toujours accompagné d'un nom, donc il ne me semble pas que c'en est un, mais je ne suis pas sûre de moi.
Qui : pronom relatif représentant, antécédent : la première (non ? )
Le "soit vraiment adapté aux" : n'est pas un groupe. Il ne faut pas l'isoler.
"Elle", c'est une machine à secouer les pruniers, la première qui soit vraiment adaptée aux vergers lorrains.
Elle : sujet, dislocation à gauche et reprise par le pronom c'
une machine à secouer les pruniers : attribut
la première qui soit vraiment adaptée aux vergers lorrains : attribut
première : adjectif numéral ordinal. On peut considérer qu'il est substantivé par ellipse de machine (cf. Tlfi) et c'est alors l'antécédent de qui.
soit adaptée : présent subjonctif passif
aux vergers lorrains : COI de adapter
Merci à tous pour vos réponses ! Je vais essayer de me calquer sur le raisonnement de la prof…
Bonjour.
J'ai une question, s'il vous plait.
Pour vos trois premiers albums, vous avez travaillé seul ?
Non, je collabore beaucoup avec des auteurs, des compositeurs. J'ai notamment chanté du Plamondon, Aime, qui a été un gros hit et que Luc avait écrite pour mon petit garçon.
D'abord, je ne peux pas comprendre ce qu'est la préposition
du ; est-ce :
1. J'ai chanté
à propos de 'le Plamondon' ? ou…
2. J'ai chanté
Aimedu Plamondon ?
3. ou autre ?
Ensuite, je ne peux pas trouver l'antécédent des pronoms relatifs
qui et
que ; pourquoi
'écrite' au féminin ?
Veuillez m'éclairer, je vous prie.
J'ai notamment chanté du Plamondon, Aime, qui a été un gros hit et que Luc avait écrite pour mon petit garçon.
Luc Plamondon est un parolier québécois. Aime est une de ses chansons.
Je lis du Victor Hugo = je lis une œuvre de V. Hugo.
L'antécédent des relatifs est
chanson qui est sous-entendu, d'où le féminin de écrite.
Par exemple :
J'ai notamment chanté
une chanson de Plamondon,
Aime, qui a été un gros hit et que Luc avait écrite pour mon petit garçon.
Si la syntaxe n'est effectivement pas correcte, c'est du langage courant.
Bonjour Hwang,
Il a écrit "j'ai chanté du Plamandon" comme on dit "j'ai lu du Balzac", "j'ai joué du Mozart", pour dire qu'on parle de quelque chose extrait de l’œuvre de Plamandon, de Balzac ou de Mozart.
Ce quelque chose en question est ici une chanson, Aime.
C'est ce "une chanson" implicite qui est l'antécédent féminin et qui justifie l'accord au féminin de "écrite" après les pronoms "qui" et "que".
D'une manière similaire, on pourrait dire :
J'ai lu du George Sand, notamment "La Mare au diable", que j'ai trouvé ennuyeux.
Bien que "La Mare au diable" soit féminin, on accorde au masculin "trouvé" et "ennuyeux" parce qu'on sous-entend "livre".
Ce 'du' est donc l'article partitif.
Maintenant tout est devenu clair.
Je suis heureux que vous soyez là, loin d'ici prés de moi.
Grand merci, Anne et lamaneur. 🙂
Bonjour!
Je dois analyser deux phrases quasiment similaires, mais qui selon moi ne reposent pas sur la même construction.
1-J'ai de la chance qu'il soit là.
Avoir: verbe
De la chance: COD
Qu'il soit là: conjonctive complement de chance.
2-J'ai la chance que tu sois là.
Avoir la chance: locution verbale
Que tu sois là :COI
Êtes d'accord avec mes analyses?
Bonjour.
Pourquoi, dans le second cas, la complétive ne serait-elle plus complément du nom "chance" ?
En outre, "avoir la chance" ne saurait être qualifié de locution verbale.
Et depuis quand un COI est-il introduit par la conjonction "que" ?
Car la proposition se pronominalise en "en" (J'en ai la chance").
Pourquoi ne s'agirait-il pas d'une locution verbale?
On ne dira pas "J'en ai la chance", mais "J'ai cette chance".
Une chance précisée par la complétive complément du nom.
Donc pour vous, il s'agit de conjonctive complément du nom "chance" à chaque fois?
A partir de quand peut-on parler de locution verbale?
Devant le silence de Jehan, je me lance.
Il n'existe pas de critères unanimement reconnus pour définir une locution verbale.
Néanmoins on peut noter que le groupe constituant une locution est figé. il est difficile d'en séparer les éléments dans une transformation de la phrase (qualification, pronominalisation, relativisation…).
Toutes ces transformations sont possible avec "avoir la chance" : J'ai la grande chance que…, La chance que tu as de…
Ces transformations sont difficiles, si ce n'est impossibles, avec "avoir de la chance" que certains, comme
Wikipédia, considèrent alors comme une locution.
Vois la notion de
cohésion : [lien invalide]
Bonjour aux grammairiens experts.
Soit la phrase :
"Tous ces peuples diffèrent par la langue, les institutions et les lois" (César, Guerre des Gaules I,2).
Quelle fonction donneriez-vous aux groupes en gras ? (cf ma réponse à Marie Hervé dans la discussion sur l'Épitomè en langues anciennes).
Merci !
Soit la phrase :
"Tous ces peuples diffèrent par la langue, les institutions et les lois" (César, Guerre des Gaules I,2).
Quelle fonction donneriez-vous aux groupes en gras ?
Groupes prépositionnels, facultatifs mais non déplaçables : il s'agit de
compléments circonstanciels intégrés.
Pour plus de détails, voir Delphine Denis et Anne Sancier-Chateau,
Grammaire du français pages 88 et sq.
Merci de cette précision, mais comme dirait un élève : complément circonstanciel… de quoi, madame ?
Complément circonstanciel de la phrase, ou ici du verbe : le complément… complète… le sens du verbe.
Du pur point de vue de l'analyse grammaticale, on ne peut aller plus loin.
L'étiquetage traditionnel (moyen manière, accompagnement.. et la suite) est pure paraphrase et traduction synonymique. Ce n'est plus de la grammaire.