Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 3 / 216

Bonne analyse.
D'ailleurs, il n'y a que dans la deuxième phrase que fatigué pourrait être remplacé par un adjectif :
Il est fatigué de ce travail > Il est las de ce travail.
merci.

Dans la même veine, la même analyse vaut-elle pour les phrases ci-dessous :
Il a été tué par balle.
Il a été tué d'une balle.
Ici, le verbe est clairement passif.
Mais comment analyser par balle?
Peut-on dire que c'est un complément d'agent? Comme il n'y a pas de déterminant, c'est plutôt une locution non? Alors un CCManière?
Et quid de la 2° phrase?
Il est mort par balle.
Il est mort d'une balle.
Ici, le verbe n'est pas passif.
Analyse-t-on comme passé composé + quoi?

Merci.
Il a été tué par balle.
Il a été tué d'une balle.

L'absence de déterminant n'y change rien, c'est un complément d'agent. Que ce soit avec par ou de, on peut mettre la phrase à la voie active : Une balle l'a tué.

Il est mort par balle.
Il est mort d'une balle.

C'est bien le présent passif de mourir. Mais on ne peut pas mettre à la forme active avec le sujet balle. Balle est ici un complément de moyen.
Zut, mon message ne sert plus à rien… Anne345 m'a devancé. 😉
merci Anne pour ta réponse et Mithridate pour l'intention de répondre 😉

Juste une question encore par rapport à
C'est bien le présent passif de mourir
Détrompez-moi, mais est-ce juste qu'on puisse analyser l'expression il est mort de deux manières :
soit passé composé (l' "acte" de mourir, cf. "to die" en anglais)
soit présent et dans ce cas "mort" est un adjectif (to be dead en anglais).

Si par balle est complément d'agent, il s'agirait donc bien d'une action reçue n'est-ce-pas? Dans ce cas, est-ce que l'analyse comme passé composé ne s'impose pas?
Youps !
Effectivement, c'est le passé composé. Mourir non transitif direct n'a pas de passif !
L'interprétation passé composé ou adjectif attribut dépend effectivement du sens de la phrase. Au vu du complément, construction normale du verbe, je dirais plutôt passé composé.
merci.

Comment analyser la phrase ci-dessous :
Dans cent ans, le monde ira mieux
La partie en gras sera considérée comme simple locution ou pourrait-on analyser aller comme être et mieux comme attribut?
Le verbe aller (=se porter, fonctionner) n'introduit pas un attribut.
Aller bien, aller mal, aller mieux, aller plus mal…
mieux est un adverbe de manière modifiant le verbe aller.
Bonsoir.
Une aide s'il vous plaît.
Je n'arrive pas aucunement à comprendre ni le sens ni la structure de la phrase soulignée :
Partir pour les Antilles françaises, ce n'est pas seulement chercher 'l'été en hiver' comme l'avait judicieusement suggéré une publicité quelque peu réductrice, c'est aller à la rencontre d'une culture, d'un peuple déraciné qui cherche ses marques.
C'est aussi mieux comprendre l'histoire de France, et, pour le cas de l'esclavage ou des dissidents de la Seconde Guerre mondiale, dans ce qu'elle a de moins gloirieux et de moins connu.
[…]
1) Quelle est la fonction des deux parties en gras : 'pour le cas de ~~' et 'dans ce qu'elle a de ~~' ?
Où se trouvent leur sujet et prédicat ?
Sont-elles par hasard CC de l'infinitif 'comprendre' ?
(Dans ce cas, pourquoi la séparation par la conjonction 'et' et la virgule ?)
2) Quel est l'antécédent de 'elle' ; l'histoire de France ? France ? ou autre ?
3) Si ce n'est pas trop, je l'espère, un petit peu de commentaire sur 'l'esclavage' et sur 'des dissidents' dans le contexte ?

Merci de m'avoir lu et j'attends vos réponses bienveillantes.
Bonjour Hwang,
Effectivement, 'pour le cas de ~~' et 'dans ce qu'elle a de ~~' sont bien à prendre en liaison avec le verbe "comprendre".
D'après ce texte, quand on voyage aux Antilles, on comprend mieux l'histoire de France.
En particulier, dans le cas de l'esclavage et des dissidents, on comprend mieux l'histoire dans ce qu'elle (l'histoire) a de moins glorieux et de moins connu. Autrement dit, en visitant les Antilles, on apprend des épisodes peu connus et peu glorieux de l'histoire de France, notamment au sujet de l'esclavage et des dissidents.
L'esclavage se rapporte à la longue période où la France métropolitaine envoyait des esclaves (essentiellement des Africains) aux Antilles.
https://montisweb.org/esclavage/histoire.htm
La dissidence se rapporte à une période plus récente, pendant la seconde guerre mondiale. Les Antilles étaient sous le régime pétainiste de Vichy, et il y eut un mouvement local de résistance sous le nom de Dissidents.
https://www.persee.fr/web/revues/home/prescript/article/xxs_0294-1759_2000_num_68_1_3935
https://www.lefigaro.fr/actualite-france/2011/07/06/01016-20110706DIAWWW00335-diaporama-dissidence-antilles.php
C'est fort de café (antillais) de classer la dissidence parmi les épisodes peu glorieux.
Les dissidents ont sauvé l'honneur, comme les pêcheurs de l'Ile de Sein, en prenant la mer pour se rendre dans l'ile anglaise de la Dominique, et de là rejoindre Londres et les Forces Françaises libres. Ils faisaient la traversée de nuit, à travers le canal de la Dominique qui est une passe dangereuse même en plein jour. Certains y ont laissé la vie.
D'autres menaient des actions de Résistance sur le sol des îles, attaques de gendarmeries, par exemple, et eux aussi y ont laissé la vie.
Alors, méconnue, la dissidence ? Certainement.
Peu glorieuse, la dissidence ? Que vous faut-il de plus ?
Je pense qu'en parlant d'épisode peu glorieux de l'histoire, Lamaneur visait bien sûr le régime pétainiste et non les dissidents qui résistaient à ce régime… Sans doute le confirmera-t-il lui-même.
La dissidence se rapporte à une période plus récente, pendant la seconde guerre mondiale. Les Antilles étaient sous le régime pétainiste de Vichy, et il y eut un mouvement local de résistance sous le nom de Dissidents.
Cela va de soi, cher Jehan ; j'ose espérer que Délia ne me visait pas mais que, de ses grands chevaux 😉, elle visait le texte d'origine que nous proposait Hwang, texte qui dit :
C'est aussi mieux comprendre l'histoire de France, et, pour le cas de l'esclavage ou des dissidents de la Seconde Guerre mondiale, dans ce qu'elle a de moins glorieux et de moins connu.
[…]
Je ne faisais donc que paraphraser le texte d'origine qui pourrait d'ailleurs être analysé avec plus de finesse par Delia. Il y a une figure de style, dont je ne rappelle pas le nom, qui fait que la phrase est balancée et que moins glorieux pourrait s'appliquer seulement à esclavage et moins connu s'appliquer à dissidents. Cette figure porte un autre nom lorsqu'on retourne les correspondances, comme je l'ai fait, imprudemment, dans ma paraphrase !
Mais si Delia qui maîtrise parfaitement le français a pu faire cette erreur d'interprétation, elle a bien fait de le signaler, car nos lecteurs étrangers, dont l'aimable Hwang, auraient bien pu la faire aussi. Je l'en remercie donc chaleureusement.
Cela dit, les liens que j'avais joints sur la dissidence éclairaient suffisamment le point de vue pour éviter toute erreur d'interprétation, mais on n'est pas obligé de les lire, bien sûr. 😉
Je ne crois pas qu'il faille chercher une figure de style dans un texte pour touristes D'ailleurs le texte a été modifié.
Le texte commence comme une publicité classique, continue par la liste des produits locaux et la phrase finale qui a été modifiée n'entre pas dans les détails mais n'en envoie pas moins une flèche du Parthe.
Découverte de la Guadeloupe
La Guadeloupe, l'île aux belles eaux,
Charmante et envoutante,
Intringante mais jamais décevante.
Le continent américain, à quelques milliers de kilomètres, leur a moins apporté que l'Europe, l'Afrique ou l'Inde.
Les Antilles françaises ce n'est pas seulement "l'été en hiver" comme l'avait judicieusement suggéré une publicité quelque peu réductrice, c'est aller à la rencontre d'une culture, d'un peuple déraciné qui cherche ses marques, c'est aussi mieux comprendre l'histoire de France, dans ce qu'elle a de moins glorieux.
Pour moi la phrase d'origine était simplement mal écrite. Intringante n'est qu'un indice de plus. Dans la mesure où il s'agit de la présentation de la Guadeloupe touristique ou non même la phrase modifiée est d'une maladresse rare mais là il ne s'agit plus de style.
Comment analyser le début de cette phrase :
Combien d'accidents de voiture seront encore nécessaires, avant que la municipalité décide d'installer des feux à ce carrefour dangereux?
Combien de : déterminant (comme beaucoup de …) ou pseudo-complément?
encore nécessaires : groupe adjectival, ou analyse-t-on l'adverbe à part?

Merci
Combien de : déterminant interrogatif, ou plus exactement locution déterminative interrogative.

J'analyserais encore à part car il est mobile : Encore combien d'accidents de voiture seront nécessaires…
Merci lamaneur, Delia, Jehan et Portia.
Et je vous prie de me pardonner pour mon manque de politesse : je ne vous témoigne ma reconnaissance que maintenant.
Je vous ai attendus assez longtemps, et, n'obtenant aucune réponse, j'ai renoncé et quitté ce forum un instant.

Merci une fois encore pour vos réponses amicales et utiles.
Cordialement.
Certaines phrases me font légèrement douter… J'aurais besoin de vérifier la nature et la fonction de chaque proposition subordonnée.

1. J'ai conservé ainsi un peu de cette sagesse paysanne sans quoi le blé pousse de travers et le meilleur raisin de vendange s'aigrit dans les tonneaux.
→ Proposition subordonnée relative adjective, épithète liée du GN "cette sagesse paysanne".
2. Je m'appelle Zangra et je suis lieutenant
Au fort de Belonzio qui domine la plaine
D'où viendra l'ennemi qui me fera héros
→ Proposition subordonnée relative adjective, épithète liée du GN "la plaine".
3. Pour quiconque tient un salon, il importe de pouvoir montrer des célébrités.
→ Proposition subordonnée relative prédicative, COI de la périphrase verbale "pouvoir montrer".
4. Ô soleil ! toi sans qui les choses
Ne seraient que ce qu'elles sont
!
→ Proposition subordonnée relative adjective, épithète liée du pronom personnel "toi".
6. Ô soleil ! toi sans qui les choses
Ne seraient que ce qu'elles sont !
→ Proposition subordonnée conjonctive complétive, attribut du sujet.
7. Il est pareil à cette femme qui n'a point de repos à cause de cette pièce d'argent qu'elle sait qu'elle a perdue.
→ Proposition subordonnée relative adjective, épithète liée du GN "cette pièce d'argent".
8. Il est pareil à cette femme qui n'a point de repos à cause de cette pièce d'argent qu'elle sait qu'elle a perdue.
→ Proposition subordonnée conjonctive complétive, COD du verbe "savoir".
9. Nous avons eu des bals masqués, dont quatre charmants.
→ Proposition subordonnée relative adjective (elliptique), épithète détachée du GN "des bals masqués".
10. Voilà qu'il pleut, maintenant !
→ Proposition subordonnée conjonctive complétive, COD du verbe "voir" (?).

Merci d'avance ! 🙂
Je ne vois guère que ceci à rectifier ou compléter…
Mais tu auras peut-être d'autres avis !

3. Pour quiconque tient un salon, il importe de pouvoir montrer des célébrités.
→ Proposition subordonnée relative substantive (sans antécédent), CC de propos du verbe "importer".

6. Ô soleil ! toi sans qui les choses
Ne seraient que ce qu'elles sont !

→ Proposition subordonnée relative substantive, attribut du sujet "les choses". (Le "que" appartient à la locution adverbiale ne… que = seulement; il n'introduit pas une conjonctive. ).

10. Voilà qu'il pleut, maintenant !
→ Proposition subordonnée conjonctive complétive, régime du présentatif "Voilà".
Merci beaucoup, Jehan !
J'ai eu du mal avec la plupart des exemples… sûrement à cause du surmenage. J'aurais au moins dû trouver la substantive du troisième exemple et sa fonction.
Pour la sixième phrase, vu que tout pronom relatif a une fonction, quelle est celle de ce que ? attribut du pronom personnel "elles" ?