Analyse grammaticale

Langue française

4319 réponses · Page 188 / 216

Bonjour,

Merci beaucoup pour votre réponse détaillée et pour le conseil bibliographique.

Si l’on avait, par exemple :

Le voyageur, qui venait de passer plus de six heures dans le train, arriva fourbu à son hôtel.

Dans ce cas, qui venait de passer plus de six heures dans le train, serait une proposition relative (subordonnée ?), introduite par le pronom relatif qui ayant fonction de sujet dans ladite proposition ? La proposition principale étant Le voyageur arriva fourbu à son hôtel ?

Bonjour,

Exact.

Merci.

Et la proposition relative "qui venait de passer plus de six heures dans le train" est complément de l’antécédent "voyageur".

Plus précisément épithète détachée de "voyageur", comme le groupe participial "ayant passé plus de six heures dans le train" de ta phrase d’hier.

Entre virgules, elle est dite "explicative"

Bonjour à tous et à toutes,

Je viens partager mon incertitude concernant l’analyse grammaticale de la phrase suivante :

"j’eus le sentiment qu’on m’avait attiré dans un abominable guet-apens."

Mon premier réflexe est d’analyser la subordonnée comme une relative de l’antécédent "sentiment", toutefois, en essayant ensuite de retrouver la place et la fonction du pronom relatif au sein de la subordonnée, cela ne semble pas fonctionner ou avoir du sens. Dois-je en conclure que "avoir le sentiment" est une locution verbale synonyme du verbe "croire" par exemple, et que par conséquent il faut analyser la subordonnée comme une complétive de la locution verbale ? C’est mon analyse finale, mais je n’en suis pas sûre. Merci d’avance pour votre retour !

Une complétive, oui. Attendons l’avis de nos émérites grammairiens !

Bonjour

Qu’est ce que vous pensez de cette analyse?

"(L’eau) est profonde, trop profonde pour qu’aucune ancre puisse atteindre le fond…" 

L’eau : sujet du verbe d’État "etre"

Est: verbe attributif

Profonde: adjectif ayant la fonction d’un attribut du sujet "L’eau

Trop profonde: GN introduit par un adverbe

pour qu’aucune ancre puisse atteindre le fond: attribut du sujet "l’eau"

Trop: adverbe d’intensité

Trop profonde: groupe adjectival ( qu’elle est sa fonction?)

Pour que: conjonction de subordination introduisant une subordonnée circonstancielle de but

Aucune: adjectif indéfini

Aucune ancre: GN sujet de la locution verbale "puisse atteindre"

Atteindre: verbe à l’infinitif COD du verbe " puisse" ( je ne suis pas sûre de cette analyse)

Le fond: COD de la locution verbale " puisse atteindre".

@kazache

J’eus le sentiment qu’on m’avait attiré dans un abominable guet-apens.

"qu’on m’avait attiré dans un abominable guet-apens" est bien une proposition complétive. Une complétive ne complète pas toujours un verbe, elle peut aussi compléter certains noms. Et "qu’on m’avait attiré dans un abominable guet-apens" est complément du nom "sentiment". C’est un complément proposititionnel (constitué d’une proposition).

J’eus le sentiment d’un abominable guet-apens.

Tandis que "d’un abominable guet-apens", complément du nom "sentiment", est un complément prépositionnel (introduit par une préposition).

Bonjour,

"(L’eau) est profonde, trop profonde pour qu’aucune ancre puisse atteindre le fond…" 

L’eau : sujet du verbe d’État "être"

Est: verbe attributif

Profonde: adjectif ayant la fonction d’un attribut du sujet "L’eau"

Trop profonde: même analyse que la précédente

Trop: adverbe d’intensité

Trop profonde: groupe adjectival groupe ayant la fonction d’un attribut du sujet "L’eau"

Pour que: conjonction de subordination introduisant une subordonnée circonstancielle de but

Aucune: adjectif indéfini se rapporte à ancre

Aucune ancre: GN sujet du verbe "puisse"

Atteindre: verbe à l’infinitif COD du verbe " puisse"

Le fond: COD du verbe "atteindre".

Merci Jean-luc

je veux savoir ce que tu penses de la construction syntaxique de la phrase analysée . Est-ce qu’elle est correcte? ( J’ai lu cette phrase quelque part).

L’eau est trop profonde pour qu’aucune ancre puisse atteindre le fond.

Pour que: conjonction de subordination introduisant une subordonnée circonstancielle de but

Il ne s’agit pas ici d’une circonstancielle de but, mais d’une circonstancielle de conséquence, en corrélation avec l’adverbe "trop" de la principale.Sémantiquement, c’est l’équivalent de cette autre tournure exprimant la conséquence de la trop grande profondeur : L’eau est trop profonde, si profonde qu’aucune ancre ne pourrait atteindre le fond.

Merci beaucoup Jehan

Est-ce qu’il n’y a pas un " ne" qui manque à cette phrase?

L’eau est trop profonde pour qu’aucune ancre ne puisse atteindre le fond.

Je ne pense pas… Dans cette tournure particulière, "aucune ancre" garde le sens positif de "une ancre quelconque"

[Après le tour trop… pour + inf. (ou trop… pour que)] : 10. Mais il était trop sage pour tolérer aucun excès intolérable…. A. France,

Si j’ai bien compris:" trop…pour que" est une locution conjonctive introduisant une subordonnée circonstancielle. L’adverbe d’intensité "trop" est en corrélation avec le subordonnant " que" introduit par la préposition "pour".

Tandis qu’"aucune" employé sans négation indique la quantité indéterminée. C’est une tournure littéraire selon Larousse.

Mais si l’adjectif indéfini a un sens positif, quel serait le sens de la phrase?

L’adverbe trop ne fait pas partie de la locution conjonctive. On dit simplement qu’il est en corrélation avec la locution conjonctive pour que, ladite locution conjonctive introduisant alors une subordonnée circonstancielle de conséquence.

Est-ce que tu peux me reformuler cette phrase autrement pour que je puisse comprendre son sens? l’adjectif indéfini "aucune" me pose problème.

L’eau est trop profonde pour qu’une ancre (quelle qu’elle soit) puisse atteindre le fond.

Merci jehan

Bonjour, j’ai une petite question…

Que celui qui faisait le mal, le fasse encore,

Que celui qui fût lâche et ville, le soit toujours!

(Hugo)

Sont-ce des propositions exclamatives indirectes? Ou pas du tout? Et, si non, qu’est ce que c’est, s’il vous plaît?

Merci d’avance!

Je pense que oui : exclamatives indirectes. [NB. Ne serait-ce pas plutôt "vil" ?]