Analyse grammaticale

Langue française

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Bonjour j ai deux exercices a faire sur les subordonnées les repérez ne me pose pas spécialement de problèmes par contre pour préciser la fonction c'est un autre problème alors j ai réalisé les 2 exercices et pouvez vous me dire si j ai des erreurs ou omis des propositions et m'aider a me corriger afin que je comprenne mes erreurs

exercice1 soulignez les subordonnées relatives et encadrez les subordonnées conjonctives et précisez leur fonction

Je me figurais qu on essayait de monter dans ma barque que je ne pouvais plus distinguer, et que la riviere, cachée par ce brouillard opaque, devait être plein d’êtres étranges(…) Je me vis, perdu, allant à l'aventure dans cette brume épaisse, me débattant au milieu des herbes et des roseaux que je ne pourrais eviter, râlant de peur, ne voyant pas la berge .

les subordonnées relatives sont :

  • que je ne pouvais plus distinguer et la fonction et la fonction je dirais cod
    -que la rivière, cachée par ce brouillard idem cod
  • que je ne pourrais éviter idem cod

les subordonnes conjonctives
-qu on essayait de monter dans ma barque et cod

exercice 2 analysez les subordonnées introduites par que précise leur nature et fonction

1) tartuffe : je sais qu un tel discours de moi parait étrange; mais madame, après tout, je ne suis pas un ange ; et si vous condamne l'aveu que je vous fais, vous devez en prendre a vos charmants.

-qu un tel discours de moi subordonnée relative et cod
que je vous fais, subordonnée relative et cod

2) il sentait sur sa peau courir de longs frissons, ces frissons froids que donnent les immenses bonheurs

  • que donnent les immenses bonheurs /nature prop sub relative et fonction sujet

3)il avait senti dans le regard de cette femme qu elle ne voulait aucune aide
-qu elle ne voulait aucune aide / subordonnée conjonctive complétive et fonction cod

4) nous avouerons que notre héros était fort peu héros en ce moment
que notre héros était fort peu héros en ce moment / subordonnée conjonctive complétive et fonction cod

merci a la personne qui me corrigera

Je reprends, pour l'exercice 1.
Les conjonctives sont encadrées par […], les relatives sont en italiques. Et je corrige les fautes de frappe aussi ;-)

Je me figurais [qu'on essayait de monter dans ma barque que je ne pouvais plus distinguer], et [que la rivière, cachée par ce brouillard opaque, devait être plein/pleine? d’êtres étranges (…)] Je me vis, perdu, allant à l'aventure dans cette brume épaisse, me débattant au milieu des herbes et des roseaux que je ne pourrais éviter, râlant de peur, ne voyant pas la berge.

Les deux conjonctives reliées par la coordination "et" sont COD.
Les relatives indiquées entrent, pour moi, dans la nomenclature de "complément de nom"… mais bon… Jehan va préciser ;-)

D'accord avec Dudule pour l'exercice 1.
Oui, les deux complétives coordonnées sont COD de "me figurais".
La relative est complément des noms antécédents "herbes" et "roseaux".

Cool ! J'ai un bon point !

Je tente l'exercice 2 ;-)

1) je sais [qu'un tel discours de moi parait étrange]; mais madame, après tout, je ne suis pas un ange ; et si vous condamnez l'aveu que je vous fais, vous devez vous en prendre à vos charmants attraits.
---> conjonctive, COD
---> relative, complément de l'antécédent "aveu"

2) que donnent les immenses bonheurs : relative, complément de l'antécédent "frissons"

3) & 4) OK

Merci pour votre aide
En fait la fonction d une proposition relative est toujours complement de l antécédent

Il y a peut-être quelques exceptions, mais oui : elle se rattache toujours en tant que complément d'un antécédent. Par contre, le pronom qui démarre la relative a, lui, une vraie fonction grammaticale dans la relative :

  • le chien qui vient : [qui vient] = relative, antécédent "chien" ; qui a le rôle de sujet dans la relative
  • le chien que j'ai vu : [que j'ai vu] = relative, antécédent "chien" ; que a le rôle de COD dans la relative

Oui, les seules exceptions sont des relatives du genre Qui veut voyager loin ménage sa monture ou Je sais ce que je veux**, sans antécédent exprimé ou sans véritable antécédent.
De telles relatives ont les mêmes fonctions qu'un groupe du nom.
Ainsi, la première est sujet de "ménage", et la seconde COD de "sais".

Dans le second exemple, n'est-ce pas simplement "ce" l'antécédent ?
Je sais [(les choses = ce) que je veux]

Si l'on décortique l'analyse, oui.
https://www.uoh.fr/document/5370f34e/7714/42e5/5370f34e-7714-42e5-9f06-515576de57a5/co/05_01_relatives_periphrastiques.html
N'empêche que lorsque l'on passe de l'inanimé à l'animé, l'ensemble ce que devient qui : plus de trace d'antécédent.
Tu vois ce que j'aime. Tu vois qui j'aime.

Bonjour à toutes et à tous.
Je suis vraiment désolé de vous casser les têtes mais personne ne peut m'aider mieux que vous.
Voilà le texte dans lequel j'ai essayé de conjuguer les verbes aux temps requis par le contexte.
Merci de jeter un coup d'oeil et merci de le corriger.
"Chère coccinelle,
Tout d’abord, je voudrais te remercier d’avoir publié ma lettre aussi vite. Ça fait vraiment plaisir d’être écouté, on se sent moins seul. Tu sais, à l’école, les copains, je n’osais pas leur en parler, j’avais toujours peur qu’ils se moqueraient de moi. Et à la maison, c’était encore pire : si ma grande sœur apprenait que j’étais amoureux, ma vie deviendrait un enfer. Quant à ma mère…à part mes notes et mon bulletin, rien d’autre ne l’intéressait. Si encore j’avais un père, ce serait peut-être différent, mais le mien, je ne l’ai jamais connu. Parait qu’il a disparu juste avant ma naissance. Pourquoi ? Pendant longtemps, je pensais que mes parents s’étaient séparés parce qu’ils ne s’étaient aimés plus mais la dernière fois que j’en parlais à ma mère, elle m’a dit qu’elle avait adoré mon père. Surtout à la fin. C’est à n’y rien comprendre."

C'est le début. Et la fin de ce texte, je vous le présenterai tout de suite.
Merci.

La deuxième partie, c'est pire, vraiment, à vrai dire c'est trop moi.
Merci de corriger mes fautes.
"Cela m’a touché beaucoup que tu avais pris le temps de me répondre, je n’ai pas l’habitude que l’on fait attention à moi. Je comprends mieux les lecteurs de Bzzz’mag qui te comparent à leur meilleur ami, à leur grande sœur à_ à leur mère. Tu es un peu tout cela à la fois. Par contre, en lisant ta réponse, je me rends compte que je n’ai pas été assez précis dans ma lettre précédente. Du coup, je ne suis pas certain que ce que tu me proposespourra fonctionner. Par exemple quand tu dis « qu’entre deux êtres, c’est le premier pas qui compte et que souvent l’autre comme toi, trop timide pour engager la conversation », je me rends compte que je ne t’avais pas parlé assez d’elle. J’ai du préciser qu’elle n’était pas du tout timide. C’était même tout le contraire, le genre à ne jamais douter de rien et à être à l’aise partout. Pas comme les lucioles qu’un rien effarouche, ou les vers qui disparaissent sous terre dès que quelqu’un parle trop fort. En classe, elle levait tout le temps la patte et elle était volontaire dès qu’il y a un exposé. Alors que moi, j’essayais de disparaitre sous la table pour ne pas être désigné."

Merci pour vos corrections.

Tout d’abord, je voudrais te remercier : OK (conditionnel de politesse)
Ça fait vraiment plaisir d’être écouté : OK

  • les copains, je n’osais pas leur en parler, j’avais toujours peur : OK

  • qu’ils se moqueraient de moi : NON ;-) "avoir peur" implique un subjonctif. Comme il n'existe pas de subjonctif futur, c'est le subjonctif présent qui doit être employé ---> qu'ils se moquent de moi

  • Et à la maison, c’était encore pire : OK

  • si ma grande sœur apprenait que j’étais amoureux, ma vie deviendrait un enfer : OK, mais on peut hésiter avec
    si ma grande sœur avait appris que j'étais amoureux, ma vie serait devenue un enfer

  • rien d’autre ne l’intéressait : OK

  • Si encore j’avais un père : ce serait peut-être différent : OK… mais on peut hésiter avec :
    Si encore j’avais eu un père : ce (serait)/(eût été) peut-être différent

  • je ne l’ai jamais connu : OK

  • Parait qu’il a disparu juste avant ma naissance : OK

  • Pendant longtemps, je pensais que mes parents s’étaient séparés parce qu’ils ne s’étaient aimés plus : heu…
    Pendant longtemps, je pensais que mes parents s’étaient séparés parce qu’ils ne s'aimaient plus
    ---> Pendant longtemps, j'ai pensé que mes parents s’étaient séparés parce qu’ils ne s'aimaient plus

  • mais la dernière fois que j’en parlais à ma mère : a priori NON. C'est une action a priori ponctuelle dans le passé, l'imparfait ne convient pas ici (et il faut rester cohérent avec la phrase suivante) :
    ---> que j’en parlai (passé simple)
    ---> que j'en ai parlé (passé composé)

  • elle m’a dit qu’elle avait adoré mon père. OK

Bilan : finalement, il n'y a dans ta proposition qu'une unique erreur "grave" (;-)) : le "moqueraient" au début.
La concordance des temps (et modes) est plutôt souple en français contemporain (attention : cela ne veut pas dire que tout est permis !). Il n'y a pas toujours de choix uniques, tout est dans les nuances à mettre (et aussi parfois du niveau de langue que l'on souhaite utiliser) et tout dépend de tout le contexte. L'important est de rester cohérent dans les choix et de bien distinguer les actions passées, présentes ou futures, les unes par rapport aux autres, et de savoir si ces actions, actées ou non, sont "ponctuelles" ou bien "continues"/"répétitives" :

  • elle m’a dit : action ponctuelle, dans le passé ---> passé composé (éventuellement passé simple)
  • qu’elle avait adoré mon père : action continue dans le passé, mais antérieure au fait "elle m'a dit" ---> plus-que-parfait

Autre complication : il peut y avoir des fluctuations selon que le texte est rédigé au style direct ou au style indirect.

Peux-tu reprendre ta proposition pour le second texte après la lecture des remarques faites sur le premier.
Attention aux subjonctifs au début ;-)

Dudule, merci infiniment! Vous m'avez beaucoup aidé! Je vais essayer de reprendre prenant en vue tous vos remarques.

Voilà la rédaction de la deuxième partie de cette lettre.
"Cela m’a beaucoup touché que tu aies pris le temps de me répondre, je n’ai pas l’habitude que l’on fait attention à moi. Je comprends mieux les lecteurs de Bzzz’mag qui te comparent à leur meilleure amie, à leur grande sœur à leur mère. Tu es un peu tout cela à la fois. Par contre, en lisant ta réponse, je me rends compte que je n’ai pas été assez précis dans ma lettre précédente. Du coup, je ne suis pas certain que ce que tu me proposespuisse fonctionner. Par exemple quand tu dis « qu’entre deux êtres, c’est le premier pas qui compte et que souvent l’autre comme toi, trop timide pour engager la conversation », je me rends compte que je ne t’ai pas parlé assez d’elle. Je dois préciser qu’elle n’était/est pas du tout timide. C’était/est même tout le contraire, le genre à ne jamais douter de rien et à être à l’aise partout. Pas comme les lucioles qu’un rien effarouche, ou les vers qui disparaissent sous terre dès que quelqu’un parle trop fort. En classe, elle levait/lève tout le temps la patte et elle était/est volontaire dès qu’il y avait/a un exposé. Alors que moi, j’essayais/essaie de disparaitre sous la table pour ne pas être désigné."

A la fin de cette lettre je n'ai pas compris, c'est la plan du passé ou c'est le plan de présent. Voilà pourquoi j'ai donné deux variants.
Et en plus, je ne sais pas, vraiment, comment je vais expliquer à un élève de 11 ans, qui n'est pas francophone et qui vient de commencer à apprendre le français comment travailler avec tels types des exercices.

Super réponse !!!

Une erreur cependant : l'expression "avoir de l'habitude que" se construit avec le subjonctif (pourquoi ? honnêtement.. je ne sais pas).

Pour les deux propositions faites, c'est une sorte de passé plus ou moins continu qui me semble s'appliquer : l'imparfait semble donc être la meilleure solution. Mais ce n'est pas si simple, en fait et l'autre solution peut être acceptable. Discours direct, indirect, souvenir ?

Quelle est la langue maternelle de l'élève de 11 ans ?

Aucun rapport : "lever la patte"… amusante expression ;-)

Dudule, merci infiniment!
Et ce qui concerne l'élève, c'est un Ukrainien qui a fuit avec sa mère en Bélgique et maintenant il fréquante une école belge.
Sa mère m'a demandé de lui donner les cours et ce pour qu'il puisse passer les épreuves CEB qui sont programmées pour le mois de juin, si je ne me trompe pas. Je suis vraiment étonné que les élèves belges de cet âge doivent savoir utiliser le subjoctif, le conditionnel etc.
Mais c'es ça, c'est comme ça, je fais mon travail, j'essaie de transmettre mes modestes connaissances à cet élève.
C'est vraiment compliqué.
Merci beaucoup pour vos compréhensions.

C'est vrai que le niveau de cet exercice (qui comporte quand même pas mal de subtilités potentielles) me semble a priori un peu élevé pour un élève de 11 ans. Surtout si ce n'est pas sa langue maternelle.
J'avais posé cette question car il est parfois plus rapide pour expliquer de procéder par comparaison… Bon, là, je dois avouer que mon ukrainien est particulièrement… limité ;-)

Je suis épaté. Paraît que le niveau des Français ne fait que baisser.