Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 210 / 216

Idem pour le complément du nom.

Moi aussi, complément de nom.

Je ne vois effectivement pas ce que ce pourrait être d’autre ;-)

Ben si : un CC d’agent ! 😬

Je doute que l’on puisse l’analyser en complément d’agent… mais la remarque est défendable. Là encore, il risque d’y avoir collision entre la grammaire pure et la sylleptique.

J’ai effectivement cru lire que c’était l’étrange "bonne" réponse donnée par le corrigé, mais David a supprimé cette info de son message.

J’ai du mal à comprendre comment, en l’occurrence, on pourrait justifier une réponse pareille…

> @""#p587443 Je doute que l'on puisse l'analyser en complément d'agent… mais la remarque est défendable. Là encore, il risque d'y avoir collision entre la grammaire pure et la sylleptique.Mais je plaisantais, là encore !C’est dur, parfois.

"Cette chanson est en tête des hit-parades"

En fait, techniquement, on pourrait comprendre : cette chanson a été mise en tête par les hit-parades.

Ce ne me paraît pas le plus naturel…

Est-ce qu’en tête de n’est pas une locution propositionnelle ?

Oui, en fait, je pense qu’on peut considérer en tête de comme une locution prépositive introduisant un groupe prépositionnel : en tête de la course, en face de la poste , à côté de la maison…

Ce n’est qu’en décomposant très analytiquement de tels groupes prépositionnels que l’on peut considérer que "course" est complément du nom "tête", "poste" complément de "face", "maison", complément de "côté".

Mais en pratique, dans ces locutions prépositives, "tête", "face", ou "côté" n’ont plus aucune autonomie. La fonction à considérer est celle de tout le groupe prépositionnel : complément de lieu (essentiel ou circonstanciel) répondant à la question "où ?".

Soirbon,

Je me permets de vous poser une question. Je n’ai absolument pas besoin de la réponse mais je suis intrigué…

Comment analyse-t-on la phrase suivante :

"Le voudrais-je que je ne pourrais pas avaler une bouchée de plus."

?

On peut être intrigué… Car bien qu’elle soit courante, c’est - comme dit Riegel - une "structure grammaticale singulière".Le voudrais-je que je ne pourrais pas avaler une bouchée de plus.Sémantiquement, elle équivaut à une subordonnée de condition et à une principale := Même si je le voulais, je ne pourrais pas avaler une bouchée de plus.Mais la proposition subordonnée perd toute conjonction de subordination (Le voudrais-je) et c’est la proposition principale qui se trouve introduite par une conjonction (que je ne pourrais pas avaler une bouchée de plus.)C’est pourquoi on parle, formellement, de "subordination inverse".Le que est cependant facultatif; d’aucuns parlent d’un que explétif : (Le voudrais-je, je ne pourrais pas avaler une bouchée de plus.)

Mille mercis, Jehan.L’aurais-je cherchée moi-même; jamais ne l’aurais-je trouvée, la solution.Pourquoi, simple, le faire, alors que, compliqué, on peut le faire ?Pour le plaisir, pardi, de la subordination inverse.

Le voudrais-je, que je ne pourrais pas lire trois lignes de plus.

Je mets une virgule par réflexe. Est-ce fautif ?

C’est une question que j’ai failli poser alors je me joins à toi. Je suis souvent mal à l’aise avec les virgules. Il me semble qu’ici, quand on prononce la phrase, on laisse une temporisation, infime, après "voudrais-je". Alors faut-il une virgule ? Je dirais plutôt que oui…

Oui, c’est logique. D’abord, il y a deux segments de phrases qui n’ont rien à voir (grammaticalement).

Ensuite à l’oral, on marque une pause (même infime), donc virgule.

Non, la virgule n’est pas fautive, je pense. La subordonnée en tête de phrase ne comporte pas forcément une inversion.Mon explication peut paraître compliquée, mais c’est une tournure qu’on utilise assez souvent.Il aurait bu que je n’en serais pas surpris.Mozart avait à peine six ans qu’il écrivait déjà des symphonies.Vous me le diriez que je ne vous croirais pas.

@Jehan : non, ce n’est pas compliqué "dans l’absolu"

Bonne nuit, cher ami. Tu as vu l’heure ?

Pour toi et @dudule :

Mozart: Klavierkonzert d-Moll KV 466 ∙ hr-Sinfonieorchester ∙ Christopher Park ∙ Paavo Järvi - Bing video

FIN de la journée !

La virgule n’est pas fautive mais l’absence de virgule l’est-elle ?

Non, bien sûr… Je n’ai pas mis de virgules dans mes phrases-exemples.

Mais quand on se passe du que, la présence de la virgule est évidemment requise :

Vous me le diriez, je ne vous croirais pas.