Analyse grammaticale

Langue française

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Bonsoir.Mais celui-ci lui ordonna d’abord de se comporter à sa manière accoutumée, afin de comprendre par quels procédés si laborieux ses anciens précepteurs l’avaient rendu si idiot, si niais et ignorant.Il y a quelques emboitements à bien délimiter."afin de comprendre par quels procédés si laborieux ses anciens précepteurs l’avaient rendu si idiot, si niais et ignorant " est bien un CC de but, complément du début de la phrase; c’est un complément prépositionnel, introduit par la locution prépositive afin de, et son noyau est l’infinitif comprendre."par quels procédés si laborieux ses anciens précepteurs l’avaient rendu si idiot, si niais et ignorant." est bien une subordonnée interrogative indirecte, COD de l’infinitif comprendre.Le verbe de cette subordonnée est "avaient rendu",dont le sujet est "ses anciens maîtres", le COD étant le pronom l’. "si idiot, si niais et ignorant" sont deux groupes adjectivaux juxtaposés et un adjectif.coordonné, tous trois attributs du COD l’.Quant à "par quels procédés si laborieux", il s’agit d’un complément de moyen du verbe "avaient rendu".

En fait, quel est le sujet de "comprendre" ?

A priori (je n’ai pas vérifié le contexte), ça devrait être "celui-ci", déjà sujet de la phrase. Mais bien sûr, il arrive que l’agent de l’infinitif soit le COD ou un COI.

Oui, l’agent implicite de l’infinitif est le sujet "Celui-ci", tout comme l’agent implicite de l’infinitif de cette autre phrase est le sujet "Dudule" :

Dudule nous interroge pour mieux comprendre.

Mais pas dans

Il a donné 10 euros à son fils pour s’acheter des bonbons.

Bien sûr, on conseille plutôt :

Il a donné 10 euros à son fils pour qu’il s’achète des bonbons.

Mais celui-ci lui ordonna d’abord de se comporter à sa manière accoutumée, afin de comprendre par quels procédés si laborieux ses anciens précepteurs l’avaient rendu si idiot, si niais et ignorant.

Quant au contexte de la phrase… "Celui-ci" désigne Ponocrate, le nouveau précepteur humaniste de Gargantua, curieux de connaître les méthodes de ses prédécesseurs scolastiques. Et "lui " et " l’ " désignent Gargantua.

En effet il s’agit bien de ce bon vieux Ponocrates.Merci à tous pour vos réponses !@Jehan : Tu as vu juste, délimiter les différents emboîtements est précisément ce qui me pose problème le plus souvent. Je te remercie pour cette analyse détaillée.J’ai toujours appris que les subordonnées ne pouvaient pas être introduites par des prépositions et que les subordonnées interrogatives devaient être introduites par un mot interrogatif. Dans notre exemple, "quel" serait donc l’adjectif interrogatif qui permet d’introduire la subordonnée. Le fait d’inclure la préposition "par" dans la subordonnée ne pose-t-il pas problème ? Est-ce un cas de figure un peu étrange qui m’autorise à déroger à la règle ?

Je me demande où il vaje me demande d’où il vient

J’ai toujours appris que les subordonnées ne pouvaient pas être introduites par des prépositions..

.C’est pourtant fréquent, par exemple si cette préposition précède un pronom relatif :L’homme / avec qui je parle…L’arbre / sous lequel je dormais……et que les subordonnées interrogatives devaient être introduites par un mot interrogatif. Dans notre exemple, "quel" serait donc l’adjectif interrogatif qui permet d’introduire la subordonnée. Le fait d’inclure la préposition "par" dans la subordonnée ne pose-t-il pas problème ?Non, pas de problème. L’interrogative directe correspondante serait "Par quels procédés si laborieux ses anciens précepteurs l’avaient-ils rendu si idiot ? ". Une phrase interrogative directe ne commence pas forcément par le mot interrogatif, et c’est la même chose pour la subordonnée interrogative indirecte correspondante.

Encore une fois, merci pour vos réponses.

Je me permets de relancer ce fil pour avoir votre avis sur mon analyse des propositions dans la phrase suivante de Montaigne :

Je ne veux pas qu’il invente et parle seul, je veux qu’il écoute son disciple parler à son tour.

Voici ce que j’obtiens pour l’instant :

Proposition #1 : « Je ne veux pas ». Proposition principale.

Proposition #2 : « qu’il invente. PS conjonctive (complétive) introduite par la conjonction de subordination « que ». Son rôle est d’être COD du verbe de la proposition principale #1.

Proposition #3 : « et parle seul ». C’est là que j’ai un gros doute. Je pense que c’est une deuxième PS conjonctive (complétive) qui complète la proposition #1. Elle serait alors coordonnée à la proposition #2 ("qu’il invente") grâce à la conjonction de coordination « et ». Le sujet n’est pas exprimé mais il est le même que celui de la proposition #2 (« il »).

Proposition #4 : « je veux ». Proposition principale. Edit : Ah en fait c’est une proposition indépendante juxtaposée, même si c’est aussi la proposition principale de la proposition #5.

Proposition #5 : « qu’il écoute son disciple parler à son tour ». PS conjonctive (complétive) introduite par la conjonction de subordination « que ». Fonction : COD du verbe de la proposition #4

Pensez-vous que mon analyse de la proposition #3 soit juste ?

Bonsoir.

Ton analyse est tout à fait correcte.

Toutefois, dans la proposition 5 est incluse une sixième proposition, la proposition infinitive "son disciple parler à son tour", COD de "écoute".

Ah oui, j’y aurais jamais pensé. Merci !

@Jehan me corrigera si je dis une bêtise : en fait, pour ne rien oublier dans le décompte/analyse des propositions, il faut regarder ce qui tourne autour de chaque verbe à valeur verbale.

En gros, oui. Mais il faut se méfier des infinitifs et des participes à valeur verbale dans une phrase complexe. Pour être noyaux d’une subordonnée infinitive ou participiale, ils doivent avoir un "agent" (sujet) propre, distinct du sujet de la principale. Ainsi, "parler" a pour agent "son disciple", distinct du sujet "il" de la principale. Donc "son disciple parler à son tour" est bien une proposition infinitive.

HI hi… oui ! C’est bien pour cela que j’ai précisé "autour" ;-)

Dans la phrase suivante : "ce livre m'a passionné autant que je l'avais prévu", j'aimerais savoir la fonction de "autant que je l'avais prévu". Je pense que c'est un complément circonstanciel mais quelle est la circonstance ?
Merci !

Peut-être un complément de comparaison. Votre satisfaction après lecture est bien celle que vous escomptiez dans vos rêves les plus fous.

Ce livre m'a passionné autant / que je l'avais prévu.

  • Ce livre m'a passionné autant : proposition principale.

  • que je l'avais prévu : proposition subordonnée de comparaison, en corrélation avec l'adverbe d'intensité "autant" de la principale, et complément de comparaison de cette principale.

.

Bonsoir
j'ai besoin d'aide concernant cette phrase:
**D’une manière ou d’une autre, personne n’échappe au doute : on ne peut pas ne pas être sceptique **.

  • D’une manière ou d’une autre: adverbe de manière
  • personne: pronom indéfini (sujet de la phrase)
  • au doute: COI du verbe "échapper"
  • on ne peut pas ne pas être sceptique : phrase juxtaposée à la précédente
  • ne pas être sceptique: COD du verbe "peut"
  • sceptique: adjectif attribut du sujet "on"