"Je m'excuse" est encore considéré comme à éviter par des spécialistes de la langue française : cf., notamment, Cl. Kannas,
Le dictionnaire des difficultés Bescherelle,
2014, p. 181 ; M. Grevisse et M. Lenoble-Pinson,
Le français correct,
2011, p. 66.
Et, de ce fait, l'avertissement de l'Académie française ne peut pas être regardé comme dépassé.
Il convient donc de ne pas laisser accroire que l'on peut employer "s'excuser" à la
première personne du singulier sans aucunement prêter le flanc à la critique.
Dict. de l'Ac., 9e éd. :
"Cet emploi, qui s'est répandu à la troisième personne, risque d'être ambigu à la première personne. Il vaudra mieux dire : Je vous prie de m'excuser ou : Excusez-moi, plutôt que : Je m'excuse."
l'avertissement de l'Académie française ne peut pas être regardé comme dépassé.
Il l'est, et depuis longtemps ! Moi aussi, j'ai connu le temps où l'on se faisait systématiquement reprendre quand on disait "je m'excuse" ; c'était un schibboleth social, puisque, comme l'écrit Girodet pourtant non suspecté de laxisme : «
Le bon usage mondain condamne "je m'excuse". » On passait pour un impertinent, un insolent qui prétendait se donner des excuses à soi-même !
Donc prions madame la Duchesse douairière ou nos collègues du Jockey Club de bien vouloir nous excuser, mais de grâce, grandissons un peu et cessons d'observer, devant des auditoires normaux, des usages qui n'ont plus cours et qui n'ont plus aucun fondement. Voici d'ailleurs quelques points de vue sur la question qui montrent combien la position de l'Académie est dépassée, bien que les auteurs cités ne soient pas des révolutionnaires ni des perdreaux de l'année :
Hanse :
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Colin :
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Georgin :
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Le Bidois
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Thérive :
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Dupré :
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Dans les faits, je ne vais pas utiliser de termes techniques puisque je les ignore. Je vais utiliser des termes d'amateurs.
Que dites vous de : "Tout d'abord, je prie les [Personnes concernées] de bien vouloir m'excuser de ne pas utiliser les bons termes techniques, ou si je détourne quelques uns"
Ceci, peut-être ?
"Tout d'abord, je prie les [Personnes concernées] de bien vouloir m'excuser de ne pas maîtriser parfaitement les termes techniques."
Ah oui, "maîtriser" est bien placé ici. J'utiliserai ce verbe au lieu de "utiliser".
Bonsoir,
Pouvez vous m'aider à analyser la phrase suivante?
je suis heureux que tu sois là
C'est notamment la proposition introduite par "que" qui me pose problème .
Merci d'avance!
Complétive complément de l'adjectif heureux.
"L'homme que j'ai rencontré."
"L'homme" est-il une proposition ?
Bien sûr que non… "homme" n'est pas un verbe.
L'homme que j'ai rencontré est un groupe nominal : un nom (homme) précédé d'un déterminant (l') et complété par une subordonnée relative (que j'ai rencontré).
Merci. Je pensais qu'une subordonnée était nécessairement subordonné à une autre proposition
Mais pour avoir une proposition, il aurait fallu un verbe conjugué…
Pas de verbe conjugué dans "l'homme".
Avec une phrase complète, on aurait eu par exemple :
Je te présente l'homme que j'ai rencontré.
Proposition principale + proposition subordonnée.
Mais pour avoir une proposition, il aurait fallu un verbe conjugué…
Oui, bien sûr, je le sais. Mais je pensais qu'il y avait ici un trait grammatical que je ne connaissais pas, et qui faisait qu'ici il y avait une proposition sans verbe ; bon, c'était un peu farfelu :/
Ce peut être une proposition averbale :
- Qui est Jehan ?
- L'homme que j'ai rencontré.
Donc une proposition ne contient pas forcément un verbe, à l'inverse de ce que beaucoup de sites écrivent ?
Dans la proposition averbale d'Anne, il y a ellipse d'une partie de la phrase, et le verbe est sous-entendu :
(Jehan est) l'homme que j'ai rencontré.
Ce phénomène d'ellipse se rencontre aussi pour les subordonnées de comparaison, par exemple :
Il chante comme un oiseau (chante).
S.v.p., comment analyser la partie mises en évidence :
On n'a pas de peine à se représenter les démarches que cela comportait, démarches pour les introduire, pour faire comprendre le problème japonais, démarches pour les visiter, les conseiller, les soutenir, et cela au milieu et par le moyen d'une activité intense d'enseignement.
démarches pour … :
à chaque fois apposition à la première mention de "démarches"?
à chaque fois un groupe nominal avec complément du nom de caractérisation (comme "une machine à laver")?
et cela… :
et coordonne quoi exactement?
comment analyse-t-on "cela"?
Merci
démarches pour … :
à chaque fois apposition à la première mention de "démarches"?
à chaque fois un groupe nominal avec complément du nom de caractérisation
Oui.
et cela… :
et coordonne quoi exactement?
comment analyse-t-on "cela"?
Le "et" coordonne ce qui a été dit avant avec la précision supplémentaire qui suit.
Le pronom démonstratif neutre "cela" repprésente tout ce qui a été dit avant à propos des démarches.
J'ai encore un problème avec la phrase ci-dessous s.v.p. :
(p. 300) Quelle gloire pour la sainte Église de Dieu si les catholiques appartenant aux nations de proie, aux nations maudites de Dieu, parce qu'elle veulent la guerre, pouvaient s'unir à leurs frères des nations opprimées pour les aider à lutter par-dessus toutes les frontières contre l'ennemi commun : l'esprit de guerre et de conquête, pour masser toutes les forces catholiques du monde contre le massacre organisé de ceux qui ont moins de canons et de bombardiers par ceux qui en ont davantage.
Quelle gloire … si :
ellipse du conditionnel "ce serait"? Le tout irréel du présent.
parce qu'elle veulent la guerre
Cette propositions subordonnée de cause dépend de quoi?
1. les catholiques appartenant aux nations de proie
Dans ce cas, on voudrait expliquer pourquoi on pourrait appeler ces catholiques "Des catholiques qui appartiennent à des nations de proie"? Grammaticalement, la subordonnée dépendrait alors d'un participe présent qui est bien une forme verbale et qui a comme fonction épithète.
1. nations maudites de Dieu
Cela me semblerait aller mieux avec le sens. C'est parce que c'est nations veulent la guerre qu'elle sont maudites de Dieu. Mais alors, grammaticalement "maudites" est quoi? Participe passé de nature adjectivale (tête d'un groupe adjectival?). Dans ce cas, l'adjectif exprime le résultat d'une action : l'état de malédiction résultant de la malédiction proféré". Est-ce qu'une subordonnée peut dépendre d'un adjectif?
Ou bien un vrai passif avec préposition "de" au lieu de "par", mais cela me semble moins coller car il me semble que ce n'est pas l'action d'être maudit qui est visée ici…
Merci pour votre aide…
Si vous avez réussi à comprendre ce que signifie cette phrase alors je dis chapeau bas. Après cinq relectures je n'y parviens toujours pas. De qui est cette horreur ?
Je vous trouve bien sévère ; la phrase me paraît très claire et le préopinant l'analyse correctement. En fait, je trouve sur
la Toile des versions différentes de la phrase en question, dans laquelle la virgule n'existe pas :
Quelle gloire pour la sainte Eglise de Dieu si les catholiques appartenant aux nations de proie, aux nations maudites par Dieu parce qu'elles veulent la guerre (le mot est de la sainte Ecriture : Dissipa gentes quae bella volunt… ), pouvaient… .
C'est le psaume 67, 31
Dissipe les nations qui veulent la guerre
ou bien, selon saint Jérôme,
Disperse populos qui bella voluntDisperse les peuples qui veulent la guerre