le "il faut" n'a-t-il pas quelque chose d’impératif ?Bien sûr, c'est plus qu'un souhait. C'est une incitation vigoureuse, ce qui ne change rien au mode du verbe, qui exprime une action voulue.
Analyse grammaticale
4319 réponses · Page 23 / 216
Bonsoir Lamaneur,
Merci pour la piqûre de rappel. Jehan m'a signalé récemment le service fou que pouvait rendre un changement de qualificatif pour trouver l'accord en genre (joli -> affreux). Cela vaut de toute évidence pour le verbe.
Il faut juste le temps que cela devienne un réflexe.
Cordialement,
Paul
Merci pour la piqûre de rappel. Jehan m'a signalé récemment le service fou que pouvait rendre un changement de qualificatif pour trouver l'accord en genre (joli -> affreux). Cela vaut de toute évidence pour le verbe.
Il faut juste le temps que cela devienne un réflexe.
Cordialement,
Paul
Phrase à analyser: "Douze ans est un bel âge!"
Douze ans:GN attribut du sujet
un bel âge: GN sujet du verbe "être"
est: verbe être, attribut, présent de l'indicatif, 3° personne du sing., forme affirmative, voix active.
Douze ans:GN attribut du sujet
un bel âge: GN sujet du verbe "être"
est: verbe être, attribut, présent de l'indicatif, 3° personne du sing., forme affirmative, voix active.
illiade a écrit :Phrase à analyser: "Douze ans est un bel âge!"Inutile de précise la voix pour être qui ne peut pas être à la voix passive.
Douze ans:GNattribut dusujet
un bel âge: GN attribut du sujet du verbe "être"
est: verbe être,attribut, présent de l'indicatif, 3° personne du sing., forme affirmative,voix active.
Je ne vois pas les choses comme Illiade. Comment faire d'abord pour identifier le sujet ? Le sujet se définit par les prédicats qui peuvent lui être associés. Il doit avoir un contenu sémantique potentiellement supérieur au prédicat du moment. Sinon, celui-ci deviendrait inutile !
Remarquons d'abord que la phrase "Douze ans est un bel âge" ne peut être tournée en "Un bel âge est douze ans". Ce serait d'abord incorrect, mais reviendrait surtout à modifier le sens de la phrase précédente. Il faudrait en effet l'interpréter comme "N'importe quel bel âge envisagé correspond à l'âge de douze ans". Faux, car "Douze ans est un bel âge" n'exclut pas que vingt ou trente ans le soient également !
Par conséquent, "Douze ans" doit être considéré comme le sujet, "est un bel âge" comme le prédicat. Remarquez d'ailleurs que l'on pourrait aussi dire "Douze ans marque le début de l'adolescence", "Douze ans est un âge de raison", etc. Nous voyons bien ici que le sujet possède un contenu sémantique potentiellement supérieur au prédicat.
Voici donc mes propositions :
"Douze ans" : groupe nominal, sujet de la phrase (ou du prédicat).
"est un bel âge" : prédicat de la phrase (ou du sujet).
"un bel âge" : groupe nominal, attribut du sujet "Douze ans".
La phrase est par ailleurs affirmative (pas négative). Elle est aussi à la voix neutre : ni active ni passive. En effet, le verbe "est" n'implique pas d'action (faite ou subie). C'est un verbe d'état. Il est par ailleurs au présent de l'indicatif, 3e personne du singulier.
J'espère que c'est assez clair… 😉
Remarquons d'abord que la phrase "Douze ans est un bel âge" ne peut être tournée en "Un bel âge est douze ans". Ce serait d'abord incorrect, mais reviendrait surtout à modifier le sens de la phrase précédente. Il faudrait en effet l'interpréter comme "N'importe quel bel âge envisagé correspond à l'âge de douze ans". Faux, car "Douze ans est un bel âge" n'exclut pas que vingt ou trente ans le soient également !
Par conséquent, "Douze ans" doit être considéré comme le sujet, "est un bel âge" comme le prédicat. Remarquez d'ailleurs que l'on pourrait aussi dire "Douze ans marque le début de l'adolescence", "Douze ans est un âge de raison", etc. Nous voyons bien ici que le sujet possède un contenu sémantique potentiellement supérieur au prédicat.
Voici donc mes propositions :
"Douze ans" : groupe nominal, sujet de la phrase (ou du prédicat).
"est un bel âge" : prédicat de la phrase (ou du sujet).
"un bel âge" : groupe nominal, attribut du sujet "Douze ans".
La phrase est par ailleurs affirmative (pas négative). Elle est aussi à la voix neutre : ni active ni passive. En effet, le verbe "est" n'implique pas d'action (faite ou subie). C'est un verbe d'état. Il est par ailleurs au présent de l'indicatif, 3e personne du singulier.
J'espère que c'est assez clair… 😉
Merci à Anne345 et à Spalding.
Oui c'est clair (bien que le mot "prédicat" me soit si peu familier ^^).
Mais j'avoue ne pas savoir pourquoi le verbe est au singulier, si il s'agit de "Douze années"…
Oui c'est clair (bien que le mot "prédicat" me soit si peu familier ^^).
Mais j'avoue ne pas savoir pourquoi le verbe est au singulier, si il s'agit de "Douze années"…
@ Illiade
Le sujet est ce dont on parle, le prédicat ce qu'on dit du sujet.
"Douze ans est un bel âge" correspond à "L'âge de douze ans est un bel âge". On voit donc bien que le verbe doit être au singulier. 😉
S'agissant du sujet, je souligne qu'il n'est pas toujours en début de phrase. Prenons par exemple "La capitale de l'Italie est Rome". C'est alors "Rome" le sujet. En effet, cette ville ne se définit pas seulement par sa fonction de capitale italienne. Elle a tant d'habitants, possède tel et tel monuments, a pour maire actuel monsieur Untel… Bref, ce sujet possède bien sûr un contenu sémantique potentiellement supérieur à son prédicat dans la phrase en question. Remarquons par ailleurs que cette phrase peut être inversée sans problème en "Rome est la capitale de l'Italie". 🙂
Le sujet est ce dont on parle, le prédicat ce qu'on dit du sujet.
"Douze ans est un bel âge" correspond à "L'âge de douze ans est un bel âge". On voit donc bien que le verbe doit être au singulier. 😉
S'agissant du sujet, je souligne qu'il n'est pas toujours en début de phrase. Prenons par exemple "La capitale de l'Italie est Rome". C'est alors "Rome" le sujet. En effet, cette ville ne se définit pas seulement par sa fonction de capitale italienne. Elle a tant d'habitants, possède tel et tel monuments, a pour maire actuel monsieur Untel… Bref, ce sujet possède bien sûr un contenu sémantique potentiellement supérieur à son prédicat dans la phrase en question. Remarquons par ailleurs que cette phrase peut être inversée sans problème en "Rome est la capitale de l'Italie". 🙂
Limpide 🙂
Merci 🙂
Merci 🙂
@ Illiade
Content d'être assez clair ! Sinon, je viens de compléter ma réponse précédente. Bonne soirée ! 🙂
Content d'être assez clair ! Sinon, je viens de compléter ma réponse précédente. Bonne soirée ! 🙂
Je ne reviens pas sur votre chère "voix neutre"…
Par contre, j'aimerais bien savoir d'où vous sortez ce "contenu sémantique potentiellement supérieur à son prédicat" pour identifier le sujet ?
Par contre, j'aimerais bien savoir d'où vous sortez ce "contenu sémantique potentiellement supérieur à son prédicat" pour identifier le sujet ?
Il sort de ma tête ! J'en parle dans mon travail sur les accords du participe passé, pages 6-7 : cliquez sur www sous mon pseudo.
Il n'est pas interdit d'être original, à condition de dire des choses valables ou même intéressantes ! 😉
Il n'est pas interdit d'être original, à condition de dire des choses valables ou même intéressantes ! 😉
Original, sans doute, mais valable et intéressant pas pour moi. :/
Peut-on vous demander pourquoi ? 🙂
Quel intérêt pour un seul verbe et dans le seul cas où l'attribut est un groupe nominal ?
Je ne saurais même pas dire dans "Médor est un chien", quel terme a un "contenu sémantique potentiellement supérieur à son prédicat", alors les pauvres élèves de CE1…
Je ne saurais même pas dire dans "Médor est un chien", quel terme a un "contenu sémantique potentiellement supérieur à son prédicat", alors les pauvres élèves de CE1…
Je ne comprends à vrai dire pas très bien votre remarque. Dans "Médor est un chien", Médor est le sujet car il possède un contenu sémantique supérieur au prédicat "est un chien". Nous pouvons en effet supposer que Médor est fondamentalement affectueux, mais aboie et mord à l'occasion, etc. Bref, exactement comme vous et moi, sous des formes légèrement différentes bien sûr !
Remarquez par ailleurs que le prédicat "est un chien" peut concerner d'autres chiens que Médor. Mais il ne s'agit pas alors de définir ce prédicat, seulement de voir à qui il peut s'appliquer !
Mais sinon, ne pourrait-on inverser cette phrase ? Cela donnerait "Un chien est Médor" (incorrect). En fait, le sens n'est plus le même. Il faut alors comprendre "N'importe quel chien s'appelle Médor". Aucun rapport avec "Médor est un chien" !
Le sujet et le prédicat sont évidents dans votre exemple. Mais il n'en va pas de même dans certaines phrases, ainsi "Rome est la capitale de l'Italie". En effet, on pourrait l'inverser en "La capitale de l'Italie est Rome". Il faut alors considérer que la capitale de l'Italie ne renvoie qu'à Rome. Cette ville possède par contre bien d'autres prédicats que sa fonction de capitale italienne : "Rome compte 2.500.000 habitants", "Rome a pour maire actuel Ignazio Marino", "Rome possède de splendides monuments", "Rome fut prise par les Alliés le 4 juin 1944", etc. Rome possédant un contenu sémantique très supérieur à la capitale de l'Italie, elle est donc bien le sujet, son prédicat constituant le reste de la phrase.
Ces considérations nous aident aussi à déceler le sujet des phrases au verbe unipersonnel (ou impersonnel). Prenons "Il est arrivé des malheurs". Pour Grevisse, le sujet apparent est alors le pronom neutre Il, le sujet réel "des malheurs". Si l'on se base sur mes conceptions, c'est bien le pronom Il qui constitue le sujet réel. En effet, il possède un contenu sémantique très supérieur au prédicat "est arrivé des malheurs". On pourrait aussi dire "Il se produit un ennui", "Il s'agit de votre avenir", "Il y a un problème", "Il fait beau", "Il faut y aller", etc. Cela justifie l'accord du participe passé avec le pronom neutre Il, pas avec "des malheurs". Je rajoute que plusieurs linguistes ont contesté Grevisse sur ce point. Il faut seulement considérer le pronom neutre comme un sujet générique (ce dont on parle) n'ayant pas besoin d'être précisé.
Tout ce qui précède part du postulat selon lequel le sujet se définit par les prédicats qui peuvent lui être associés. Et qu'il possède un contenu sémantique potentiellement supérieur à n'importe lequel de ses prédicats. Sinon, son prédicat du moment serait inutile. Il suffirait par exemple de dire Médor pour savoir qu'on parle d'un chien. Ce sera souvent vrai, mais on pourra quand même parfois se tromper, et cela suppose aussi que le chien ne fait rien par ailleurs (aboyer, etc.) ! Si le dénommé Spalding avait seulement fait une étude sur le participe passé, il suffirait de dire Spalding ! Mais on peut supposer qu'il n'a pas fait que cela, et que de nombreux attributs peuvent lui être associés par ailleurs…
Si vous désirez en savoir plus, je ne peux que vous renvoyer à mon travail : pages 6-7 pour le sujet, 10-12 pour les verbes unipersonnels. Cliquez sur www sous mon pseudonyme. Sur ce, bonne nuit ! 😉
Remarquez par ailleurs que le prédicat "est un chien" peut concerner d'autres chiens que Médor. Mais il ne s'agit pas alors de définir ce prédicat, seulement de voir à qui il peut s'appliquer !
Mais sinon, ne pourrait-on inverser cette phrase ? Cela donnerait "Un chien est Médor" (incorrect). En fait, le sens n'est plus le même. Il faut alors comprendre "N'importe quel chien s'appelle Médor". Aucun rapport avec "Médor est un chien" !
Le sujet et le prédicat sont évidents dans votre exemple. Mais il n'en va pas de même dans certaines phrases, ainsi "Rome est la capitale de l'Italie". En effet, on pourrait l'inverser en "La capitale de l'Italie est Rome". Il faut alors considérer que la capitale de l'Italie ne renvoie qu'à Rome. Cette ville possède par contre bien d'autres prédicats que sa fonction de capitale italienne : "Rome compte 2.500.000 habitants", "Rome a pour maire actuel Ignazio Marino", "Rome possède de splendides monuments", "Rome fut prise par les Alliés le 4 juin 1944", etc. Rome possédant un contenu sémantique très supérieur à la capitale de l'Italie, elle est donc bien le sujet, son prédicat constituant le reste de la phrase.
Ces considérations nous aident aussi à déceler le sujet des phrases au verbe unipersonnel (ou impersonnel). Prenons "Il est arrivé des malheurs". Pour Grevisse, le sujet apparent est alors le pronom neutre Il, le sujet réel "des malheurs". Si l'on se base sur mes conceptions, c'est bien le pronom Il qui constitue le sujet réel. En effet, il possède un contenu sémantique très supérieur au prédicat "est arrivé des malheurs". On pourrait aussi dire "Il se produit un ennui", "Il s'agit de votre avenir", "Il y a un problème", "Il fait beau", "Il faut y aller", etc. Cela justifie l'accord du participe passé avec le pronom neutre Il, pas avec "des malheurs". Je rajoute que plusieurs linguistes ont contesté Grevisse sur ce point. Il faut seulement considérer le pronom neutre comme un sujet générique (ce dont on parle) n'ayant pas besoin d'être précisé.
Tout ce qui précède part du postulat selon lequel le sujet se définit par les prédicats qui peuvent lui être associés. Et qu'il possède un contenu sémantique potentiellement supérieur à n'importe lequel de ses prédicats. Sinon, son prédicat du moment serait inutile. Il suffirait par exemple de dire Médor pour savoir qu'on parle d'un chien. Ce sera souvent vrai, mais on pourra quand même parfois se tromper, et cela suppose aussi que le chien ne fait rien par ailleurs (aboyer, etc.) ! Si le dénommé Spalding avait seulement fait une étude sur le participe passé, il suffirait de dire Spalding ! Mais on peut supposer qu'il n'a pas fait que cela, et que de nombreux attributs peuvent lui être associés par ailleurs…
Si vous désirez en savoir plus, je ne peux que vous renvoyer à mon travail : pages 6-7 pour le sujet, 10-12 pour les verbes unipersonnels. Cliquez sur www sous mon pseudonyme. Sur ce, bonne nuit ! 😉
Bonjour Spalding,
Dans la phrase inversée d'Anne "Un chien est Médor" vous écrivez "Il faut alors comprendre "N'importe quel chien s'appelle Médor"".
Imaginons une meute de chiens : Si j'affirme dans cette meute "Un chien est Médor" j'en désigne bien un parmi tous les autres. Je ne sais peut-être pas qui il est, mais je sais qu'il existe un seul Médor dans la meute. Si j'appelle Médor, je le distinguerai alors parmi les autres à son comportement ; il aboiera, viendra vers moi parce qu'il escompte une faveur.
Par ailleurs, si je ne me trompe pas, le sujet est "chien" dans cette phrase. Le contenu sémantique du chien est potentiellement supérieur à celui du seul Médor qui n'est peut-être pas le meilleur de son espèce. Et c'est cela qui me permettrait d'affirmer qui est le sujet ?
Ai-je bien compris votre raisonnement ? Si oui, quel est l'avantage de cette méthode sur la simple question : Qui est-ce qui est Médor ?
Cordialement,
Paul
Dans la phrase inversée d'Anne "Un chien est Médor" vous écrivez "Il faut alors comprendre "N'importe quel chien s'appelle Médor"".
Imaginons une meute de chiens : Si j'affirme dans cette meute "Un chien est Médor" j'en désigne bien un parmi tous les autres. Je ne sais peut-être pas qui il est, mais je sais qu'il existe un seul Médor dans la meute. Si j'appelle Médor, je le distinguerai alors parmi les autres à son comportement ; il aboiera, viendra vers moi parce qu'il escompte une faveur.
Par ailleurs, si je ne me trompe pas, le sujet est "chien" dans cette phrase. Le contenu sémantique du chien est potentiellement supérieur à celui du seul Médor qui n'est peut-être pas le meilleur de son espèce. Et c'est cela qui me permettrait d'affirmer qui est le sujet ?
Ai-je bien compris votre raisonnement ? Si oui, quel est l'avantage de cette méthode sur la simple question : Qui est-ce qui est Médor ?
Cordialement,
Paul
@ Paulang
Mes réponses sont ci-après. Ne passez sinon pas des nuits blanches à cause de moi ! 🙄
Par contre, on ne peut pas inverser "Médor est un chien" sans changer le sens. Remarquons d'abord que "Un chien est Médor" est à la limite de l'incorrection. Mais admettons quand même !
Il faudrait alors l'interpréter comme "N'importe quel chien s'appelle Médor". On fait de même pour "Un triangle équilatéral a les trois côtés égaux". Cela signifie que n'importe quel triangle équilatéral a les trois côtés égaux. Le problème est que "N'importe quel chien s'appelle Médor" n'a manifestement plus le même sens que "Médor est un chien" !
On pourrait sinon interpréter "Un chien est Médor" comme "L'un des chiens s'appelle Médor". Cela suppose qu'il y a plusieurs chiens. "Médor est un chien" (phrase initiale) ne l'implique toutefois pas, le dénommé Médor pouvant être le seul de son espèce.
Comme on ne peut pas renverser "Médor est un chien" sans friser l'incorrection ou changer le sens, il suffit alors de se fier à l'ordre des mots pour établir que Médor est bien le sujet et pas "un chien". Dans cet exemple, ma méthode est inutile. Cela dit, elle n'est pas fausse. On pourrait en effet aussi dire "Médor est affectueux", "Médor aboie", "Médor mord", etc. Vous voyez bien ici que le sujet Médor possède un contenu sémantique potentiellement supérieur au prédicat "est un chien". Sinon, il suffirait de dire Médor !
Dans "Un chien est Médor" (l'un des chiens s'appelle Médor), le sujet est précisément le syntagme nominal "Un chien", le prédicat correspondant par contre à "est Médor". Si l'on suit ma méthode, le sujet "Un chien" possède un contenu sémantique potentiellement supérieur à son prédicat du moment "est Médor". En effet, on pourrait aussi dire "Un chien est Milou", "Un chien aboie", "Un chien est malade", etc. Vous me direz que le prédicat "est Médor" peut aussi concerner d'autres sujets que "Un chien", par exemple "Un loup", "Un renard", etc. Tout à fait d'accord, mais il ne s'agit pas alors de définir le prédicat "est Médor", seulement d'établir à qui ou quoi il peut s'appliquer. Je rappelle ici qu'un sujet se définit par l'ensemble de ses prédicats possibles. Le prédicat n'implique par contre aucune définition.
Mais cette méthode ne sert en effet à rien par rapport aux méthodes traditionnelles de détection du sujet. En effet, comme cette phrase assertive ne peut être renversée sans changer le sens, il suffit de se fier à l'ordre des mots. "Un chien" (placé en tête) est alors le sujet. Mais sinon, on pourrait en effet poser l'une des questions de Grevisse (avant le verbe) : "Qui est-ce qui ?" (êtres vivants). On peut aussi utiliser l'introducteur "C'est … qui", en suivant toujours Grevisse : "C'est un chien qui est Médor." Je rappelle par ailleurs qu'il faut utiliser la question "Qu'est-ce qui ?" (avant le verbe) pour les choses/notions.
Par contre, la question de Grevisse ne donne pas des résultats évidents dans "Rome est la capitale de l'Italie", que l'on peut inverser sans changer le sens en "La capitale de l'Italie est Rome". En effet, qu'est-ce qui est la capitale de l'Italie ? : Rome. Mais qu'est-ce qui est Rome ? : la capitale de l'Italie. Pour l'introducteur, nous avons "C'est Rome qui est la capitale de l'Italie" ou "C'est la capitale de l'Italie qui est Rome". On pourrait imaginer que ce soit la capitale de l'Espagne ou de la France !
Ma méthode donne alors de bons résultats. En effet, la capitale de l'Italie ne renvoie qu'à Rome. Par contre, Rome "est une ville de 2.500.000 habitants", "possède de splendides monuments", "fut prise par les Alliés le 4 juin 1944", "a pour maire actuel Ignazio Marino", etc. Rome ne se définit pas uniquement par sa fonction de capitale italienne. Possédant un contenu sémantique potentiellement supérieur à la capitale de l'Italie, Rome est donc bien le sujet, le prédicat comprenant le reste de la phrase. Vous objecterez que l'on pourrait dire aussi "La capitale de l'Italie est une ville de 2.500.000 habitants", etc. Mais "La capitale de l'Italie" est prise alors dans le sens de Rome. Ce n'est plus la fonction qui est considérée, mais la ville.
Autre exemple avec les verbes unipersonnels (impersonnels). Considérons "Il est arrivé des malheurs". La question de Grevisse "Qu'est-ce qui est arrivé ?" pour reconnaitre le sujet permet alors d'établir que "des malheurs" est le sujet. Mais sa question pour reconnaitre le COD "Qu'est-ce qu'il est arrivé ?" révèle que "des malheurs" est aussi COD. On s'explique toutefois mal que dans une phrase à la voix active, le sujet puisse être un COD patient de l'action ! Grevisse reconnait d'ailleurs que sa question pour détecter le COD "Qu'est-ce que ?" (choses, notions) ou "Qui est-ce que ?" (êtres vivants), posée avant le sujet, ne marche pas bien avec les verbes unipersonnels. Il postule alors que si "des malheurs" est bien le sujet réel, le pronom neutre Il est le sujet apparent. Plusieurs linguistes (pages 10-11 de mon travail) ont critiqué cette conception de Grevisse.
Par contre, aucun problème avec ma méthode ! Le sujet possédant un contenu sémantique potentiellement supérieur à son prédicat du moment, le pronom neutre Il est bien alors le sujet réel. En effet, on pourrait aussi dire "Il s'agit de votre avenir", "Il fait beau", "Il faut y aller", "Il y a un problème", etc. Cela permet également de justifier l'accord du participe passé "arrivé" avec le sujet Il dans "Il est arrivé des malheurs", pas avec "des malheurs" ! On considèrera seulement le pronom neutre Il comme un sujet très général (générique) n'ayant pas besoin d'être précisé. C'est ce dont on parle, le sujet en soi ! Le linguiste Moignet l'avance aussi, sous une autre formulation : voir page 11 de mon travail (www ci-contre).
Les questions de Grevisse ne fonctionnent de toute façon pas toujours. Grevisse donne cet exemple : "Ma sœur, qui a épousé un Québécois, habite Montréal." Pour lui, il faut poser la question "Qui est-ce qui a épousé un Québécois ?" pour trouver le sujet de la proposition "qui a épousé un Québécois". Le sujet est alors "Ma sœur". Mais on s'explique mal que le sujet de cette proposition puisse se trouver en dehors ! N'est-il pas alors évident que le sujet est le pronom "qui", "Ma sœur" étant seulement son référent ? Si l'on suivait la logique de Grevisse, ce ne serait pas le pronom "Il" qui serait le sujet dans "Il dort", mais la personne désignée (en dehors de la phrase). Dans "Jacques partira-t-il ?", le sujet est le pronom (il), son référent Jacques n'étant pas indispensable d'un point de vue grammatical. Pour moi, il ne faut pas confondre le sujet et son référent ! Grevisse reconnait aussi que ses questions ne marchent pas bien avec les pronoms Je, Tu, Il, Ils, On.
Pour conclure, je reconnais que ma méthode de détection du sujet est un peu plus subtile et moins scolaire que les questions de Grevisse. L'inconvénient de ces questions est toutefois qu'elles ne marchent pas à tous les coups, peuvent aussi provoquer des erreurs. Ma méthode fonctionne par contre à tous les coups, sans risque d'erreur ! Elle repose sur deux postulats simples. Un sujet se définit par l'ensemble des prédicats qui peuvent lui être associés. Et dans une phrase/proposition, le sujet (ce dont on parle) possède toujours un contenu sémantique potentiellement supérieur au prédicat (ce qu'on dit du sujet). Si ce n'était pas le cas, le prédicat deviendrait inutile ! 😉
Mes réponses sont ci-après. Ne passez sinon pas des nuits blanches à cause de moi ! 🙄
paulang a écrit :Dans la phrase inversée d'Anne "Un chien est Médor", vous écrivez "Il faut alors comprendre "N'importe quel chien s'appelle Médor".Dans la phrase initiale "Médor est un chien", le sujet est à priori Médor plutôt que "un chien". J'ai quand même inversé cette phrase pour voir si le sujet n'était pas "Un chien" dans "Un chien est Médor". En effet, "Rome est la capitale de l'Italie" peut être inversé sans problème en "La capitale de l'Italie est Rome". Pour distinguer le sujet (Rome), j'utilise alors ma méthode du sujet possédant une signification sémantique potentiellement supérieure au prédicat (voir mon message précédent).
Par contre, on ne peut pas inverser "Médor est un chien" sans changer le sens. Remarquons d'abord que "Un chien est Médor" est à la limite de l'incorrection. Mais admettons quand même !
Il faudrait alors l'interpréter comme "N'importe quel chien s'appelle Médor". On fait de même pour "Un triangle équilatéral a les trois côtés égaux". Cela signifie que n'importe quel triangle équilatéral a les trois côtés égaux. Le problème est que "N'importe quel chien s'appelle Médor" n'a manifestement plus le même sens que "Médor est un chien" !
On pourrait sinon interpréter "Un chien est Médor" comme "L'un des chiens s'appelle Médor". Cela suppose qu'il y a plusieurs chiens. "Médor est un chien" (phrase initiale) ne l'implique toutefois pas, le dénommé Médor pouvant être le seul de son espèce.
Comme on ne peut pas renverser "Médor est un chien" sans friser l'incorrection ou changer le sens, il suffit alors de se fier à l'ordre des mots pour établir que Médor est bien le sujet et pas "un chien". Dans cet exemple, ma méthode est inutile. Cela dit, elle n'est pas fausse. On pourrait en effet aussi dire "Médor est affectueux", "Médor aboie", "Médor mord", etc. Vous voyez bien ici que le sujet Médor possède un contenu sémantique potentiellement supérieur au prédicat "est un chien". Sinon, il suffirait de dire Médor !
paulang a écrit :Imaginons une meute de chiens. Si j'affirme que dans cette meute "Un chien est Médor", j'en désigne bien un parmi tous les autres. Je ne sais peut-être pas qui il est, mais je sais qu'il existe un seul Médor dans la meute. Si j'appelle Médor, je le distinguerai alors parmi les autres à son comportement : il aboiera, viendra vers moi parce qu'il escompte une faveur."Un chien est Médor" frise l'incorrection. Mais sinon, on pourrait en effet l'interpréter comme vous dites. Cela revient à "L'un des chiens s'appelle Médor". Mais comme je viens de le dire (supra), cette phrase n'a plus le même sens que "Médor est un chien", la phrase initiale considérée !
paulang a écrit :Par ailleurs, si je ne me trompe pas, le sujet est "Un chien" dans cette phrase. Le contenu sémantique du chien est potentiellement supérieur à celui du seul Médor qui n'est peut-être pas le meilleur de son espèce. Et c'est cela qui me permettrait d'affirmer qu'il est le sujet ?Votre phrase "Un chien est Médor" ne peut être renversée en "Médor est un chien" sans changer le sens. Comme je l'ai dit, vous supposez dans "Un chien est Médor" que l'un des chiens s'appelle Médor (votre référence à une meute de chiens).
Dans "Un chien est Médor" (l'un des chiens s'appelle Médor), le sujet est précisément le syntagme nominal "Un chien", le prédicat correspondant par contre à "est Médor". Si l'on suit ma méthode, le sujet "Un chien" possède un contenu sémantique potentiellement supérieur à son prédicat du moment "est Médor". En effet, on pourrait aussi dire "Un chien est Milou", "Un chien aboie", "Un chien est malade", etc. Vous me direz que le prédicat "est Médor" peut aussi concerner d'autres sujets que "Un chien", par exemple "Un loup", "Un renard", etc. Tout à fait d'accord, mais il ne s'agit pas alors de définir le prédicat "est Médor", seulement d'établir à qui ou quoi il peut s'appliquer. Je rappelle ici qu'un sujet se définit par l'ensemble de ses prédicats possibles. Le prédicat n'implique par contre aucune définition.
paulang a écrit :Ai-je bien compris votre raisonnement ? Si oui, quel est l'avantage de cette méthode sur la simple question "Qui est-ce qui est Médor ?"Ma méthode n'est pas fausse dans "Un chien est Médor" (l'un des chiens s'appelle Médor). On pourrait éventuellement dire "Un chien est affectueux", "Un chien aboie", "Un chien mord", etc. Cela permet d'établir que "Un chien" possède un contenu sémantique potentiellement supérieur à n'importe lequel de ses prédicats, est donc bien le sujet.
Mais cette méthode ne sert en effet à rien par rapport aux méthodes traditionnelles de détection du sujet. En effet, comme cette phrase assertive ne peut être renversée sans changer le sens, il suffit de se fier à l'ordre des mots. "Un chien" (placé en tête) est alors le sujet. Mais sinon, on pourrait en effet poser l'une des questions de Grevisse (avant le verbe) : "Qui est-ce qui ?" (êtres vivants). On peut aussi utiliser l'introducteur "C'est … qui", en suivant toujours Grevisse : "C'est un chien qui est Médor." Je rappelle par ailleurs qu'il faut utiliser la question "Qu'est-ce qui ?" (avant le verbe) pour les choses/notions.
Par contre, la question de Grevisse ne donne pas des résultats évidents dans "Rome est la capitale de l'Italie", que l'on peut inverser sans changer le sens en "La capitale de l'Italie est Rome". En effet, qu'est-ce qui est la capitale de l'Italie ? : Rome. Mais qu'est-ce qui est Rome ? : la capitale de l'Italie. Pour l'introducteur, nous avons "C'est Rome qui est la capitale de l'Italie" ou "C'est la capitale de l'Italie qui est Rome". On pourrait imaginer que ce soit la capitale de l'Espagne ou de la France !
Ma méthode donne alors de bons résultats. En effet, la capitale de l'Italie ne renvoie qu'à Rome. Par contre, Rome "est une ville de 2.500.000 habitants", "possède de splendides monuments", "fut prise par les Alliés le 4 juin 1944", "a pour maire actuel Ignazio Marino", etc. Rome ne se définit pas uniquement par sa fonction de capitale italienne. Possédant un contenu sémantique potentiellement supérieur à la capitale de l'Italie, Rome est donc bien le sujet, le prédicat comprenant le reste de la phrase. Vous objecterez que l'on pourrait dire aussi "La capitale de l'Italie est une ville de 2.500.000 habitants", etc. Mais "La capitale de l'Italie" est prise alors dans le sens de Rome. Ce n'est plus la fonction qui est considérée, mais la ville.
Autre exemple avec les verbes unipersonnels (impersonnels). Considérons "Il est arrivé des malheurs". La question de Grevisse "Qu'est-ce qui est arrivé ?" pour reconnaitre le sujet permet alors d'établir que "des malheurs" est le sujet. Mais sa question pour reconnaitre le COD "Qu'est-ce qu'il est arrivé ?" révèle que "des malheurs" est aussi COD. On s'explique toutefois mal que dans une phrase à la voix active, le sujet puisse être un COD patient de l'action ! Grevisse reconnait d'ailleurs que sa question pour détecter le COD "Qu'est-ce que ?" (choses, notions) ou "Qui est-ce que ?" (êtres vivants), posée avant le sujet, ne marche pas bien avec les verbes unipersonnels. Il postule alors que si "des malheurs" est bien le sujet réel, le pronom neutre Il est le sujet apparent. Plusieurs linguistes (pages 10-11 de mon travail) ont critiqué cette conception de Grevisse.
Par contre, aucun problème avec ma méthode ! Le sujet possédant un contenu sémantique potentiellement supérieur à son prédicat du moment, le pronom neutre Il est bien alors le sujet réel. En effet, on pourrait aussi dire "Il s'agit de votre avenir", "Il fait beau", "Il faut y aller", "Il y a un problème", etc. Cela permet également de justifier l'accord du participe passé "arrivé" avec le sujet Il dans "Il est arrivé des malheurs", pas avec "des malheurs" ! On considèrera seulement le pronom neutre Il comme un sujet très général (générique) n'ayant pas besoin d'être précisé. C'est ce dont on parle, le sujet en soi ! Le linguiste Moignet l'avance aussi, sous une autre formulation : voir page 11 de mon travail (www ci-contre).
Les questions de Grevisse ne fonctionnent de toute façon pas toujours. Grevisse donne cet exemple : "Ma sœur, qui a épousé un Québécois, habite Montréal." Pour lui, il faut poser la question "Qui est-ce qui a épousé un Québécois ?" pour trouver le sujet de la proposition "qui a épousé un Québécois". Le sujet est alors "Ma sœur". Mais on s'explique mal que le sujet de cette proposition puisse se trouver en dehors ! N'est-il pas alors évident que le sujet est le pronom "qui", "Ma sœur" étant seulement son référent ? Si l'on suivait la logique de Grevisse, ce ne serait pas le pronom "Il" qui serait le sujet dans "Il dort", mais la personne désignée (en dehors de la phrase). Dans "Jacques partira-t-il ?", le sujet est le pronom (il), son référent Jacques n'étant pas indispensable d'un point de vue grammatical. Pour moi, il ne faut pas confondre le sujet et son référent ! Grevisse reconnait aussi que ses questions ne marchent pas bien avec les pronoms Je, Tu, Il, Ils, On.
Pour conclure, je reconnais que ma méthode de détection du sujet est un peu plus subtile et moins scolaire que les questions de Grevisse. L'inconvénient de ces questions est toutefois qu'elles ne marchent pas à tous les coups, peuvent aussi provoquer des erreurs. Ma méthode fonctionne par contre à tous les coups, sans risque d'erreur ! Elle repose sur deux postulats simples. Un sujet se définit par l'ensemble des prédicats qui peuvent lui être associés. Et dans une phrase/proposition, le sujet (ce dont on parle) possède toujours un contenu sémantique potentiellement supérieur au prédicat (ce qu'on dit du sujet). Si ce n'était pas le cas, le prédicat deviendrait inutile ! 😉
Bonjour,
svp, serait-il possible de m'aider à l'analyser des phrases ci-dessous :
que : relatif de ce dernier?
Ce n'est pas que : ??? Sens concessif?
Elle aussi : ?
svp, serait-il possible de m'aider à l'analyser des phrases ci-dessous :
C'est un peu une opération de ce genre que se propose le présent ouvrage. Ce n'est pas que la présentation classique de l'accompagnement social soit défectueuse, mais il se peut que l'idée que certaines personnes se font de l'accompagnement social ait besoin elle aussi de quelques correctifs.C'est un peu…que : introducteur d'opération de ce genre?
que : relatif de ce dernier?
Ce n'est pas que : ??? Sens concessif?
Elle aussi : ?
C'est un peu une opération de ce genre que se propose le présent ouvrage. Ce n'est pas que la présentation classique de l'accompagnement social soit défectueuse, mais il se peut que l'idée que certaines personnes se font de l'accompagnement social ait besoin elle aussi de quelques correctifs.Des pistes :
C'est : présentatif
un peu : locution adverbiale
que : pronom relatif
ce n'est pas que : locution conjonctive, introduit une causale niée.
elle : pronom personnel, rappel du sujet idée
aussi : adverbe
Voici une phrase que je dois analyser
"Ce qui est à moi est à toi et ce qui est à lui est à nous."
Ma proposition d'analyse:
Il y a deux phrases simples et indépendantes liées par la conjonction de coordination "et".
"Ce que": Pronom relatif / sujet du verbe "est"
"est": verbe être, présent de l'indicatif, 3° pers du sing, verbe attributif
"à moi": Groupe adjectival (préposition à + adjectif possessif tonique)/ attribut du sujet "ce qui"
et: conjonction de coordination
"Ce que": Pronom relatif / sujet du verbe "est"
"est": verbe être, présent de l'indicatif, 3° pers du sing, verbe attributif
"à lui": groupe adjectival/ attribut du sujet "ce qui"
"est" : idem
"à nous": groupe adjectival attribut du sujet "ce qui"
Qu'en pensez-vous?
"Ce qui est à moi est à toi et ce qui est à lui est à nous."
Ma proposition d'analyse:
Il y a deux phrases simples et indépendantes liées par la conjonction de coordination "et".
"Ce que": Pronom relatif / sujet du verbe "est"
"est": verbe être, présent de l'indicatif, 3° pers du sing, verbe attributif
"à moi": Groupe adjectival (préposition à + adjectif possessif tonique)/ attribut du sujet "ce qui"
et: conjonction de coordination
"Ce que": Pronom relatif / sujet du verbe "est"
"est": verbe être, présent de l'indicatif, 3° pers du sing, verbe attributif
"à lui": groupe adjectival/ attribut du sujet "ce qui"
"est" : idem
"à nous": groupe adjectival attribut du sujet "ce qui"
Qu'en pensez-vous?