J’ai une petite question : les gérondifs ne forment pas de propositions ? jamais ?
Merci
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J’ai une petite question : les gérondifs ne forment pas de propositions ? jamais ?
Merci
Non, ils ne forment pas de proposition. Leur sujet n’est pas distinct de celui du reste de la phrase. Ils n’ont pas de sujet propre.Je pourrai parler de la mère en sachant que… (C’est moi qui pourrai et c’est moi qui saurai… Il s’agit de la même personne.)Paul s’est blessé en tombant. (C’est Paul qui s’est blessé et c’est Paul qui est tombé. Même personne.)
Merciii Jehan, j’ai bien saisi ;)
Et pour l’extrait suivant, vous pourriez me guider dans mon analyse ? J’ai d’abord repéré les verbes (mis en gras), j’ai parfois des doutes sur certains participes-passés. "Nous la chantions ensemble, ma mère assise au piano, moi, debout devant elle, une main sur le cœur, l’autre tendue vers la barricade, nous regardant dans les yeux ; lorsque nous en venions à « Aux armes, citoyens ! », ma mère abattait ses deux mains avec violence sur le clavier et je brandissais le poing d’un air menaçant ; parvenus au « Qu’un sang impur abreuve nos sillons », ma mère, après avoir frappé un dernier coup sur le clavier, demeurait immobile, les deux mains suspendues dans les airs, et moi, frappant du pied, l’air implacable et résolu, j’imitais son geste, les poings fermés, la tête rejetée en arrière — et nous restions ainsi figés un moment, jusqu’à ce que les derniers accords eussent fini de vibrer dans le salon." Mon analyse : Nous la chantions ensemble : proposition principale ma mère assise au piano : subordonnée participiale l’autre tendue vers la barricade : subordonnée participialenous regardant dans les yeux ; subordonnée participiale lorsque nous en venions à « Aux armes, citoyens ! » : proposition subordonnée circonstancielle de temps. ma mère abattait ses deux mains avec violence sur le clavier : proposition indépendante coordonnée et je brandissais le poing d’un air menaçant ; proposition indépendante coordonnée « Qu’un sang impur abreuve nos sillons » : subordonnée conjonctive - Fonction : Sujet de "abreuve",ma mère, après avoir frappé un dernier coup sur le clavier, demeurait immobile, : proposition indépendante juxtaposée les deux mains suspendues dans les airs, et moi, frappant du pied, : subordonnée participiale j’imitais son geste, : proposition indépendante coordonnée et nous restions ainsi figés un moment : proposition indépendante coordonnée jusqu’à ce que les derniers accords eussent fini de vibrer dans le salon : proposition subordonnée circonstancielle de temps
Bonjour, j’ai besoin d’analyser la phrase :
"Il avait de la chance, lui répétait-on, # que les cours martiales aient été supprimées #, […]"
Je cherchais à savoir le type de subordonnée entre les hashtag, pour moi c’est une proposition subordonnée complétive conjonctive qui complète le verbe "avoir" mais j’ai l’impression qu’elle complète l’expression "avoir de la chance".
Merci pour votre éventuelle aide
Bonjour @Bingo46 Est-ce toi qui as choisi cet extrait de Romain Gary pour t’entraîner, ou bien t’a-t-on donné cette analyse en devoir ? Il n’y a qu’une seule longue proposition indépendante. Pas de proposition participiale. Simplement de nombreuses appositions / épithètes détachées. Le sujet de la phrase est "Nous". Le groupe "nous regardant dans les yeux" n’a pas de sujet distinct. C’est une épithète détachée du sujet "Nous", son noyau étant un participe présent. Au sujet "Nous" ( = ma mère et moi) sont en outre apposés le GN "ma mère assise au piano" et le pronom "moi", auquel sont apposés l’épithète détachée "debout devant elle", et les constructions absolues à valeur descriptive "une main sur le cœur" et "l’autre tendue vers la barricade."Lorsque nous en venions à « Aux armes, citoyens ! » , Les propositions "ma mère abattait ses deux mains avec violence sur le clavier" et "et je brandissais le poing d’un air menaçant" ne sont pas des indépendantes, mais deux principales coordonnées, leur subordonnée commune étant "Lorsque nous en venions à «Aux armes, citoyens ! »"« Qu’un sang impur abreuve nos sillons »… Ce vers de la Marseillaise n’est pas une complétive, mais une proposition indépendante exprimant le souhait, introduite par un Qu’ "béquille du subjonctif". En fait, dans ce paragraphe, en tant que citation précédée d’un article, elle devient l’équivalent d’un GN complément de lieu de "parvenus" ( parvenus à ce vers).La première indépendante est , ma mère, après avoir frappé un dernier coup sur le clavier, demeurait immobile, les deux mains suspendues dans les airs, la seconde étant "et moi, frappant du pied, l’air implacable et résolu, j’imitais son geste, les poings fermés, la tête rejetée en arrière". Quant à "moi", c’est un pronom en apposition au sujet " j’ ", et "frappant du pied" est une épithète détachée de ce sujet, de même que les constructions absolues à valeur descriptive "l’air implacable et résolu", "les poings fermés" et "la tête rejetée en arrière ". Vu que le participe est au pluriel, on peut considérer le groupe participial "Parvenus au « Qu’un sang impur abreuve nos sillons »" comme apposé à la fois à "ma mère" et à " j’ "."et nous restions ainsi figés un moment" n’est pas une indépendante, mais une principale, dont la subordonnée est celle que tu as trouvée : "jusqu’à ce que les derniers accords eussent fini de vibrer dans le salon".Pour @Ichimaru52 Il avait de la chance, lui répétait-on, que les cours martiales aient été supprimées.Oui, complétive. On peut tout aussi bien considérer qu’elle est complément de la locution verbale avait de la chance ou complément du nom chance. Mais vu la construction de la phrase, plutôt complément de la locution.
Bonjour Jehan, Je prépare actuellement le CRPE, et dans certains exercices et annales que je réalise, je rencontre des difficultés avec l’analyse des propositions d’où ma présence sur ce forum… 😔 c’est une reconversion professionnelle, certaines notions sont lointaines…Je pense qu’il faut que je fasse des fiches précises à ce sujet pour y voir plus clair… si tu as ou d’autres intervenants ont des conseils à me donner, je suis preneuse ;)Je te remercie pour ton aide précieuse en tout cas même si certains éléments me perdent un peu ;)
Bonjour.Bingo.
Ces annales ne proposent donc pas de corrigé, je suppose ?
Si tu as d’autres questions d’analyse, n’hésite pas.
Pour réviser ces notions, je pense que le petit volume Grammaire, collection Les Guides Robert & Nathan, pourrait t’aider.
D’un prix modique, il est clair, agréable à consulter, et assez complet.
Bonjour Jehan,Je te remercie pour la recommandation, je viens de commander le livre ;)Pour répondre à ta question, j’ai bien les corrections de la plupart des exercices, en revanche, je m’entraine sur des annales que je trouve ou que certaines connaissances m’envoient, je n’ai pas toujours les corrections.
Il faut avouer que ce texte de Romain Gary n’était pas des plus faciles, avec ces phrases un tantinet emberlificotées.
Mais les questions de grammaire sur les textes, dans les annales, me semblent en général plus ponctuelles. Pour ce texte-ci, demandait-on vraiment l’analyse logique de tout le passage ?
Non, l’extrait s’arrêtait à "menaçant", mais j’étais curieuse de comprendre l’analyse du reste de la phrase.
Merci énormément pour ta réponse très complète 🙏, elle m’aide à mieux comprendre la manière de voir les choses, vraiment ! Merciii
Jehan pourquoi tu as utilisé l’expression "pour ce texte-ci" et non " pour ce texte-là"?
Pour marquer la proximité de ce texte dans mon message, le texte dont je venais juste de parler.
Je sais bien que théoriquement, dans un texte, -là est réservé à ce dont on vient de parler, et -ci à ce dont on va parler.
Mais cette distinction n’est pas toujours observée : elle est alors remplacée par une distinction "proche / éloigné", comme elle a lieu pour deux objets concrets situés dans l’espace.
Ah je vois. Merci beaucoup Jehan pour ces explications 😊
Bonsoir,J’ai besoin d’aide pour cette analyse de phrase 🙏 : " les grains noirs du chagrin étaient si soigneusement polis et si bien brunis, les rayures capricieuses en étaient si propres et si nettes que, pareilles à des facettes de grenat, les aspérités de ce cuir oriental formaient autant de petits foyers qui réfléchissaient vivement la lumière." Mon analyse : • " les grains noirs du chagrin étaient si soigneusement polis et si bien brunis, les rayures capricieuses en étaient si propres et si nettes : Propositions juxtaposées • Que (…) les aspérités de ce cuir oriental formaient autant de petits foyers : proposition subordonnée circonstancielle de conséquence • qui réfléchissaient vivement la lumière : proposition subordonnée relative, complément de l’antécédent : « petits foyers » • pareilles à des facettes de grenat : construction absolue à valeur descriptive
Bonsoir.
L’analyse est réussie.
Tu aurais pu préciser que les deux propositions juxtaposées sont deux principales juxtaposées, complétées par la même subordonnée.
Une seule erreur : pareilles à des facettes de grenat fait partie de la subordonnée de conséquence. C’est une épithète détachée (ou apposition), épithète du nom aspérité. Cette épithète détachée est formée de l’adjectif pareilles et du complément de cet adjectif (à des facettes de grenat).
Ce n’est pas une construction absolue. Une construction absolue, c’est formé différemment. Ainsi la construction absolue les poings fermés (exemple de ton texte de l’autre jour) est constituée d’un GN (les poings) et d’un prédicat (fermés), l’ensemble équivalant à avec mes poings fermés ou ayant les poings fermés.
Super ! Merci beaucoup Jehan !!!
Rebonsoir, Et pour celle-ci ? "Mais c’est un compte à rebours : elle nous endort avec le prince charmant et c’est la piqûre de la quenouille qui nous réveillera, quand il sera trop tard." Mon analyse : « Mais c’est un compte à rebours : » proposition indépendante juxtaposée « elle nous endort avec le prince charmant » : proposition indépendante juxtaposée « et c’est la piqûre de la quenouille" : proposition indépendante coordonnée «qui nous réveillera, » : proposition relative, complément de l’antécédent "la piqûre de la quenouille"« quand il sera trop tard. » : proposition subordonnée circonstancielleJ’ai hésité à laisser "et c’est la piqûre de la quenouille qui nous réveillera" en un seul morceau… 🤔Merci encore pour ton aide 🙏
Cela me semble correct.Seule (petite) inexactitude : puisque la subordonnée relative dépend d’elle, la proposition "et c’est la piqûre de la quenouille" est une principale, et non une indépendante.
D’accord, je te remercie pour cette précision, en effet… 😊