Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 24 / 216

Il y a 4 verbes conjugués, donc (au moins) 4 propositions.

Si l'on en croit Grevisse (Cours d'analyse grammaticale) il faut analyser séparément "ce" et "qui" :
Ce : pronom démonstratif neutre, sujet de "est" dans "est à toi".
qui : pronom relatif, antécédent "ce", sujet de est dans "est à moi".
Il y a alors 2 principales coordonnées, complétées chacune par une relative.

Sinon, il faut considérer "ce qui est à … " comme des relatives périphrastiques sujets du second "est" des deux propositions indépendantes coordonnées.

Question d'école…
Il y a alors 2 principales coordonnées, complétées chacune par une relative
Cela semble l'analyse la plus raisonnable.
Ce (= cela, la chose) (quiest à moi) est à toi //et // ce (qui est à lui) est à nous.
Je vous remercie toutes les deux pour votre explications.
Je ne connaissais pas le livre de Grevisse dont vous parlez Anne345, je vais tenter de me le procurer 🙂 Merci. Vivement Noël 😉
Bonsoir,


Pouvez-vous m'aider à analyser la phrase suivante:

Cela permet aux gens d'obtenir leur diplôme

J'ai en effet un peu de mal à distinguer le COD. J'en trouve en effet deux, ce qui me paraît faux.
d'obtenir leur diplôme=COD de permettre
leur diplôme=COD d'obtenir?

Merci d'avance!
Voilà le problème avec les appellations génériques.

Chaque COD est complément d'UN verbe, mais on a ici deux verbes, donc deux COD.
D'obtenir leur diplôme est COD du verbe permettre et leur diplôme est COD du verbe obtenir.

Pour éviter une telle confusion, précise tout le temps le verbe de la fonction dont il est question (COD d'un verbe, COI d'un verbe, sujet d'un verbe…).
Merci!
Donc, dans une analyse globale de phrase, le COD "principal" si j'ose dire est d'obtenir leur diplôme?
Logiquement, oui !
Merci pour vos réponses!

Je dois donc comprendre qu'il peut y avoir plusieurs compléments d'objets dans le complément d'objet.

J’espère parvenir à réunir mes 500 signatures

"Parvenir à réunir mes 500 signatures"=COD du verbe j'espère
"à réunir mes 500 signatures"=COI du verbe parvenir
"mes 500 signatures"=COD du verbe réunir

Êtes-vous d'accord avec mon analyse?
Oui.
Merci, est-ce qu'il y aurait éventuellement d'autres pistes?

Quid de la phrase ci-dessous :
La métropole, écrit Lewis Mumford, procure à ses victimes l'illusion de la puissance, de la richesse, du bonheur, l'illusion d'atteindre au plus haut point de la perfection humaine.
Comment analyser la partie soulignée par rapport au reste?
Proposition incise? Oui, mais ensuite? Introduisant une complémentive sans "que"? L.M. écrit que la métropole procure…
Ou autrement?
Merci
C'est effectivement un incise, mais indépendante.
Oui, c'est une proposition incise. Et l'incise n'a aucun lien grammatical avec la proposition dans laquelle elle s'insère.
merci.

J'aurai encore les phrases ci-dessous :
Dans un monde où ils ne peuvent plus reconnaître leur œuvre, ils se sentent de plus en plus étrangers et menacés.
Est-ce qu'on analyse "se sentir" comme un verbe d'état et la partie soulignée comme attribut?

Puis :
Est-ce, comme il le croit, l'approche de la décadence et l'effondrement de toute une période civilisatrice?
La partie soulignée, est-elle une proposition incise comme dans la phrase de mon post précédent? Ce qui me fait douter est l'ajout de "comme" => ce n'est pas une subordonnée?

Est-ce qu'on analyse la partie en gras? Si oui, "l'approche …" serait quoi? Attribut?

Puis :
Tu vois combien est grand notre besoin.
"Combien" introduit-il une complétive dépendante de "vois"?

Enfin :
Tu vis d'une vie non humaine sur la terre des hommes, invisible à ceux-là qui te cherchent.
Épithète détaché de "Tu"? Quelle est sa fonction dans la phrase? CCmanière?
iétudeslittéraires a écrit :merci.

J'aurai encore les phrases ci-dessous :
Dans un monde où ils ne peuvent plus reconnaître leur œuvre, ils se sentent de plus en plus étrangers et menacés.
Est-ce qu'on analyse "se sentir" comme un verbe d'état et la partie soulignée comme attribut? Oui

Puis :
Est-ce, comme il le croit, l'approche de la décadence et l'effondrement de toute une période civilisatrice?
La partie soulignée, est-elle une proposition incise comme dans la phrase de mon post précédent? Ce qui me fait douter est l'ajout de "comme" => ce n'est pas une subordonnée?
Tu as raison de douter : c’est une subordonnée incidente :

L’incidente est un énoncé qui, s’insérant dans la phrase à la manière d’une parenthèse, apporte une information accessoire :
• Il faut, soyons réalistes, réduire nos dépenses.
• Elle est retournée sur les bancs d’école, ce qui m’a beaucoup surpris
.


Quant à l’incise, elle signale que l’on rapporte les paroles de quelqu’un. Le sujet est alors placé après le verbe :
• Il vous faut, dit-il, manger plus de fruits et de légumes.
• Je n’ai aucune conviction politique, a-t-il déclaré.


Est-ce qu'on analyse la partie en gras? Si oui, "l'approche …" serait quoi? Attribut? Oui, à l’affirmatif cela donne : c’est l’approche…

Puis :
Tu vois combien est grand notre besoin.
"Combien" introduit-il une complétive dépendante de "vois"? Oui, une complétive interrogative indirecte.

Enfin :
Tu vis d'une vie non humaine sur la terre des hommes, invisible à ceux-là qui te cherchent.
Épithète détaché de "Tu"? Oui Quelle est sa fonction dans la phrase? CCmanière? Épithète détachée
Merci pour toutes ces réponses.
Juste une question par rapport à celle-ci :
Est-ce qu'on analyse la partie en gras? Si oui, "l'approche …" serait quoi? Attribut? Oui, à l’affirmatif cela donne : c’est l’approche…
J'hésitais à analyser comme attribut parce que je pensais que "c'est" à l'affirmatif est analysé comme présentatif (ou sujet apparent)…
Est-ce, comme il le croit, l'approche de la décadence et l'effondrement de toute une période civilisatrice?
Si tu analyses "Est-ce" comme un présentatif "l'approche…" est le complément, le régime, du présentatif.
Je ne me prononcerais pas, car malgré les discussions sur ce sujet, je n'ai jamais saisi la frontière entre les deux interprétations. 🙂 😞
ok merci,

s.v.p., encore une phrase :
Après quelques décennies durant lesquelles le nom de Robert de Langeac connut l’éclipse, voire l’indifférence, la Providence le rappelle à l’attention de tous par la réédition de ses œuvres.
• Est-ce qu'on peut dire que "indifférence" est en apposition à "l'éclipse", ou est-ce que le changement de sens qu'introduit "voire" indique qu'il s'agit d'une juxtaposition (le verbe pourtant est au singulier).
• Comment analyser grammaticalement "voire"?

• "l'attention de tous" est quel complément du nom? Caractérisation (non… car il ne s'agit pas à proprement parler d'une espèce d'attention)? Détermination alors?
voire adverbe coordonnant éclipse et indifférence (COD, donc aucune incidence sur l'accord du verbe). Grevisse parle même de conjonction de coordination occasionnelle.

de tous est un complément déterminatif du nom attention
Pour autant que tous détermine ! Mais avec de certains, tu n'hésiterais pas.
ok merci,

encore ces phrases ci-dessous si possible :
En 1774. Place Louis XV à Paris, le soir des fêtes données pour le mariage du Dauphin, futur Louis XVI, avec l’archiduchesse Marie-Antoinette.
la partie en italiques est complément de "données" qui est ainsi la tête d'un groupe adjectival?
la partie en gras fait-elle partie du GN "le mariage du Dauphin", et si oui, l'attache-t-on à la tête (mariage) ou autrement?
Robert de Langeac est de cette race d'écrivains éveilleurs de la vie, la vie dans l'Esprit.
"éveilleur" dans le Robert n'existe pas comme nom. Donc pas la tête d'un groupe adjectival comme j'avais pensé d'abord.
Mais alors comment analyser par rapport à "écrivain"? Un peu comme une tante infirmière? avec en plus un complément?

Merci …
-Le mariage du Dauphin avec Marie-Antoinette. (ici avec = et)
-J'analyserais éveilleurs de la vie comme une apposition à écrivains.