Je dirais plutôt que
prier est ici construit avec deux compléments : un nom COD ("
mon père") et un infinitif COI, ou plutôt COS ("
de venir").
On peut pronominaliser chacun des compléments :
Je prie mon pèrede venir > Je
l'en prie.
Il est à noter d'ailleurs (même si la tournure est vieillie) que le COS peut être aussi un nom, témoin cet exemple de Sainte-Beuve cité par le Tlf :
Vx. Prier qqn de qqc. Il descend de cheval, et la prie d'amour, et la veut emmener en France (Sainte-Beuve).
S.v.p. :
Quoi qu'il n'y ait aucun danger grave, la panique s'empare de la foule.
Quelle est la différence entre quoi que et quoique?
CNRTL ne me donne que
QUOIQUE, conj. Étymol. et Hist. Ca 1200 quoi queSi les "conseils", au premier abord, semblent se présenter, sans ordre particulier, comme une suite de maximes entrecoupées d'élévations, …
une suite de : pourrait-on comprendre comme un pseudo-complément? Le noyau logique est maximes plutôt que suite, non ?
entrecoupées : groupe adjectival ou ptc passé?
Les thèmes fondateurs sont abordés avec acuité et pertinence.
idem : groupe adjectival ou ptc passé?
Tu as mal recopié la phrase de Bernanos, elle ne comporte pas de
quoi qu' et s'écrit ainsi :
Quoiqu'il n'y ait aucun danger grave, la panique s'empare de la foule.quoique est une conjonction de subordination exprimant la concession.
On peut la remplacer par
bien que.
quoi que est un pronom relatif composé, introduisant une relative de sens concessif.
Il est bien mentionné dans le CNRTL, mais à l'article
quoi:
1. Quoi que.Quelle que soit la chose que. Je sentais, quoi qu'on fît pour nous égayer, la solitude et la sauvagerie de ce recoin de la terre (Loti).
une suite de maximes entrecoupées d'élévations
Oui, on peut considérer "maximes" comme le noyau, et "une suite de" comme un déterminant composé.
entrecoupées est un participe passé en fonction d'épithète.
Les thèmes fondateurs sont abordés avec acuité et pertinence.
= On aborde les thèmes…
Donc "
sont abordés" est le verbe
aborder à la voix passive, et "
abordées" est un participe passé faisant partie de ce verbe conjugué.
Oui, on peut considérer "maximes" comme le noyau, et "une suite de" comme un déterminant composé.
ok, mais on ne peut donc pas considérer cela comme un pseudo-complément, comprenant "une suite de" comme une quantité, un peu à l'instar de "un troupeau de moutons" ou même "une voiture de touristes"?
Un déterminant composé peut très bien exprimer une quantité… Ici la pluralité.
d'accord, donc on peut toujours l'appeler selon le terme technique pseudo-complément?
Si les "conseils", au premier abord, semblent se présenter, sans ordre particulier, comme une suite de maximes entrecoupées d'élévations ou de prières, ils …
Ce qui m'étonne dans cette phrase, c'est que ce ne sont pas les maximes qui sont entrecoupées, mais la suite de maximes. Et si on accorde
entrecoupé au singulier, il n'y a plus aucune raison de considérer maximes comme un pseudo-complément, ni
une suite de comme un déterminant.
Il me semble que pour la plupart des pseudo-compléments l'on peut faire l'accord soit avec le noyau soit avec le complément selon l'accent qu'on veut mettre : la quantité de ce dont on parle ou la chose elle-même.
S.v.p. pour la phrase ci-dessous :
Les thèmes fondateurs sont abordés avec acuité et pertinence, dans la clarté et la concision de formules brèves, ramassées, voire lapidaires, prenant souvent l'allure d'idées à méditer.
Je voudrais savoir comment on analyse ici le participe présent. J'ai toujours compris que, quand il est suivi d'un COD, on l'analyse comme une forme verbale. Est-ce le cas ici. Si oui, quel statut a-t-il? Est-ce qu'on le considère comme une proposition? Merci pour vos lumières…
Et encore cette phrase-ci :
A votre âge, il n'y a pas grand mal à être un peu vif, comme il est naturel au mien de tenir à ses habitudes.
Je suis perdu pour l'analyse des deux parties soulignées…
Un participe présent est toujours une forme verbale (sinon, c'est un adjectif verbal et il s'accorde). Ici, il n'a pas de sujet propre en ne peut donc être le noyau d'une proposition participiale. Il exerce dont une fonction adjectivale : épithète de formules.
A votre âge, il n'y a pas grand mal à être un peu vif : proposition principale.
comme il est naturel au mien de tenir à ses habitudes : subordonnée circonstancielle de comparaison.
Bonjour.
À votre âge : CC à nuance temporelle.
il y a : présentatif.
n'… pas : locution adverbiale de négation
grand mal à être un peu vif : régime du présentatif, se décomposant en :
grand mal : GN
à être un peu vif : complément du GN, à noyau infinitif.
comme : conjonction de subordination
il : sujet grammatical de la tournure impersonnelle
est : verbe copule
naturel : adjectif qualificatif , attribut du sujet
de tenir à ses habitudes : sujet réel de la tournure impersonnelle, à noyau infinitif; cet infinitif est complété par le COI "à ses habitudes".
au mien : CC, à nuance temporelle, comme "À votre âge".
Quelque chose comme :
A votre âge, il n'y a pas grand mal à être un peu vif : proposition principale.
A votre âge : CC de temps
il n'y a pas = il n'est pas
grand mal : attribut
(à) être un peu vif : sujet logique/réel
comme il est naturel au mien de tenir à ses habitudes : subordonnée circonstancielle de comparaison.
comme : conjonction
il : impersonnel sujet apparent/grammatical
naturel : attribut du sujet
(de) tenir à ses habitudes : sujet logique/réel
ok, je suis gâté… merci…
J'ai une question encore pour les participes présents :
Ici, il n'a pas de sujet propre en ne peut donc être le noyau d'une proposition participiale.
Imaginons une phrase comme celle-ci :
Ta secrétaire parlant l'anglais, je lui ai demandé de traduire mon rapport.
Si je ne considère pas que le participe ait une connotation causale, comme "Puisque ta secrétaire parle l'anglais, etc…",
mais comme épithète de "ta secrétaire", un peu comme "C'est à ta secrétaire qui parle l'anglais que j'ai demandé, etc…", l'ensemble ne pourrait-il pas être considéré comme apposition à "lui"?
Dans ce cas-là, aurait-on un exemple où le participe possède bien son sujet propre, sans pour autant être une proposition principiale? Merci pour vos lumières…
Logiquement, s'il y a un sujet, il y a un verbe, il y a donc une proposition.
Logiquement oui, en effet. Mais justement, il me semble que tout ayant ici un sujet et un verbe, l'on pourrait traiter l'ensemble comme une expansion du nom du noyau "ta secrétaire". Dans ce cas là, il s'agirait d'un groupe nominal (possédant un verbe comme dans une proposition relative), apposé du coup au pronom "lui"… d'où ma question…
Le problème, c'est que "Ta secrétaire parlant l'anglais" est ici spontanément perçu comme signifiant "Puisque ta secrétaire parle l'anglais" (subordonnée causale) et non comme un simple GN signifiant "Ta secrétaire anglophone"… C'est ainsi.
Bon, ok, cela veut-il dire que dans le cas où l'on voudrait réduire l'extension, le seul moyen serait un relatif déterminatif?
Ta secrétaire qui parle anglais, je lui ai demandé…
L'on pourrait donc dire que chaque fois qu'un participe présent est accompagné d'un nom, celui-ci en est forcément le sujet et donc il s'agira toujours d'une proposition?
Ta secrétaire qui parle anglais, je lui ai demandé…
La syntaxe est un peu relâchée, là.
En fait, il vaudrait mieux écrire :
À ta secrétaire qui parle anglais, j'ai demandé…
ou
À ta secrétaire anglophone, j'ai demandé…L'on pourrait donc dire que chaque fois qu'un participe présent est accompagné d'un nom, celui-ci en est forcément le sujet et donc il s'agira toujours d'une proposition ?
Bien sûr que non… Pour qu'il y ait proposition participiale, il faut que le nom soit
différent du sujet du verbe conjugué, et qu'il n'ait aucune autre fonction par rapport à ce verbe conjugué, comme dans l'exemple
La secrétaire parlant anglais, je lui ai demandé de traduire.
En revanche…
La secrétaire, parlant anglais, m'a traduit aimablement le texte.Une secrétaire parlant anglais peut rendre bien des services.
Le nom "secrétaire" est ici sujet des verbes conjugués (a traduit, peut) donc pas de proposition participiale.
Ici, le participe est simplement épithète ou en apposition au nom.
Le directeur recherche une secrétaire parlant anglais.
Le nom "secrétaire" est certes différent du sujet de la phrase, mais il est ici COD du verbe conjugué. Donc pas de proposition participiale ici non plus, et le participe est simplement épithète du nom.
Laoshi a écrit :Ta secrétaire qui parle anglais, je lui ai demandé…
Mais non.
Ce n'est pas correct.
Ben v'la aut'chose.
Quand Pascal écrit : "Le nez de Cléopâtre, …", tout le monde admire l'anacoluthe, et là, on n'aurait pas le droit à une petite
dislocation à gauche ?
Vous êtes bien enquiquinants !