Analyse grammaticale

Langue française

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Bonjour, J’aurai besoin d’aide pour cette analyse de phrase s’il vous plaît : "Moi d’abord, la campagne faut que je le dise tout de suite, j’ai jamais pu la sentir, je l’ai toujours trouvée triste, avec ses bourbiers qui n’en finissent pas, ses maisons où les gens n’y sont jamais et ses chemins qui ne vont nulle part. " (L-F.Céline)Mon analyse : Moi d’abord, la campagne faut que je le dise tout de suite, : subordonnée conjonctive j’ai jamais pu la sentir, : proposition indépendante juxtaposée je l’ai toujours trouvée triste, : proposition indépendante juxtaposée avec ses bourbiers qui n’en finissent pas, : proposition relative juxtaposée - complément de l’antécédent : « bourbiers » ses maisons où les gens n’y sont jamais : proposition relative juxtaposée - complément de l’antécédent « ses maisons » et ses chemins qui ne vont nulle part. : proposition relative coordonnée - complément de l’antécédent « ses chemins »J’ai eu quelques difficultés sur la première phrase, je n’arrive pas bien à la découper… par exemple "moi d’abord" fait partie de la proposition ou doit-on le laisser de côté ? Merci de votre aide.

Bonjour Bingo.

Moi d’abord, la campagne faut que je le dise tout de suite, j’ai jamais pu la sentir, je l’ai toujours trouvée triste, avec ses bourbiers qui n’en finissent pas, ses maisons où les gens n’y sont jamais et ses chemins qui ne vont nulle part.

Tes relatives sont mal découpées.

L’antécédent du pronom relatif ne fait pas partie de la relative, il est juste complété par la relative.

La relative commence au pronom relatif.

Moi d’abord, la campagne, (…) j’ai jamais pu la sentir, proposition indépendante juxtaposée.faut / que je le dise tout de suite, propositions incidentes, sans fonction. Commentaire du locuteur inséré dans la phrase, à propos de ce qu’il énonce.je l’ai toujours trouvée triste, avec ses bourbiers (…) ses maisons (…) et ses chemins (…) proposition indépendante juxtaposée. qui n’en finissent pas : proposition relative, complément de l’antécédent « ses bourbiers »où les gens n’y sont jamais : proposition relative, complément de l’antécédent « ses maisons »qui ne vont nulle part : proposition relative, complément de l’antécédent « ses chemins »

Bonjour Jehan, Je te remercie pour ton retour 🙏 j’ai un peu fait n’importe quoi…  😕Mais j’ai mieux compris le découpage de la première phrase que je ne saisissais pas bien. Merci encore ☺️

Re bonjour Jehan, Pour la phrase suivante : "C’est dans ces circonstances, camarades, que vous devez prendre une décision ce soir."Est-ce une proposition relative ou une proposition subordonnée conjonctive ? Merci pour ta précieuse aide.

Bonsoir.

C’est une conjonctive. Jehan t’expliquera en détail. 😉

Je te remercie de ton retour. ☺️

Une conjonctive ? Pas si sûr.

Dans cette structure de mise en relief par la structure C’est..que, certains, comme le grammairien Le Goffic, considèrent qu’il s’agit d’une relative un peu spéciale, introduite par un pronom relatif que "omnifonction". Mais cette analyse ne fait pas l’unanimité.Voir mon message du 12 octobre 2019 à 23h 24 et le débat qui a suivi.

https://www.etudes-litteraires.com/forum/d/31605/analyse-grammaticale/p144

Je crois qu’on peut dire : boire force café.

Mais comment analyse-t-on cette petite phrase ?

"force" = "beaucoup de" ?

Oui, dans cette tournure vieillie et littéraire, force est l’exact équivalent de beaucoup de. L’adverbe de quantité "beaucoup", suivi de "de" et précédant un nom, forme alors une sorte de déterminant quantificateur.https://fr.wikipedia.org/wiki/Quantificateur_(grammaire)On peut donc dire que dans cet emploi, le nom force prend lui aussi une valeur de déterminant quantificateur. On notera que dans cet emploi, tous les adverbes et tous les noms cités dans l’article sont suivi de "de" : beaucoup de… trop de… tout un tas de… quantité de…Seuls le vieil adverbe moult et le nom force, non cités dans l’article, font exception et se passent de ce "de" :J’embrasserai ta vieille trombine avec moult satisfaction. (Flaubert)J’ai dévoré force moutons. (La Fontaine).

Bonsoir Jehan,Je te remercie de ton retour pour ma précédente question, j’avoue que je ne suis pas familière de cette notion "omni-fonction", c’est une découverte pour moi… 😳Et pour la phrase suivante, est-ce que mon analyse est correcte ? "Il est, comme ça dans la vie, des instants magiques qui transcendent tout et vous libèrent du poids du monde, vous rendant l’égal des dieux." - Il est, comme ça dans la vie, des instants magiques : proposition principale - qui transcendent tout : proposition subordonnée relative, complément de l’antécédent « instants » - et vous libèrent du poids du monde, : proposition coordonnée - ,vous rendant l’égal des dieux. : proposition subordonnée participialeMerci encore pour l’aide apportée, j’avance grâce à vous même si j’ai encore du mal.

Je te remercie de ton retour pour ma précédente question, j’avoue que je ne suis pas familière de cette notion "omni-fonction", c’est une découverte pour moi… 😳C’est une notion peu employée, et qui ne fait pas l’unanimité dans ce cas précis, comme je l’ai déjà dit. C’était juste un petit approfondissement de ma part. En pratique, on se contentera d’analyser en bloc le C’est…que de "C’est demain que tu viens" comme une structure de mise en relief de l’adverbe "demain" (tournure emphatique).Attention, "vous rendant l’égal des dieux" n’est pas une proposition participiale, il n’y a pas de sujet propre distinct… C’est une apposition à noyau participial, épithète détachée du groupe nominal "des instants magiques" . Donc : Il est, comme ça dans la vie, des instants magiques (…) vous rendant l’égal des dieux : proposition principalequi transcendent tout : proposition subordonnée relative, complément de l’antécédent « instants », oui.et (qui) vous libèrent du poids du monde : proposition relative avec ellipse du pronom sujet, coordonnée à la précédente.

Je vois mieux en effet, je te remercie pour cette précision. J’ai encore un peu de mal avec certains morceaux de phrase qui me semblent être des propositions… Il faut que je m’entraine davantage. Et pour celle-ci, penses-tu que mon analyse soit correcte ? "A l’instant où l’on s’est dit bonjour, j’ai su que ce serait une belle rencontre comme j’en attends depuis le passage de la frontière." - où l’on s’est dit bonjour, : proposition subordonnée relative, complément de l’antécédent « l’instant » - j’ai su que ce serait une belle rencontre : Proposition subordonnée conjonctive complétive- comme j’en attends depuis le passage de la frontière." Proposition subordonnée circonstancielle de tempsJe vais bientôt me concentrer sur les mathématiques, je ne t’embêterai plus ou du moins, beaucoup plus rarement. 😉 Merci encore Jehan

Bonjour.À l’instant (,,,), j’ai su : proposition principale.où l’on s’est dit bonjour : proposition subordonnée relative, complément de l’antécédent « instant ».que ce serait une belle rencontre : proposition subordonnée conjonctive complétive, COD du verbe "ai su".comme j’en attends depuis le passage de la frontière : proposition subordonnée circonstancielle de comparaison ; seul le groupe prépositionnel "depuis le passage de la frontière" est complément de temps.

Merci beaucoup pour toute l’aide 🙏

Bonsoir à tous,

Je travaille actuellement avec les élèves de 2ndes la notion de compléments circonstanciels. Je suis très embêtée pour l’analyse de l’occurrence suivante :

L’art est beau pour moi.

Pour moi, l’art est beau.

Le déplacement possible du groupe me semble indiquer qu’on a bien affaire à un complément circonstanciel. Toutefois, je n’arrive pas à l’identifier selon les catégories habituelles. Pourriez-vous m’aider ?

Merci d’avance !

C’est simplement un COI, non ? En latin, on mettrait un datif d’attribution.

> @""#p568158 Je te remercie de ton retour pour ma précédente question, j'avoue que je ne suis pas familière de cette notion "omni-fonction", c'est une découverte pour moi… 😳C'est une notion peu employée, et qui ne fait pas l'unanimité dans ce cas précis, comme je l'ai déjà dit. C'était juste un petit approfondissement de ma part. En pratique, on se contentera d'analyser en bloc le C'est…que de "C'est demain que tu viens" comme une structure de mise en relief de l'adverbe "demain" (tournure emphatique).Attention, "vous rendant l'égal des dieux" n'est pas une proposition participiale, il n'y a pas de sujet propre distinct… C'est une apposition à noyau participial, épithète détachée du groupe nominal "des instants magiques" . Donc : Il est, comme ça dans la vie, des instants magiques (…) vous rendant l'égal des dieux : proposition principalequi transcendent tout : proposition subordonnée relative, complément de l’antécédent « instants », oui.et (qui) vous libèrent du poids du monde : proposition relative avec ellipse du pronom sujet, coordonnée à la précédente.Ne serait-ce pas ce que d’aucuns appellent un "présentatif" ?

@kazache

L’art est beau pour moi.

Pour moi, l’art est beau.

Il s’agit effectivement d’un complément circonstanciel. Il est parfois vain de vouloir classer un CC dans un "tiroir sémantique" précis (lieu, temps, manière, etc.) Ici, on peut toutefois parler de "CC de point de vue". Pour moi = selon moi = de mon point de vue = à mon avis…

Ne pas confondre avec un complément d’attribution, appellation traditionnelle d’un COI accompagné d’un COD, et désignant le destinataire de l’action, action en sa faveur ou à son détriment (Il donne un bonbon à Pierre, il confisque une bille à Paul.).

@dudule

C’est demain que tu viens.

Ici, le présentatif est seulement la partie "C’est de la structure C’est…que.

C’est beau. un chat. C’est demain.

Autres présentatifs : Il y a, voici, voilà…

OK. Sauf qu’en l’absence de contexte, il est difficile de trancher entre un "pour "signifiant "selon" et un "pour" signifiant "en faveur de" ;-)