Je pensais qu'il fallait toujours dire CC d'un verbe. Un grand merci ! J'ai bien fait de demander :)
Analyse grammaticale
4319 réponses · Page 215 / 216
Bonsoir,
j'ai une question sur la phrase suivante:
J'ai choisi de lire ce livre.
de lire ce livre est-il analysable comme un COD ou un COI ?
le de ne me semble pas être une préposition : on dit choisir quelque chose et non choisir de quelque chose
Quelle est alors la nature de ce de ?
Je n'ai rien trouvé à ce sujet dans le forum.
Merci à tous.
Christophe
Bonsoir.
C'est effectivement un COD.
J'ai choisi la lecture > J'ai choisi de lire.
Ce de n'est effectivement pas une véritable préposition.
C'est ici une particule analogue au "to" anglais (to be) ou au "zu" allemand (zu machen) . Il n’a pas de fonction en lui-même. On l’appelle marqueur d’infinitif ou indice d'infinitif.
@Jehan Merci beaucoup pour ce partage.
Un article très fouillé pour approfondir cette notion méconnue :
https://studylibfr.com/doc/4030964/int%C3%A9grer-les-marqueurs-d-infinitif-dans-la-grammaire
Bonjour à toutes et à tous.
Malheureuesement j'ai absolument oublié ce que c'est que ça comment construire une phrase complexe à partir des phrases simples.
Il a y deux propositions:
A) Papa et maman rentrent du travail.
Les enfants demandent à papa et maman d'aller à la piscine.
Voilà une phrase complexe que j'ai fait:
Les enfants demandent à papa et maman qui sont rentrés du travail d'aller à la piscine.
B) Les enfants creignent de se faire punir pour la bêtise.
Les enfants ont commis une bêtise.
Les enfants creignent de se faire punir pour la bêtise qu'ils ont commise.
Merci pour la correction et pout vos aimables conseils où je pourrais me consulter sur ce sujet.
Bonjour.
Tes phrases complexes (avec subordonnées) sont correctes.
Mais il n'y a pas que les subordonnées relatives, il y a aussi les subordonnées circonstancielles.
Autres possibilités :
Quand papa et maman rentrent du travail, les enfants leur demandent d'aller à la piscine.
Comme ils ont commis une bêtise, les enfants craignent de se faire punir.
Merci beaucoup, Jehan
Où possible, quels sites pourriez-vous me conseiller pour rafraichir ce que j'ai oublié à propos de ce suje?
Merci.
Merci, je pars pour consulter!
Bonjour,
Un petit coup de pouce ne serait pas de refus.
On me demande d'analyser grammaticalement la phrase suivante tirée de Manon Lescaut :
"C'était malgré elle qu'on l'envoyait au couvent, pour arrêter sans doute son penchant au plaisir, qui s'était déjà déclaré et qui a causé, dans la suite, tous ses malheurs et les miens.
J'ai un doute sur la proposition "qu'on l'envoyait au couvent". Au début je pensais à une tournure emphatique avec le "c'était", mais ça ne semble pas être correct. Quelqu'un pourrait-il m'éclairer sur le type de subordonnée dont il s'agit ?
D'avance merci !
Je vais parler sous contrôle et correction de plus compétents que moi, mais les tournures en "c'est… que" ne s'appellent-elles pas en grammaire des "présentatifs" ? Cela a effectivement un rôle le plus souvent emphatique.
Ce qu'on appelle ici présentatif, c'est seulement le c'était.
Tous les présentatifs ne font pas forcément partie d'une tournure emphatique.
Mais ici, c'est bien le cas.
Nous avons effectivement une tournure emphatique de structure c'était…que
Non emphatique, la phrase serait : On l'envoyait au couvent malgré elle.
L'emphase permet la mise en relief, par encadrement du complément "malgré elle" :
C'était malgré elle qu'on l'envoyait au couvent.
Dans une telle structure, selon le grammairien Le Goffic, "qu'on l'envoyait au couvent" est assimilable à une relative un peu spéciale, introduite par un pronom relatif à sens très large, ayant pour antécédent "malgré elle".
Mais cela se discute… La preuve :
https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/31605-31605/2873
"Par une matinée pluvieuse, au mois de mars, un jeune homme, soigneusement enveloppé dans son manteau,"
Bonjour, je souhaiterais savoir si "enveloppé dans son manteau" est bien d'une expansion du nom, plus précisément un adjectif épithète du nom "homme" ?
Et si oui, "dans son manteau" est donc complément de l'adjectif ?
Merci pour votre aide.
Tout à fait.
En fait enveloppé est un participe passé à valeur d'adjectif.
Bonsoir.
Un jeune homme, soigneusement enveloppé dans son manteau, …
Oui, toute la partie en gras est bien une expansion du nom " homme".
Encadrée de virgules, cette expansion est épithète détachée du nom "homme".
On peut dire aussi qu'elle est en apposition à ce nom.
Le noyau de cette expansion est le participe passé employé comme adjectif enveloppé.
Ce participe est modifié par l'adverbe soigneusement, et complété par le groupe prépositionnel dans son manteau.
Jehan, y a-t-il une distinction à faire (et si oui… comment ?) entre épithète (détachée) et apposition ?
Cela dépend…
Selon que l'on prend "apposition" dans son sens strict classique, ou dans un sens élargi, comme c'est maintenant le cas officiellement.
Bonjour. Comment analyseriez-vous syntaxiquement les vers suivants (extraits d'une chanson de Boris Vian)
" Voilà le monde parfumé,
plein de rires, plein d’oiseaux bleus
soudain griffé d’un coup de feu
un monde neuf où sur un corps qui va tomber
grandit une tâche de sang".
Je repère deux relatives : "où grandit une tache de sang" et "qui va tomber".
Peut-on considérer que la principale de "où grandit une tache de sang" est "Voilà un monde neuf" ? Si oui, est-ce une proposition (sans verbe) malgré tout ?
D'avance merci.
Bonjour.
C'est une longue phrase à présentatif.
Le présentatif est le verbe très figé "Voilà"( =vois là).
Il a un long complément :
le monde parfumé, plein de rires, plein d’oiseaux bleus, soudain griffé d’un coup de feu,
un monde neuf où sur un corps qui va tomber grandit une tache de sang
Ce complément est constitué du GN "le monde" et de ses expansions (épithète liée "parfumé", épithètes détachées "plein de rires, plein d'oiseaux bleus, soudain griffé d'un coup de feu", et GN apposé"un monde neuf où sur un corps qui va tomber grandit une tache de sang".
La relative "où sur un corps… grandit une tache de sang" complète "un monde neuf".
La relative "qui va tomber" complète "un corps".