Analyse grammaticale
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Si = même si? S[il est vrai que] => concession dans les deux cas?
menées : adjectif ou participe?
que dire : que [faut-il] dire? Impersonnel?
Oui, si marque ici la concession-opposition.
Comme on pourrait le compléter par un complément d'agent, menées est bien un participe passé, ici en fonction épithète.
Que dire…. etc. est une proposition interrogative, dont le verbe-noyau est un infinitif en emploi verbal (dire).
Bonjour Jehan,
Cherchant à répondre à la question, je suis allé voir la définition du "si" sur Larousse en ligne.
Parmi les 4 possibilités proposées : conjonction, adverbe quantité, adverbe affirmatif ou interrogatif, nom masculin.
je me suis montré incapable de choisir sa nature dans la phrase.
C'est la conjonction ?
Paul
Oui, bien sûr.
La conjonction de subordination si sert à introduire une subordonnée circonstancielle de condition ou d'opposition, ou encore une interrogative indirecte.
Si j'étais riche…
Dis-moi si tu viens.
Le si adverbe de quantité voudrait dire "tellement".
Il fait si beau !
L'adverbe affirmatif si sert à répondre à une phrase négative.
Tu n'as pas compris ? - Si !
Le si nom masculin peut être le nom de la note de musique.
Un si bémol
Le si nom masculin peut aussi être un emploi nominal de la conjonction :
Avec des si, on mettrait Paris en bouteille.
Pour revenir un instant sur
que dire de la démission généralisée des "autorités" dans la plupart des pays en voie de développement?
pourrait-on analyser également par une ellipse :
que
faudrait-il dire …
Si oui, comment analyser la phrase.
Dans le cas d'une phrase comme ci-dessous :
C'est parce que il ne te plaît pas, que tu ne l'as pas invité.
Là "c'est" n'est pas introducteur (du sujet), ni introducteur suivi d'un relatif. Comment analyser?
Pourrait-on analyser également par une ellipse :
que faudrait-il dire …
Si oui, comment analyser la phrase.
On pourrait supposer aussi une autre ellipse de même sens,
mais de construction non impersonnelle:
que devrait-on dire…
Il est donc un peu vain ici d'utiliser l'ellipse pour analyser autrement la phrase dont j'ai donné l'analyse plus haut.
C'est parce qu'il ne te plaît pas que tu ne l'as pas invité.
Introducteur composé
C'est…que, mettant en relief le CC de cause (ici subordonnée circonstancielle).
Comment analyser la partie en gras dans la phrase ci-dessous :
Ils cherchaient du travail, persuadés que le lieu où s'échangent tant de marchandises et de services leur ferait bien une petite place.
persuadés : participe passé, mais quelle fonction par rapport à "ils"?
que : complétive? après un participe passé?
Idem pour la phrase suivante :
Seul le niveau de vie extrêmement bas du sous-prolétariat et dans certains cas une résignation acquise dans la récente misère paysanne empêchent le marmite de bouillir, c'est-à-dire les masses d'affleurer à la conscience politique.
une résignation acquise ou bien une résignation
acquise dans…
c'est-à-dire : comment analyse-t-on?
Bonjour.
Ils cherchaient du travail, persuadés que le lieu où s'échangent tant de marchandises et de services leur ferait bien une petite place.
Le participe passé persuadés a pour fonction : épithète détachée (ou apposition) du pronom sujet Ils.
Et que le lieu…etc. est bien une complétive complétant ce participe, de même qu'une complétive complèterait le verbe correspondant : Je les ai persuadés que…
Une complétive peut d'ailleurs aussi compléter certains adjectifs.
heureux qu'il soit venu… fier que tu aies réussi...content qu'elle soit là
Seul le niveau de vie extrêmement bas du sous-prolétariat et dans certains cas une résignation acquise dans la récente misère paysanne empêchent la marmite de bouillir, c'est-à-dire les masses d'affleurer à la conscience politique.
Le participe passé acquise est épithète liée du nom résignation.
Et dans la récente misère paysanne est un complément de ce participe.
c'est-à-dire est une locution conjonctive, coordonnant les deux compléments de empêchent : "la marmite de bouillir" et "les masses d'affleurer"
Est-ce que mon analyse est juste:
La grève des sacristains a rendu instable le climat social.
-->"Instable" est l’attribut du COD « le climat social »
La grève des sacristains a rendu le climat social instable.
--> "Instable" est adjectif épithète du GN "le climat social".
Instable est attribut du COD.
Les deux phrases sont quasi identiques et il n'y a pas de changement de fonction pour l'adjectif instable.
Merci pour vos réponses.
J’en aurai besoin s’ils prétendent m’impliquer.
Ici le futur s'impose à cause du présent dans la conditionnelle. Il insiste sur la réalité du besoin en cas de…
Le conditionnel serait utilisé dans le cas suivant :
J'en aurais besoin s'ils prétendaient m'impliquer.
Merci Gabiana.
Voici deux nouvelles phrases à analyser avec ma proposition:
Je vous assure que j’ ai assez d’argent pour voyager.
Il faut absolument que tu voies ce film !
Dans les deux cas, on utilise le mode de l'indicatif et le temps du présent. Il s'agit de deux propositions complétives introduites par le pronom "que". Le mode de l'indicatif indique que le locuteur envisage les actions comme réalisables, concrètes.
Dans le second cas, ce n'est pas un indicatif mais un subjonctif présent.
Il faut que tu voies …
Voies : subjonctif présent.
Oui, c'est un souhait. Mais il n'est pas dit que l'interlocuteur suive le conseil donné.
Bonjour Gabiana,
le "il faut" n'a-t-il pas quelque chose d’impératif, comme un ordre qui ne souffre pas la discussion?
Cordialement,
Paul
J'encourage vivement "iliade", s'il est francophone, à essayer de modifier le verbe ou la personne employée pour rendre plus audible la distinction entre indicatif et subjonctif. L'instinct est alors généralement un bon guide.
1) Je vous assure que j’ ai assez d’argent pour voyager.
Vérifions en passant à la première personne du pluriel
Nous vous assurons que nous (avons ? ayons ?) assez d’argent pour voyager.
Seul "avons" sonne correctement pour une oreille francophone. C'est donc bien l'indicatif.
C'était donc effectivement "ai" (indicatif) et non "aie" (subjonctif).
2) Il faut absolument que tu voies ce film !
Remplaçons le verbe "voir" par le verbe "se faire" (un peu familier, mais c'est pour profiter de a conjugaison plus distinctive entre indicatif et subjonctif)
Il faut absolument que tu (te fais ? te fasses ?) ce film.
Seul "e fasses" sonne correctement pour une oreille francophone. C'est donc bien le subjonctif.
C'était donc effectivement "voies" (subjonctif) et non "vois" (indicatif) .
Merci beaucoup à tous pour vos explications précises et astucieuses!