Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 37 / 216

Delia a écrit :Scott Fitzgerald, ou son traducteur ? Il semble que le traducteur ait commis un faux sens, rubrique faux amis.
Pourquoi ? Je ne vois pas de différence de sens dans "le respect humain qui mène en enfer" et le "sin of human repect".
Delia a écrit :Scott Fitzgerald, ou son traducteur ? Il semble que le traducteur ait commis un faux sens, rubrique faux amis.
En anglais, comme en français, l'expression a un double sens.
Son sens analogue au "respè cumin" français est utilisé aujourd'hui principalement sur la Toile dans des pages catholiques :
https://www.traditioninaction.org/Questions/B712_Respect.htmlBasically, human respect is a fear of the pressure of society and of those who represent it that is exerted over the individual.
https://www.touchstonemag.com/archives/article.php?id=13-08-013-vHuman respect does not mean treating others with proper courtesy. It means embracing their point of view for fear of their disapproval, changing one’s standards to “fit in,” even when that involves abandoning the standards of Christ.
Mais on trouve aujourd'hui souvent le simple sens de "respect pour autrui", comme par exemple ici où l'on peut apprendre en stage :
https://humandesignhawaii.com/classes-events/basic-respect/“The Art of Basic Human Respect”, begins with respecting yourself first. The only way to respect oneself is to live the mechanics of who we are. It always begins with us first. There are very simple ways to interact correctly with others once we are grounded in operating correctly as ourselves. This is the deepest form of respect we can ever give ourselves and another human being.
ll est difficile de savoir quel sens exactement Fitzgerald avait en tête ; sa phrase est ambiguë, mais il semble qu'il se soucie de ne pas heurter les sentiments d'autrui, ce qui est différent de la peur de l'opinion des autres, de l'opinion générale.
Comme je le disais hier, en français aussi le sens ancien tend à devenir obsolète tandis qu'un sens nouveau se dégage, celui de ne pas heurter les sentiments d'une personne (une personne particulière, pas le "qu'en dira-t-on"), ou plus largement le sens très positif de respecter les autres.
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Le propre du sage est d'ordonner. La raison en est que la sagesse est la plus haute perfection de la raison, dont le propre est de connaître l'ordre.
d'ordonner
Attribut?
d' = marqueur d'infinitif?

de connaître l'ordre
même analyse?

La raison en est que
que : comment l'analyser? Attribut? Dans ce cas "que" n'a pas de valeur particulière ou "la raison en est" comme une locution transitive suivie d'une complétive introduite par "que"?

Le Concorde est capable de couvrir 6500 km sans escale, et avec ses moteurs à réaction de 23 000 chevaux chacun, il pourrait emporter ses passagers à la vitesse de 2,2 Mach, c'est-à-diredeux fois la vitesse du son.


6500 km
simple COD ou autre chose en raison de la quantité?

sans escale
CCManière, ou y a-t-il plus précis?

avec ses moteurs à réaction
je pédale pour analyser le "avec" ici.

à la vitesse de 2,2 Mach
CC quoi? Mesure?

c'est-à-diredeux fois la vitesse du son
Peut-on considérer l'ensemble comme apposition de ce qui précède?
Si oui, comment analyser c.à.d. ?

deux fois la vitesse du son
Comment anyser ce groupe?
Pseudo-complément ou "deux fois" comme une sorte de déterminant?

Merci.
iétudeslittéraires a écrit :
Le propre du sage est d'ordonner. La raison en est que la sagesse est la plus haute perfection de la raison, dont le propre est de connaître l'ordre.
d'ordonner
Attribut ? Oui
d' = marqueur d'infinitif ? Oui

de connaître l'ordre
même analyse? Oui

La raison en est que
que : comment l'analyser? Attribut? Dans ce cas "que" n'a pas de valeur particulière ou "la raison en est" comme une locution transitive suivie d'une complétive introduite par "que"?


La raison (de cela) : sujet.
que la sagesse est la plus haute perfection de la raison… complétive attribut du sujet
Mais on peut aussi analyser la complétive comme sujet logique avec renvoi de l'attribut en tête de phrase.

A suivre, peut-être.
Bonjour,
il y a une chose que je ne comprends pas, c'est cette obligation d'analyser tous les mots les uns après les autres.
La raison en est que
que : comment l'analyser? Attribut? Dans ce cas "que" n'a pas de valeur particulière ou "la raison en est" comme une locution transitive suivie d'une complétive introduite par "que"?
que équivaut à deux points. Pour moi, il introduit une complétive qui a fonction d'attribut du sujet la raison.
avec ses moteurs à réaction
je pédale pour analyser le "avec" ici.
Cette préposition ici introduit un complément de moyen.
à la vitesse de 2,2 Mach
CC quoi? Mesure?
Pour moi, complément de manière.
c'est-à-dire deux fois la vitesse du son
Peut-on considérer l'ensemble comme apposition de ce qui précède?
Si oui, comment analyser c.à.d. ?
c'est-à dire est un adverbe, il introduit une explication, une précision supplémentaire. On aurait mis une virgule à la place, cela ne changerait pas grand chose.
Sur c'est-à-dire voir CNTRL
Cela lu , on n'est guère plus avancé. On sait qu'il peut être en construction d'apposition -comme vous le soulignez- ou d'incise (c.à.d entre parenthèse sauf erreur). Mais comment faire la distinction ? Ça, c'est pour le prochain épisode.
Cela lu, on n'est guère plus avancé.
Cela dépend où on veut aller.
C'est-à-dire, que l'on pourrait traduire par je veux dire annonce une précision, une explication, un complément d'information, pour celui qui en demanderait ou dont on peut supposer qu'il en demanderait.
Son rôle est de relier cette précision à ce qui précède.
Faut-il en dire davantage ?
Pourquoi ?
Je me suis mal expliqué.
Je voulais dire : comment faire le choix entre …
- une virgule avant "c'est-à-dire", cas de l'apposition si j'ai bien compris.
- une virgule avant et une après "c'est-à-dire", cas de l'incise si j'ai bien compris.

Les exemples donnés dans le CNTRL ne sont pas évidents pour le profane.
On forme dans cet institut des étudiants connaissant à la fois le français et l'anglais.
connaissant
Comment interpréter?
1) comme condition? On ne forme que des étudiants sachant déjà le français et l'anglais comme prérequis?
2) comme résultat? Ayant terminé leur formation dans cet institut, les étudiants maîtriseront à la fois le français et l'anglais?
Des étudiants qui connaissent (déjà) le français et l'anglais.
Dans la phrase:"Tu le battrais, il ne bougerait pas." Je n'arrive pas à distinguer la proposition principale. Je dirais "tu le batttrais" principale et "il ne bougerait pas" indépendante. Mais l inverse me semble tout aussi probable.
"Tu le battrais" est l'équivalent d'une subordonnée conjonctive de condition (Si tu le battais…)
Mais dans la phrase proposée, il y a simplement deux indépendantes juxtaposées.
Indépendantes, mais n'y a-t-il pas une sorte d'ellipse ?
"Tu le battrais qu'il ne bougerait pas."
Dans l'exercice, je dois analyser "Tu le battrais", j'ai le choix entre trois propositions
a) proposition indépendante
b) proposition principale
c) proposition subordonnée conjonctive circonstancielle
Indépendante comme l'a dit Jacques.
Située aux confins de la concession et de l’hypothèse, il existe une construction similaire pour le sens à même si, mais dans laquelle on n’utilise pas de conjonction concessive: l’idée d’opposition est exprimée par la juxtaposition de deux propositions indépendantes avec verbe au conditionnel.
Il recommencerait sa thèse à zéro, il resterait trop d’incohérences pour qu’elle soit acceptable.

Il existe une variante dans laquelle les deux propositions sont reliées par que:
Il recommencerait sa thèse à zéro qu’il resterait trop d’incohérences pour qu’elle soit acceptable.
Indépendante comme l'a dit Jacques. 🙂
C'est peut-être deux indépendantes, mais alors elle contreviennent à la définition que j'en ai.
Les propositions indépendantes ont un sens complet par elles-mêmes. Elles ne dépendent d'aucune autre et aucune autre ne dépend d'elle.
Je ne vois pas que chacune prise isolément ait un sens complet. Le sens ne découle que de la juxtaposition.
Absolument, Paulang. Bien que, par la forme, ces propositions soient indépendantes, par le sens, on est proche de constructions subordonnées avec "même si" ou "que", rappelées dans les messages 570 et 572.
Je les qualifierais volontiers de "fausses indépendantes" !
L'analyse des constructions en parataxe fait couler beaucoup d'encre. La plupart du temps, on parle d'indépendantes juxtaposées, parfois de subordination implicite, de subordonnée sans terme introducteur, ou même d'intermédiaire entre juxtaposition et subordination.
Mais si on ne retient pas les indépendante, quelle construction choisir pour Tu le battrais, il ne bougerait pas.
- Quand bien même tu le battrais, il ne bougerait pas.
- Tu le battrais qu'il ne bougerait pas.

Les trois réponses seraient donc possibles…