Ah ? (simple question !). Comment appelle-t-on alors les propositions à l’infinitif introduites par une préposition ?
Analyse grammaticale
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> @""#p583390 MOQUER, verbe trans.I. −Emploi trans., vx ou littér .[Surtout employé au passif] Tourner en dérision, railler (quelqu'un ou quelque chose).Elle était seule, (…) montrée au doigt, criée par les rues, battue des sergents, moquée des petits garçons en guenilles (Hugo, N.-D. Paris,1832, p.248).https://www.cnrtl.fr/definition/moquerce qui ne fut pas sans être moqués = ce qui ne se passa pas sans qu'ils soient moquésAlors il y a une anacoluthe ?
Comment appelle-t-on alors les propositions à l’infinitif introduites par une préposition ?Ce ne sont pas des propositions, ce sont des groupes prépositionnels, formés d’une préposition suivie d’un groupe infinitif. ce qui ne fut pas sans être moqués… Alors il y a une anacoluthe ?Par rapport à la syntaxe actuelle, on peut voir ça comme ça…
Je ne comprends quand même pas…
Que ne comprends-tu pas ? Qu’est-ce qui te perturbe plus particulièrement ?
> @""#p583399 Comment appelle-t-on alors les propositions à l'infinitif introduites par une préposition ?Ce ne sont pas des propositions, ce sont des groupes prépositionnels, formés d'une préposition suivie d'un groupe infinitif. ce qui ne fut pas sans être moqués… Alors il y a une anacoluthe ?Par rapport à la syntaxe actuelle, on peut voir ça comme ça…Ah. Mais si la préposition est suivie d’une conjonction ? Genre "que" : il partit sans que personne ne s’en aperçoive.
Plus d’infinitif ici, mais un verbe conjugué avec sujet : là il s’agit bien d’une proposition.
Sans que est une locution conjonctive, elle introduit la proposition "sans que personne ne s’en aperçoive", complément circonstanciel.
Hum, ben tout me semble dépendre ce que la grammaire appelle une "proposition", en fait ;-)
Bonjour,Je dois analyser cette phrase :"Tout gringalet que je suis, je me charge de t’apprendre les bonnes manières."je ne sais pas comment la prendre.Merci
Bonjour.Deux verbes conjugués, donc deux propositions :Tout gringalet que je suis, (proposition relative à structure attributive et de sens concessif; elle équivaut à "même si je suis gringalet") je me charge de t’apprendre les bonnes manières. (proposition principale)
"Tout gringalet que je suis" est donc une proposition subordonnée circonstancielle de concession ?
Salut.Pourrait-on dire "que je sois" ?
"Tout gringalet que je suis" est donc une proposition subordonnée circonstancielle de concession ?
Oui, cet ensemble antécédent + relative peut être considéré ainsi, la relative proprement dite se limitant à "que je suis".
Pourrait-on dire "que je sois" ?
Oui, le subjonctif est tout à fait licite, c’est même le mode usuel des subordonnées de concession : Tout gringalet que je sois… Bien que je sois gringalet…
Ces phrases vous sembleront peut-être simples, mais je ne suis pas sûre de moi pour la fonction des groupes de mots en gras. Quelqu’un peut-il me dire si mes analyses sont justes ?Ma mère organise un goûter pour les enfants. Complément circonstanciel de but (?) ou COI de organiser.Il m’a dit à demain. COD de direJe peux dormir. COD de pouvoir. J’hésite ici parce qu’il s’agit d’un verbe de type vouloir, devoir, etc.Elle continue de parler aux gens. COD (de parler) + COS (aux gens)Il joue au tennis. COI de jouerJe regarde la télé avec ma mère. CC d’accompagnement.
Bonsoir.Ma mère organise un goûter pour les enfants. On peut parler d’un CC de destination. Il est mobile et supprimable. Pour les enfants, ma mère organise un goûter.Il m’a dit à demain. Oui, COD de dire. (Il m’a dit ça, il me l’a dit.)Je peux dormir. Bien que pouvoir soit un auxiliaire modal, dormir peut être considéré comme un COD, puisqu’il se pronominalise par le : Je peux.Elle continue de parler aux gens. Oui, de parler est COD de continue (Elle continue son discours). Mais aux gens est COI de parler.Il joue au tennis. Oui, COI de jouer.Je regarde la télé avec ma mère. Oui, CC d’accompagnement.
Merci, Jehan.
Très souvent, je lis que le COI est introduit par une préposition (à, de, dans, par…), mais hormis les prépositions à et de, je ne vois pas comment les autres peuvent introduire un COI. Quelqu’un aurait un exemple de COI introduit ni par à ni par de ?
Bonjour, Effectivement, les COI sont le plus souvent introduits par « à » ou « de ». (Ou par rien du tout, s’il s’agit de pronoms)Des verbes comme voter, lutter, croire, …peuvent être suivis de compléments introduits par une autre préposition, que je rangerais dans les COI.Exemples :Ils ont voté massivement contre (ou pour) le projet de loi.Ils luttent contre des ennemis invisibles.Je ne crois en rien.Je compte sur toi.
Bonsoir,
j’ai un doute concernant la phrase "Le vent souffle depuis deux jours sans s’arrêter."
"s’arrêter" ayant un sujet propre (le vent), peut-il être considéré comme une proposition infinitive ?
Merci beaucoup de votre aide !
Bonsoir.Non, "s’arrêter" n’a pas de sujet propre. "Sujet propre" veut dire "sujet différent du sujet de la principale". Une proposition infinitive a un sujet propre, différent du sujet de la principale. Paul entend / les oiseaux chanter.Or, ici, le sujet de l’infinitif s’arrêter (le vent) est le même que celui du verbe souffle. Ce n’est donc pas une proposition infinitive, mais un complément de manière (sans s’arrêter) introduit par une préposition.
Bonjour,
Je m’interroge sur l’analyse logique de ce passage du prologue de Gargantua :
"Il disait que Socrate était pareil : parce qu’en le voyant du dehors et en l’estimant par son apparence extérieure, vous n’en auriez pas donné une pelure d’oignon, tellement il était laid de corps et de maintien risible […]"
Cela ne doit pas être si compliqué mais je suis perdu dans les propositions de cette phrase. Quelle en est la principale ? Merci. :)