C’est effectivement très "technique".
Analyse grammaticale
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Oui je veux étudier stylistiquement le rythme de cette phrase….
J’attendrai la réponse de @Jean-Luc.
Puis il y a un autre élément qui a attiré mon attention, C’est l’utilisation des démonstratifs et des articles définis dans l’énumération. Je me demande pourquoi il a fait ce choix.
On en revient souvent à la même question, que j’avais posée sous l’intitulé "la question qui ne va pas plaire" (ou analogue) : faut-il, toujours, tout, décortiquer ? Pour moi, c’est celà la question ! Est-il vraiment important de savoir pourquoi l’auteur, ici, a utilisé des démonstratifs ou des articles définis ? Objectivement : quel intérêt ?"Cette bourgade de fonderies, ces ruelles couleur de houille, le colonel, les pommes, tout, de cette prise de contact avec la vie de cantonnement, lui déplaisait."Il y a une bourgade, constituée de fonderies et de ruelles noires ou grisées. On y a rencontré un colonel, "en charge", et des pommes sur étals. On était cantonnés et le cantonnement ne plaisait pas. Ville de garnison du nord, nord-est de la France ? C’est un texte de Gracq. Faut-il y analyser chacun des termes constitutifs au risque d’en noyer le sens sous des termes fort savants qui, quelque savants qu’ils soient, le plus souvent, n’apportent rien à un sens que tout le monde aura compris ?
Bonjour @vemissa,
En attendant une réponse plus détaillée, tu peux consulter cette page du site :
https://www.etudes-litteraires.com/versification/rythmesOn ne peut parler de période au sens strict parce qu’il n’y a pas plusieurs propositions, mais on peut se servir pertinemment de son schéma d’analyse .
Je dirais
Cette bourgade de fonderies, ces ruelles couleur de houille, le colonel, les pommes, : protasetout : acmécette prise de contact avec la vie de cantonnement : antapodoselui déplaisait : apodoseSelon les quantités syllabiques et les groupements
La protase est un rythme accumulatif décroissant qui se condense dans le « tout » (à noter que l’accord du verbe "déplaisait" se fait grammaticalement avec le dernier terme et non l’ensemble des sujets).
Antapodose et apodose confirment cette cadence mineure.
Nous avons bien là ce « désenchantement » justement perçu par ce lecteur.
Quant aux démonstratifs et aux articles définis, ils soulignent les éléments qui rebutent le personnage, ils ajoutent une valeur affective à la description.
Mais finalement combien le texte proposé par Vemissa contient-il de propositions ? Dans tous les exemples du lien, il y a, si j’ai bien lu, clairement plusieurs verbes conjugués et ce faisant plusieurs propositions.
.
Mercii Jean-LucJ’ai lu cette fiche plusieurs fois….ainsi que d’autres.Merci beaucoup pour ces explications. Donc il y a ici un style poétique ( un petit peu).
Oui, il y a bien un effet recherché.
Bonjour à tous, J’aimerais avoir vos lumières sur l’analyse de subordonnées chez Rabelais (version modernisée) : -"fais ce que tu voudras" => subordonnée relative avec pour antécédent le pronom indéfini "ce". -"Ils étaient si noblement appris qu’il n’était entre eux…" => subordonnée conjonctive circonstancielle de conséquence si… que. Mais où commence-t-elle ? -"Jamais ne furent vus chevaliers tant preux, tant galants, tant dextres à pied et à cheval, plus verts, mieux remuant, mieux maniant tous bâtons, que là étaient." Comment analyser la subordonnée de comparaison mieux…que , à la fin ? Quelle est sa principale ?Merci pour votre aide.
Bonjour.Fais / ce que tu voudras.Relative périphrastique, COD de "fais". https://uoh.fr/document/eb1baa6f/876f/4fbe/eb1baa6f-876f-4fbe-a8c5-69daaf781765/co/05_01_relatives_periphrastiques.htmlSi l’on tient à être plus analytique : la subordonnée relative "classique" que tu voudras complète le pronom démonstratif ce, qui a ici un sens très vague.La subordonnée commence à qu’.qu’il n’était entre eux… : subordonnée conjonctive circonstancielle de conséquence (en corrélation avec l’adverbe si de la principale)que là étaient : subordonnée de comparaison elliptique [= que ( ceux qui) étaient là], complément des comparatifs tant preux, tant galants, tant dextres…, plus verts, mieux remuant, mieux maniant…La principale, c’est toute la longue partie de phrase avant la subordonnée que là étaient.
Bonsoir,
Comment analyse-t-on "il pleut des hallebardes" ?
Bonsoir.Il pleut des hallebardes. = Des hallebardes pleuvent.Tournure impersonnelle avec sujet grammatical (Il) et sujet réel (des hallebardes).
Bien, merci J.
En anglais : "it’s raining cats and dogs".En allemand, j’ai su… mais j’ai oublié ;-(
Es regnet kleine Hunde. (Il pleut des petits chiens.) 🐶🐶 🐶
Exact ! On trouve même l’analogue complet de l’anglais : "Es regnet (kleine) Hunde und Katzen".
Moins rigolo = "Es regnet in Strömen" = il pleut à seaux. (der Strom = le fleuve).
Ce qui me fait penser à une chanson des année 80 : "J’ai pleuré des rivères…" ou quelque chose dans ce style.
Les expressions idiomatiques ou les proverbes font toujours appel à des connotations différentes.
Exemple "Tout nouveau, tout beau". => "Neue Besen kehren gut" => Les nouveaux balais balaient bien…
Oui, j’adore les expressions imagées qui varient selon les langues. Ich habe einen Frosch im Hals dira l’allemand, proche de l’anglais là où l’on pourra dire en espagnol ¿Tienes una abeja en la garganta? ou Tengo un gallo en la garganta.Nous disons écrire comme un chat ou parlons de pattes de mouches là où les Russes parlent de pattes de poulet : писать как курица лапой (Il est vrai que l’écriture cyrillique manuscrite, c’est parfois tout un poème pour la déchiffrer, mais les mouches sont peut-être mortes de froid et les chats bien sages au coin du feu…)
HI hi. Intéressant. Comment dire "pisser de la copie", en parlant d’un littérateur prolifique ?
Bonjour,
je souhaiterais une aide pour une analyse grammaticale de l’interrogation d’un passage extrait des Fourberies de Scapin :
"Jé n’aurai pas l’abantage dé tuer cé Geronte, et quelqu’un par charité né m’enseignera pas où il est ?"
Selon mon analyse première, cette phrase complexe contient deux interrogations : la première se situe sur la première proposition, il s’agit d’une interrogation directe et totale, on constate que l’ordre des mots indique un niveau de langue familier du personnage, puisque l’inversion du sujet et du verbe n’est pas respectée. On peut l’analyser comme une question rhétorique, montrant la colère et l’indignation du personnage.
Concernant la fin de la phrase, cela se corse : on a, dans l’association proposition principale + subordonnée, une interrogation directe totale. Je ne suis pas certaine qu’elle soit toujours rhétorique, pourriez-vous me confirmer ? Au sein de cette fin de phrase, on constate également qu’il y a une interrogation indirecte (contenue dans l’interrogation directe) exprimée par la subordonnée complétive interrogative indirecte introduite par l’adverbe interrogatif "où". Cette interrogation indirecte est partielle, la question porte sur le cc de lieu.
Voilà où j’en suis, j’aimerais beaucoup qu’un expert en grammaire confirme que mon analyse n’est pas complètement fausse et que je pars avec les bonnes analyses pour expliquer la phrase à des élèves de 1ères Générale, car leur amour pour la grammaire n’est pas farouche, aussi dois-je au moins m’assurer de la clarté de mes propos.
Bonjour,
Bien d’accord sur l’analyse stylistique sauf pour la 2e interrogation qui n’est pas rhétorique, car elle attend une réponse pratique.
Pour l’analyse grammaticale l’interrogative indirecte finale, si elle interroge sur le lieu, a une fonction grammaticale de COD du verbe de la principale enseigner.