Analyse grammaticale

Langue française

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COD je présume puisqu’il s’agit du pronom "que", mais COD de quel verbe au juste ?Bonjour,-COD du verbe construire. J’ai fait construire une maison.La tournure avec faire + infinitif ne modifie pas l’analyse. Elle modifie seulement l’accord du participe.

Merci !

En fait, j’ai cru comprendre en fouillant dans quelques manuels que le pronom relatif "que" était, dans cette phrase-là, plutôt sujet de la proposition infinitive. Mais je reconnais que c’est un peu bizarre.

? Où avez-vous pu lire celà ???

Bonsoir.

J’ai fait construire la maison. Je l’ai fait construire. La maison que j’ai fait construire.

Le que (= la maison) est COD de la périphrase verbale ai fait construire.

Plus analytiquement, on peut le considérer ici comme COD de l’infinitif construire. (On construit la maison). Dans ce cas précis, on dira qu’il est récepteur de l’infinitif.

J’ai fait venir les maçons. Je les ai fait venir. Les maçons que j’ai fait venir.

Le que (= les maçons) est COD de la périphrase verbale ai fait venir.

Ici, il n’est pas COD récepteur de l’infinitif. On dit qu’il est agent de l’infinitif (Les maçons viennent).

Mais, pour aller dans le sens de Jehan, ce "que" : il ne peut en aucun cas être sujet de quoi que ce soit.

Oui pardon, je me suis exprimé un peu rapidement. J’ai lu en effet que le "que" était agent de l’infinitif (donc plus moins sujet, mais également COD du verbe régisseur).

Il est plutôt rare que "que" soit sujet, et si tel est le cas, il a plutôt le sens de "ce qui".

Oui, équivalent à "ce qui", par exemple, dans l’expression figée à la syntaxe archaïque Advienne que pourra.

Ou encore sujet réel d’une tournure impersonnelle :

Il m’arrive une chose étrange. La chose étrange qu’il m’arrive…

Exactement.

Parfaitement.

Hum… on pourrait sûrement discuter quant à l’exemple : "La chose étrange qu’il m’arrive." Sujet ou COD ?---> il m’arrive QUOI ? : la chose étrange (COD)---> QUI/QUOI m’arrive ? : la chose étrange (sujet)

Faites-vous une différence entre agent et sujet ? Je pensais que c’était peu ou prou la même chose.

@dudule

Des choses étranges m’arrivent --> Les choses étranges qui m’arrivent (sujet )

Tournure impersonnelle :

Il (sujet grammatical, commandant l’accord du verbe) m’arrive des choses étranges (sujet réel, sémantique). --> Les choses étranges qu’ (sujet réel) il (sujet grammatical) m’arrive.

Le verbe arriver est intransitif, il n’a pas de COD. Dans les deux tournures, ce sont des choses étranges qui arrivent.

@sechard

Le terme agent est d’ordre sémantique, il désigne par qui ou par quoi une action est accomplie. Le terme sujet est d’ordre grammatical, il commande l’accord du verbe.

Un agent est souvent sujet : Les maçons (agent et sujet) construisent la maison.

Mais pas forcément : La maison (sujet, mais pas agent) est construite par les maçons (agent, mais pas sujet).

Dans Je fais venir les maçons, l’infinitif étant invariable, plutôt que de "sujet de l’infinitif", on parlera d’ "agent de l’infinitif" : l’action de venir est accomplie par les maçons.

Bonsoir,

Merci Jehan, je ne connaissais pas cette nuance !

Bonne soirée

Bonjour,

J’ai une nouvelle petite question à vous poser, dans le prolongement de la précédente.

"Je ne suis pas celle que tu crois".

Le pronom relatif "que" n’est manifestement pas COD du verbe croire. Quelle est sa fonction ?

"Qui croyez-vous qui va répondre ?" 😎 "Et que croyez-vous qu’il va répondre ?"

Bonjour. Intéressant ! Et pas évident…Il faut supposer l’ellipse d’une complétive.Je ne suis pas celle / que tu crois (que je suis).Tu crois que je suis celle-làOn pourrait donc dire que le pronom relatif que est l’attribut du sujet je de cette complétive sous-entendue.

J’aimerais bien avoir votre avis sur l’analyse stylistique faite sur cette phrase:

"Cette bourgade de fonderies, ces ruelles couleur de houille, le colonel, les pommes, tout, de cette prise de contact avec la vie de cantonnement, lui déplaisait."

La protase de la phrase prend la forme d’une accumulation qui met en lumière le désenchantement du personnage. le "tout" vient résumer tout ce qui est dit dans l’accumulation. Il s’agit de la vraie protase de la phrase. La partie mise en apposition est l’acmé de la phrase qui met en lumière une tension. Puis la dernière partie est l’apodose; c’est-à-dire une chute qui confirme cette prise de position contre un espace désenchanteur qui dégrise le personnage.

Si j’en crois Larousse, la protase serait une subordonnée conditionnelle placée en tête de phrase qui prépare la conséquence ou la conclusion dite apodose (acmé ?). Simplification si j’en crois d’autres lectures..

Y a t-il vraiment une subordonné et une principale ici, ou deux indépendantes. je n’en suis pas sûr car il n’y a qu’un verbe..

Ce n’est en tout pas pas ce qui est dit sur ce site de l’apodose et de l’acmé qui peut aider le nul (aucun exemple)

Ce n’est pas une question d’analyse grammaticale, mais d’analyse stylistique, de rhétorique. Peut-être Jean-Luc saurait-il te répondre ?Je ne suis pas assez connaisseur dans ce domaine…